dimanche 5 février 2023
Yves Delage

Yves Delage

On n'est jamais si bien servis que par soi-même.

Alors je suis né d’un père et d’une mère qui sont restés mariés jusqu’à la mort. Moi je me suis marié 3 fois.  J’ai étudié et  obtenu un BAC qui m’a permis d’être bon à tout et propre à rien. Allez comprendre.

Ensuite des études en statistiques et en informatique. J’ai complété ces dernières et me suis lancé, au grand dam de mon père, à fond dans cette science qui, en 1970 était totalement inconnue. En même temps, j’ai fondé mon premier club gastronomique, les Chevaliers de la table ronde, un nom qui nous avait été suggéré par la très aimé et respectée Françoise Kayler. Lire la suite...

samedi, 22 octobre 2022 14:11

Déguster pour son Plaisir

On a dégusté 5 bouteilles du vin Bù, de Jessica Harnois. Bù, c’est une marque des vins Arterra, dont le chai, au Québec, se trouve à Rougemont. Arterra, c’est la plus importante entreprise de production et de commercialisation de vins canadiens et importés, primés et reconnus à l’échelle internationale.

Ce fut une belle et agréable surprise. Nous ne sommes pas des adeptes des vins d’épicerie, mais on a eu un bel étonnement. Je vous décris les vins dans l’ordre de préférence. Les prix de vente sont ceux des magasins IGA, taxes incluses.

Le meilleur des 5 était le Cabernet Sauvignon. C’était un vin très typé cabernet avec des tannins fondus. Très long en bouche et très équilibré. On était prêts à payer de 20 à 25$ pour ce vin qui se vend 18,96$ au IGA. À 23$, c’est un rapport qualité/prix (ȹ) de 1,21. Un bel achat. (ȹ = prix qu’on est prêt à payer / prix de vente)

En second lieu, une belle (et colorée) surprise : leur Vin Orange. Un vin orange, ou vin ambré (en Géorgie) ou plus techniquement appelé vin blanc de macération ou vin blanc macéré, est un type de vin issu de cépages blancs où le jus des raisins est laissé en contact avec les peaux, les pépins, voire parfois les rafles, pendant une durée plus ou moins longue.

Cette technique entraîne une extraction de couleur, d'arômes et de structure, ce qui le différencie fondamentalement du vin blanc. Par son identité propre, cette catégorie de vin est considérée comme la quatrième couleur du vin. (Wikipedia)

Je ne suis pas amateur de vin orange, bien que j’ai eu beaucoup de plaisir à déguster le vin orange de Pas Sages. Celui-ci lui ressemble un peu, mais est un assemblage de cépages pinot grigio et de gewurztraminer issus de la péninsule du Niagara, macéré pendant 10 jours, au nez floral. En bouche, de l’ananas. C’est un vin très charmant et très équilibré. On dirait que c’est le pont entre le vin rouge et le blanc qui s’apparente au rosé, mais avec un corps plus puissant. C’est un vin que tous ont trouvé exubérant. Un très bon achat avec un ȹ de 1,15.

Le troisième vin dans notre sélection était le Verdejo Sauvignon biologique. Une belle pointe d’acidité mais un sucre résiduel qui le compense. Le verdejo se boit en monocépage dans l’AOC Verdejo-Rueda. Le sauvignon est le cépage qui, croisé avec le cabernet franc, nous a donné le cabernet sauvignon. Ce vin, de belle couleur dorée pâle, est bien fait, droit. Il est de moyen à long en bouche et son nez est reflété en bouche. Une excellente sélection à 18,15$ pour un ȹ de 1,22.

Le 4e est le merlot rosé. Beau nez, belle bouche, mais un peu trop jeune. C’est un vin italien, gorgé de soleil, qui nous en met plein la bouche. Beaucoup de framboise. ȹ de 1,16.

Le 5e était le pinot grigio. Il était herbacé avec des traces de prune blanche, moins charmeur que le verdejo-sauvignon. Pas très typé pinot grigio. Fraîcheur un peu trop présente, avec un peu d’amertume en finale. À 18,73$, on l’a trouvé trop cher. ȹ de 0,92.

Coups de cœur : chacun des trois dégustateurs a eu un coup de cœur différent. Pour Roger, c’était le cabernet sauvignon. Pour Gérald, c’était le verdejo-sauvignon. Pour moi, c’était le vin orange.

À la recherche de vins pas chers et « buvables » est un article de Véronique Rivest, 2e meilleure sommelière au monde en 2013 à Tokyo. Elle veut démocratiser le vin, et moi aussi. Un vin n’a pas besoin d’être cher pour être bon. Et il m’est arrivé de préférer un chardonnay à 29$ à un autre chardonnay qui coûtait 61,50$. Ce n’est évidemment pas le prix qui fait le vin.

« Au Pif » est un documentaire sur Véronique Rivest et sa 2e place au concours meilleur sommelier du monde en 2015 à Tokyo. À voir pour apprécier le travail requis pour atteindre ce niveau d’expertise.

La distillerie Badachro, (voir la vidéo) qui produit le Bad Na H-Achlaise Highland Single Malt Scotch Whisky (SAQ 14971094, 46%, 119,50$, 700 ml) est située dans le Highland d’Écosse, en face des Hébrides, dont une des villes à 60 km à vol d’oiseau s’appelle Stornoway (qu’il ne faut pas confondre avec la résidence officielle du chef de l’opposition du Canada, aujourd’hui Candice Bergen).

Les whiskey écossais ont un vaste choix de prix : pour une bouteille de 750 ml, de 24,40$ à 51 000$. Mais je dois admettre que je n’ai aucune idée du goût du Bowmore 1965 (700 ml) qui coûte 51 000$.

Bowmore

La distillerie Badachro produit 4 scotchs whiskeys, 3 gins et 1 vodka et utilise, pour ce faire, la fameuse Delilah, un alambic en cuivre qui leur vient du Portugal.

Je vais vous parler d’un des whiskeys, le Bad Na H-Achlaise. Pour connaître la prononciation de ce produit, veuillez regarder la vidéo.

Mais avant, comment fait-on le whiskey écossais?

On commence par faire de la bière. Eh oui. Les deux produits sont à bas d’orge. L’orge est une des plus anciennes céréales cultivées par l’homme, mais sa farine n’est pas très bonne pour faire du pain. Par contre, elle est très riche en amidon, qui se converti en sucre pour être fermenté. La grosse différence entre le goût de la bière et le goût du whiskey d’Écosse est due à l’ajout de houblon (et de levures) dans la bière et du séchage avec la tourbe pour le scotch.

Le whiskey d’Écosse est aussi fabriqué en France, tel que le Godet French Whiskey Osokye Single Malt. qui coûte 97,25$ pour 700 ml. Cognac godet est une entreprise qui date de 1588 et qui vit à La Rochelle, en France.

Avec 46% d’alcool, il faut respecter le Bad Na H-Achlaise. J’appellerai ce produit Badachro pour la suite.

