lundi 20 mai 2024
Roger Huet

Roger Huet

Roger Huet - Chroniqueur vins et Président du Club des Joyeux
Québécois d’origine sud-américaine, Roger Huet apporte au monde du vin sa grande curiosité et son esprit de fête. Ancien avocat, diplômé en sciences politiques et en sociologie, amoureux d’histoire, auteur de nombreux ouvrages, diplomate, éditeur. Il considère la vie comme un voyage, de la naissance à la mort. Un voyage où chaque jour heureux est un gain, chaque jour malheureux un gâchis. Lire la suite...

dimanche, 07 octobre 2012 22:18

Le Brunello di Montalcino à son meilleur

Castello Banfi est une entreprise de la famille Mariani, des Italo-américains, qui l’ont fondée en 1978 en réunissant des terroirs continus sur 2.830 hectares en Toscane, desquels 850 sont des vignobles.

Plus tard ils se sont étendus aussi au Piémont. Les Mariani ont été pionniers dans la recherche sur les clones du cépage Sangiovese, sélectionnant quinze variétés sur soixante cinq, dans le but de produire le Brunello di Montalcino de façon plus cohérente, avec une vinification plus organique et l’utilisation de moins de sulfites et d'histamines. Ils ont été aussi pionniers dans l’implantation de cépages nobles français en Toscane et au Piémont.

Aujourd’hui les vins de Castello Banfi sont reconnus dans le monde entier pour leur grande qualité.

james mariani
James Mariani, copropriétaire de Castello Banfi

J’ai rencontré James Mariani, copropriétaire de Castello Banfi qui était accompagné de son directeur général, Enrico Viglierchio pour une dégustation tout à fait animée qui comprenait entre autres quatre vins exceptionnels :

Le Rosso di Montalcino DOC 2010 100% Sangiovese. Les vignes sélectionnées sont macérées entre sept et dix jours, et ensuite vieillies partiellement en barriques et partiellement dans des gros tonneaux pendant dix à douze mois, et un vieillissement en bouteilles pendant six mois.

La robe est d’un rubis intense avec des reflets de feu. Bouquet de prune, de cerise et de violette. Ample en bouche, velouté, riche et avec une belle longueur en finale.

Les vins suivants nous les avons dégustés sur deux millésimes, le 2004 et le 2007 sauf dans le Pogio All’Oro où les cépages sont 2004 et 2006

Le Brunello di Montalcino DOCC , 100% Sangiovese

Une minutieuse sélection du raisin au départ, suivie de dix à douze jours de fermentation avec les peaux. Le vin passe ensuite deux ans dans des barriques de différentes tailles ; il y a un deuxième vieillissement en bouteille pendant huit à douze mois. La robe est d’un rubis foncé, plein de charme, avec des reflets de feu. Bouquet intense de vanille et de fruits rouges. Ample en bouche avec des tanins puissants mais à la fois veloutés, des saveurs de réglisse, d’épices, des notes de cuir et de goudron. Un vin bien équilibré, et plaisant à boire. Le millésime 2007 est certainement plus fruité que le 2004.

Le Poggio alle Mura, Brunello di Montalcino DOCG, 100% Sangiovese.

Le Poggio alle Mura est un terroir pierreux particulièrement bien adapté pour le Brunello Sangiovese, Les vignes ont été plantées en 1992 à une altitude qui varie entre 210 et 220 mètres.

La vendange est suivie d'une macération de douze jours. La fermentation alcoolique se déroule à température contrôlée dans des cuves en acier inoxydable. Environ 90% du vin est vieilli pendant 2 ans en barriques de chêne français et le 10% restant en fûts de chêne de Slovénie. Avant la mise en marché, le vin est vieilli en bouteilles pendant douze mois supplémentaires.

La robe est d’un rouge feu. Des arômes intenses et complexes de prune, de cerise, de mûre et de confiture de framboise, combinés avec des notes de chocolat, de vanille et de réglisse. En bouche une combinaison de puissance et de douceur, avec des tanins ronds et veloutés.

Il accompagne merveilleusement les viandes rouges, le gibier et les fromages vieillis. Un vin de longue garde avec une teneur en alcool de 13,5% .

Le millésime 2007 est plus fruité et harmonieux que le 2004.

Poggio all’Oro Bruenello di Montalicino DOCG Riserva, 100% Sangiovese.

Le terroir de Poggio All'Oro jouit d’un microclimat particulièrement favorable pour la culture du Sangiovese avec son sol calcaire et caillouteux recouvert d’une fine couche de terre arable

Produit uniquement dans les années d’exception, les raisins font l’objet d’une sélection rigoureuse. Macération à température contrôlée pendant douze à quatorze jours. Vieillissement en barriques pendant trente mois, plus un minimum de douze à dix-huit mois en bouteille avant sa mise en marché.

Robe rouge rubis intense avec des reflets grenat. Bouquet intense et fruité avec des notes de tabac, de chocolat et d’épices.

