dimanche 29 mars 2020
Cong-Bon Huynh

Cong-Bon Huynh

Il a été chef exécutif, chef corporatif, et maintenant chef enseignant. Mais il préfère se présenter tout simplement comme un cuisinier. Car pour lui, c'est le vrai titre pour quelqu'un qui vit avec la passion de la cuisine, dans son sens le plus large qui allie l'action de se nourrir avec les dimensions culturelles et sociologiques. Maîtrisant la cuisine occidentale aussi bien que la cuisine orientale, il est depuis les 15 dernières années, enseignant dans différentes grandes écoles hôtelières à Montréal, s'occupant minutieusement de la relève pour la cuisine au Québec. Lire la suite...

Virginie, la seule serveuse qui reste, vient de pousser la porte battante de la cuisine et entre dans la cuisine. Les 3 cuisiniers qui ont encore leur travail, car les deux autres ont déjà eu leur congédiement temporaire depuis 1 semaine, s'affairent à faire le montage final des plats à apporter, qui doivent être prêts à 17h pour que les clients viennent les chercher.

- Charles, as-tu quelque chose à grignoter pour moi, j'en peux plus... dit Virginie, avec ses yeux de biche.

C'est vrai qu'elle a bossé fort et sans relâche depuis ce matin. Les restaurants ont reçu l’ordre de fermer il y 2 jours. Pour bien ranger la salle, Virginie doit faire toute le travail de bien ranger les ustensiles, les salières et poivriers, etc. Les nappes sales de la veille, Virginie va les prendre pour les nettoyer chez elle dans sa machine à laver. Le service de buanderie a cessé de venir depuis une semaine déjà...

- Va au bar, et je vais patenter une assiette pour toi dans quelques minutes, lui répond Charles, le premier cuisinier. Pis j'ai quelque chose à te dire, aussi...

Virginie est toute surprise et intriguée. Bon, quelle connerie ou blague il va me faire encore, Charles, pensait tout haut Virginie.

Virginie retourne au bar et vérifie à nouveau si elle n'a pas oublié de bouteilles d'alcool, qu'elle doit fermer comme il faut pour la longue fermeture de la salle. Puis elle passe son linge pour bien frotter et nettoyer le comptoir.

Dix minutes après, Charles, le cuisinier, sort de la cuisine avec dans sa main une assiette :

- Kin, je t'ai fait une omelette avec le fond de mon dernier litre d'œufs. Pis il me reste un bout de viande fumée et quelques asperges.  

- Wow ! T'es un amour quand tu veux ! Pis que voulais-tu me dire ? Encore une joke de c** ?, demande Virginie.

- Sers-moi donc un quelque chose avant. Le chef n'étant pas là, il est au sous-sol pour faire son inventaire.

Le petit verre de rouge à la main, Charles, avec sa voix d'éternel lendemain de veille :

- Bien voilà, depuis 2 semaines le resto est au ralenti, pas vraiment de clients. Alors pas beaucoup de tips pour toi. Pis dans les périodes où on roulait fort, toi et tes copines en salle, vous avez toujours partagé un pourcentage de vos pourboires avec nous, les cuisiniers. Alors maintenant c'est l'inverse. Nous, en cuisine, on a encore un peu de job, tandis que toi, la salle étant fermée, tu te retrouves devant rien... Alors moi et les gars en cuisine, on voulait partager avec toi (et si tu veux, avec tes collègues aussi) un peu de sous qu'on reçoit encore. Ce n'est pas grand-chose, mais au moins tu peux faire ton épicerie pour une fois ou deux... Qu'en penses-tu ?

Virginie était en train d'engloutir son omelette, tellement elle avait faim; elle a failli s'étouffer en entendant la proposition de Charles. Elle arrête sec de manger, une grosse bouchée encore non avalée. Elle lève les yeux vers Charles, et tout à coup ses yeux deviennent tout humides. Son omelette avec des restants de viande fumée et de vieilles asperges goûtent maintenant comme une omelette au caviar... Caviar de solidarité, caviar de chaleur humaine et d'entraide en ces temps difficiles à cause de cette terrifiante COVID-19.