Je l’ai dégusté avec du Johny Walker Black Label. 60$ pour 750 ml. Donc beaucoup moins cher que le Badachro. Surprise, le Badachro est très légèrement plus pâle. Pour les déguster, j’ai utilisé deux caballitos (shot glasses, verres à tequila).

CaballitosCaballitos (étage du haut)

Je les ai dégustés purs et avec 4 gouttes d’eau ajoutées. Je dois admettre que pour le Badachro, le nez de pêche fraîche et abricot trempé dans un caramel chaud voilé de foin fraîchement coupé et de fumée légère m’a totalement échappé. Par contre j’ai légèrement perçu la tourbe, mais pas sa fumée.

Deux whiskeys élaborés différemment. L’un blended et l’autre single blend. J’ai beaucoup bu de scotch dans ma vie. Probablement trop. Mon goût s’est donc développé en fonction de ce que je buvais, soit du blended scotch. Il est donc normal que j’aie tendance à aimer le goût du blended plus que celui du single blend. La tourbe était présente dans les deux scotchs. À mon avis, les deux whiskeys doivent se boire avec quelques gouttes d’eau, pas en mélange. Ce serait les insulter. Les deux whiskeys étaient très doux et n’étaient pas agressifs.

Je préfère le goût du single blend, qui est plus délicat que le blended. Mais le rapport qualité/prix donne l’avantage au Johnny Walker Black Label, à mon goût.

dimanche, 09 octobre 2022 07:36

Autre belle surprise : Ktima Pavlidis

Il y a un an, je participais à une dégustation des vins de plusieurs régions de Grèce dont AOP Côtes de Meliton (IGP Sithonie), iles de Paros, de Crête et Santorini. J’avais été charmé par tous ces vins.

Une autre fois, en août 2022, j’ai eu le privilège de déguster d’autres vins grecs. Cette fois-ci de l’IGP Drama, région de la Macédoine. Il ne faut surtout pas confondre la région avec le pays qui se trouve plus au nord. Le mont Olympe, la montagne des dieux de la mythologie grecque se trouve à près de 300 km au sud-ouest.

La région est caractérisée par un microclimat idéal pour les cépages tant internationaux qu’autochtones qui ont produit des vins qui ont remporté de nombreuses distinctions.

La zone Indication géographique protégée (IGP) Drama fut reconnue en 1995 et, au fil de ces vingt dernières années, elle a fait de celle-ci une des régions viticoles les plus importantes de Grèce.

On avait 4 vins à déguster. Tous provenant de la maison Ktima Pavlidis.

Petite histoire

Les tout premiers vins grecs ont été datés de 6 500 ans, leur élaboration correspondant aux besoins d'une famille ou d'une petite communauté. Par contre, les premières traces de viticulture et de vinification en Géorgie remontent à 8 000 ans avec la production de vins en kvevri (grande jarre de vin). Ces deux pays sont très éloignés, la Géorgie étant à l’extrémité est de la mer Noire alors que la Grèce est à l’ouest de la Turquie. On peut aller de la Géorgie à la Grèce en traversant la mer Noire, le Bosphore, la mer de Marmara et la mer Égée. 

Drama

Située juste à l’ouest de Thrace, les vins de Macédoine orientale sont particulièrement représentatifs du renouveau connu dans le vin grec. Les cépages qu’on y retrouve sont : Assyrtico, Roditis, Malagousia, Muscat d’Alexandrie, Robola, Xinomavro, Chardonnay, Sauvignon blanc, Sémillon, Trebbiano, Viognier, Agiorgitico, Limnioi, Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon, Merlot, Nebbiolo, Refoso, Syrah, Tempranillo. Donc des cépages autochtones et internationaux provenant de la France, de l’Italie et de l’Espagne. La région abrite aussi l’appellation Naoussa, fameuse pour ses rouges faits avec du Xinomavro qui rappelle le Nebbiolo d’Italie. Plusieurs experts ont longtemps cru que les deux cépages étaient cousins.

Bistrot grec Philinos

Ce restaurant nous accueillait et nous offrait ses plats grecs.

En entrée, trois tartinades, taramosalata, (œufs de carpe), copanisti (piments forts et fromage feta) et melitzanosalata (aubergine)

Suivait kolokithia tiganita (aubergine en friture)

Ensuite, kalamarakia tiganita (calmars frits) et oktapodaki (pieuvre grillée sur julienne d’oignon et poivron rouges)

Et surtout, les païdakia arnissia (côtelettes d’agneau grillées) et kotopoulo (filets de poulet grillés).

Tous ces plats étaient très bons.

On nous a aussi offert de la danse typique de la Grèce.

Ktima Pavlidis

Cette maison comprend 2 vignobles soit: Kokkinogia et Perichora. Les chais sont tout près de Kokkinogia à 19 kilomètres de la ville de Drama. Ces 2 vignobles totalisent 65 hectares.

Le développement a commencé en 1998 donc est relativement jeune.

Cette maison nous offrait 4 vins, deux blancs et deux rouges.

Les blancs étaient : Thema, un assemblage de 50% d’Assyrtico et 50% de Sauvignon. L’Assyrtico est un cépage grec blanc originaire de l'île de Santorin. L'Assyrtiko est largement planté dans le sol aride riche en cendres volcaniques de Santorin et d'autres îles de la mer Égée, comme Páros. On le trouve également dans d'autres régions dispersées de la Grèce comme la Chalcidique. L'Assyrtiko est également cultivé dans la vallée de Clare, en Australie-Méridionale, et à l'abbaye de New Clairvaux en Californie du Nord depuis 2011.

A Santorin, il existe de nombreuses vieilles plantations de vignes (plus de 70 ans) d'Assyrtiko, dont beaucoup sont non greffées. Ces plantations ont montré une résistance au phylloxéra. En tant que seule vigne européenne connue pour être résistante à la brûlure du vin, il est envisagé que la source réelle de cette résistance puisse provenir de la cendre volcanique dans laquelle poussent les vignes, et non de la vigne elle-même.

L’Assyrtico est un cépage qui retient l’admiration de connaisseurs tels que Jancis Robinson. Ici, on nous le présente en assemblage avec le Sauvignon blanc ce qui le rend plus rond et, pour moi, plus équilibré. Ce vin est mon coup de cœur de la soirée et, à 21,95$ à la SAQ, un rapport qualité prix vraiment excellent.

Le second blanc, un autre Assyrtico est le Emphasis. C’est le seul cépage dans ce vin ce qui en fait un vin plus frais. Mais il a tout de même ses goûts de citron et de la minéralité.

Suivirent les deux vins rouges.

D’abord l’Emphasis Tempranillo. On retrouvait les effluves du Tempranillo mais en plus discret qu’en Espagne. Je verrais bien ce vin avec des plats pas trop épicés de l’Inde.