En bouche c’est un vin gourmand, velouté et harmonieusement tannique. Ce vin dégage une profondeur exceptionnelle et a un réel potentiel de vieillissement.

Il accompagne magnifiquement les viandes rouges, les gibiers et les fromages vieillis. Le premier millésime a été produit en 1985. Le millésime 2006 est plus fruité que le 2004.

VOICI LES LIENS

Castello Banfi : www.castellobanfi.com

Représentés au Québec par:
CHARTON HOBBS
Luc Provencher
Directeur
Division Vins Fins
514 353 8955 Ext : 358
514 799 0524 Portable

Le Rosso di Montalcino DOC 2010 SAQ 864-900 $ 24,95
Le Brunello di Montalcino DOCC SAQ 10268596 $ 59,75
Le Poggio alle Mura, Brunello di Montalcino DOCG 2007 SAQ 701-920 $ 69,75
Poggio all’Oro Bruenello di Montalicino DOCG Riserva, SAQ 11494421 en cours de renouvellement

Roger Huet
Chroniqueur gourmand.
Animateur des émissions Vendredis Gourmands et Samedis Gourmets
Président du Club des Joyeux

dimanche, 30 septembre 2012 23:29

SALUD CHILE 2012

Il y a quelques jours s’est tenu à Montréal Salud Chile, une dégustation des vins du Chili. Comme tous les ans, les Montréalais ont répondu avec enthousiasme.

Il y avait cette année, des vins très haut de gamme. Je pense au Don Melchor Cabernet Sauvignon de Concha y Toro, au Akel Kine de la maison Montgrass Properties, au Grial 2008 de Viña Apaltagua, et aussi à leur Signature Cabernet Sauvignon 2010. Un autre excellent vin était le Microterroir Carménère 2007 de Viña Casa Silva. Le Gran Reserva Blend 2009 de Viña Chocalan était superbe. Naturellement Viña Errazuriz nous a émerveillés avec ses Don Maximiano 2008 et La Cumbre 2008, Viña Montes proposait un superbe Purple Angel 2009, et le House of Morandé 2008 de Viña Morandé était délicieux. Viña Santa Rita se démarquait par son Santa Rita Triple C et son Pehuen Carménère.

Viña Seña nous a proposé un Seña 2008 qui était un pur délice. Viña Siegel avait un charmant Gran Crucero Limited Edition 2009. Le Pangea Syrah 2007 de Viña Ventisquero était très bon mais son Vertice Carménère Syrah 2007 et son Heru Pinot Noir 2010 se défendaient aussi très bien. J’ai retrouvé avec plaisir le GÉ 2009 de Viñedos Emiliana qui traduit si bien le terroir de Puente Alto.

Ces vins que j’ai évoqués sont tous de grande gastronomie. Mais il y avait au salon une belle diversité de vins délicieux et gourmands qui se buvaient très bien, et qui se détaillent à prix raisonnable comme ce charmant Signos de Origen Chardonnay, Viognier, Marsanne et Roussane 2011de Viñedos Emiliana.

Nous avons remarqué une diminution de producteurs exposants, qui sont passés de 35 en 2011 à 17 cette année.

Les producteurs chiliens méritent bien que leurs vins se retrouvent plus souvent sur nos tables!

À ta santé Chili!

Roger Huet
Chroniqueur.
Animateur de l’émission Samedis Gourmets
Président du Club des Joyeux

lundi, 03 septembre 2012 08:20

La Cardigan une superbe bière d'automne

Je suis allé au lancement de la CARDIGAN au restaurant Le Boucan.

roger huet et milie gents

Roger Huet et Émilie Genès

La Cardigan est une bière saisonnière qui ne sera disponible que du début septembre à la fin d’octobre. Elle est produite par la brasserie Rickard’s qui depuis 25 ans nous propose des bières goûteuses, qui ont du caractère.

la cardigan

La Rickard’s White, la Rickards Dark et la Rickards Blonde sont très bonnes mais la Cardigan est délicieuse. Elle a des notes de cannelle, de clou de girofle et de cassonade. Idéale pour profiter de nos derniers barbecues, enveloppés dans un bon cardigan quand le temps commence à rafraîchir. À ce moment, la Cardigan n’a pas son pareil en accompagnement de côtelettes de porc, de bonnes saucisses biologiques de Charlevoix, d’un steak juteux, d’un burger au charbon, ou même d’un poulet à la braise, avec quelques copains joyeux et des copines. Ça réchauffe le cœur!

