samedi 2 mars 2024
Emmanuel de Vaucelles

Emmanuel de Vaucelles

Âgé de 45 ans, ingénieur agricole, diplômé de l’IHEDREA (Institut des Hautes Etudes de Droit Rural et d’Economie Agricole en 1995), j’ai poursuivi mes études par un master de Gestion, Droit et Marketing du secteur Vitivinicole et des Eaux de Vie dépendant l’Université de Paris 10 Nanterre et de l’OIV (Organisation Internationale de la Vigne et du Vin - 1997). Lire la suite...

Dans un climat économique européen plus que morose avec une croissance en berne, une partie du monde en guerre et une consommation mondiale de vins en décroissance , la 5ème édition de Wine Paris & Vinexpo Paris s'est clôturée ce mercredi 14 février avec un bilan plus que positif, avec plus de visiteurs qu'espérés, notamment depuis l'international. De quoi rassurer une filière viticole qui connait de multiples difficultés.

Les chiffres sont tombés ce jeudi 15 février, plus de 41 250 visiteurs ont foulé les allées du Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris durant la cinquième édition de Wine Paris & Vinexpo Paris qui s'est tenue du 12 au 14 février. Un chiffre en augmentation de 14% par rapport à 2023. Le nombre de visiteurs étrangers a connu une hausse de 41% par rapport à la précédente édition, confirmant l'intérêt grandissant du salon sur la scène internationale. Durant trois jours, 4070 exposants (ils étaient 3300 l'an dernier) étaient réunis, dont 53% d'internationaux issus de 48 pays producteurs.

Selon les chiffres donnés par Vinexposium, la présence des principaux acheteurs des marchés clés de la filière, à savoir la France, l'Italie, la Belgique, les Etats-Unis et l'Allemagne, a connu une hausse de 30%. Certains exposants déploraient toutefois l'absence d'investisseurs asiatiques, pouvant notamment s'expliquer par la tenue de Vinexpo Asia dans quelques semaines, du 28 au 30 mai prochain à Hong Kong et le Nouvel An chinois qui avait lieu le 10 février. "Le service de mise en relations a également franchi un cap de performance avec 10 146 rendez-vous pris en ligne entre producteurs et acheteurs" indique Vinexposium dans son communiqué de presse retraçant le bilan du salon parisien.

L'autre bonne nouvelle est que loffre dédiée aux spiritueux a également pris une ampleur particulière cette année, avec 26 pays producteurs exposants et une hausse de 47% de la surface dédiée aux spiritueux par rapport à 2023. A noter également la part grandissante donnée aux No/Low, bières et cidres. Près de 200 exposants étaient réunis dans l'espace Be Spirits, dont une hausse de 92% d'exposants internationaux.

Le salon a aussi vu défiler trois ministres, Marc Fesneau pour l’Agriculture qui a quelques dossiers tendus sur son bureau, Thomas Cazenave, le ministre du budget et Franck Riester, ministre du commerce extérieur ce qui démontre l’intérêt du gouvernement pour une filière pourvoyeuse d’emploi et qui fait rayonner la France à l’étranger avec des exportations massives. Succès encore pour le salon qui a vu passer 27 ambassadeurs dont celui des États-Unis, de l’Italie, du Portugal, du Japon, de la Chine, de l’Australie, de l’Argentine, etc.

Un beau succès qui place désormais Wine Paris & Vinexpo Paris comme un acteur majeur des salons viticoles à l’international et comme le principale concurrent du Salon Prowein à Düsseldorf en Allemagne. Le rendez-vous est donc déjà fixé pour l’an prochain, l’évènement se déroulera du 10 au 12 février 2025.

Source: McViti

À la veille de l’ouverture aux professionnels du monde entier du salon wine Paris qui se déroulera Porte de Versailles du 12 au 14 février, une étude de Hopscotch Sopexa laisse présager de bonnes perspectives pour l’ensemble des vins français à l’export. 

La Revue des vins de France dans un article paru le 08 février sur son site décrypte le dernier sondage fait auprès des professionnels à l’étranger. En cette période de morosité ambiante, il semble tout de même que les vins français dans leur ensemble ont encore de belles perspectives pour ces prochaines années. Si le marché national du vin fait grise mine, le marché international laisse encore une place de choix aux vins français. Une récente étude menée par Hopscotch Sopexa, conduite auprès d'environ 1.000 professionnels du vin dans le monde (cavistes, importateurs, grossistes, distributeurs...), a révélé les tendances de croissance dans le monde entier. Et les vins français sont, de loin, les plus cités. 

L’étude précise en premier lieu que l'origine France bénéficie de la meilleure image à l'international, pour la moitié des professionnels interrogés. Les vins français sont considérés pour "des grandes occasions", sont appréciés pour leur "constante qualité gustative" et pour leur dimension de respect sociétal et environnemental. Et malgré une estimation de croissance globale plutôt pessimiste, les professionnels anticipent que la France et l'Italie devraient le plus progresser en terme de ventes. Cela se traduit par une brillante présence des vins français dans leur porte-folio, puisqu'ils sont 88% à référencer des vins français, loin devant les vins italiens (77%) et les vins espagnols (72%). 