Ensuite, le Thema assemblage de Syrah (40%) et Agiorgitiko (60%) vieillis pendant 1 an dans des barils nouveaux à 70%. Puis entre 8 et 10 mois en bouteille. Avec un taux d’alcool de 15% c’est un vin assez puissant. Il ne faut pas confondre l’Agiorgitiko et d’origine relative au bassin viticole corinthien, avec l’Agioritiko , autre appellation d’origine relative cette fois au mont Athos en Chalcidique (Macédoine). L’Agiorgitiko est un cépage facilement comparable au Merlot. Il est parfois surnommé « Saint-Georges ».

PhotoTexte

Conclusion

De ces 4 vins, mon coup de cœur fut pour le Thema Assyrtico et Sauvignon. On est chanceux de le trouver à la SAQ à un prix plus que raisonnable ce qui en fait un excellent rapport qualité/prix.

Les vins grecs sont loin de la retsina d’autrefois bien qu’on puisse encore en trouver. Ce sont des vins bien faits, des vins de repas qui peuvent être de garde.

Le Thema Assyrtico et Sauvignon sera bientôt disponible à la SAQ.

La SAQ nous en présente 87 à partir de 11,20$ jusqu’à 69,25$.

jeudi, 06 octobre 2022 08:21

Très vivant, mais pas sage

J’ai eu le plaisir d’assister au lancement de 4 vins nommés Pas Sages. Des vins à partir de raisins de la péninsule du Niagara, mais vinifiés au Québec, à Rougemont.

Plusieurs choses m’ont plu. D’abord, la compagnie derrière ces vins est Arterra, la même compagnie qui est derrière les vins de Jessica Harnois. Des vins qui ont un excellent rapport qualité/prix.

Arterra c’est en 1874, Niagara Falls Wine Company, en 1994, Vincor International, en 2006 est acquis par Constellation brands et en 2016, la partie canadienne de Constellation Brands a été acquise par le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario. Ainsi naissait Vins Arterra Canada. C’est la plus importante entreprise de production et de commercialisation de vins canadiens et importés, primés et reconnus à l’échelle internationale au Canada.

Et, venant de cette compagnie, Kathleen Théoret, qui a eu la brillante idée d’utiliser des artistes peintres du Québec pour faire les étiquettes des bouteilles.

Amelia

Mephisto

Mélanie

Miville

Et voilà! 4 vins à découvrir, à boire avec plaisir. Je vous les conseille, ils sont d’excellents rapports qualité/prix.

On était reçus à La maison Boulud du Ritz-Carlton de Montréal par le bureau de tourisme de Vienne, les partenaires de Star alliance (Air Canada, le groupe Luftanza et Austrian airlines) aéroport de Vienne et le Ritz-Carlton de Vienne.

On commence par parler de l’Autriche. Je suis marié à une mexicaine alors le Mexique est, pour moi, un endroit de prédilection. C’est, comme l’Autriche, un pays de Monarques. Papillons au Mexique et humains en Autriche. Depuis Léopold 1er né en 940, premier margrave d'Autriche de la maison de Babenberg, suivi de la maison de Hapsbourg (si on oubli Ottokar  qui, finalement ne fut qu’autobus dans la nuit) en 1218, on doit constater que l’Autriche figure parmi les premières monarchies d’Europe (avec le Danemark).

1 MonarquePapillon Monarque

Et, aussi, il ne faut pas oublier que l’un des deux empereurs du Mexique fut Maximilien 1er de Hapsbourg, donc un Autrichien.

Le repas de la maison Boulud était excellent et servi avec des vins québécois. On aurait bien aimé un Gruner Veltliner, mais il n’y en avait pas.

On se prépare à manger et, surprise, un monsieur qui était à l’accueil vient s’asseoir à côté de moi. Il se présente, il est le directeur des ventes du Ritz-Carlton de Vienne. C’est grâce à lui qu’on est à la maison Boulud.

Pour le repas, en entrée, le saumon en « Bellevue », algue de Gaspésie, fenouil, mayonnaise, crustacés. C’est un plat généralement présenté avec le saumon entier ce qui, évidemment n’est pas possible ici. Tout ce que je peux dire c’est que j’ai adoré ce plat très gouteux. Bravo chef.

Plat principal : épaule d’agneau de Kamouraska, aubergine et fine ratatouille, jus au basilic. L’agneau était tendre et de grande saveur, même si la croûte qui le recouvrait était, pour moi, un peu dure. C’était très bon.

Pour le dessert, mi-cuit au chocolat à la fleur de sel, lait caramélisé. Parfaitement réussi, le mi-cuit, fait avec : chocolat et beurre lissé, œufs et sucre, fleur de sel et farine (mi-cuit au chocolat - Résultats de la recherche de vidéos - (yahoo.com))

Avec une cuisson de 8 minutes, c’est un dessert qui fera de vous un chef à la maison.

repasSaumon en "Bellevue" / Épaule d'agneau de Kamouraska / Mi-cuit au chocolat à la fleur de sel

Avec ces plats, les vins du Québec qui sont très bons.

Je suis surpris du français et de l’anglais du directeur des ventes du Ritz de Vienne et lui demande comment il se fait qu’il parle si bien les trois langues (l’allemand, évidemment, puisqu’il vient de Vienne). Surprise, Reece Vanasse (c’est son nom) nous vient directement de l’Estrie, où il a passé ses 18 premières années de vie. Et, de plus, il est sommelier. On a eu droit à une conversation assez dynamique avec tous les convives. Et, finalement, c’est ce qui fait un bon repas : de bons mets, de bons vins et de bons convives.

On a ensuite droit aux différentes présentations.

À Vienne, le café n’est pas seulement un lieu de rencontre, c’est une institution. Selon l’UNESCO, s’attarder sur un journal avec une pâtisserie (les célèbres viennoiseries dont le nom fait référence au kipferl viennois, qui inspira la forme du croissant, mais dont le développement eut lieu à Paris et se base principalement sur la technique française de la pâte feuilletée levée) et une boisson expresso forte est officiellement une pierre angulaire de la culture viennoise. Promenez-vous dans la ville avec une visite autoguidée de l’architecture traditionnelle, sécessionniste et moderne de la ville, comme le Palais impérial, l’Opéra national, le Kirche am Steinhof (église de Saint-Léopold) ou le Kunsthistorisches Museum, un exercice de géométrie ornée. Et aussi voyez les Lippizanner qui, depuis 1905, ont déménagé dans leurs nouveaux quartiers d’été généreux à Heldenberg (district Hollabrunn) avec des boîtes spacieuses, des paddocks et des bois environnants où ils sont doucement et soigneusement exercés. En 2010, ils ont ajouté un aréna d’équitation extérieur de 20 x 60 mètres et une salle d’équitation intérieure avec les mêmes dimensions et une plateforme pour les spectateurs, transformant les quartiers d’été en un centre d’entraînement ultramoderne qui peut être utilisé toute l’année.