Au Boucan, sur la rue Notre-Dame près de Seigneurs, il y avait une très belle ambiance. La place n’est pas énorme mais il y a une belle terrasse à l’arrière qui était bondée. On pourrait dire que Le Boucan est un restaurant qui fait la vraie bouffe pour boire de la bière. On l’appelle ça un smokehouse. Jonathan, le propriétaire est un passionné qui soigne chaque détail. La Cardigan nous a été servie à 6 degrés précis qui est l’idéal pour une bière qui a des notes d’épices fines. . Pour la mise-en-bouche on nous a d’abord passé des Nachos avec du chili fumé, qui demandaient de bonnes lapées de Cardigan.

frederick havel le brassdeur sr

Le Maître brasseur Frederik Havel

Ensuite, après la présentation de la nouvelle bière par son maître brasseur Frederik Havel, le Boucan nous a servi du Jalapeño farci et fumé, suivi d’un poulet barbecue jerk qui s’accordait très bien avec la Cardigan à cause de ses notes de clou de girofle. Jonathan ne voulait pas qu’on meure de faim alors il nous a passé un parfait de porc effiloché avec des pommes de terre pilées. Imaginez combien la bière était bonne! Il a continué avec des mini hamburgers et nous a laissé déguster notre Cardigan tranquillement pour que nous ayons de l’espace pour ses fameuses Ribbs qui font la réputation de la place. Seulement cette fois-ci elles étaient préparées avec une sauce à base de Cardigan, un délice. La Cardigan a coulé à flots, nous sommes devenus des frères.

Jonathan nous a servi une croustade aux pommes maison, pour nous prouver que la Cardigan est bonne, de l’entrée au dessert. Nous avons déboutonné nos cardigans, nous étions parfaitement heureux. On aimerait souhaiter longue vie à la Cardigan, mais on sait qu’elle est saisonnière et qu’en novembre il n’y en aura plus, alors savourons-la, maintenant! Elle en vaut la peine.

C’est une grande bière d’automne!

Elle sera disponible en fût dans les bars et les pubs et en paquets de 6 dans les grandes surfaces et les dépanneurs.

Roger Huet
Chroniqueur gourmand.
Animateur de l’émission Littérature et gourmandise
Président du Club des Joyeux

Liens :
www.facebook.com/RickardsCanada
www.molsoncoorscanada.com/
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www.leboucan.com
vsgourmands.wordpress.com

J’ai eu le plaisir de rencontrer Stéfano Dilda, Consul Général de la Confrérie des Vignerons de Saint-Vincent qui fête son 50e anniversaire au Canada. Voici ce qu’il m’a confié:

vignerons de st vincent copy

RH. – Saint-Vincent est le Saint-Patron des vignerons et particulièrement de ceux de Macon où ses reliques s’y trouvent depuis l’an 500.
SD. – Plus précisément en l'an 531, apportés par les Ducs de Bourgogne, de retour de Saragosse. Saint Vincent a été martyr sous Dioclétien en l'an 380. La légende raconte que la nuit précédant son supplice, un ange lui soit apparu et lui ait offert une coupe de vin. Plus réaliste nous semble la croyance que le patron des vignerons ai été choisi à cause de son nom Vin et Sang.

RH. – Quels sont les principes qui ont inspiré la création de la confrérie des Vignerons de Saint-Vincent?
SD. – Au Moyen-âge il y avait un grand nombre de confréries et chaque village avait les siennes. Elles étaient dévouées à la tutelle et à la promotion des professions : boulangers, maçons, fournisseurs de bouche et, en ce qui nous concerne, vignerons. Après la deuxième guerre il y a eut une renaissance des confréries bachiques. La CONFRÉRIE DES VIGNERONS DE SAINT VINCENT a vu le jour en 1950. Elle est destinée à la promotion des vins du Mâconnais, du Beaujolais et de la Côte Châlonnaise, un vaste terroir, avec des produits très différents.

RH. – Comment est-ce que la Confrérie des Vignerons de Saint-Vincent est arrivée au Canada?
SD. - En 1961 le sommelier de l'hôtel LA SAPINNIÈRE, au nom prédestiné de. CHARLES TONNEAU, a été intronisé à Mâcon avec mission de fonder un chapitre au Québec. L’année suivante, toujours à LA SAPINNIÈRE , a été fondé le Chapitre de Montréal. Les dix années suivantes ont connu la progression fulgurante de la Confrérie. Il a fallu nommer d'autres chapitres à Québec, au Lac Saint Jean, dans les Cantons de l'Est, en Outaouais et ailleurs. Presque immédiatement, à cause de la distance, le Conseil Magistral de Mâcon à décidé de nommer un CONSULAT GÉNÉRAL au CANADA, et ce fut. CHARLES TONNEAU notre premier Grand Consul.

RH. – Est-ce qu’il existe une hiérarchie dans les membres?
SD. – Oui, il y a une hiérarchie. Le Consulat est composé du Grand Consul, du Grand Chancelier et du Maître des Fiefs, qui détient la charge de Grand Argentier. Viennent ensuite les Vice-Consuls, qui sont responsables de leur territoire, aides par les Vice-Chanceliers et les Officiers, ensuite les Vignerons d'Honneur. Il faut préciser que toutes les taches sont ouvertes aux hommes ou aux femmes.

