lundi 15 octobre 2018
Chroniques d'Emmanuel de Vaucelles
Emmanuel de Vaucelles

Emmanuel de Vaucelles

Âgé de 45 ans, ingénieur agricole, diplômé de l’IHEDREA (Institut des Hautes Etudes de Droit Rural et d’Economie Agricole en 1995), j’ai poursuivi mes études par un master de Gestion, Droit et Marketing du secteur Vitivinicole et des Eaux de Vie dépendant l’Université de Paris 10 Nanterre et de l’OIV (Organisation Internationale de la Vigne et du Vin - 1997). Lire la suite...

Laurence Rigal, propriétaire du Château du Grand Caumont dans les Corbières, arrivera au Québec le lundi 15 octobre pour la présentation des nouveaux millésimes de ses deux cuvées phares présentes à la Société des alcools du Québec (SAQ), dont la célèbre cuvée Impatience. Nous l’avons rencontrée avant son départ, à l’occasion des vendanges.

C’est chez elle, au Château du Grand Caumont, que nous avons rencontré Laurence. Elle a accepté de répondre à nos questions tandis que les vendanges battaient leur plein. À la tête de l’affaire familiale depuis 2003, Laurence à succédé à sa mère Françoise, qui au cours des années 80 et 90, a su moderniser ce vignoble d’une centaine d’hectares pour en faire aujourd’hui un des plus beau fleurons du Languedoc.

McViti : Comment se passent les vendanges en ce début d’automne 2018?

Laurence Rigal : Nous sommes ravis! Nous sommes encore loin d’avoir fini mais pour le moment, tout se présente pour le mieux. Nous avons enfin le volume et la qualité, avec en particulier de très belles Syrah. Les pluies de ce printemps ont fait beaucoup de bien et nous ont permis de traverser l’été sans encombres.

McViti : Vous dites « enfin le volume » pourquoi?

LR : Ces dernières années nous avons eu de la chance, nous avons toujours eu une belle qualité, soit parce que le millésime s'y prêtait, soit parce que nous avons pratiqué une politique de tri importante. Mais contrairement à 2018, le climat ne nous a pas beaucoup aidé les années précédentes, le gel et la sécheresse ayant fortement impacté les rendements. En revanche, sur un plan qualitatif, nous gardons une belle homogénéité d’une année à l’autre.

McViti : Beaucoup de vos collègues ont été touchés par le mildiou; et vous?

LR : En effet, la région a été touchée durant la fin du printemps et l’été par le mildiou. Il a fallu traiter mais avec discernement. À Caumont, nous souhaitons avoir une démarche de traitement raisonné, n’intervenir que lorsque c’est utile, éviter trop de passages pour ne pas écraser les sols avec les tracteurs et éviter de surdoser. C’est un travail de précision, exigeant mais fondamental, dans un souci de protection de l’environnement, auquel je suis particulièrement attachée. La satisfaction est là, le travail a été bien fait, nous avons des raisins sains annonçant un millésime très prometteur.

McViti : Avez-vous encore beaucoup de parcelles à vendanger?

LR : Oui, il nous reste en particulier tous les Carignan. Ce cépage est très important pour nous; les vieux Carignan en particulier rentrent dans nos meilleurs cuvées, dont l’Impatience et notre dernier bébé, le Capus Monti. Là encore, il faut être précis, l’avantage des vendanges à la main comme nous le faisons encore sur la propriété est que cela nous permet de faire un tri rigoureux.

McViti : Le Capus Monti, qu’est-ce qu’il a en plus?

LR : Cette cuvée se veut la cuvée emblématique du domaine. Nous y apportons un soin tout particulier, tant sur le parcellaire que pour la partie vinification. Je me suis entourée de conseils de grands professionnels pour son élaboration. Ma grande satisfaction est que dès la première présentation au Guide Hachette, nous avons eu une récompense et un superbe commentaire. Le chemin est tracé.

McViti : Vous arrivez au Québec dans quelques jours, qu’en attendez-vous?

LR : Grâce au travail effectué depuis plus de 25 ans avec la maison Dandurand, nous avons une belle notoriété. Mais la SAQ est un marché particulièrement compétitif et il ne faut pas s’endormir sur ses lauriers. C’est un éternel travail de remise en cause pour essayer de toujours progresser. Il s’agit cette année de continuer notre croissance au Québec et j’ai également beaucoup d’espoir dans d’autres provinces du Canada, où nous sommes aussi présents.