5 Hofburg Palais Impérial ViennaPalais Impérial

6 Opera NationalOpéra national

7 Kirche am SteinhofKirche am Steinhof (église de Saint-Léopold)

8 KunsthistorischesKunsthistorisches Museum

9 LippizannerLippizanner

Mais Vienne, ce n’est pas seulement des palais, des musées ou des maisons d’art, des restaurants et des cafés, c’est aussi la ville du vin. Et Vienne est la seule capitale au monde à disposer de vignobles réputés à l’intérieur de la ville. Quant aux Heuriger, ces tavernes ou guinguettes qui servent du vin accompagné d’un buffet campagnard, ils sont déjà légendaires. Certains d’entre eux, comme certains vignerons, proposent des visites guidées de leurs vignobles et de leurs caves. Les Heuriger étant rarement ouverts toute l’année, il est conseillé de consulter leur site.

10 Vienne VignobleUn des vignobles de Vienne

11 Pulkers HeurigerPulker's Heuriger

La cave à vin Villon, vieille de 500 ans, compte parmi les plus anciennes caves à vin de Vienne. Située directement dans le centre-ville de Vienne, elle couvre quatre étages et 16 mètres de profondeur. Après la visite de la cave, d'excellents vins sont alors dégustés à la lumière des bougies, et les histoires d'antan sont contées.

12 CaveVin

À Vienne, il ne faut pas oublier le Danube qui la traverse et qui est bleu.

Pour ce qui est des cépages, il faut absolument mentionner le Gruner Veltliner, dont l'analyse de l'ADN en 2007 a confirmé que c’était un croisement naturel de Savagnin (Traminer) et d'un cépage obscur autrichien du village de Sankt Georgen am Leithagebirge situé près d'Eisenstadt, dans la région du Burgenland, dans l'est de l'Autriche. On en trouve dans la région de Vienne, mais sa meilleure expression se trouve dans la région de Wachau, au nord de l’Autriche. C’est normal, puisque les raisins verts aiment plus le froid que le chaud. Mais c’est aussi dans la région de Wachau que son rendement est le plus réduit et où, conséquemment, on trouve les meilleurs vins blancs.

Un peu à cause des vignobles à Vienne, les espaces verts représentent 49% de la ville.

Et puis, il y a le Ritz-Carlton. C’est la chaine du grand luxe du groupe Mariott. À ne pas oublier, Mariott est le plus grand groupe de chaines (26) au monde.

13 Ritz

Dans une ville connue pour sa beauté et sa culture, le Ritz-Carlton se distingue par son approche élevée des deux. Ici, les clients trouveront des équipements contemporains, tous ce dont ils pourraient avoir besoin dans les quatre palais du XIXe siècle que l’hôtel appelle maintenant la maison. Situé dans le centre-ville de Vienne sur l’emblématique Ringstrasse et à côté du Stadtpark, l’hôtel de luxe vous offre :

  • 201 chambres élégantes, dont 43 superbes suites où vous découvrirez une vie de bon goût, des designs distinctifs et des vues à couper le souffle.
  • Le Ritz-Carlton Club Lounge avec vue au septième étage, présentations culinaires quotidiennes et service personnalisé.
  • Des expériences culinaires originales, de la ferme unique à la table Dstrikt Steakhouse, aux vues sur les toits de l’atmosphère Rooftop Bar, un voyage à la culture de l’apéritif sicilien au Pastamara Bar con Cucina et enfin, aux cocktails signature au D-Bar.
  • Un centre de fitness dernier cri et une piscine intérieure de 18 mètres avec musique sous-marine
  • Des services personnalisés, des salles de soins élégantes et les produits de Susanne Kaufmann à Spa Ritz-Carlton
  • 900 mètres carrés d’espace événementiel sophistiqué comprenant la salle de bal Crystal, trois salles de discussion et deux salles de conférence

Et, avant tout, ce qui différencie le Ritz des autres hôtels, comme le dit Reece Vanasse, la prévenance de tous les employés de l’hôtel envers leurs hôtes. Ici, on prévoit tous vos désirs et on s’assure de les combler.

L’Autriche, ça sent bon la culture, les traditions et le plaisir de l’accueil. Il faut la visiter et, surtout, Vienne.

Sources : Wikipédia, wien.info, srs.at, The Heurigen Tradition — Taste of Austria, voyageursduvin.com

mardi, 23 août 2022 09:00

J’avoue

Comme l’as dit Guy Mardel, n’avoue jamais. Oh non jamais. Et pourtant, aujourd’hui, je le fais. J’ai gardé le secret pendant longtemps. Mais maintenant je vous livre mon âme.

J’aime le rosé, surtout celui qui est mousseux. Et pas seulement le vin, le cidre aussi. Tout a commencé quand j’ai gouté au cidre rosé mousseux de Michel Jodoin. Venant des pommes Geneva. Quel goût incroyable. J’ai fait des dégustations de cava, de champagne et de prosecco. Tous les convives étaient d’accord pour choisir le rosé de Michel Jodoin comme étant le meilleur des trois produits.

Alors j’avoue. J’aime le rosé. Certaines mauvaises langues diront que c’est parce que c’est moins cher. Détrompez-vous. Le champagne rosé mousseux Louis Roederer Cristal Vinothèque Brut 1999 se détaille, à la SAQ, 6 286,25$. Vous me direz « Oui,mais c’est pour 1,5 litres. Et vous aurez raison. Mais disons tout de même que ce n’est pas donné. Une bouteille régulière serait à peu près 3 243$.

Bon alors, pourquoi?

Bonne question. Je pourrais vous dire parce que j’aime cela et ça terminerait la conversation, mais là n’est pas mon but. Je veux m’expliquer. C’est moi qui avoue, non?

Alors, voici. Que boirez-vous avec du jambon? Du rosé va fonctionner à merveille. Et si le jambon a été préparé avec un peu de sucre, il y a beaucoup de rosé avec un taux de sucre élevé. Par exemple, le Brachetto d'Acqui de Castello Banfi a un taux de sucre de 130 g/l.

Mais il y a aussi des vins rosés mousseux qui sont assez secs, tels que le Domaine du Ridge Berthelot-Paradis, dont le taux est de 1,6 g/l.

Ensuite, vous allez dans un restaurant avec votre conjointe. Elle choisit un poisson et vous du veau. Quoi de mieux qu’un rosé pour accompagner les deux plats. J’irais avec un rosé plus foncé que la pelure d’oignon pour soutenir le veau, sans trop assommer le poisson.

Mais n’oubliez surtout pas les crémants de toutes origines de France qui ont leur propre identité, et si vous allez du côté des viandes rouges, on peut recommander :

  • Un vin rosé de Provence, notamment s’il est élaboré à partir de syrah
  • Un vin rosé du Sud-Ouest, où les vins rosés sont plus corsés
  • Un vin rosé de Corse, tel que l’AOP Corse Figari, riche en tanins et bien équilibré

Par exemple, pour un vin de cette appellation, vous avez le Clos Canarelli 2019 offert à la SAQ à 39,75$, un vin tranquille avec 1,2 G/L élaboré avec du sciacarello, du sangiovese et du grenache.

Le rosé est aussi, évidemment, un vin de soif et d’apéritif. Il débute magnifiquement n’importe quel repas et accompagne aussi des tapas de toutes sortes.