Virginie voulait répondre par un gros : « Oui, je le veux, bien sûr. », mais elle ne pouvait répondre car il y avait une boule dans sa gorge. On croit bien que ce n'était pas une boule d'omelette qui l'empêchait de parler, mais d'émotion qui l’avait envahie.

COVID-19, oui tu es terrifiante, tu peux contaminer les humains, mais tu ne pourras jamais contaminer ce qui est humain chez les humains...

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Le cuisinier est chez lui, dans sa cuisine. Il est en train de faire une recette venant d'un livre de cuisine qui vient de paraitre. D'abord par curiosité, mais aussi parce que c'est le livre d'un auteur bien connu et que d'habitude, ce sont de très bonnes recettes. Il commence à rassembler les ingrédients nécessaires pour la recette. Puis tout à coup, il soupire en lisant plus en détails la recette dans le livre. La recette en question demande 2 carottes pelées en tronçons et 1 demi-oignon en quartier... Il ne peut s'empêcher de pousser un sacre, lequel il a voulu empêcher de sortir de sa bouche, mais c'était trop tard.

Encore des recettes qui demande UNE carotte (ou UN oignon), mais sans préciser si c'est une carotte normale, une grosse carotte ou une petite carotte. Car on le sait bien que la taille des carottes (ou tout autre ingrédient) n'est pas la même dans le frigo de chaque lecteur du livre de recettes. Alors si on met dans la recette une carotte venant d'un maraicher de St-Eustache et que la recette a vraiment besoin d'une carotte OGM, il est bien entendu que la recette sera toute débalancée et que sa réussite sera compromise... C'est une précision que les auteurs de livres de recettes devraient considérer davantage et avec plus de rigueur. Au lieu de mettre UNE carotte, il est bien préférable de préciser le poids de cet ingrédient. Une carotte de 125 g ou une carotte de 275 g?

Le cuisinier, après sa montée de lait, prend alors une respiration et redécortique la recette et avec son expérience, il détermine la grosseur et la quantité appropriée de carottes nécessaires pour la recette... Il reconnaît qu'il s'est emporté, mais il n y a que lui qui comprenne la raison pour laquelle il a réagi fortement de la sorte.

C'est que dans son passé, il a eu des conjointes avec qui il a passé des années de sa vie, mais à cause des «imprécisions», il a vécu des expériences plus ou moins heureuses. Avec une en particulier: il a souhaité passer sa vie avec une personne attentionnée au couple, ou encore mieux à son égard, comme lui, par sa nature d'être, était bien attentionné à elle. Pour lui, être attentionné, c'est de se dire les deux, des «Je t'aime» régulièrement. Même plusieurs fois par jour, ou au moins une fois par jour. Ou de se demander: «Es-tu heureux/heureuse avec moi? » de temps à autre, etc. Tandis que la définition d'être attentionnée de sa blonde était de lui dire «Je t'aime» une fois de temps en temps, ou bien de ne jamais se poser la question à savoir s'il était  heureux. Comme si c'est acquis, qu'il était heureux! Du point de vue de l'un ou de l'autre, on ne peut pas dire que les attentions d'amour sont absentes. Elles sont là, mais ne sont pas précisées par une certaine fréquence.

Comme la recette ayant besoin de 2 carottes... C'est une imprécision qui risque de mettre en danger une recette du bonheur. Ainsi, au début d'une relation, définissez-vous ce que veut dire vraiment ce qu'est pour vous d'être «attentionné(e)», avec des précisions noir sur blanc du nombre de fois par jour vous avez besoin de vous dire (ou d'entendre) des «Je t'aime» et ensuite, respectez cette convention mutuelle. Il n'y aura ainsi plus de risques de rater quoi que ce soit. Vous aurez une belle vie d'amour bien heureuse par la suite et pour longtemps.

 

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lundi, 20 janvier 2020 08:00

Texter

Depuis quelques années, le muscle que l'humain utilise le plus de son corps, c'est celui de son pouce.