McViti : Vous venez deux fois par an Canada, est-ce dire que vous appréciez particulièrement ce pays?

LR : Absolument, comme je vous l’avais déjà dit en septembre dernier, j’adore le Québec! Les gens sont d'une grande gentillesse et plein de joie de vivre et le pays est d’une rare beauté. Je viens deux fois par an mais si je le pouvais, je multiplierais mes voyages ici. J’espère prochainement pouvoir venir en voyage de découverte avec mes filles pour qu’elles aussi puissent découvrir toutes les belles choses qu'on peut y trouver.

Source: McViti

Le nouveau Classement Wine Searcher du site néo-zélandais spécialisé sur le vin est arrivé début août : peu de changements sur l’ordre mais pas mal sur les prix et une nouvelle arrivée qui fait du bruit. 

Wine Searcher, comment ça marche ? 

Dans son article du 9 août 2018, le site Vitisphère.fr rappelle les règles qu’utilise les néo-zélandais pour déterminer leur classement : « Ce top 50 est un instantané du marché international à la vente. Les prix moyens indiqués sont calculés à partir de bases de données de cavistes, distributeurs et grossistes répertoriées par Wine Searcher (prix tout millésime confondu et ramené à 75 cl). Pour assurer la représentativité des lots retenus, la plateforme néozélandaise ne prend en compte que les cuvées référencées au moins cinq fois à la vente sur quatre millésimes différents. Dont deux produits sur la dernière décennie. Les cuvées du défunt Henri Jayer sont ainsi mises hors-jeu malgré une vente record organisée par Baghera Win en juin dernier à Genève. Actuellement, Wine Searcher recense les tableaux de prix de 91 124 metteurs en marchés dans le monde. » Rappelons qu’en 2016, la base de données comptait 68 583 intervenants. 

Liber Pater : le nouveau troublion 

Ce jeune château bordelais vient de faire une entrée remarquée dans le classement des cinquante vins les plus chers du monde, établi par le magazine néo-zélandais Wine searcher. Les vins du domaine Liber Pater, situé à Landiras, dans les Graves et même pas en appellation Pessac-Léognan, fait son apparition à la dix-septième place. Selon l’étude, chaque bouteille Liber Pater est vendue en moyenne 3 756 €.

C’est encore loin du leader incontesté de ce classement, la romanée conti grand cru (16 447 €). Mais c’est plus que toutes les autres prestigieuses appellations bordelaises. Petrus, à Pomerol, deuxième château de la Gironde à figurer dans ce classement, n’arrive qu’en vingt-huitième position (2 760 €).

Ouest-France.fr dans un article paru le 21 août 2018 et qui commente ce résultat, indique que les vins de Liber Pater ont été conçus par Loïc et Alona Pasquet qui se sont installés sur ce domaine de trois hectares en 2005. Leur idée consiste à produire des vins tels qu’ils existaient dans le vignoble bordelais avant la crise du phylloxera, dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Des vins aux goûts proches de ceux qui étaient produits au moment du fameux classement des vins du Médoc, en 1855. « On a perdu le goût de ces grands vins fins. Les vins que nous produisons sur notre domaine ont davantage d’arômes de fleurs que de fruits rouges. Avec les greffes, on a perdu ce goût floral », insiste Loïc Pasquet à Ouest-France. 

Une irrémédiable évolution du classement 

Vitisphère.fr, toujours dans son article du 9 août 2018, souline qu’avec un prix de vente moyen de 16 270 euros la bouteille, en croissance de 25% sur un an, la Romanée-Conti du domaine éponyme conforte son titre de vin le plus cher au monde du classement. La DRC compte 7 de ses 8 références laissant dubitatif son propriétaire Aubert de Villaine qui sinquiète de ces hausses continues. Prenant la deuxième place du podium, avec son Musigny Grand Cru (11 970 €/col, +86 %), le domaine Leroy classe le plus de vins, avec 12 références. Notons aussi la progression du Chambertin du Domaine Dujac qui progresse de 21 places.

La Bourgogne continue de régner sans partage sur ce top 50 avec les deux-tiers de ces flacons les plus chers. La raison en est, entre autre, que l’offre est limitée en volume et que la demande asiatique en particulier est très forte et ne cesse de croître tandis que le reste des marchés est toujours très actif.