RH. – Parlez-nous des célébrations du cinquantième qui auront lieu bientôt.
SD. - LE SAMEDI 15 SEPTEMBRE 2012, nous préparons la journée du cinquantenaire. Elle débutera tôt en après-midi avec deux conférences, la première donnée par MME GERALDINE AMELIN, propriétaire de la maison AMELIN à RULLY, qui est connue pour son excellent Crémant de Bourgogne. La 2eme conférence sera à charge de M. JEAN-LUC JAULT professeur d'œnologie à l'I.T.H.Q. Tous les membres et leurs invités seront attendus pour le cocktail à partir de 17h. Il y aura présentation en grand pompe du Conseil Magistral, du Consul Général des États Unis, des Confréries présentes et à partir de 19h place aux agapes de gala.

Voici le menu qui sera servi le 15 septembre au CLUB ST-JAMES.

Au cocktail :

Pailles au fromage et CRÉMANT DE BOURGOGNE ROSÉ AMELIN

À table :

Trilogie de la mer :
tataki de thon en croûte de poivre rose
tartare de saumon au parfum de violettes
céviche de pétoncles exotique, avec un ST-AUBIN 1* CRU LES FRIONNES 2010.
Saucisses de sanglier aux bleuets, compote d’oignons, avec un MARANGE 1* CRU LA FUSSIÈRE 2010.
Velouté de courgettes et bleu Danois
Surlonge d’agneau au jus corsé, au romarin, pommes roesti au thym, asperges et tomates confites avec un CHASSAGNE MONTRACHET 1* CRU CLOS ST-JEAN 2009.

Fromages :
L’Empereur et Fleur de Lys.
Chutney de figues et fruits, accompagnés d’un MOREY ST-DENIS JEANIARD VIEILLES VIGNES 2009

Dessert :
Couronne de choux et crème pralinée.
VIN DE GLACE BLANC ET ROUGE DOM. ST-JACQUES

Tous les vins sont d'importation privée et les vins de glace du Québec des médailles d'or difficiles à trouver.

Stéphano Dilda avait apporté une bouteille pour que nous la buvions aux impétrants. Pour l'occasion c’était un de leurs vins fétiches, un Beaujolais Morgon.

SD. – La Confrérie demande que tout nouveau impétrant soit parrainé par deux Vignerons d'Honneur et qu'il ait préalablement participé au moins à deux soirées. L'intronisation consiste en la présentation de l'impétrant devant le Conseil Magistral, deux petites épreuves et l'acceptation de la part du Conseil Magistral.

RH. – J’ai proposé un toast à la Confrérie des Vignerons de Saint Vincent en lui souhaitant longue vie!

Avant de nous quitter j’ ai demandé à M. Dilda de me dire l’Ode à Bacchus et à Saint-Vincent?

SD. – Écoute-moi Bacchus, Maître des pressoirs
Viens avec nous accueillir ces nouveaux adeptes de ton culte
Et fasse qu’ils s’en montrent dignes.
Qu’ils boivent avec sagesse et raison
Sans jamais aller à l’ivresse.
Pour goûter à toutes les joies
Que procure notre vin.
Qu’ils le fassent connaître et apprécier par leurs propos,
Qu’ils le défendent quand il sera dénigré
Qu’ils l’aiment enfin
Et en fassent leur boisson favorite !
Quant à toi, grand Saint Vincent,
Patron de tous les vignerons,
Apprends-leur à ouvrir la porte de nos celliers.
Que chaque maison de vigneron leur soit accueillante.
Qu’ils apprennent à lire à livre ouvert
Le dur labeur qui va de la vigne au pressoir,
Mais apprends-leur aussi et surtout
La joie du vin nouveau chantant dans le verre dodu,
Le charme des bouteilles vénérables
Où dort le feu d’artifice de notre terroir !

Pour plus d'informations à propos de la CONFRÉRIE DES VIGNERONS DE SAINT VINCENT, ou pour des réservations à la cérémonie du 50e :
STEFANO DILDA
450 491 0665
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ROGER HUET
Chroniqueur gourmand
Animateur des émissions Vendredis Gourmands et Samedis Gourmets Président du Club des Joyeux

mardi, 14 août 2012 20:47

L’Atelier d’Argentine

Il y a quelques jours je suis allé manger dans le tout nouveau restaurant Atelier d’Argentine.

Je m’attendais tout d’abord à un restaurant orienté sur les viandes. Les asados si typiques dans la région de Palermo et du port de Buenos Aires. Je me suis trouvé avec un concept plutôt contemporain qui met en avant une cuisine authentique mais qu’on a rarement l’occasion de savourer en dehors de l’Argentine.

jean bernard et natalia sr
Jean-Bernard Forgue, Directeur général et la chef Natalia Machado

La place est belle, sur la rue Marguerite-d’Youville dans le Vieux Montréal. Deux belles salles à manger, et un superbe bar pour les cinq à sept. La conceptrice du menu est la chef Natalia Machado qui a exercé dans les grandes cuisines de Buenos Aires et de New York.

Pour commencer on m’a servi un Buñuelo de Espinaca qui est un beignet aux épinards, fromage et moutarde à l’ail rôti. Très léger, très agréable.