Du rosé de saignée au rosé de pressurage, en passant par le rosé de macération, son procédé de vinification est à la fois particulier et exigeant donne des résultats surprenants.

Les cépages noirs cognent à la porte pour produire de bons vins rosés naturevins rosés biodynamiquesvins rosés biologiques. Le cinsault, la syrah, le grenache, le pinot noir, le gamay sont entre autres les cépages incontournables pour la fabrication des vins rosés. Mais il ne faut pas oublier le mourvèdre et le carignan.

Entre les cépages, les procédés et les terroirs, on peut arriver à des résultats variés qui accompagneront n’importe quelle cuisine. Des tapas aux tacos, des viandes rouges aux volailles, des légumes aux fruits, il y aura toujours un rosé pour accompagner vos plats.

Et il ne faut pas oublier que les premiers vins étaient des rosés. Les clairets étaient les vins préférés des anglais.

Le terme « clairet » a survécu à la généralisation du vin rosé, et reste aujourd'hui une mention traditionnelle dont l'utilisation est protégée pour des vins d'appellation d'origine contrôlée Bordeaux (Bordeaux-clairet) et Bourgogne. (Wikipedia)

Les rosés délicats sont en général parfaitement adaptés à un apéritif servi avec des accompagnements tels que de la tapenade, des crevettes, des toasts au fromage de chèvre frais… On peut aussi les garder pour des entrées légères comme une salade de tomates ou une salade niçoise. Ou, pourquoi pas, sur un poisson grillé (mais pas aussi fort que des sardines) si on ne veut pas faire de mélanges en passant à un blanc après le rosé de l’apéritif. Ils peuvent également être servis sur des fromages de chèvre ou de brebis relativement frais.

Avec un rosé de “saignée” (ou de couleur un peu plus soutenue) qui possédera généralement plus de structure et de puissance, on pourra accompagner tout un repas estival. Par exemple, des grillades de viandes et de saucisses au barbecue (sauf peut-être le bœuf, pour lequel un rouge léger conviendra mieux), tous les poissons grillés et au four, ou des salades composées avec des ingrédients un peu épicés (blancs de poulet au curry). Ils accompagneront aussi quatre grands classiques de la cuisine provençale, la ratatouille (surtout froide), la soupe de poissons, l’aïoli et la bourride, ou un autre grand classique, mais de l’autre côté de la Méditerranée, le couscous! 

Les rosés les plus vineux comme ceux de tavel ou certain rosés provençaux de pur cépage tibouren, seront sans doute un peu trop marqués pour un simple apéritif, mais pourront accompagner des poissons goûteux comme le rouget ou le chapon (ce n’est pas ici la volaille de Noël, mais une sorte de rascasse qu’on pêche enMéditerranée!) ou de l’agneau rôti, même du gigot. On pourra également penser à des pizzas, à des pâtes sauce bolognaise ou à une cuisine asiatique un peu épicée.

Les tavel, par exemple sont des rosés très foncés et gastronomiques avec des tanins, une véritable structure, du nez et ça va très bien avec des plats épicés ou des poissons marqués dans leur goût comme les rougets par exemple (Ivan Mandelli, chef sommelier à la « Maison Hache »)

Les rosés de Bandol les plus colorés peuvent très bien s’accorder à tout un repas estival, y compris la plupart des viandes, sans doute à l’exception du bœuf, même si une grillade de cette viande au barbecue ne fera pas honte à un rosé très vineux. On pourra aller sur les autres grillades, mais aussi sur un gigot ou une épaule d’agneau. Sans oublier les couscous et les tajines, qu’ils soient de viande ou de poisson. (idealwine.net)

Pour ce qui est des autres pays que la France, les rosés élaborés avec des cépages plus puissants pourront accompagner du bœuf. On parle ici du nero d’avola, du bobal et du baga, du zinfandel (États-Unis) et du primitivo (Italie) du negro amaro, du lagrein, etc. Plus le cépage sera puissant, plus le rosé aura du corps (si la durée de la macération est longue, elle aussi).

Tout ça pour dire qu’il ne faut pas dénigrer les rosés. Ce sont des vins avec une longue histoire (les premiers vins à être produits) et des utilisations très variées. Il y a des rosés pour tous les goûts, qu’ils soient vins ou cidres.

J’espère que vous les apprécierez à leur juste valeur.

vendredi, 11 février 2022 15:39

Pourquoi apprendre le vin?

C’est comme la musique. Vous vous sentez comme … Et vous vous dites : « ça c’est la musique qu’il me faut ». Vous connaissez cette musique et vous savez que l’ambiance qu’elle vous apportera est celle qu’il vous faut. Elle accompagnera agréablement votre état d’âme.

Manger, c’est pareil. Vous connaissez l’aliment et vous connaissez les vins donc vous savez quel vin serait le plus apte à le mettre en valeur. Avec le bon vin, votre repas deviendra une œuvre d’art dans laquelle ni le vin ni l’aliment prendront le dessus mais ou l’un améliorera l’autre. Un accord parfait.

Il faut faire de notre alimentation un art en plus d’une nécessité parce que, comme le dit Gao Xingjian, la culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité.

Voila pourquoi. Mais qui choisir comme professeur?

J’ai toujours aimé lire. À Noël, mes parents me donnaient le Tintin, le journal des jeunes de 7 à 77 ans qui comprenait l’ensemble des « journal de Tintin » publiés hebdomadairement pendant l’année précédente. Et je disparaissais pendent 2 à 3 semaines.

Au collège de Montréal, pendant les récréations, je lisais sur les bords de fenêtres. Les bons pères, Sulpiciens, avisèrent mes parents que j’étais ASOCIAL et que je serais incapable de terminer des études classiques. Ils suggérèrent fortement que je change d’institution. On me mit pensionnaire au collège Bourget ou, promptement, je m’imposai comme volontaire à la bibliothèque. Je coulai ma première année. Je passai ma seconde mais on me mit dehors pour insubordination. Et j’aboutis à L’Institut de Culture générale. J’étais pourri en mathématique. Mais je rencontrai un professeur de math appelé Merlet (professeur à Polytechnique) qui était passionné de math. Je devins tellement fort en math que je sautai l’année de versification et que je terminai mes études avec le titre de Bachelier de l’enseignement du second degré (série Philosophie).

Philosophe

Je fis d’autres études mais je travaillai principalement en informatique et administration. Je pris ma retraite en 2012 et je passais mes hivers au Mexique. Puis, en 2020, je fus opéré au cœur et ensuite, commença la pandémie. Comme je ne pouvais pas voyager, j’étais libre pour prendre un cours en sommellerie et je m’inscrivis à l’école hôtelière de Laval. J’eu la grande chance, pour la seconde fois, d’avoir un passionné comme professeur. Alain Bélanger, 3e meilleur sommelier au monde en 2000, était mon professeur. Un passionné donc, ce qui, pour moi comme pour la majeure partie du monde, signifiait le succès.

Et je passai le cours (de peine et de misère, ayant 74 ans).