Vtisphère, dans son analyse, remarque que tombant à la troisième place, le Riesling Trockenbeerenauslese du vigneron mosellan Egon Muller (10 190 €/col, +13 %) témoigne d’un ralentissement, voire d’une décote, pour les grands vins allemands par rapport à leurs homologues bourguignons. La plus forte dégringolade de ce top 50 est celle du Rüdesheimer Berg Rottland Riesling Trockenbeerenauslese du domaine allemand Staatsweingut Kloster Eberbach, qui a perdu 26 places en un an (2 160 €/col, -30 %).

Le classement est donc, à quelques exceptions près, assez proche des années précédentes, mais le constat est que les prix montent et montent encore. Jusqu’où les collectionneurs seront-ils près à aller ? Les chiffres 2019 sont donc attendus pour l’été prochain avec impatience. Mais à ces prix-là qui osera déboucher ces cols d’exceptions ?

Consultez la liste complète de Wine Searcher

Source: McViti

Si les vendanges ont déjà commencé ce vendredi 10 août en Italie à grand renfort de communiqués de presse, la France a elle aussi sorti les sécateurs.

En Italie, le coup d'envoi a été donné dans la province de Brescia, au nord de la péninsule, où les vendanges débutent traditionnellement avec la récolte de deux cépages français, le pinot noir et le chardonnay, pour la production de Spumante.

Pour l’Hexagone, c’est à Fitou, dans l'Aude, que le bal des vendanges a été ouvert, ce mardi 7 août, avec les petits grains ronds de Muscat à la saveur acidulée. « Ils sont habituellement récoltés très tôt sur ces terres baignées de soleil », explique à l'AFP Laurent Maynadier, un vigneron de l'appellation.

À part l’Alsace et la Champagne qui ont annoncé dès maintenant des vendanges précoces, toutes les dates pour les autres régions ne sont pas encore communiquées.

Cependant, Patrice du Jeu, du Domaine Les Héritiers Saint Génys en Bourgogne (Côtes Chalonnaises et Côte d’or), nous confiait que pour les blancs, le démarrage pourrait avoir lieu fin août. Pour le Languedoc, Laurence Rigal, du Château du Grand Caumont en Corbières, estime que pour les rouges, la date de démarrage ne devrait pas être avancée. Dans le Haut-Médoc, à Château Escot, Bruno Rouy ne pense pas vendanger avant le 21 septembre. À suivre, donc.

Selon l'Agreste, l'organisme statistique du ministère français de l'Agriculture, la production française devrait atteindre entre 46 et 48 millions d'hectolitres, en augmentation de 27% par rapport à 2017, année particulièrement basse. Cette statistique a été jugée trop précoce par certains professionnels du secteur qui estime qu’il est difficile, dès fin juillet, de faire un pronostique fiable, d’autant que cette année les orages de grêles et le mildiou n’ont sans doute pas fini de faire des dégâts. Agreste, en réponse à ces critiques, a fait savoir sur le site Vitisphère qu’en 18 ans, la marge d’erreur était en moyenne de 3%.

Concernant la qualité, le ministre français de l'Agriculture, Stéphane Travert, a confirmé à l'AFP que la production viticole attendue était "en augmentation par rapport à la moyenne" et que surtout "la qualité devrait être au rendez-vous". Il a plu au printemps, permettant à la vigne de ne pas souffrir aujourd'hui malgré les fortes chaleurs de juillet et août. Un optimisme prudent est donc à ce jour la position du ministère.

L'an dernier, année historiquement basse en Europe, l'Italie était restée le premier producteur mondial avec 40 millions d’hectolitres, devant la France (36,9 millions d'hectolitres) et l'Espagne (36,8 millions). Si pour 2018, les Espagnols n’ont pas dévoilé encore leur estimation pour la prochaine vendange, l’administration Italienne annonce une récolte en augmentation de 10 à 20% par rapport à celle de 2017, pour atteindre au mieux 47 millions d'hectolitres de vin. La France, avec une estimation entre 46 et 48 millions, relance le traditionnel défi pour devenir le producteur numéro un mondial, avec a priori un nouveau tête-à-tête entre l'Italie et la France.