Pour faire défiler l'écran de son téléphone intelligent... en se levant, au travail, dans le métro, dans les toilettes, en tête-à-tête au resto, juste avant de fermer la lumière pour faire dodo, seul, en groupe ou en écoutant distraitement son enfant de 5 ans qui lui dit: « Papa, je t'aime»...

 

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lundi, 13 janvier 2020 08:00

Le quart de poulet cuisse amoureux

Il m'arrive des envies soudaines d'une bière après le travail. Alors le premier bar que je rencontre... vivement une bonne bière pression. Aujourd'hui, c'est le bar d'une rôtisserie bien connue. Et pendant que je sirotait ma bière, un couple est rentré et s'est installé juste à côté de ma place. De jeunes tourtereaux, pas en âge, mais dans un début de relation, à voir dans leurs yeux des étincelles d'amour scintillant et de la tendresse en fine dentelle.

Quand le serveur est allé prendre leur commande, le gars lui a dit : « Un quart de poulet cuisse pour moi et un autre quart de poulet cuisse pour ma blonde. Sauf que je vais prendre la cuisse droite et ma blonde, la cuisse gauche du même poulet, s'il te plaît ». Il disait ça avec tout le sérieux possible, comme le fait de partager chacun une cuisse du même poulet était une preuve d'amour symbiose et unique. Un beau romantisme aviaire bbq avec du paprika et une salade de chou crémeuse.

Je les regardais et leur enviais leur belle histoire. Et je repensais à un autre couple mythique d'amoureux qui a poussé au max la notion du romantisme des histoires d'amour : les 2 amants ont décidé de faire une grande marche sur la muraille de Chine, laquelle on sait, mesure plusieurs milliers de kilomètres de longueur, partant chacun d'une extrémité de cette longue muraille afin de se rencontrer au milieu de ce long parcours, identifiant cette marche de l'un vers l'autre telle une force magnétique, qui attire les deux amoureux à se rencontrer dans leur vie sur Terre.

Il y a un couple d'amoureux qui a vu ça en immensité, et un autre couple, à côté de moi ce soir, qui se satisfaisait de manger chacun une cuisse d'un même poulet... et tous les deux couples sont baignés dans leur bonheur de vivre l'un pour l'autre.

Et je lève mon verre à l'amour !

NOTE

Le couple, avec leur projet de se rencontrer avec leur marche sur la muraille de Chine, se nomme Marina Ambramović et Ulay. Cependant, ça leur a pris des années pour se préparer à ce grand projet (avec les permissions des autorités chinoises, etc.), et malheureusement l'histoire de ce couple n'a pas tenu et ils ont décidé de se séparer. Alors au lieu de se rencontrer pour célébrer, ils ont décidé de faire quand même la marche sur la Muraille de Chine et au point de rencontre, ils se sont vus pour une dernière fois et chacun d'eux a continuéleur route chacun de son côté.

Source: Marina Abramović walks China’s Great Wall only to break up

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lundi, 30 décembre 2019 08:00

Bonne nouvelle année !

Arrivés à un certain âge, lorsqu'on regarde en arrière, on est certainement contents des événements positifs qu'on a eu la chance d'avoir dans sa vie, mais on se mémorise aussi les chutes qui nous ont mis à terre, comme une perte d'emploi, une grosse peine d'amour, etc., et qui a failli nous achever. Ces événements tristes, on ne les souhaite à personne, surtout pas à nos propres enfants.

La vie fait que nos enfants grandissent et qu'ils sont heureux et qu'ils sont bien dans leur vie année après année. Ils viennent réveillonner à Noël, et nous, parents, on les gâte avec un bon souper, ou avec tout ce qu'on est capable de leur donner. À la fin de la soirée, essoufflés par toutes les préparations de la soirée, on s'assoit au bout de la table, mais heureux, et se sentant choyés de pouvoir contempler le bonheur en famille, comme si on peut même toucher ce bonheur avec nos doigts. Et on se dit, voilà une autre année de passée...

La loi de la moyenne fait que plusieurs années se passent comme ça. Et puis, arrivés à un certain âge, tout à coup, à la veille d'une nouvelle année, on se sent inquiets, vraiment. On se dit que nos enfants sont heureux comme ça, durant l'année qui vient de passer, et on ne veut surtout pas qu'ils traversent des moments difficiles dans la vie comme on a, nous-mêmes goûtés à ces grosses épreuves difficiles.