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Terrina de Pulpo

Ensuite on m’a apporté une Terrina de Pulpo : terrine de pieuvre, roquette, flocons de piments chipotle, limette, huile d’olive, très bon! Il fut suivi d’un Cuarteto de Empanadas : des petits chaussons typiques de la région de Salta, farcis au bœuf, paprika fumé, fromage, oignon caramélisé, maïs et jambon fumé. À Salta elles ont souvent la taille d’une main, ici elles étaient toutes petites, une bouchée, mais combien agréables!

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Rissotto de Calabaza

Le Rissotto de Calabaza qui a suivi était lui aussi surprenant, car il allie la Citrouille, la roquette, le fromage de chèvre, et la tomate rôtie.

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La Bavette de flanchet

La Bavette de flanchet qui est le plat du jour, était grillée avec le chimichurri qui est une sorte de sauce, très typique de la grillade argentine. Le chimichurri contient de l’ail, du piment rouge, du persil, de l’origan, du chile, du thym, de l’oignon et du laurier. Il donne à la viande un goût incomparable qui fait dire aux gourmets argentins que c’est à s’en lécher les doigts.

La crème renversée à la vanille, caramel au lait de coco était vraiment trop sucrée, mais l’expresso était la broche d’argent pour clore ce petit banquet.

Voici les liens :
Jean-Bernard Forgue, Directeur général.
L’Atelier d’Argentine
355, rue Marguerite d’Youville, Montréal
Pour réservations : 514-287-3362
www.atelierargentine.com.
http://www.facebook.com/atelierargentine
http://www.twitter.com/AtelierArgentine

Roger Huet
Chroniqueur gourmand.
Animateur de l’émission Littérature et gourmandise
Président du Club des Joyeux

dimanche, 29 juillet 2012 20:30

L'Amorini, larme de rubis des Abruzzes

"Podere Castorani" est une jeune entreprise vinicole fondée en 2000 par un groupe de quatre associés passionnés de vin et de terroir, qui ont repris un vignoble autrefois célèbre, laissé à l’abandon sur les collines d'Alanno, dans la province de Pescara.

Ils produisent aujourd’hui des superbes Montepulciano d'Abruzzo.

La propriété a 30 hectares de vignes cultivées de façon biologique où l’on trouve des cépages autochtones : le Montepulciano d'Abruzzo, le Trebbiano d'Abruzzo, et la Malvoisie.

La production du vin était confiée à une coopérative jusqu’en 2005 où les associées ont doté leur propriété d’un chai moderne qui leur permet de produire des petits lots de vin de haute qualité.

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L’Amorino Montepulciano d’Abbruzzo DOC Casauria 2007, 100% Montepulciano.

J’ai dégusté l’Amorino Montepulciano d’Abbruzzo DOC Casauria 2007, 100% Montepulciano.

Un vin rouge qui est le fruit d’une macération lente, d’un vieillissement de 12 mois en fûts de chêne, et d’un affinage de plus de 6 mois en bouteille.

Belle robe rouge rubis foncé, avec des reflets violets. Intéressante concentration aromatique de petits fruits rouges d’abord, surtout des fraises des bois et de framboises, un deuxième nez de sous-bois : champignons, origan, un peu de poivre noir et finalement il s’en dégage des arômes de réglisse, de vanille, de chocolat, et de tabac blond. En bouche ce vin vous caresse la bouche, avec des tanins veloutés et élégants, une certaine acidité vient apporter un très bel équilibre. Une longue finale fruitée prolonge votre plaisir avec gourmandise et appelle une autre gorgée.

Un vin qui se marie parfaitement avec les viandes rôties, avec les fromages à pâte ferme. À savourer lentement.

Disponible à l’SAQ. Code 11131778. 23,10$

Liens :
Le producteur : Castorani
www.castorani.it

Distribué au Québec par
Les Sélections François Fréchette
Christine Fréchette, Vice-présidente.
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Roger Huet
Chroniqueur gourmand.
Animateur de l’émission 30 minutes de gourmandise dès septembre

jeudi, 26 juillet 2012 14:11

Le Carrelot des Amants

Ces vins pleins de glamour sont accompagnés d’une légende :

Marguerite de France, la Reine Margot, fille d’Henri II et de Catherine de Medicis avait été mariée à 19 ans, pour des raisons politiques au Roi Henri de Navarre qui deviendra, bien des années plus tard, roi de France sous le nom d’Henri IV.

La Reine Margot était une femme cultivée, fine poétesse, esthète jusqu’au bout des ongles, et avec une forte personnalité. Deux ans après ce mariage, elle rencontre Charles de Balzac, le « Bel Entraguel », seigneur de la Bastide de Dunes dont elle tombe follement amoureuse. Il s’ensuit une relation passionnée. Dans une de ses rencontres dans une petite ruelle, qu’on appelait alors un carrelot car il ne pouvait passer qu’une seule charrette, on les aurait surpris à déguster une coupe de vin du Brulhois.