Le résultat définitif devrait être connu vers la fin novembre ou début décembre. Suspens insoutenable digne d’une finale entre John McEnroe et Bjorn Borg…

Source: McViti

mercredi, 25 juillet 2018 08:59

Axa Millésimes investit en Californie

La filiale du groupe d’assurance Axa, Axa Millésimes, diversifie son portefeuille de propriétés en s’aventurant en Californie, avec la reprise du domaine Outpost Wines, pour 34 millions € selon le journal Wine Spectators.

Que les Français s’inquiètent ou se rassurent, la spéculation va bon train sur le vignoble mondial, l’Hexagone n’a donc pas le monopole des transactions hors de prix dont le Rhône Nord, une partie de la Bourgogne, et les crus classés de Bordeaux sont souvent les victimes. La Napa Valley, qui avait fait la une des médias l’automne dernier pour ses incendies fait parler d’elle aujourd’hui pour une autre flambée, celle des prix de ses domaines.

Estimée à 40 millions de dollars (soit 34 millions d’euros) par une source du Wine Spectator, la vente concerne la marque, les stocks, la winery et les terres d'Outpost Wines (soit 11 hectares de vignes en production et 5 hectares à planter), soit plus de 2 millions l’hectare, un niveau rarement atteint même chez nous.

AXA Millésimes acquiert sa huitième propriété et sa troisième à l’étranger, mais surtout c’est la première en dehors du continent européen. Elle possède déjà les châteaux bordelais Pichon Baron (deuxième cru classé en 1855 à Pauillac), Petit-Village (Pomerol), Pibran (Pauillac) et Suduiraut (premier cru classé en 1855 de Sauternes). Ainsi que le domaine bourguignon de l’Arlot (Nuits-Saint-Georges), la Quinta do Noval dans le Douro (Portugal) et le domaine Disznókö à Tokay (en Hongrie) avec son chai si atypique construit à l’aurore des années 1990.

Outpost Wines avait été acquise en 2003 par Frank et Kathy Dotzler. La propriété, fondée il y a vingt ans, se trouve dans l’appellation d’Howell Mountain. Et revendique des terroirs d’exception pour le zinfandel et le cabernet sauvignon dans la Napa Valley. Thomas Brown, le Wine Maker du domaine, reste associé au projet.

Reste à savoir si aujourd’hui, le montant astronomique de ces acquisitions est raisonnable, à la lumière de la rentabilité des cibles rachetées…

« Nous recherchions depuis un certain temps une propriété à acquérir dans la Napa Valley », précise Christian Seely, le directeur général d’AXA Millésimes, dans un communiqué.

Source: McViti

jeudi, 12 juillet 2018 20:09

Minuty rachète le château Verez

Minuty, l’un des vins rosés de Provence les plus célèbres et qui fait les beaux jours des brasseries parisiennes et qui est l’un des meilleurs vendeurs à l’export, n’en finit plus d’investir: après avoir construit un nouvel outil de production en mars dernier, la famille Matton achète à la famille Rosinoer, le Château Verez.

L’information est tombée le mercredi 11 juillet. La Provence connait un nouvel investissement mais cette fois-ci, il s’agit d’une transaction entre «provençaux ou presque» et non d’un investisseur étranger ou d’un industriel en mal de diversification, comme nous en constatons beaucoup et pas seulement dans cette région. L’un des plus célébres rosé à la robe «Pétale de Rose» continue son développement, via cette fois-ci une opération de croissance externe.

Ce rachat pour Minuty semble logique, il exploite déjà la propriété voisine du domaine de Châteauneuf que la famille Franet-Matton possédait en 1850, avant d’acheter le Château Minuty en 1936. «Notre politique de développement se fait autour de nos pôles de production, à Gassin et Vidauban. Ce qui est plus facile qu'autour de la presqu'île...», note François Matton, le directeur général de Minuty. Confirmant aussi que le foncier est un enjeu majeur en Provence, François Matton est déjà prêt à envisagé de nouveaux investissements «mais pas n'importe où et à n'importe quel prix», témoignant de la forte demande mondiale pour les rosés qui connaissent depuis plusieurs années une croissance à deux chiffres.

Cette information reprise par les sites Internet Intervigne et Vitisphère précise que le Château Minuty vient de doubler son approvisionnement en vins rosés sur la commune de Vidauban avec l’acquisition du château Verez. Soit 35 hectares de vignes de cinsault, grenache et syrah en appellation Côtes de Provence. Le vignoble de Minuty réunit désormais 160 ha en production, dont 20 ha à Ramatuelle; 6 ha avaient été achetés en 2017, 60 ha à Gassin, et désormais 80 ha à Vidauban.

