lundi 12 avril 2021
Olivier de Maisonneuve

Olivier de Maisonneuve

Diplômé sommelier-conseil de l’Université du vin de Suze-La Rousse, en France, j’ai commencé mon apprentissage du monde vinicole en suivant les cours Les Connaisseurs de la SAQ. Aujourd’hui, j’en suis devenu un animateur! Chroniqueur vins et alcools dans diverses publications, dont le magazine Fugues, je parcoure la planète pour mettre images et visages sur ces produits qui me font vivre tant d’émotions.

Les passionnés infatigables Sylvain Lague et Maximiliano Vallée Valleta, ainsi que la nouvelle équipe de Club Local, nous donnent un avant-goût des plaisirs de l'été. Il y a eu beaucoup de recherche, tant au niveau de la conception que de la présentation de ces liquides festifs, et je suis bien content de vous les présenter.

D'abord, pour ceux qui aiment bien les seltzers alcoolisés, il y a Shape : une gamme de boissons super rafraichissantes sans sucre, avec à peine 90 calories et 100% faites au Québec. Contrairement à leurs autres produits qui se retrouvent à la SAQ, les canettes de Shape seront facilement accessibles dans les supermarchés et les dépanneurs Couche-Tard, entre autres. C'est un beau partenariat avec Boréale. On vous propose trois parfums fruités : Citron-lime, framboise-menthe et baies-hibiscus. Ces boissons de malt ne sont évidemment concoctées qu'avec des arômes naturels et sont sans arrière-goût de fond de bière, parfois associé à ce type de rafraichissements. On vous propose la légèreté de l'eau minérale, pas la richesse d'une boisson gazeuse. Shape citron-lime est pimpante, avec une attaque lime et une tendre finale citronnée. Shape baies-hibiscus est exubérante au nez et très expressive et longue en bouche, tout en conservant son caractère aérien. Quant à Shape framboise-menthe, c'est indéniablement la framboise qui saute au nez, et la menthe verte qui se manifeste en bouche. C'est original et fin à la fois. Bref, voilà trois bons produits qu'on va sûrement voir dans les paniers de pique-nique et sur les balcons, lors des journées ensoleillées.

Pour ceux qui ont la nostalgie des voyages dans le Sud, on vous offre de vous évader le temps d'une canette de Mojito! Retrouvez toute la joie de cet exotique cocktail, sans le moindre effort de préparation. Déjà, sur la canette, vous pouvez voir le clin d'œil à Cuba (son pays d'origine) avec son dessin de voiture américaine, qu'on admire souvent dans les rues de La Havane, et ses racines québécoises, avec la silhouette de la bouteille du rhum Ste-Marie, projetée sur un mur de maison typique de l'ancien Faubourg à m'lasse. Le nez de lime et d'une brise de menthe est très plaisant. Ces deux arômes (naturels, bien sûr!) sont vraiment en harmonie, en bouche. C'est franc et sans aucune sucrosité trop lourde. C'est dangereusement facile à boire, et ça nous place aussitôt dans un hamac, doucement caressé(e) par le vent du large. Ça donne le goût, non? :)

Je lève mon chapeau à Club Local et Shape, pour ces nouveaux produits faits au Québec, avec une vision alliant tendance et qualité. Et ne craignez pas de manquer de votre nouveau plaisir liquide estival vers la fin de la belle saison, car, signe de leur prévoyance, ils ont constitué un bon stock de canettes qui devrait leur éviter les aléas de la pénurie déjà annoncée.

Mojito Ste-Marie, 4 x 355 ml, 16$, SAQ 14701300

Shape, 6 x 355 ml, 14,99$ | 12 x 355 ml (4 canettes de chaque saveur), 24,99$

Échantillons reçus.

Un beau vin rouge à base de montepulciano, un cépage de l'appellation des Abruzzes, sur la côte est de l'Italie.

Travaillé par les artisans de Podere Castorani.

Un vin charmeur pour évoquer sentiments et passions amoureuses. Joyeuse St-Valentin!

Une autre super contribution du concepteur Danny Giroux. :)

On revisite des classiques comme la crème de menthe et on se régale avec des crèmes alcoolisées très gourmandes. vanille, chocolat, café sont au rendez-vous, avec la festive Mado Lamotte.

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vendredi, 11 décembre 2020 09:39

La Distillerie de Montréal va gâter vos sens

Lilian Wolfesberger est la 5e génération d'une famille de bouilleurs de cru. Originaire de la France, il est au Québec depuis près de 30 ans. Il est un des premiers ici à avoir eu un permis de microdistillerie. Il conjugue avec bonheur, spiritueux traditionnels et petites touches locales, notamment avec l'utilisation de canneberges et de rhubarbe. Il est aussi le seul à distiller avec un alembic charentais, celui dont on se sert pour le cognac, par exemple.

Ce sympathique grand gaillard vient de voir quatre de ses créations récompensées au dernier Spirits Selection du Concours Mondial de Bruxelles. Parmi celles-ci, il faut vraiment souligner une médaille d'or pour le rhum blanc Rosemont, et une médaille d'argent pour le whisky de Montréal Rosemont, dont c'était la première présentation dans un concours international.

olivier Lilian Wolfesberger

Voici mon appréciation de quelques produits qui se retrouvent avec la mention «Préparé au Québec» de la SAQ. Dans la gamme Rosemont, j'ai pu découvrir une série de gins et de rhums.