Les Vignerons du Brulhois ont immortalisé cette rencontre, symbole de l’amour interdit et passionné, en déposant une plaque dans la Maison de Charles de Balzac à Dunes et ont créé trois vins mythiques en rouge en blanc et en rosé sous le nom de Carrelot des Amants.

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Le Québec a découvert le Carrelot des Amants rouge en 1998. C’est un vin d’assemblage de Merlot, de Tannat et de Cabernet, avec une belle robe rouge rubis soutenu. Des arômes de petits fruits rouges : framboise, myrtille, quelques épices, du tabac et du chocolat. Rond en bouche et charnu, avec un goût de fruits murs confits et de pruneaux; charmant jusqu’à la dernière goute. Un vin idéal pour les viandes grillées, pour les fromages à pâte dure, ou le bon jambon de Bayonne bien curé.

Le Carrelot des Amants rosé est arrivé en 2002. C’est un vin d’assemblage de trois cépages : Malbec, Merlot et Cabernet. Une très belle robe violine limpide. Des arômes de fraise et de framboise. Vif en bouche, mais charmant, avec une belle fraicheur. Un vin qu’on apprécie en apéritif sur une terrasse et qui accompagne bien les poissons et que les mets épicés. Il faut le servir frais entre 7 et 10 degrés.

Le Carrelot des Amants blanc, le troisième volet de la gamme Carrelot, est arrivé au Québec en juin 2012. Un mariage réussi de deux cépages : le Sauvignon blanc à 80% et le Gros Manseng à 20%. Belle robe jaune pâle avec quelques reflets verts. Des notes d’agrumes : citron jaune et de pamplemousse, mais aussi un peu de mangue. En bouche c’est un vin rond, gourmand, qui coule bien, avec une belle acidité et qui a une longue finale. Idéal pour accompagner les huitres, les homards, les viandes blanches et les fromages moelleux. À servir frais, entre 8 et 10 degrés.

Liste de Prix :

Carrelot des Amants Côtes du Brulhois rouge 2009 Code SAQ : 00508879 11,90 $
Carrelot des Amants Côtes du Brulhois rosé 2011 Code SAQ 00620682, 11,90 $
Carrelot des Amants Côtes du Brulhois blanc 2011 Code SAQ : 11675871, 13,60 $
Liens

Les Vignerons du Brulhois
Michel Delpech, président
Isabelle Mignot, Responsable export
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Charline Turo, Responsable de communication
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www.vigneronsdubrulhois.com

Représentés au Québec par
La Fontaine Vins et Liqueurs
Carol Lafontaine président
Souby Godin, chargée de marque
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Tél. : 514-253-1848 Téléc. : 514-253-9854
www.la-fontaine.ca

Roger Huet
Chroniqueur gourmand.
Animateur de l’émission Littérature et gourmandise
Président du Club des Joyeux

Une devinette:

Mon éditeur Samy Rabbat m’a apporté une bouteille non identifiée et m’a demandé de la goûter et de lui donner mon opinion.

Tout ce qu’il a consenti à me dire c’est que c’est un vin de barrique dont le cépage est le Merlot.

Je m’en suis versé dans une coupe. La couleur pourrait être du Merlot, étant un rubis clair, mais un peu gris, quand même. Le nez assez pauvre. Des arômes faibles donc indéfinissables. En bouche c’est un vin qui a une certaine fraîcheur, entendez de l’acidité, là encore, les saveurs ne sont pas généreuses, et les tanins non plus.

J’aime le Merlot et lorsqu’il pousse dans les climats appropriés jouissant d’une bonne température; il donne alors des résultats excellents : Bordeaux en première place où les vins sont magnifiques; on le retrouve tout le long de ma Méditerranée dans des vins d’assemblage et dans la région de Chianti où il fait des merveilles en moncépage. Ici ce n’était pas le cas.

Ce vin me rappelait plutôt le Beaujolais nouveau. Comme il a dû être tiré de sa barrique il y a quelques jours, il commençait à se piquer. En le goûtant à nouveau, je me suis dit qu’on ne cultive pas du Merlot au Québec, mais que quelqu’un a pu en cultiver quelques plants à titre expérimental. Le climat trop froid pour ce cépage peut ne pas lui avoir permis de mûrir suffisamment, d’où ses arômes et son goût pauvres. Pourtant il est alcooleux.

Je donne ma langue au chat et j’attends qu’on me donne la réponse.

Roger Huet

NOTE DE SAMY

Ce vin mystérieux a été tiré de son tonneau d'origine samedi le 14 juillet et Roger a eu la bouteille le 19 juillet, alors que ce vin n'avait que 7 jours ouvrables de vie, selon le propriétaire du Chateau Le Puy, Pascal Amoreau

jeudi, 19 juillet 2012 08:26

Minichroniques gourmandes 6

LE VIN

LE GUIDE GASTRONOMIQUE

LE VIN

handwood estate sr

Les Australiens sont forts dans les monocépages, et parfois moins dans les vins d’assemblage mais le Handwood Estate de la Maison McWilliams fait mentir les statistiques car c’est un vin d’assemblage de belle qualité fait de Syrah à 65%, de Merlot à 20%, de Grenache à 10% et de Tempranillo à 5% qui est proposé à un prix très attrayant.