À l'échelle des appellations, les vins français bénéficient de la meilleure dynamique. Les professionnels estiment en effet que les appellations les plus porteuses pour les vins rouges, toutes régions du monde confondues, seront celles des régions Languedoc (top 1 avec 20% de citation), Bordeaux et Bourgogne (top 2 avec 19%) et Vallée du Rhône (top 3 avec 19%). 

Idem pour les vins blancs, comme la Vallée de la Loire qui semblent promis à un bel avenir, puisque les professionnels le hissent au top 1 des régions aux appellations les plus porteuses (25% de citation). Toujours pour les vins blancs, les régions Languedoc et Bourgogne arrivent en deuxième position, avec 21%. La troisième région est celle de Marlborough, en Nouvelle-Zélande, qui récolte 20% des préférences. 

Sur le segment des vins rosés, la Provence écrase le monde entier avec 59% de préférence. Viennent ensuite les rosés du Languedoc, plébiscités à 45% ce qui devrait rassurer la filière sur ses futures débouchées, puis les rosés italiens à 41%. Quant aux vins effervescents, l'engouement le plus fort est pour le cava espagnol (55%) et le crémant (50%), qui se positionnent devant le champagne (47%) et le prosecco (46%). La place du Champagne peut paraitre étonnante mais le facteur prix pourrait en être l’une des explications. 

La segmentation des prix est la deuxième tendance la plus citée, avec une offre plus premium en Asie et une progression de l'entrée-de-gamme en Allemagne et au Canada. L’étude de la Sopexa souligne également un nouveau phénomène, les vins désalcoolisés, sans alcool ou légers en alcool qui progressent en Allemagne, au Canada, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Du côté des cépages, il est à signaler une forte progression du chenin, du cabernet franc et du grüner veltiner. En conclusion, l’étude indique un phénomène de "premiumisassions" des vins français, avec un volume d'exportation en baisse mais une hausse du chiffre d'affaires, synonyme de l'augmentation du prix des bouteilles. 

Cette étude pourrait peut être redonner un peu le sourire à une filière qui s’inquiète pour son avenir car en France, les ventes de vins tranquilles et effervescents ne cessent de diminuer. Le chiffre d'affaires de la bière a détrôné pour la première fois le vin dans les grandes surfaces en 2022. Des régions françaises exportent déjà en masse : la Champagne, Bordeaux et la Bourgogne sont les plus prisés et représentent 70% de la valeur des expéditions françaises pour seulement 30% des volumes. Mais l’étude montre que les marchés étrangers ne sont pas insensibles à d’autres régions comme la Loire et le Languedoc dont le taux de notoriété ne cesse de progresser.

Source: McViti

Cette semaine, à l’occasion de la Saint Vincent de l'Archiconfrérie à Epernay, les représentants de l’interprofession ont dévoilé les chiffres de la filière Champagne en 2023. Un bilan en demi-teinte, qui montre tout de même la bonne résilience du champagne dans un contexte économique et géopolitique de plus en plus difficile.

Le site Terre de Vins dans un article paru ce lundi 15 janvier, nous annonce que selon les premières statistiques de l’interprofession, 298,7 millions de bouteilles ont été expédiées en 2023 contre 325,5 millions en 2022, soit un recul de 8,2 %. Une baisse impressionnante mais qu’il faut relativiser. 2022 avait été une année exceptionnelle et continuait à s’inscrire dans le phénomène de rattrapage faisant suite à la crise de la COVID. Beaucoup d’importateurs, par peur d’une éventuelle pénurie de champagne, avaient fait du stock. Comme l’a expliqué Charles Gomaere, le directeur général du Comité Champagne, dans son discours : « À un moment, il faut que les tuyaux se vident. » Naturellement, l’inflation galopante a aussi eu un effet sur le pouvoir d’achat des ménages. On notera que la baisse de volume sur le marché français et sur l’export s’établit à un niveau similaire. Mais comme l’export l’année précédente avait beaucoup progressé alors que le marché français avait déjà commencé à régresser, l’export reste supérieur en volume à ce qu’il était en 2019, année normale de référence précédant la COVID.

La bonne nouvelle c’est que le chiffre d’affaires reste relativement stable, au-dessus de 6 milliards d’euros, confirmant le phénomène de premiumisassions du champagne, laissant supposer que ce sont d’abord les cuvées d’entrée de gamme qui sont impactées par la crise, alors que les cuvées premiums qui s’adressent à une catégorie de consommateurs beaucoup moins touchés par l’inflation, continuent à se développer. Pour confirmer ou non cette analyse, il sera intéressant de comparer avec les chiffres de l’ensemble des crémants français mais aussi du cava espagnol et du prosecco italien qui sont en concurrence frontale avec les champagnes d’entré et milieu de gamme.