Cette augmentation de la surface produisant les vins du Château Minuty suit l’accroissement de son outil de vinification, d’embouteillage et de stockage de vins de marque (négoce). En mars dernier, la propriété a investi plus de 10 millions d’euros et a inauguré un nouveau site de production à Brignoles de plus de 8000 m², pouvant stocker 2 millions de cols et embouteiller 8 500 flacons/heure. «Nous produisons annuellement 4 millions de cols, dont 60 % de vin de marques. Le Château est un soutien à nos marques et à leur premiumisation», indique François Matton.

La propriété achetée était dans la même famille depuis 24 ans, reprise en 1994 par le défunt Serge Rosinoer, qui avait fait carrière notamment à la direction du groupe Clarins; le Château Verez était dirigé depuis par sa fille Laurence, âgée de 65 ans. Le prix de la cession n’a pas été communiqué à ce jour.

Source: McViti

Pendant que Rafael Nadal et Roger Federer affolent tous les compteurs des statistiques du tennis, Henri Jayer en fait de même avec une vente aux enchères exceptionnelle et record organisée par Baghera Wines à Genève.

Henri Jayer est né en 1922 à Vosne-Romanée et il nous a quittés le 20 septembre 2006. Ce charismatique vigneron bourguignon à qui on doit l'introduction d'importantes innovations dans la viticulture et la vinification des vins de Bourgogne, était entre autres particulièrement réputé pour la qualité de son pinot noir.

Il est diplômé, dans les années quarante, en œnologie de l’Université de Dijon. Profitant d'un héritage de trois hectares dont du terrain sur les vignobles d’Echezeaux et de Beaux Monts, Henri Jayer a commencé à produire du vin en nom propre dans les années 1950. Ses vins sont maintenant très recherchés et reconnus pour leur équilibre et leur élégance, ainsi que pour leur richesse et leur concentration. Il fut l’un des premiers à vinifier en macération préfermentaire à froid, c'est-à-dire une macération qui empêche la fermentation spontanée à environ 10 °C pendant un à quatre jours.

Le domaine aujourd’hui de 9 hectares appartient à son neveu Emmanuel Rouget. Chaque bouteille se vend au minimum plusieurs milliers d'euros. 12 bouteilles de Cros Parantoux 1985 avaient été adjugées à 199 735 euros (soit 16 644 euros la bouteille) lors d’une vente aux enchères de Christie’s à Hong-Kong en 2012. Seul la Romanée Conti atteint de tels prix.

Les vins d'Henri Jayer, auxquels certains amateurs vouent un véritable culte, sont rares et onéreux. Il n'est donc pas exagéré de parler d'événement lorsque 855 bouteilles et 209 magnums produits par le célèbre vigneron de Bourgogne sortent de la cave du domaine pour être vendus aux enchères. Cette vente historique, qui a duré six heures et demie et s’est déroulée dans le domaine de Châteauvieux sur les hauteurs de Genève, «s’est conclue sur un chiffre d’affaires de 34,5 millions de francs suisses (29,8 millions d’euros)», a déclaré la maison d’enchères genevoise Baghera Wines, qui la présente comme un montant record pour une vente unique.

L’ensemble des flacons mis en vente était estimé par les experts entre 6,7 et 13 millions CHF (entre 5,7 et 11,2 millions d’euros).

«Douze ans après son décès, les vins signés par le célèbre artisan-vigneron bourguignon restent incontestablement les vins les plus chers au monde», a relevé Baghera Wines.

Une centaine d’enchérisseurs provenant du monde entier ont cherché à s’emparer, que ce soit sur place, au téléphone et sur Internet, des ultimes flacons du «Roi du Bourgogne». Tous les lots ont été vendus et ont été «très très disputés», a assuré à l’AFP une porte-parole de la maison d’enchères, Emilie Drouin.

Trois lots ont déchaîné les passions, selon Baghera Wines :

1. Le lot 160 : le plus cher – une série de quinze magnums de Cros-Parantoux, Vosne-Romanée Premier Cru, allant de 1978 à 2001 – a pulvérisé les estimations, le lot ayant trouvé preneur à plus de 1,16 million CHF (plus d’un million d’euros) alors qu’il était estimé entre 280 000 et 480 000 CHF (entre 237 000 et 406 000 euros)

2. Le lot 135 : six magnums de Cros-Parantoux, Vosne-Romanée Premier Cru de 1999 – a également fait monter les enchères. Estimé entre 110 000 et 220 000 CHF (entre 93 230 et 186 450 euros), il a finalement été vendu à 528.000 CHF (457 285 euros).