Sommelier 001

Il y a une raison à cette histoire. Mon expérience me convainquit que si on a un bon professeur, on peut tout apprendre lorsqu’on y met l’effort requis. La passion, ce n’est pas comme la connaissance. Ça se transmet par le cœur.

Il faut aussi réaliser que tous n’ont pas 6 à 8 mois à consacrer à l’apprentissage du vins. Et c’est ici qu’interviennent les cours particuliers tels que ceux offerts par le Club de vins Jessica Harnois.

Au menu : 14 cours d’une durée d’environ 2h chacun que vous pourrez suire à votre rythme, dans le confort de votre foyer. Chaque cours comprend quatre ou cinq modules remplis de capsules éducatives. Ces cours visitent les principaux pays produisant du vin, vous présentent la viticulture et la dégustation qui occupe d’ailleurs une grande partie de votre apprentissage, de l’étape visuelle à celle de l’odorat et à celle du goût. Finalement, vous avez accès aux cours de vinification et aux accords mets et vins.  En somme un survol complet de tout ce qui concerne la sommellerie. Des champs, aux chais et à la table pour que le vin ne soit pas qu’un accompagnement aux repas mais une partie intégrante de l’expérience de la gastronomie.

jessicaharnoisCes cours ne feront pas de vous un sommelier mais seront une base solide pour le devenir. Et pour vous aider à y parvenir, une professeur passionnée, Jessica Harnois. À la lecture de son Curriculum Vitae, vous réaliserez la grande expérience que Jessica apporte à ces cours. Quand vous l’écouterez, essayez d’arrêter de l’écouter. C’est alors que vous réaliserez l’importance de sa passion. Elle vous transmet ses connaissance en les épiçant d’histoires, d’images et d’anecdotes qui agrémentent son enseignement et le rendent tellement intéressant qu’il s’intègre facilement dans votre mémoire. Et vous ne pouvez arrêter de l’écouter.

Ses dégustations sont amusantes et présentent  des vins venant de partout. Elles  sont faites avec des pastilles de couleurs et des pastilles de goûts permettant d’identifier les vins et vous donnant les mots du vin, vous permettant de discuter des vins avec les bons mots pour comprendre et vous faire comprendre.

Les cours de Jessica ont cet avantage pour les gens qui travaillent qu’ils sont disponibles quand vous l’êtes. Vous avez un an (ou plus) pour participer aux cours. Mais il ne faut pas oublier que vous retirerez de ces cours ce que vous y mettrez. Plus vous dégusterez de vins, plus vous aurez d’expérience. Plus vous mettrez d’heures à comprendre les cépages, les climats, les sols, les maladies,  les étapes, du débourrement aux vendanges, du pressage à l’élevage, plus vous comprendrez tout ce qui concerne la vigne et le vin, plus vous saurez comment agencer les vins avec les aliments et plus vous aurez de plaisir à déguster les vins.

Le club de vins Jessica Harnois est un excellent point de départ pour apprivoiser le vin et en faire votre ami.

La première année est pour l’accès à tous les 14 cours présentés dans les « cours accessibles » donc peut être de plus de 365 jours si certains cours ne son pas publiés à la fin de cette année.

J’ai dis, plus tôt, que vous retirerez de ces cours ce que vous y mettrez. Chaque fois que vous écouterez une capsule, vous y découvrirez quelque chose de nouveau. Vous avez entendu qu’il faut toujours bien connaître ses bases. En musique, en peinture, en sculpture etc. Tout ce que vous apprenez devient une base. Quand vous écoutez la même chose une deuxième, une troisième fois, vous écoutez avec les connaissances acquises les fois précédentes. Ce qui augmente vos bases. Ne vous gênez surtout pas pour écouter plusieurs fois les cours. Vous verrez que vos connaissances se préciseront et, surtout, deviendront plus facilement présentent à votre mémoire.

Bonnes études et beaucoup de plaisir.

mardi, 30 novembre 2021 16:42

L’Atlas mondial du vin

J’ai reçu avec un plaisir évident, L’Atlas mondial du vin, sa huitième édition. Son auteur original, Hugh Johnson, avait obtenu, en 2004, de la grande auteure du vin, Jancis Robinson, de se lier à lui à partir de la cinquième édition. Quelle équipe merveilleuse.

Ce livre, paru pour la première fois en 1971, est sorti le 20 octobre 2021. C’est donc un tout nouveau-né que nous regarderons avec amour.

On le retrouve, entre-autre, chez Renaud Bray, au prix de 59.95, un montant vraiment ridicule pour l’immense qualité du livre.

Hugh Johnson : Il a commencé à écrire 1960, pour les publications Conde Nast, puis pour Vogue, House and Garden devenant, en 1962, éditeur de Wine & Food et correspondant pour le Sunday Time de leur section sur le vin. Il a aussi beaucoup écrit sur l’horticulture notamment en étant le directeur éditorial du journal du Royal Horticultural Society et l’auteur de livres tels que The international book of trees, The principles of gardening et autres.

En 1990, il a été co-fondateur du Royal Tokaji Wine Company qui permit de faire revivre le Tokaji Aszu, sombré dans l’oubli pendant le communisme en Hongrie.

C’est pendant la vie de György Rákóczi (1593-1648), prince de Transylvanie que naquit le Tokaji Aszu donc bien avant le Sauterne qui, d’après Hugh Johnson, était déjà produit au Château La Tour Blanche en 1836. Mais, un siècle plus tôt, donc dans les années 1700, on produisait déjà du vin botrytisé à Tokaj. 

C’est donc au Tokaji Aszu que revient la naissance du vin botrytisé qui, malheureusement, est décrié par les gens qui redoutent le sucre dans le vin. À ces derniers, je recommande la lecture de l’article de Véronique Rivest dans la Presse « La (fausse) question du sucre. » Mais je m’égare et m’en excuse.

Sa première édition du livre a eu lieu en 1971 et est devenu la référence mondiale du vin. Elle l’est encore avec, pour en augmenter le crédit, la plume de Jancis Robinson. 

Jancis Robinson : Elle a commencé sa carrière dans l’écriture sur le vin le 1er décembre 1975 quand elle devint assistante éditrice pour le magazine Wine And Spirit. Elle obtint le titre de Master of Wine en 1984. Aujourd’hui, il y a 418 masters of wine, dans 30 pays différents.

Au Québec, notons Jacqueline Cole Blisson mais aussi les Master sommelier Élyse Lambert (2015)  et Pier-Alexis  Soulière (2016)

En 2012, elle publia Wine Grapes (Avec Julia Harding et Jose Vouillamoz) un livre de 1,200 pages qui répertorie 1,368 cépages.

Sur son site Internet j’ai recherché, mais sans succès, un article sur notre Saint Pépin. Rien trouvé. Le Saint Pépin a été créé aux États-Unis (Université du Minesota en 1970) par Elmer Swenson. Il donne des vins qui peuvent être WOW comme celui du Côteau Rougement que j’ai dégusté il y a peu de temps. Mais je m’égare et m’en excuse.