Pour 2024, les acteurs du secteur se veulent prudent même si compte tenu des récoltes de ces deux dernières années, le risque de pénurie n’est plus un sujet.

Toutefois, la nouvelle n’est pas bonne pour la filière viticole française qui est déjà confronté à une sensible baisse de la consommation sur les vins tranquilles avec deux régions particulièrement mal menées, le Bordelais et le Languedoc-Roussillon et ce indépendamment de la qualité des derniers millésimes produits.

Source: McViti

C’est officiel et comme attendu toujours en ce début décembre, le Château Mouton Rothschild dévoile sa nouvelle étiquette pour l’entrée sur le marché de son nouveau millésime. Pour l’heure, il s’agit de 2021 et met en avant un artiste contemporain et cette année c’est une artiste Japonaise qui vit en Allemagne que la famille Rothschild a choisi. 

Il s’agit de Chiharu Shiota qui est née le 20 mai 1972 à Kishiwada. Elle vit et travaille à Berlin depuis 1996.  Elle a étudié à l’université Seika de Kyoto de 1992 à 1996. Après un semestre d'échange à Canberra en 1993 à l'université nationale australienne, elle vient étudier à l'école des beaux-arts de Hambourg en Allemagne. De 1997 à 1999, elle étudie à la Haute École d'arts plastiques de Brunswick, puis à l'école des beaux-arts de Berlin. Insatisfaite de la condition de l'artiste au Japon, Shiota s'exile et s'installe à Berlin.

Son travail se caractérise par un mélange de performances artistiques (art performance) et d’installations spectaculaires pour lesquelles elle utilise en les accumulant de vieux objets comme des lits, des châssis de fenêtre, des chaussures ou encore des valises. Elle explore ainsi les relations entre passé et présent. À cela s’ajoute parfois une dimension onirique par le tissage de véritables toiles d’araignées complexes et impénétrables, généralement en cordelette noire, parfois aussi rouge. La simplicité des matériaux rend d’autant plus fort l’impact des œuvres. Ses principales influences sont Christian Boltanski, Annette Messager et William Kentridge. Une grande part est laissée à l'improvisation.

Pour le millésime 2021, les propriétaires du Château Mouton, Philippe Sereys de Rothschild, Camille Sereys de Rothschild et Julien de Beaumarchais de Rothschild ont donc sollicité Chiharu Shiota. Elle signe une aquarelle représentant une frêle silhouette tenant par quatre fils – représentant les quatre saisons et les émotions qui y sont liées –  ce qui pourrait être des ballons de baudruche, ou plutôt des raisins coupés. Ou un ensemble de cellules observées au microscope. Le rouge domine l'œuvre, sanguin, translucide, comme le vin qui sort des cuves.

« Dans sa création, l’homme est une silhouette fragile face à une nature rutilante, généreuse, explique Chiharu Shiota. Il n’est pas au centre de l’attention. Il apparaît petit par rapport à l’environnement. C’est comme si cette silhouette s’accrochait à cet équilibre entre la nature et les hommes. Si elle les tient trop fort, les fils risqueraient de casser, mais si elle ne les tient pas assez fort, le nuage s’envolera et la connexion sera rompue». De son côté, Julien de Beaumarchais évoque «le réalisme métaphorique» de l’œuvre et parle «d’un vigneron tenant d’une main ferme une fabuleuse grappe».

Pour rappel, la folle histoire autour des étiquettes de Mouton a débuté en 1924, à l’occasion de la première mise en bouteille au Château. Une étiquette spécifique est réalisée pour l’évènement par l’affichiste Jean Carlu. Cette étiquette est, depuis 1994, sur les bouteilles du vin Petit Mouton.

Par la suite, c’est en 1945 que l’histoire, voire le rite, s’installe. Le baron Philippe de Rothschild décide, avec le succès des Alliés sur l’Allemagne mettant fin au second conflit mondial du XXème siècle, de le célébrer en illustrant l’étiquette de Mouton Rothschild d’un V de la Victoire. Elle est dessinée par Philippe Jullian. Depuis, chaque année, divers artistes réalisent les étiquettes du Château et certaines ne manquent pas d’originalité et peuvent dérouter parfois les consommateurs traditionalistes. En revanche, elles font le bonheur des collectionneurs à travers le monde.

Il est à noter que les auteurs ne sont pas rémunérés pour leur œuvre. Ils reçoivent par contre des bouteilles de deux millésimes différents, dont celui qu’ils illustrent. Gageons, que celle-ci par son originalité fasse parler pas mal d’elle.

Source: McViti

mercredi, 22 novembre 2023 09:33

Hospices de Beaune : une pause dans la hausse

Depuis 2018, quelle que soit la qualité du millésime et/ou les volumes, la vente des hospices de Beaune battait tous les records. La pièce de charité en était un exemple. 2023 montre une pause, légère toutefois.