3. Le lot 212 : une bouteille Richebourg 1986, est partie pour 50.400 CHF, alors qu’il était estimé entre 8 000 et 16 000 CHF (entre 6 780 et 13 560 euros).

Le Cros-Parantoux, c'est le nom de cette parcelle qu'Henri Jayer, vigneron méticuleux et attentif, avait entièrement façonnée, transformant cette terre à topinambours en vigne créatrice.

Avec cette dernière vente, c'est "la dernière page du Domaine Henri Jayer" qui se tourne, avaient expliqué dans un mail à l'AFP, Lydie et Dominique, les filles du viticulteur. Le domaine est aujourd’hui mené par son neveu Emmanuel Rouget, qui entretien le patrimoine et la mémoire de l’illustre « Roi du pinot noir. »

Source : McViti

Si depuis de longues années nous étions habitués à voir les grands crus bordelais ou les meilleurs crus de Bourgogne enchaîner des records de prix dans les différentes ventes aux enchères à travers le monde, Londres, Hong Kong, New York, Genève ou encore Paris, c’est à Lons le Saunier (17 000 habitants environ) dans le Jura qu’un nouveau record a été établi, et cette fois-ci pour un vin jaune, une bouteille datée de 1774. Elle a été adjugée à la somme record de 107 700 euros, le samedi 26 mai. Deux autres flacons du même millésime ont atteint 76 250 euros et 73 200 euros. Les trois bouteilles datées de 1774, qui pourraient être les plus vieilles bouteilles de vin jaune en circulation, ont été produites par le vigneron arboisien Anatoile Vercel (1725-1786).

Le vin jaune est un vin unique en son genre, soit adoré, soit détesté par les dégustateurs. Produit uniquement dans l’aire d’appellation du Jura qui n’excède pas les 1850 hectares, cent pour cent à base du cépage Savagnin, le vin est vieilli 6 ans et 3 mois en barrique sans ouillage, ce qui en fait un vin oxydatif avec des arômes très particuliers de noix, de noisette, dont la complexité est difficile à résumer en quelques mots. La notoriété de ce vin n’est plus à démontrer et l’engouement qu’a provoqué cette vente en est l’illustration.

À l’issue de la vente, Brigitte Fénaux, la commissaire priseur de la maison Jura Enchère, ne cachait pas son bonheur: "Je ne pensais pas que les bouteilles se vendraient aussi cher, le dernier record, en 2011, était de 57 000 euros. Les acquéreurs sont des Canadiens et quelqu'un qui achetait pour des Américains qui ont des attaches en France", a-t-elle précisé. "Il y avait des vignerons dans la salle, qui ont applaudi, qui étaient heureux, c'était émouvant."

Selon la dépêche de l’AFP, les flacons, de type "bourgogne", c'est-à-dire avec un corps ample et un col fin et d'une contenance de 87 cl, ont été conservés plus de 200 ans par les descendants d'Anatoile Vercel dans une cave enterrée et voûtée d'Arbois, la capitale des vins du Jura. Les trois bouteilles en ont été retirées mardi en vue des enchères. L’article rappelle qu’une dégustation de ce même vin jaune avait été organisée en 1994 au Château Pécauld, à Arbois, par 24 professionnels du vin. De couleur ambrée, avec un goût "de noix, d'épices, de curry, de cannelle, de vanille et de fruits secs", le vin avait été noté 9,4 sur 10 par les testeurs, qui avaient conclu avec cette formule: "À renouveler dans 100 ans".

L’AFP précise encore que la vente de l'ensemble des 115 bouteilles proposées ce samedi s'établit à 310 526 euros (frais compris). Pour rappel, deux bouteilles de la même cuvée avaient déjà été vendues en 2011, à Arbois, pour 57 000 euros et en 2012 à Genève, pour 46 000 francs suisses (soit 38 300 euros).

Ceci démontre bien l’intérêt des collectionneurs pour ce vin d’exception, qui remonte pour cette cuvée à l’époque de Louis XVI.