Sa robe est rouge violacé avec des reflets bleutés brillants. C’est un vin vieilli en barrique dont les arômes de fruits sont généreux, surtout de mûres et de prunes. En deuxième nez on décèle un parfum de chocolat, et d’épices. Il est agréablement boisé avec un fond de vanille. Ample en bouche, ses tanins se font velours et se fondent dans une belle acidité. Une finale très agréable.

Ce vignoble mythique a été fondé en 1877 par un Irlandais du nom de Samuel McWilliam qui plante ses premières vignes dans la région de Corowa sur une montagne appelée Sunnyside. Il était arrivé en Australie vingt ans plus tôt et avait commencé d’abord par s’établir comme éleveur de moutons. Ayant prospéré, il fit la rencontre du Dr. Henry John Lindemann qui l’initia à la vigne.

La patience irlandaise est proverbiale, en 1880 les McWilliams sont déjà à Hunter Valley où ils fondent le Old Hill Vineyard. Treize ans plus tard ils sont à Coonawara ou ils fondent le Laira Vineyard. En 1907, un personnage hors norme, JJ McWilliam rachète le Sunnyside de ses sœurs. Il a tellement influencé la maison, avec des vues modernes et de qualité qu’aujourd’hui il y a une statue de lui au siège social. En 1913 les McWilliam se font encore pionniers et fondent un vignoble à Riverina. En 1917 l’entreprise est réorganisée et devient McWilliam’s Hanwood Estate Winery. En 1921 un autre personnage légendaire, Maurice O’Shea plante la bannière du groupe avec un nouveau vignoble à Mount Pleasant. Plus de 130 ans après la plantation du premier vignoble, six générations de McWilliams, ont forgé une entreprise vinicole phare en Australie, avec un seul objectif : la qualité.

Le Handwood Estate de McWilliams est disponible à la SAQ. Code 1676452, 16,15$.

Liens:

www.mcwilliamswinesgroup.co...
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Rebecca Yates-Campbell
Vins Mc Williams au Canada
Tel. (905) 816-8318
Brigitte Filiattrault, Relations publiques
filiatraultb@vidéotron.ca

GUIDE GASTRONOMIQUE

les courges sr

Je viens de recevoir Les Courges, Conserves et confitures de Pascale Coutu et Pierre Tremblay. Des recettes élaborées dans les cuisines de La Courgerie. Elles comprennent toutes sortes de courges, incluant les melons, les pastèques, les courgettes, les concombres, les citrouilles les potirons et autre cucurbitacées. Une merveille en son genre.

Des recettes très bien expliquées, superbement illustrées et qui peuvent être réalisées toute l’année pour le grand bonheur de toute la famille.
172 pages, 24,95 $. Éditions goélette. En vente en librairie.
Liens :
www.lacourgerie.com
www.editionsgoelette.com
Judith Landry Communications. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Roger Huet
Chroniqueur gourmand.
Animateur de l’émission Littérature et gourmandise
Président du Club des Joyeux

lundi, 16 juillet 2012 23:04

Minichroniques gourmandes 5

Dans cette chronique No 5, voici les sujets abordés:

Le vin
Les magazines
Le must de l'été
Spaingourmetour

LE VIN

Le Jacob’s Creek Reserve Chardonnay 2011 mérite un kangourou d’or. Ils sont étonnants ces Australiens. Ils nous ont habitués à leurs vins monocépages bons et plutôt dispendieux et tout d’un coup ils nous sortent un vin superbe à un prix plus qu’attrayant. Une très belle robe couleur jaune paille, brillante, avec des reflets verts, qui montre toute sa force.

jacobs creek reserve chardonnay sr

Un bouquet floral complexe, décidément citrique : mandarine, citron vert, pamplemousse, un soupçon de vanille qui lui est donné par la barrique où il a vieilli. On retrouve en bouche cette merveilleuse fraicheur et un goût délicat de zeste de citron et de citronnelle. Un vin décidément gourmand et complexe qui se marie à merveille avec les légumes, la volaille, le poisson et les fruits de mer. Un vin qui invite au plaisir et à la gourmandise jusqu’à la dernière goute. À être servi à 10 degrés. C’est un vin signé Bernard Hickin, un des meilleurs œnologues de l’Australie.

Disponible à la SAQ. Code 11677691. 16,95$. Une aubaine!