Le dimanche 19 novembre, à l’issu de la vente de charité des vins des hospices, la dépêche de l’Agence France Presse (AFP) tombait, pas de record. À sa course effrénée à une inflation gigantesque depuis 2018, malgré le parrainage de l’acteur culte Thierry Lhermitte, venu pousser les enchères face aux plus grands acheteurs du monde entier. Le talent d’orateur et l’humour de Thierry Lhermitte, l’acteur du film fétiche « Les Bronzés », épaulé par l’autre parrain de la vente, Michel Cymes, médecin animateur d’émissions de santé du petit écran, n’ont pas suffi à booster les enchères du lot vedette, adjugé pour « seulement » 350 000 euros (hors frais), soit 1 215 euros la bouteille.

Comme il est de tradition, les enchères avaient réservé une pièce (comme on appelle un fût en Bourgogne) pour une cause particulière. L’an dernier, ce fût, alors réservé à la cause des enfants, avait été adjugé 810 000 euros, soit plus de 2 800 euros la bouteille.

Pour cette 163e édition, c’est au « bien vieillir » que revenait le bénéfice de ce fût d’exception, tant par le contenu (un Mazis-Chambertin Grand Cru) que par le contenant : la « pièce » a été façonnée dans un chêne de 220 ans ayant servi à la reconstruction de la flèche de Notre-Dame de Paris. Le produit de cette « pièce de charité » ou « pièce des présidents », sera ainsi versé à deux associations : la Fondation pour la recherche médicale (FRM, parrainée par Thierry Lhermitte) et l’Initiative pour la recherche sur la longévité en bonne santé (IRLB, soutenue par Michel Cymes).

Une fois la pièce écoulée, les enchères se sont poursuivies à un rythme effréné, les plaquettes numérotées se levant dans la foule des quelque 800 acheteurs d’Europe, d’Amérique et de plus en plus d’Asie, dans l’espoir de mettre la main sur un prestigieux Pommard, Corton ou autre Meursault. « 10 000, 14 000, 18 000… », les chiffres vertigineux défilent dans la bouche de la commissaire, sous les Halles de la « capitale » des vins de Bourgogne, Beaune (Côte d'Or), face à l’Hôtel-Dieu médiéval aux tuiles vernissées, berceau des Hospices nées en 1443, rappelant la succession de records connus ces dernières années par la plus ancienne enchère caritative de vins au monde, née en 1849. Tradition oblige vente animée principalement par les acteurs locaux comme la Maison Albert Bichot, toujours leader dans les enchères.

De 2018 à 2022, le prix moyen d’une « pièce » a plus que doublé, passant de 16 849 à 35 980 euros. Ce qui est présenté n’est pourtant qu’un vin primeur, qui sort donc tout juste des vendanges. Au prix adjugé, il faut ajouter les commissions d’enchères, mais aussi le coût de l’élevage en fût, d’un à deux ans, puis de sa mise en bouteille. Cela ne freine pas une demande sans cesse en hausse : en 2022, la vente avait engrangé près de 29 millions d’euros, plus du double du record de 2018 (14 millions). « Le vin de Bourgogne, malgré le prix, est toujours au top, c’est le meilleur du monde ! », assure Cikuni Taneyama, un Japonais qui en est à ses 5e enchères à Beaune.

Le millésime 2023, s’il est généreux, a fourni moins de fûts qu’en 2022 – 753 contre 817 – ce qui semblait rendre difficile un nouveau record de recette totale. « La récolte était très généreuse, mais nous avons trié de manière très drastique, car tous les raisins n’étaient pas propices », a expliqué Ludivine Griveau, régisseuse du domaine viticole des Hospices, qui couvre 60 hectares. Le nombre moins important de lots aurait pu cependant encore le prix moyen de la pièce, sous le vif enthousiasme des amateurs, d’autant plus difficile à réfréner qu’il s’agit d’une bonne cause. « On vient autant pour les vins que pour la charité », assure le Chinois David Hu.

Les recettes engendrées sont en effet destinées à la conservation du patrimoine tel que l’Hôtel-Dieu médiéval de Beaune, mais aussi à la modernisation de l’équipement des quatre hôpitaux et six Ehpad que comptent les Hospices, soit un millier de lits.

L’institut ne reçoit aucune aide de l’État pour ces dépenses, entièrement financées par les vignes confiées en legs et dons à l’établissement depuis sa fondation en 1443.

Source : McViti

C’est le 19 novembre prochain que se déroulera la célèbre vente aux enchères des vins des Hospices de Beaune : vendanges, nombre de pièces, parrain... Tous les détails à connaitre.