Source: McViti

Après la cérémonie religieuse de mariage de son petit-fils, Elisabeth II a offert le champagne préféré de sir Winston Churchill, du Pol Roger pour les six cent invités présents. 

Vitisphère, dans un article paru ce mardi 22 mai sur son site Internet, indique que la fibre patriotique anglaise a subit un revers. Ce 19 mai, la réception ayant suivi le mariage du prince Henry de Galles et Meghan Markle a été arrosée par la cuvée Réserve non millésimée des champagnes Pol Roger et non par un vin effervescent britannique. Le lobbying de l’Association Anglaise du Commerce des Vins et Spiritueux (WSTA) et les paris des bookmakers allant de 1/1 pour une cuvée de Chapel Down ou à 25/1 pour une cuvée de Rathfinny Wine Estate n’ont pas suffit. Une mise en lumière manquée pour les bulles anglaises, regrette Robert Joseph, le rédacteur en chef de Meininger’s Wine Business International Magazine, qui a fait une déclaration assez peu fair-play pour un Anglais : « Le mariage était parfait [à l’exception] de cette balle tirée dans le pied », alors que « c’était l’occasion parfaite pour mettre en avant l’un des produits dont l’Angleterre peut être fière. Qui plus est à l’approche du Brexit, qui est vendu comme l’opportunité d’exporter vers de nouveaux marchés. »

Rappelons que pour le mariage de Kate et William quelques années plus tôt, c’était cette même cuvée qui avait été offerte par la reine. Pol Roger entretien une relation toute particulière avec la couronne d’Angleterre, la maison possédant un brevet royal (Royal Warrant Appointment) de la reine. Comme les maisons Bollinger, Krug, Lanson, Laurent-Perrier, Louis Roederer, Moët et Chandon, Mumm et Veuve Clicquot. Outre la couronne britannique, Pol Roger a été aussi la boisson préférée du plus célèbre 1er ministre anglais du XXè siècle, Winston Churchill, qui donnera son nom à une cuvée d’exception quelques années plus tard. 

Quant aux vins qui ont été servis au dîner, ils sont encore tenus secrets. Le nom du champagne Bollinger, choisi pour le mariage du prince Charles et de Diana, avait circulé parmi les bookmakers, mais la maison indique ne pas avoir été sollicitée. Sur le site Internet de la Reine, pas d’informations à cette heure au sujet des boissons servies, seulement sur le gâteau, le fleuriste et les invitations. Il est possible que les précieux liquides sélectionnés soient anglais et américains, à l’image de l’origine des jeunes mariés. En 2011, à l’occasion du mariage du Prince William et de Kate Middleton, trois vins français avaient accompagné le dîner de noces: un Meursault 2009 du domaine Guyot-Javillier, un L’Hospitalet 2004 de Gazin Pomerol et un Champagne Rosé Laurent-Perrier avec le dessert. 

En revanche, le champagne Hostomme, basé à Chouilly, est proposé sur le site de la boutique officielle parmi d’autres souvenirs commémorant le mariage comme des assiettes, des bougies ou encore des bijoux. A été sélectionné un quart de bouteille, vendu 15,95 livres, de la cuvée blanc de blancs Grand cru, portant un habillage blanc et or aux initiales du couple princier. « Nous étions en pourparlers depuis quelque temps et nous sommes très contents d’avoir été choisis », raconte le vigneron Laurent Hostomme au site Internet de L’Union. « L’Angleterre est notre premier marché mais c’est la première fois que nous entrons dans la boutique royale. »

La couronne britannique rappelle que les bénéfices de ces « goodies » royaux commercialisés par la Royal Collection Trust participeront au financement de l’entretien du patrimoine de la royauté.

Source: McViti

Sur son site, Terre de Vins, dans un article paru le 3 mai 2018, nous fait part du retour en grâce du cépage aligoté grâce à une association de vignerons, Les Aligoteurs. Désormais ce cépage a son propre salon. Le 23 avril dernier s’est tenu à Flagey-Echezeaux (Côte de Nuits) chez Philippe Delacourcelle, un restaurateur amoureux de l’aligoté, une dégustation uniquement consacrée à cette vigne.

L’aligoté est un cépage plutôt mal connu. Pour résumé, il produit un vin blanc, cultivé surtout en Bourgogne, issu d’un croisement de pinot noir et de gouais (ce qui en fait aussi un proche cousin du chardonnay et du gamay. Longtemps, l’acidité mordante de l’aligoté, récolté en sous-maturité, en a fait le compagnon tout trouvé de la liqueur de cassis locale.