Alors d'un côté, oui on veut que la nouvelle année commence, mais d'un autre, on ne veut pas que le temps avance, de peur que la prochaine année ne soit pas aussi bonne que l'année qu'on vient de passer. Aussi bonne, ça ne veut pas dire qu'il y a beaucoup d'argent en présence, mais aussi bonne dans le sens que nos enfants sont bien, sont en santé et ne rencontreront pas de dures épreuves.

Je trouve ainsi que se souhaiter une bonne année n'est pas suffisant. Il faut souhaiter une bonne année et ajouter que la nouvelle année soit aussi bonne que la précédente. C'est cela que je souhaite à tous et surtout à mes enfants :

« Que l'année prochaine soit une bonne année, aussi bonne que la dernière année, minimum ! » 

Cong-Bon Huynh
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lundi, 06 janvier 2020 08:00

Chacun son idole

Lorsqu'on demande aux gens qui sont les hommes qui ont marqué leur vie, pour certains, c'est Einstein, pour d'autres René Lévesque, Che Guevara ou Churchill. Des hommes célèbres qui ont marqué l'histoire, l'époque ou le monde.

Lorsqu'on demande aux cuisiniers qui sont les hommes qui ont marqué leur vie, leur réponse serait John Labatt, John Molson ou bien Johnnie Walker.

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lundi, 23 décembre 2019 08:00

Le Cherry Blossom

Jeune, j’avais peut-être 5 ou 6 ans, on économisait laborieusement les cennes pour enfin pouvoir se payer un beau Cherry Blossom. Tout content, après l’avoir payé au dépanneur du coin, on sortait sur le trottoir et on ouvrait le Cherry Blossom tant convoité. Première bouchée, on mordait doucement dans le chocolat, de peur de croquer dans la cerise et lui faire mal... On penchait la tête comme pour suivre le chemin du sirop qui dégoulinait sur nos doigts. Puis tout à coup, la cerise tombait sur le trottoir et roulait sur l'asphalte de la rue... Je crois bien que c'était l’une des plus grosses déceptions de la courte vie qu'on avait jusque là.

Bien des années plus tard, on payait au même monsieur du dépanneur notre caisse de 12 de Molson Dry après une dure journée de labeur. Et il faisait parfois tellement chaud, après plusieurs jours de canicule, qu’on avait hâte de revenir chez soi pour déboucher quelques bières rafraichissantes. Mais en sortant du dépanneur, tout à coup on met le pied sur quelque chose de glissant et on se retrouve les quatre fers en l'air. La caisse de 12 vole dans les airs et atterrit sur le ciment du trottoir et fait un gros « splouche-et-pow ». La broue jaillit de partout. On n'arrive pas à compter les éclats de verre tellement ils sont nombreux. De la caisse de 12, il ne reste que 2 bières d'intactes. Les 10 autres sont complètement cassées, laissant par le fait même une grande flaque sur le trottoir. Pour un amateur de bière, c'est LA déception des déceptions.

Un petit garçon qui se tenait juste à quelques pas de là pleurait de plus belle. Il sanglota: « Le monsieur là là, il a marché sur la cerise de mon Cherry Blossom que je viens d'échapper par terre... Ouinnnnn! » 

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Quand une belle femme se pointe...

L'intello, s'inspirant de Baudelaire, déclare qu'il va unir son cœur d'hiver à la blancheur des cygnes, et se demanda comment son amour incorruptible pourra s'exprimer, au fond de son éternité, grain de musc invisible, gisant dans le désir inaccessible.

Le scientifique, avec ses lunettes à monture noire, amoureux des mathématiques, contemple la femme comme une suite parfaite de nombres entiers à la Fibonacci, rectangle d'or parfait comme son corps dans son entier.