Le 19 novembre prochain, les Hospices de Beaune organiseront, avec la maison d’enchères Sotheby’s, la 163e édition de la célèbre vente aux enchères des vins issus de leur domaine viticole. D’une superficie de 60 hectares, le domaine des Hospices de Beaune, en troisième et dernière année de conversion bio, proposera aux enchères 753 pièces (574 de vin rouge, 179 de vin blanc) qui serviront à financer des investissements majeurs au profit de l’hôpital de la ville éponyme. En 2022, année exceptionnel tant en qualité qu’en quantité, les Hospices avaient présenté  182 pièces de blanc et 620 pièces de rouges soit 802 pièces de 228 litres.

Ludivine Griveau, régisseur du domaine viticole des Hospices de Beaune, a évoqué  le profil particulier de ce millésime qui a réservé quelques surprises et engendrés quelques besoin d’adaptation : « Ce millésime 2023 a démarré avec un hiver extrêmement doux et peu de pluie, donc avec un déficit hydrique avéré jusqu’en février. Ce contexte s’est inversé au printemps et la vigne n’a jamais manqué d’eau grâce aux sols argilocalcaire qui captent et mettent l’eau en réserve. Les épisodes qui ont suivi n’ont été que des épisodes orageux avec des impacts importants notamment le 11 juillet sur une zone assez étroite ce qui a sauvé le vignoble de la catastrophe. Ensuite les choses ont été assez calmes jusqu’à cette canicule de septembre que je qualifierais d’aléa climatique.

Par conséquent, tous ces éléments climatiques ont fait que nos décisions dans les vignes n’ont pas été linéaires. Très rapidement, la quantité nous faisait penser à une récolte proche de 2022 mais l’hétérogénéité des pluies, des situations hydriques, du contexte climatique ont fait que la pousse de la vigne a été irrégulière au sein d’une même parcelle ou d’une parcelle à une autre. Il faut donc souligner 2023 pour son côté très hétérogène.

Cette récolte 2023, qui a démarré le 6 septembre à Pouilly-Fuissé pour se terminer le 19 septembre à Saint Romain et Monthelie, a subi un tri scrupuleux dans les vignes comme au chai pour un résultat qualitatif à la hauteur des exigences du domaine. L’axe a été résolument porté sur la qualité plutôt que la quantité. Actuellement, la vinification se présente très bien, les blancs fermentent de façon efficace avec un débourbage assez sévère pour enlever les lies qui n’étaient pas suffisamment qualitatives. Les jus sont assez clairs et fermentent comme d’habitude en fûts sur la base d’une vendange entière et non foulée.

Les blancs pourraient se qualifier par une très belle pureté aromatique, une jolie matière, assez voluptueux en bouche, avec des niveaux d’acidité corrects. Les rouges 100% égrappés donnent déjà de jolies couleurs et une belle richesse polyphénolique. Ils sont en cuves pour 2 à 3 semaines de macération, ils semblent ronds et fruités, les tannins issus des pépins et des peaux seront vraisemblablement soyeux et ronds. Déjà, les odeurs de fruits rouges embaument la cuverie », conclut-elle.

Concernant la fameuse pièce de charité, dite Pièce des Présidents, elle sera cette année un fût de Mazis-Chambertin, grand cru de la Côte de Nuits. Le fût, confectionné par la Tonnellerie Cadus, a été élaboré à partir du bois d’un chêne bicentenaire ayant également servi à la restauration de la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Tout un symbole !

La Pièce des Présidents sera vendue au profit de la Fondation pour la recherche médicale (FRM) et l’Initiative de recherche pour une longévité en bonne santé (IRLB), deux associations qui luttent pour le "bien vieillir", la cause soutenue cette année par les Hospices de Beaune. C’est d’ailleurs le parrain de la FRM, l’acteur Thierry Lhermitte, qui parrainera cette édition. "En tant que parrain de la FRM, j'ai eu l'occasion à de nombreuses reprises de rencontrer des chercheurs et des médecins qui m'ont confié à quel point les maladies neurodégénératives constituent un des plus grands défis médicaux actuels. En soutenant cette cause, la 163e vente des vins des Hospices civils de Beaune a le potentiel de compléter cet appel à projets de manière décisive. Et investir dans la vie, qu’y a-t-il de plus précieux ? », déclare le comédien âgé aujourd’hui de 70 ans.

Tous les professionnels du secteur seront sur la ligne pour enchérir le 19 novembre. Rappelons que depuis de longues années, c’est la Maison Beaunoise  Albert Bichot qui est la principale acheteuse et animatrice de la vente. Chaque année, des nouveaux records ont été battus. La notoriété de la vente des Hospices de Beaune est à son zénith. Malgré les crises internationales successives en tous genres, les prix ne cessent de monter. Les experts espèrent encore cette année une nouvelle vente historique, réponde tard dans la soirée du dimanche 19 novembre à la clôture des enchères. Enchères qui seront à suivre en direct sur le site internet des Hospices de Beaune.  

Source : McViti

Les transactions des domaines viticoles s’enchaînent,  dans l’Hexagone et c’est l’appellation Sauternes qui fait l’actualité ces derniers jours.