Elle est particulièrement reconnue pour son livre The Oxford Companion to Wine, incontestablement la bible du vin.

Le livre : Avec ces 2 auteurs, on a le droit de s’attendre à quelque chose d’exceptionnel. Et c’est exactement ce qu’on reçoit. Dans son introduction, Jancis Robinson nous fait part des grands changements survenus dans ce monde. Dans les années 1980 et 1990, tous (presque) les producteurs produisaient des vins copiés sur les bordeaux et les Bourgognes. Ceci était encouragé par le fait que les consommateurs prenaient conseil auprès de quelques « gourous » essentiellement des critiques américains récompensant la puissance plutôt que la nuance. Par la suite, les mouvements de Locavore et autres ont favorisés l’émergence de cépages locaux. Le réchauffement de la planète a eu des effets bien spécifiques sur les cépages (surtout ceux mieux adaptés à des températures plus chaudes) ainsi que sur les sites que les viticulteurs maintenant recherchaient dans des endroits plus frais, plus haut etc.

Dans le livre, un premier chapitre nous raconte l’histoire du vin. On y apprend, bien sûr, que c’est en Georgie que se trouve le berceau de la viticulture, 5,000 ans avant Jésus-Christ.

Mais 5000 ans avant JC, c’est aussi début de la culture du maïs dans la vallée de Tehuacán au Mexique. Le site de Guilá Naquitz dans l’État mexicain d’Oaxaca livre des traces les plus anciennes de maïs domestique datées de 4250 av. J.-C. et celui de San Andrés dans l’État de Tabasco des preuves indirecte antérieures à 5000 av. J.-C. L’agriculture du maïs se serait diffusée dans les haute-terres du Mexique à partir des zones tropicales (site de Xihuatoxtla, vers 6750 av. J.-C.)

Vous vous demandez surement pourquoi je parle ici du Mexique. C’est parce que j’aime ça. Le Mexique est un pays de culture avec probablement plus de 45,000 immeubles Mayas et Aztèques, temples, pyramides, logements etc. qui précèdent beaucoup d’autres cultures. C’est l’endroit ou 2 des 3 plus grosses pyramides au monde se trouvent : Cholula et Teotihuacan.

Mais je m’égare.

Dans cette histoire du vin, on apprend que le premier Bordeau Château Haut-Brion de qualité date du milieu du XVIIe siècle. Puis, début du XVIII c’est au tour de la Bourgogne d’évoluer.

Si vous voulez une histoire plus détaillée du vin, on nous recommande l’ouvrage de Hugh Johnson, The story of wine.

Suivent, dans ce magnifique livre, des chapitres tels que : Qu’est-ce que la vigne, les cépages, les besoins hydriques et calorifiques, les terroirs, la vinification, les étiquettes, la culture à travers le monde. Bref tout ce qu’on doit savoir qui entoure la vigne et le vin.

Ensuite les chapitres sur les différents pays qui constituent le monde du vin. C’est vraiment ici que l’on apprécie les connaissances des deux auteur(e)s. Par exemple, quand un vignoble produit son vin et le vend dans deux emplacements différents, on retrouve surtout celui des 2 emplacements que le vignoble préfère présenter aux amateurs.

Les cartes ont été conçues pour les amateurs de vins. Les appellations qui ne présentent que peu d’intérêt pour les buveurs de vin peuvent être occultées au profit de celles qui en présentent beaucoup.

Un index géographique de plus de 10,000 entrées nous réfère aux multiples cartes par leurs pages et référence aux grilles qui accompagnent toutes les pages cartographiées du livre.

Conclusion : Ce livre vit tout autant pour l’apprenti que pour le professionnel. Tous les détails y sont (ou presque). Bien sûr, il y a des livres sur les cépages, des livres sur les sols et sous-sols et des livres sur les climats mais ici on retrouve un peu de tout, nous offrant un aspect global mais bien fouillé. Bravo aux auteurs et merci à Broquet pour avoir produit ce livre et nous l’offrir pour seulement 59,95$. Véritablement un bel achat.

vendredi, 12 novembre 2021 09:53

Du pulque à la tequila

La tequila est un mezcal alors que les mezcals ne sont pas tous des tequilas.

Tout a commencé par le pulque. Le pulque (prononcé pulke) est une boisson alcoolisée traditionnelle d'origine mésoaméricaine issue de la fermentation partielle de la sève de divers agaves. Il est fabriqué de façon traditionnelle dans la vallée de Mexico, dans le territoire aride et rocheux d’Apan et de la Vallée du Mezquital dans l'État d'Hidalgo, ainsi que dans les zones arides des États de Jalisco et de Puebla. Le degré d'alcool du pulque traditionnel se situe entre 6 et 8 degrés environ.

Pour faire simple, le pulque est un mezcal qui n’est pas distillé. Le pulque était aux mexicains ce que la bière et le cidre sont pour nous. Au Mexique, on boit maintenant plus de bière.

En 1994 fut créée une appellation d'origine « mezcal de Oaxaca ». Toutefois la législation tolère aussi la production de mezcal dans les États de Guerrero, Durango, San Luis Potosi et Zacatecas sous l'appellation « Origines officielles », productions qui portent la mention du lieu de mise en bouteille. La tequila, elle, est autorisée dans les états de Jalisco, Guanajuato, Michoacan, Nayarit sur la côte pacifique et Tamaulipas sur le golfe du Mexique.

En 1997 une législation sur le mezcal en définit deux catégories :

  • le type 1 : il est 100 % agave, dit « Maguey » ;
  • le type 2 : il doit contenir un minimum de 80 % de Maguey.

Il y a plusieurs sortes d’agave. Comme il y a plusieurs sortes de raisin.

agave angustifolia, agave atrovirens, agave bovicornuta, agave braceana, agave celsii, agave cerulata, agave decipiens, agave fourcroydes, agave gypsophila, agave obscura, agave salmiana, agave sisalana, agave tequilana, agave vilmoriniana et agave warreliana agave xylonacantha x asperrima, agave acicularis, agave albescens, agave antillarum, agave brevispina, agave petiolata, agave rhodacantha, agave sobolifera, agave underwoodii.

Il y en a considérablement plus. On compte actuellement environ 200 espèces dans le genre agave.

C'est au 16e siècle que les Européens introduisent au Mexique la technique de distillation alcoolique. Le mescal et la tequila sont ainsi inventés. Le mescal est élaboré à partir plusieurs sortes d’agave alors que la tequila est tirée d'agave tequilana variété Azul (bleu). Les plantes sont privées de leurs feuilles et racines. Les « choux » qui en résultent sont mis au four pendant 3 à 5 jours. Ils sont ensuite broyés, la pâte est mise à fermenter puis est distillée. Après un affinage en tonneau, les boissons très alcoolisées sont mises en bouteilles et commercialisées.

La tequila est produite avec de l’agave bleu et plus précisément avec son cœur que l’on appelle la « piña ». Celle-ci est très riche en sève et pour produire une bonne boisson, il faut la récolter avant la floraison.