Ce mariage, dont le grand promoteur avait été le Chanoine Kir, grand résistant et député-maire iconoclaste de Dijon dans l’après-guerre, a donné son nom à ce breuvage, le Kir, et cela permettait d’écouler une bonne partie de la production de ce vin blanc.

Pourtant l’image de l’aligoté évolue. Planté sur plus de 1 500 Ha surtout en Saône et Loire et Côte d’Or (pour mémoire la Bourgogne représente 29 000 ha de vignes) il n’est pas difficile d’en trouver sur nos linéaires, les plus grandes maisons bourguignonnes en proposant. De plus, son prix a su rester sage, la bouteille dépasse rarement les quinze Euros.

Mais c’est aussi la création de l’appellation bouzeron (Saône et Loire) en 1998 qui a marqué une étape notable en permettant d’affiner la règlementation et la communication. C’est la première appellation village où ce cépage est à l’honneur et non le « magique » chardonnay qui a su faire en parti la richesse de la région.

Vingt ans plus tard, en cette année 2018, une nouvelle étape est franchie avec la création de l’association Les Aligoteurs. Terre de Vins rappelait que plusieurs viticulteurs évoquaient cette initiative depuis quelques années. C’est chose faite avec pour ambition la promotion de l’aligoté de terroirs pour peu qu’il soit planté sur des sols pauvres, taillé court et vendangé tardivement.

Cette association ne manque pas de vignerons de talent. Voici une liste non exhaustive que rapporte Terre de Vins : Domaine de Villaine, Vincent Dureuil-Janthial, Arnaud Ente, Domaine Jean Fournier, Domaine Gachot-Monnot , Alex Gambal , Domaine Lejeune ou encore Thibault Liger-Belair.

De quoi déguster de bons vins blancs à un excellent rapport qualité prix.

Source: McViti

L’ancien footballeur professionnel Christophe Robert, l’un des protagonistes de l’affaire VA-OM en 1993, a été renvoyé devant la justice dans une affaire de grands crus de Pauillac et Saint-Julien contrefaits, portant sur plusieurs dizaines de milliers d’euros, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Selon une révélation du quotidien Sud-Ouest, Christophe Robert, 54 ans, devra comparaître en juin devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour «tromperie», «tentative de tromperie» et «détention de marchandise contrefaite». L’affaire porterait sur 50 000 à 100 000 euros de marchandise.

Les châteaux concernés ne sont pas les moins importants de la place de Bordeaux et du Médoc, ce sont tous des grands cru classés en 1855, Gruaud Larose, Beychevelle et Pichon Longueville Comtesse de Lalande. Ces derniers ont fait savoir qu’ils portaient plainte.

L’enquête de la  gendarmerie faisait suite à la plainte, en novembre, d’un négociant, acheteur d’un stock à un autre négociant l’ayant obtenu de la société de Christophe Robert, qui l’avait lui-même acquis dans l’Hérault. Les conditions «un peu particulières» de la transaction initiale «ne cadraient pas avec les conditions de vente normales» de grands crus, a précisé à l’AFP une source proche du dossier.

Pour le directeur-général de Pichon Longueville Comtesse de Lalande, Nicolas Glumineau, la fraude était «tellement grossière qu’on s’étonne du nombre de transactions successives». «Tout est différent d’une bouteille réelle, sauf peut-être les prix», a expliqué à l’AFP Philippe Blanc, directeur du château Beychevelle.

Cité par le journal Sud-Ouest, Christophe Dejean, l’avocat de Christophe Robert, assure que son client « conteste avoir eu connaissance de l’origine frauduleuse du produit quand il l’a acheté », même s’il dit qu’il a eu un doute, compte tenu du prix proposé.

Christophe Robert, ancien footballeur de Nantes, Monaco, et Valenciennes notamment, avait été condamné en 1995 à six mois de prison avec sursis et 763 euros d’amende, dans l’affaire du match Valenciennes-Marseille (0-1) de 1993 entaché de corruption, plusieurs joueurs valenciennois ayant été achetés par l’OM à six jours de la finale de Ligue des Champions Marseille-Milan. Une affaire qui à l’époque avait mis fin à l’aventure de Bernard Tapie avec le club de la Bonne-Mère.

Source: McViti

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