L’Agence France Presse (AFP), ce jeudi 2 novembre, reprend le communiqué de presse du groupe Suisse Lalique et annonce la reprise d’un Château phare de l’appellation Sauternes, le Château  Lafaurie-Peyraguey

Le groupe suisse, déjà propriétaire de l'hôtel-restaurant du domaine, va acquérir ces parts auprès de son PDG, l'homme d'affaires Silvio Denz, qui avait acquis le domaine Château Lafaurie-Peyraguey en 2014.

Une fois n’est pas coutume dans l’annonce de telles transactions, le montant est communiqué et il n’est pas anecdotique : 18 millions d'euros. L'acquisition sera financée par une augmentation de capital qui sera finalisée mi-décembre "au plus tard", indique le groupe suisse. Il aura pour effet d'augmenter la participation de M. Denz dans le groupe Lalique, 53,03%, contre 50,10% actuellement.

En 2021, le groupe suisse, dont les activités englobent les objets en cristal, la parfumerie ainsi que l'hôtellerie et la restauration, avait racheté l'hôtel cinq étoiles et le restaurant de ce domaine auprès de M. Denz et de la société d'investissement suisse Centinox Holding.

Avec l'acquisition du domaine viticole, il entend "développer les synergies avec les secteurs d'activité cristal et hôtellerie", "comme il l'a fait avec la distillerie de whisky écossais The Glenturret", précise le communiqué de l’AFP. En 2019, le groupe avait acquis 50% de cette distillerie fondée en 1775 et y a ouvert un restaurant qui a obtenu une étoile au guide Michelin et une boutique où sont présentés ses objets en cristal. Le groupe compte également y lancer prochainement une marque de gin.

Fondé en 1618, le domaine Château Lafaurie-Peyraguey s'étend sur 47 hectares, dont 30 hectares de vignes. Situé près du Château d'Yquem (propriété du groupe LVMH), ce prestigieux domaine produit un Premier Grand Cru Classé en 1855 reconnue à l’international.

L'an passé, ses ventes de vins ont généré 1,4 million d'euros de recettes et enregistré un résultat d'exploitation proche du seuil de rentabilité, détaille le groupe suisse dans le communiqué.

Le milliardaire suisse Michael Pieper, qui a fait fortune avec la marque d'équipements de cuisine Franke, avait acquis 25% des parts du domaine auprès de Silvio Denz en 2016 et conservera ses intérêts dans la propriété, précise le communiqué.

Silvio Denz, qui a fait fortune dans les parfums, avait racheté en 2008 la cristallerie fondée en 1888 par l'artiste et maître verrier René Lalique, pour la redresser. Il avait alors renommé son entreprise Lalique Group, du nom de cette cristallerie connue pour ses bijoux, vases et flacons de parfums. Il est propriétaire de deux domaines dans les vignobles de Saint-Emilion au travers du groupe Lalique qui est propriétaire de Château Faugères et Château Péby-Faugères, deux Grands Crus Classés.

Les vins de Sauternes souffrent commercialement tant en France qu’à l’export, mais à la vue de la transaction en cours, le prestige de ce vignoble produisant les plus grands liquoreux au monde,  semble rester un bon investissement pour les groupes de luxe.

Source : McViti

L'exportation de vins de Bourgogne se porte bien : il reste à des niveaux record en ce premier semestre de 2023 mais « le contexte international doit inciter à la prudence », a indiqué ce mercredi 10 octobre l’interprofession.

Les Bourguignons gardent le sourire, après avoir établi un record absolu en 2022, avec un chiffre d'affaires de 1,5 milliard d'euros (+13% par rapport à 2021), le niveau d'exportation reste, au premier semestre 2023, "parmi les plus élevés de ces 30 dernières années", avec 43 millions de bouteilles vendues à l'étranger, a précisé le BIVB (Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne) dans un communiqué et repris par l’AFP (Agence France Presse).

L'export, qui représente environ la moitié des ventes de bourgogne, a reculé de 7% en volume mais a progressé de 5,5% en valeur sur les six premiers mois de cette année, par rapport à la période équivalente de 2022. Le chiffre d'affaires semestriel a ainsi dépassé le seuil des 750 millions d'euros (environ 752,7 M EUR). Malgré leur léger recul par rapport au premier semestre 2022, les volumes exportés restent supérieurs à ceux de la période avant COVID, avec une hausse de 5,3 % sur les six premiers mois de 2019.

La Bourgogne reste ainsi "le vignoble d'AOC français qui résiste le mieux par rapport à 2019", selon le BIVB, qui rappelle que les exportations de vins français d'AOC baissent plus fortement que les bourgognes en volume (-8,3% par rapport au premier semestre 2022) et augmentent moins en chiffre d'affaires (+3,5%). "La seconde partie de l'année 2023 reste à surveiller, le contexte international, aussi bien au niveau économique qu'au niveau des échanges, ne s'améliorant pas", avertit cependant l’Interprofession.