Notez que cette espèce d’agave ne fleurit qu’une seule fois durant tout son cycle de vie. Après la floraison, la plante meurt petit à petit. Il faut donc cueillir le cœur avant qu’elle ne fleurisse, mais lorsqu’il est bien mûr, c’est-à-dire environ dix ans après sa culture.

Fabriquée à partir d’agaves que l’on récolte manuellement du côté de Jalisco (Mexique). Petite histoire, la Tequila Avión est un produit commercialisé en petites séries.

Pernod Ricard a acquis des actions lui permettant d’être majoritaire et titulaire de la marque. Avión est une marque prestige de cette compagnie. La tequila Jose Cuervo tradicional vaut 323 pesos mexicains alors que la tequila Avión la moins chère coute 52$ US soit 1 051 pesos mexicain. On peut se procurer la Tequila Avión Anejo à la SAQ pour la somme de 80$.

La tequila a été classée au patrimoine mondial de l’Unesco en 2008.

Il existe quatre sortes de tequila officiellement reconnues: blanco (blanc), gold (doré), reposado (reposé) et añejo (vieilli)

Le type 1 tequila blanco, transparent, est obtenu directement après la seconde distillation. Pas de vieillissement en fût pour le type 1.

Le type 2 tequila gold ou joven abocado est la catégorie la plus exportée. Il s'agit de tequila de type 1 vieilli en fût de chêne ou auquel on a ajouté un colorant (généralement le caramel) et des arômes.[réf. nécessaire]

Le type 3 tequila reposado s'obtient ensuite à partir de la tequila blanche laissée reposer au moins deux mois dans des tonneaux de chêne ; son goût est légèrement plus suave que la blanco. C'est la plus consommée au Mexique. Elle peut être préparée avec de l'Agave 100% ou des mixtos. Elle représente moins de 5 % des exportations.[Information douteuse]

Le type 4 tequila añejo (ou tequila extra añejo) doit rester au moins un an (trois ans) dans les mêmes barriques de 600 litres scellées par un officier gouvernemental. Sa couleur est plus foncée que le précédent, et il a un goût de bois plus prononcé15. Certains producteurs utilisent de vieilles barriques à whisky de 190 litres.

Le mezcal respecte, lui aussi, ces normes.

La différence majeure entre le mezcal et la tequila est exactement la même différence entre un vin mono-cépage et un vin multi cépages : la complexité. Par exemple, un vin tel que le pinot gris d’Alsace va offrir des arômes tels que : poire, pomme, miel, ananas, pêche, pamplemousse, fruits secs, raisins secs, amandes, fumée. Le gewurztraminer va, lui, offrir des arômes tels que : Pétale de rose, acacia, marmelade d'orange, litchi, abricot, pêche, cannelle, clou de girofle. C’est donc évident qu’un vin élaboré avec ces deux cépages sera considérablement plus complexe que le vin élaboré avec un seul cépage. C’est pour cela qu’un mezcal élaboré avec plusieurs agaves sera plus complexe que la tequila élaboré avec seulement une seule agave. La complexité dans le vin est également un paramètre de qualité. Elle exprime le nombre d’arômes que l’on croit déceler en sentant le vin. C’est exactement la même chose pour la tequila et le mezcal.

Lors d’un voyage dans la péninsule du Yucatan (est du Mexique, donne sur le golfe du Mexique), à Merida, j’ai mangé au restaurant Apoala. À la fin du repas, on a fait une dégustation de 4 mezcals. C’est à ce moment que j’ai compris la valeur du mezcal. Les différences étaient évidentes. Ce fut un moment de plaisir et de découverte.

yves mezcal

Il existe une journée nationale de la tequila aux États-Unis, laquelle a lieu chaque année le 24 juillet.

Pour vous donner une idée de la valeur de la tequila, une des plus chères est la Clase Azul 15th Anniversary Edition qui, comme son nom l’indique, était un moyen de célébrer quinze ans dans l’entreprise. Elle se vendait au prix de 30 000$ US. Il y en a d’autres. Selon les records Guinness, la bouteille de mezcal la plus dispendieuse couta 54 824 euros à la vente qui eut lieu le 23 juillet 2014 par Fernando Ruiz de Chavez, à Mexico. Et si vous pensez que personne au Mexique peut se payer une telle bouteille, sachez qu’en 2013, l’homme le plus riche au monde était Carlos Slim, un Mexicain.

J’ai acheté et bu une Don Julio Real (300$ CAD) et c’était vraiment très bon. J’ai aussi eu des bouteilles de Don Julio 1942, du Tierra Noble et du Reserva de la Familia. J’aime beaucoup la tequila.

DonJulioReal

Bibliographie : Wikipedia, Tequila Avión, SAQ.com, yakarandamag.com, oenovino.paris, Europea.com

jeudi, 28 octobre 2021 08:45

Un gin un peu spécial

Avant un repas, 2 couples d’amis et moi-même avons dégusté des gins. Le gin est apparu aux Pays-Bas espagnols au XVIIe siècle sous le nom de genever. De là, il s'est répandu en Angleterre après que la Glorieuse Révolution eut installé Guillaume III d'Orange-Nassau sur le trône anglais. Les distilleries anglaises apparaissent et produisent un alcool proche du genever, qui est baptisé gin. (Wikipedia)

Donc, à la base, le gin est une boisson fermentée, distillée et aromatisée par des baies de genièvre. Rarement bu seul, le gin sert de base à plusieurs cocktails dont le gin fizz, gin tonic, white lady, pink lady, Ruddy Mary, Vesper, negroni …

On avait, devant nous, 3 gins, soit le Beefeater, le Bombay Saphire et le Piger Henricus. Pour 750 ml, le Beefeater (40%) coute 24,80 $, le Bombay Saphire (40%) 27,55 $ et le Piger Henricus (43%) lui, 31,25 $ pour 500 ml, soit 46,88 $ pour 750 ml.

Le Piger Henricus nous vient de la compagnie québécoise (Sorel-Tracy) les Subversifs, qui produit aussi 3 crèmes de menthe, une vodka et deux gins, dont celui que l’on déguste ici, ainsi que la liqueur de Yerba Maté, Angélique.

Le Beefeater est agréable, sent le genièvre, mais est surtout bu en cocktail, par exemple le gin tonic.

Le Bombay Saphire est supérieur au goût, plus subtil, avec un léger arôme d’amandes, moins intense que le précédent. Il peut se boire seul.

Le Piger Henricus possède de très beaux arômes, est plus intense et, malgré le fait qu’il soit élaboré avec du panais, il n’en porte nullement l’odeur, sauf en final.

Le Bombay est plus alcoolisé au nez et au goût, mais le Piger Henricus développe son alcool en fin de bouche. Il faudrait les servir plus froids et pour le Piger Henricus, un glaçon le refroidirait encore et diminuerait son alcool.

Au goût on a préféré le Piger Henricus, mais le rapport qualité/prix privilégie le Bombay Saphire.

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