Le gars de taverne bredouille, manquant de s'étouffer dans sa grosse Molson tablette : « LoL !! Oh là à, quels lolos!! »

Et le cuisinier, avec les mots de son monde : « Wow, t'es sexy comme un Thermomix; même après avoir fait 2 litres de hollandaise, ton moteur ne chauffe même pas! »

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lundi, 09 décembre 2019 08:00

Le contenant d'huile ramassé par mégarde

Si on est dans le sport automobile F1, il ne suffit pas d'avoir un Michael Schumacher pour gagner le championnat. Il faut lui donner une bonne auto et c'est grâce à la combinaison des deux qu'on peut aspirer à une grande réussite.

Beaucoup de gens ont ce même réflexe en faisant affaire avec le service de chef à domicile. On fait venir un chef et on suppose que la réussite de la soirée est garantie. Sans se poser de question, à savoir si la cuisine de sa maison est équipée et dans la capacité de recevoir autant de personnes.

Il m'arrive de rencontrer ce genre de situation. Alors une fois, un client m'a confié organiser une réception pour une soirée ambitieuse de festin à multiples services pour une vingtaine de convives. Et sa cuisine est bien équipée. D'autant plus, étant assez prévoyant j'ai bien des « back-ups » dans mon auto concernant chaudrons, ustensiles ou autres scénarios.

Le hic, c'est que la cuisine n'est pas assez spacieuse pour des dressages à l'assiette pour tout le monde. Après plusieurs services à l'étroit sur le comptoir minimal, je me suis résolu à dire à mon assistant d'utiliser au besoin le comptoir de la salle de bain, qui se situe juste à côté de la cuisine. Ainsi, les contenants de chaque service aussitôt servis (sauce, déco, garniture, etc.), il les transporte sur le comptoir de la salle de bain pour gagner de l'espace dans la cuisine.

Grâce à cet espace supplémentaire de la salle de bain, j'arrive à m'en sortir pour la soirée, qui est quand même bien exigeante. Et lors du ramassage général à la fin de la soirée, mon assistant a tout mis nos équipements et contenants dans des bacs pour remettre la cuisine (et la salle de bain) toutes propres, comme lorsque nous sommes arrivés. Soulagés, mission accomplie, une autre de faite...

Le lendemain, à la maison, je commence à déballer mes équipements pour faire le ménage des bacs de transport et ses contenants. Je découvre alors que dans le rush, mon assistant a mis dans les bacs tous nos contenants alimentaires et en plus, par mégarde, il a pris aussi, dans la salle de bain du client, un contenant d'huile à massage de type érotique... J'ai alors mis le contenant d'huile à massage érotique à part, me disant que je le rapporterais au client.

Mais avec les horaires chargés, j'ai complètement oublié de reparler au client de cette huile à massage, et de son côté, le client n'a pas voulu, par discrétion, m'appeler pour savoir pourquoi son huile à massage érotique avait disparue.

Jusqu'au jour, deux ou trois semaines après, ma conjointe a découvert le contenant d'huile à massage érotique dans mes affaires... Je vous avoue que j'ai passé un mauvais quart d'heure à tenter de lui expliquer la vérité, la plus vraie-de-vraie vérité de ce qui s'était passé... sans garantie qu’elle a cru mes explications...

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lundi, 02 décembre 2019 08:00

Le côté «femme» d'un cuisinier

Elle a commencé à parler avec lui par courriel. Puis ça devient de plus en plus régulier. Et un jour, elle et lui décident de se voir en personne... Mais avant ce rendez-vous, elle lui demande quelle est sa couleur préférée. Il lui répond que c'est la couleur turquoise. Elle est donc allée chercher un beau chemisier turquoise pour le grand jour.

Le cuisinier, a aussi ce petit côté bien « femme ». Il sait que son plat est bien maîtrisé, car il l’a maintes fois exécuté. Mais pour son nouveau groupe de clients à domicile, il a demandé à l'hôtesse ce qui lui ferait plaisir. L'hôtesse lui a répondu qu'elle aimait bien le goût un peu piquant. Alors le cuisinier est allé magasiner pour trouver un fameux poivre pour ponctuer la touche finale de son plat lors du repas à servir.
Oui, les cuisiniers ont bien un petit peu le côté « femme » pour leurs rendez-vous culinaires.

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