En France, l'incertitude économique liée à la sortie de la COVID, au contexte international et à l’inflation a contraint les consommateurs à des arbitrages, ce qui a plombé les ventes, en particulier dans la grande distribution, avec un recul de 13% en volume sur les huit premiers mois par rapport à la période équivalente de 2022.

Autre point de satisfaction, la récolte Bourguignonne 2022, très généreuse avec 1,75 million d'hectolitres, soit un peu plus de 233 millions de bouteilles, a "partiellement reconstitué le stock", très affaibli après l'année 2021 sévèrement amputée par le gel tardif et la grêle. Cependant la récolte moyenne sur cinq ans "reste inférieure à 1,5 million d'hectolitres (environ 190 millions de bouteilles)". En conséquence, le stock à la propriété, fin juillet 2023, restait encore bien en deçà de la moyenne quinquennale, souligne le BIVB.

Concernant les vendanges 2023, le BIVB n’a pas encore donné  de chiffre mais selon les premières déclarations de récolte, elles devraient être au moins aussi généreuses qu'en 2022, permettant ainsi de continuer à reconstituer les stocks. Reste à savoir si les prix vont encore augmenter et si le consommateur est toujours prêt à suivre ?

Source : McViti

Trois fraudeurs ont été appréhendés en France dans le cadre d’une escroquerie qui a vu un marchand de vin parisien se faire arnaquer 18 bouteilles du célèbre Petrus et deux bouteilles de Champagne dont la marque n’a pas été révélée, d’une valeur de 95 000 € à l’aide de faux billets de banque.

Les suspects, qui seraient d’origine serbe, ont commencé l’escroquerie en février dernier lorsque l’un d’entre eux, se faisant passer pour l’intermédiaire d’un riche couple russe désireux de compléter leur collection de très grands vins français, a contacté un négociant en vin à Paris. L’intermédiaire a manifesté son intérêt pour l’achat de bouteilles du très convoité Petrus, l’un des plus célèbres domaines bordelais de Pomerol, et a demandé le millésime exceptionnel 2000.

Réputée pour sa qualité, chaque bouteille de ce millésime particulier peut atteindre des prix supérieurs à 4 000 €.

Le commerçant, qui n’a pas été identifié par les médias, a déclaré qu’au départ, la commande était de 12 bouteilles, mais qu’elle a ensuite été portée à 18, ainsi que deux bouteilles de champagne.

Assuré par l’expertise supposée de l’intermédiaire, le négociant s’est procuré les vins en prévision d’une vente lucrative. Leur échange a eu lieu dans un bistrot parisien haut de gamme, où le commerçant a remis les bouteilles, s’attendant à un sac rempli de 95 000 €. Cependant, il a rapidement découvert que l’argent était contrefait, et au moment où il s’en est rendu compte, les bouteilles étaient déjà emportées.

Dans une tentative désespérée, le caviste a raconté : « Je suis sorti de la voiture et j’ai couru comme un âne sur la route pour trouver mes bouteilles. »

L’incident s’inscrit dans une tendance inquiétante, les autorités française et de l’Union Européenne alertant les commerçants d’une augmentation de ces « offres d’achat sous le manteau ». Dans ces escroqueries, les auteurs utilisent de la fausse monnaie pour acheter des articles de luxe, capitalisant sur le désir des vendeurs de contourner les taxes en préférant vendre sur le marché parallèle. Moralité, qui paye ses impôts, s’enrichit..

Le trio arrêté sera jugé le mois prochain. À l’heure actuelle, les bouteilles recherchées sont toujours introuvables.

Source: McViti

Comme chaque année au mois d’août, le ministère de l'Agriculture a dévoilé les premières estimations des vendanges 2023, sous réserve que les dégâts causés par le mildiou à Bordeaux et les orages de grêles de fin aout sur l’hexagone ne perturbent pas trop ces estimations

Mais la France semble s’en sortir mieux que ses voisins Européens. : -14% de vendanges pour l'Italie, -12% pour l'Espagne en 2023. Sur les trois principaux pays producteurs du Sud de l’Europe, seul le Portugal s’attend à une augmentation de ses volumes cette année, l’Italie et l’Espagne annonçant des quantités en baisse dues aux aléas climatiques, la sécheresse en particulier.

Les vendanges 2023 en France sont attendues «au niveau de la moyenne» de celles des années précédentes, selon une estimation publiée par le ministère de l'Agriculture et reprise par une dépêche de l’Agence France Presse (AFP). Optimisme tempérée par l'«incertitude» provoquées par la maladie du mildiou qui a infecté les vignes du bordelais. «La production viticole se situerait en 2023 entre 44 et 47 millions d'hectolitres, au niveau de la moyenne» des années 2018 à 2022, rapporte le service statistique du ministère, Agreste. Ces prévisions de récolte «sont provisoires au regard de l'incertitude entourant les conséquences des attaques de mildiou dans les vignobles du Bordelais et du Sud-Ouest», précise le service.