Les magazines :

ZESTE

Le dernier numéro de Zeste est une merveille pour les gourmets. Cent vingt pages pour déguster et saliver. Ce qui m’a le plus charmé : ‘Zest vous propose’, des recettes faciles et délicieuses. Après il y a une bonne entrevue avec Marie-Fleur St-Pierre, la chef du restaurant Tapeo où elle débite des recettes espagnoles toutes plus appétissantes les unes que les autres. Sous le titre de «Un poème dans votre assiette» on retrouve des recettes de mets à base de fleurs agréables pour la vue et sans doute aussi pour le goût. Une autre chronique de Sabrina Tutino et d’Éric Leautey apporte des idées pour des petits festins d’été.

zeste

Steven Raichen, nous montre sa maitrise au gril. Sophie Lachapelle nous invite à faire une virée gourmande à Lyon, capitale de la grande cuisine française et Donna Hay, la grande et jolie chef australienne nous raconte ses raisons pour avoir fait le saut à la télévision. Pour finir, Stéphanie Lauzon apporte des couleurs incroyables à notre table avec la bette à carde.

Zeste, un bijou qui ne coûte que 6,95 $.

LE MUST DE L’ÉTÉ

Je suis un fan fini de ce magazine gourmand qui sait mêler les informations les plus diverses aux articles de plaisir. En page 4 il y a une photo de son éditrice Lynne Gosselin qui est superbe! Elle porte un T-shirt qui dit Lovely imperfect. Raymond Devos aurait dit : « il faut encore le prouver; n’est pas imparfait qui veut. Ah ça demande une mûre réflexion, de la constance, de l’application, messieurs dames pour être imparfait!»

lemust

Dans «Escapade santé au Québec» le Must amène des réflexions très intéressantes sur notre consommation de fruits et légumes, sur les possibilités d’avoir des paniers bio. On nous propose des escapades par des chemins de campagne avec les ressources gourmandes des régions rurales du Québec. On nous donne des liens pour pratiquer le jardinage urbain même lorsqu’on n’a pas de jardin et finalement mille et une activités pour partager. ‘Cultiver ses laitues et ses fines herbes chez-soi’ vient compléter le sujet avec des conseils pour avoir sous la main les ingrédients pour faire des salades délicieuses et à peu de frais.

Plaisirs 101 est une réflexion sur le plaisir, non pas à la façon de nos ancêtres gaulois qui confondaient plaisir et goinfrerie, mais avec le plaisir raisonné, qui ne rend pas obèse. Ah! Cet article il faudrait l’encadrer!

Dans la même veine un autre article : Priorité santé!

Les recettes sont la force de MUST, et elles sont nombreuses, et pour tous les goûts. On trouve une bonne collection pour la préparation des poissons, et le chef Jerôme Ferrer dans ‘Émotions gourmandes’ nous amène vers des plats plus élaborés, qu’on pourrait appeler griffés. Il y a un article sur Le Club des petits déjeuners et l’œuvre admirable de Daniel Germain qui nourrit des enfants qui arrivent à l’école avec l’estomac creux. À acheter absolument : 6,95 $.

SPAINGOURMETOUR

En dépit de son titre, le magazine que je reçois est en français. Il y a probablement aussi une version anglaise. La plupart des articles sont traduits de l’espagnol; ils ont été écrits par des chroniqueurs gourmands chevronnés.

SPAINGOURMETOUR est un magnifique magazine sur la culture culinaire espagnole, sur leurs bons produits de la terre et sur les vins d’Espagne.

spaingourmet

Dans le dernier numéro on trouve un article intitulé ‘Petits déjeuners; la carte du réveil’ qui nous fait découvrir que chaque région d’Espagne a son style et qu’aucune ne pratique le café croissants, à part dans les grandes villes, et encore . On y découvre des viennoiseries très espagnoles comme les ensaïmadas, mais en général les déjeuners sont consistants. Ils me font penser à ceux qu’on mangeait dans les campagnes et dans les camps de bûcherons au Québec.

Il y a deux dossiers passionnants sur le vin dans ce numéro : Le DOC Priorat plein de profondeur et de finesse, à travers les propos des producteurs et le DOC Rueda, où on cultive un vin blanc qui est en train de gagner toute l’Espagne dont le cépage est le Verdejo. Il y a aussi un dossier intéressant sur le riz espagnol qui est cultivé depuis plus de mille ans dans ce pays et sur les façons de l’apprêter dont la plus célèbre est la Paella, qui se décline dans des dizaines de styles. Il y a un dossier tout aussi instructif sur le pain. Un survol de José Luis Ungidos sur une certaine cuisine, une certaine pâtisserie et des restaurants pas comme les autres et pour finir une promenade gastronomique espagnole à Mexico qui clôt le numéro.

La crise a eu la peau de SPAINGOURMETOUR qui cesse sa publication après 26 ans d’existence. Pour nous consoler il y a deux sites espagnols en anglais : le www.foodsfromspain.com et www.winesfromspain.com Ils sont riches en information, mais ne pourront jamais combler le vide que laisse SPAINGOURMETOUR, qui est une publication unique. Merci à l’ICEX, son éditeur et à ses journalistes gourmands, pour le superbe travail réalisé pendant toutes ces années!

Roger Huet
Chroniqueur gourmand.
Animateur de l’émission Littérature et gourmandise
Président du Club des Joyeux