D'autant que les premiers coups de sécateur viennent à peine d'être donnés – la semaine dernière dans des vignes de Fitou, dans le sud de la France – et que la vendange s'étalera jusqu'au début du mois de novembre pour les liquoreux comme les vins de Sauternes. En dehors du Sud-Ouest et du Languedoc-Roussillon, où «sévit une sécheresse persistante», «la situation dans les autres vignobles reste globalement favorable, les sols ayant été rechargés en eau dans la plupart des bassins», selon la note de conjoncture.

Rappelons que, dans le trio de tête des producteurs mondiaux de vin avec l'Espagne et l'Italie, la France avait produit plus de 46 millions d'hectolitres de vin en 2022 en dépit de la sécheresse exceptionnelle de l'été.

Cette année, la situation est particulièrement tendue à Bordeaux, qui a déjà fait face à une crise de surproduction, menant à un programme d'arrachage cofinancé par l’Europe, l’État et la Région Aquitaine. Et pour cause, près de 10 000 ha de vignes (sur 110 000) sont candidats à l'arrachage, après les vendanges, pour réguler l'offre et redresser les prix. En parallèle, des «précipitations fréquentes associées à des températures élevées» au printemps ont favorisé le développement du mildiou, une grave maladie de la vigne causée par le développement d'une algue parasite s’attaquant aux parties vertes du végétal. Les conséquences de cette maladie sont telles que les feuilles des vignes se couvrent de tâches et flétrissent, les grappes se dessèchent jusqu'à mourir. La violence de l’attaque fut telle que les vignerons ont eu du mal à mener une politique de traitement efficace. Pourtant une belle vendange s'annonçait à l'origine, mais «le mildiou a fortement [affecté] la récolte, c'est sûr», a déclaré le directeur de la communication du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), Christophe Château. Les dégâts sont encore impossibles à évaluer : le mildiou ne sévira pas davantage, mais le vignoble peut encore souffrir des intempéries d'ici le début des vendanges. Celles-ci sont attendues début septembre pour le sauvignon blanc et mi-septembre pour le merlot, représentant environ 60% des surfaces, selon le porte-parole des vins de Bordeaux. Outre le mildiou, d'autres maladies de la vigne (oïdium, botrytis) «occasionnent des pertes importantes pouvant atteindre jusqu'à 30% en moyenne» dans les bassins de production du Sud-Ouest.

Pour le Languedoc-Roussillon, les vendanges débutent un peu avant le 15 aout dans les Pyrénées-Orientales, du côté de Rivesaltes et Calce. Julien Thiery, chef de service viticulture de la chambre locale d'agriculture, s'attend à une récolte «historiquement faible» dans le département, autour de 400 000 hectolitres (contre 569 000 en 2022 et 756 000 en 2013) à cause de la sécheresse. Malgré tout, à l'échelle du Languedoc-Roussillon, qui comprend aussi l'Aude, le Gard et l'Hérault, «la production devrait ne pas trop s'éloigner de la moyenne» des cinq dernières années, relève le service statistiques Agreste.

Plus au nord, en Alsace, les vendanges débuteront dès le mercredi 23 août pour les crémants d'Alsace puis le 4 septembre pour les vins tranquilles, avec un beau millésime en perspective.

En Champagne, «les grappes sont bien fournies» et les maladies «contenues». La Bourgogne a été affectée par des épisodes de grêle, mais les dégâts sont restés marginaux : «Le potentiel est prometteur, avec des grappes en nombre, malgré parfois la pression du mildiou», note Agreste.

En Corse, «si les conditions météorologiques restent clémentes, on pourrait avoir un très joli millésime en quantité satisfaisante», observe Nathalie Uscidda, directrice générale du centre de recherche viti-vinicole insulaire de l'île (CRVI).

À un millier de kilomètres de là, en Loire-Atlantique, «ce devrait être une belle récolte, un beau volume», estime aussi Gwenaël Barré, qui produit notamment du muscadet à Monnières. Toutefois, «on reste toujours prudent tant que la récolte n'est pas dans les caves : un orage, de la grêle, il peut toujours y avoir une catastrophe.» Chez lui, les vendanges sont attendues «tout début septembre» alors qu'elles avaient débuté fin août l'an dernier : le changement climatique a habitué les vignerons à des vendanges de plus en plus précoces.

Enfin, pour les Côtes du Rhône, c’est un jolie millésime tant en qualité qu’en quantité qui est attendu même si ponctuellement les orages en juillet ont fait de gros dégâts localisés.

Un rapport du ministère de l’agriculture plutôt encourageant mais les mois de septembre et octobre seront déterminant pour s’assurer tant des volumes que de la qualité. L’évolution de la météo va être suivie de près par les professionnels.

Source : McViti

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