Si vous aimez votre gin avec des notes de concombres, le Gin de Montréal est à ne pas manquer. Elaboré avec une distillation de jus de concombres fraichement pressé à la distillerie, il est très harmonieux et tout doux en bouche. Vraiment fin! 45$

Si vous préférez des notes d'agrumes, sautez sur le Madame Gin, édition de Noël 2020. En bouche, on y retrouve des notes assurément gourmandes d'oranges et d'épices douces. Il est une peu plus expressif et aromatique que le précédent. Je l'essaierais en Négroni!  44,75$

Le Gin Rose a une ravissante couleur qui vient de canneberges et d'hibiscus. Il a des notes originales de rhubarbe et un côté aussi fruité que floral. Il a aussi une certaine sensation suave en bouche. Un gin teinté d'exotisme. Il a lui aussi remporté une médaille d'argent. 45$

Y a pas que dans le sud qu'on peut apprécier un bon rhum. Parfait pour la froide saison, en voici trois parmi leur production :

Le Rhum blanc élaboré à partir de mélasse de fantaisie et de sève d'érable. C'est une des fiertés de Lilian. On lui trouve des airs de rhum agricole. Très fin,suave et remarquablement long en bouche, il est vielli en fûts de chêne blanc du Québec. Jolies notes vanillées.  40,50$

Le Rhum Épicé est élaboré sans arômes artificiels ni colorants. C'est délicieux! J'aime beaucoup ce savoureux mélange de parfums de canneberge, de fenouil et cette pointe de piquant qui vient du piment oiseau. Très harmonieux!  37,25$

Le rhum épicé Après-Ski est encore plus épicé et a des parfums de temps des fêtes, avec ses notes de gingembre et de canelle. Vous pouvez toutefois en profiter toute l'année, en l'ajoutant à votre thé glacé citronné. 40,25$

La Distillerie de Montréal vous propose vodka, pastis et eau-de-vie d'érable. La Pomme, une eau-de-vie de pomme, a elle aussi remporté une médaille d'argent au prestigieux concours. Elle est adoucie avec un caramel de sucre d'érable, et viellie 6 mois en fûts de chêne. Rondeur et fraîcheur ont rendez-vous dans votre bouche. 57,75$

Distillerie de Montréal

Si vous rêvez depuis longtemps de savourer un sauternes, ce vin liquoreux mythique, voici une jolie proposition pour entrevoir le paradis que certaines bouteilles peuvent vous faire atteindre. Le Lieutenant, est le second vin du Château Sigalas Rabaud, un 1er cru classé de Sauternes. Il est fait avec des raisins du même terroir, mais soit de vignes plus jeunes ou de grappes qui ne sont pas tout à fait assez parfaites pour être dans le grand vin. On y retrouve déjà un très bel équilibre en bouche, et un satiné des plus sensuels. Les notes fines et pures d'abricot, de coing, et d'un peu d'épices douces sont soutenues par une super fraîcheur. Ravira ceux qui préfèrent les vendanges tardives aux vins de glace.

Lieutenant de Sigalas

Lieutenant de Sigalas
Sigalas Rabaud, AOP Sauternes (France) 2013
Code SAQ : 13590425 • 21,20$ 375 ml

 

Une chasse au trésor à travers plantes et aromates (retrouvés au Québec surtout, mais aussi d'ailleurs) est à l'origine de la formule de ce nouveau venu qui va sûrement avoir rapidement d'ardents admirateurs. Trésor no13, car treize ingrédients sertissent cette recette unique. Un peu mystérieux au nez, il fait soudain la queue de paon en bouche. Assurément dans la pastille florale, il caracole avec entrain, entre les parfums nets de violette, de yuzu, et des notes épicées. Très expressif à l'attaque, il s'assagit peu à peu pour finir sur des petites notes de chocolat blanc ou de vanille. En gin sonic, c'est super harmonieux, souple et caressant, comme un croissant de dimanche matin.

Gin Trésor no13

Gin Trésor no13
Cartagena Inc, Québec
Code SAQ : 14393669 • 34,45$


L'été, c'est fait pour l'aventure, et je vous invite à (re)découvrir la jacquère, ce cépage traditionnel de la Savoie. Quel bon choix pour se rafraichir que ce vin qui évoque la joie des pentes de ski couvertes de poudreuse. On est à des lieues des vins boisés ou caramélisés. Retrouvez plutôt ces notes aromatiques de petites fleurs blanches et de roches couvertes de mousse, avec un soupçon de poire asiatique. La bouche est très fraîche avec une toute petite amertume finement intégrée, et une finale subtilement saline. Un superbe apéro pour les canicules, ce beau blanc est aussi vraiment versatile à table. Avec une pissaladière, une quiche, une salade au poulet grillé, et surtout une panoplie de fromages!

idylle

Cruet Vieille vigne de l'Idylle
Domaine de l'Idylle, AOP Savoie (France) 2018
Code SAQ : 855171 • 17,70$


Quand un producteur sort un vin d'un vignoble en particulier (single vineyard), c'est qu'il a des qualités uniques qui valent l'effort et le coût d'être mises en valeur. C'est vrai avec ce pinot noir de Niagara, qui m'a beaucoup plu. Ça pinote, comme on dit dans le métier. Et il a un petit plus qui lui donne une personnalité spéciale. Son nez est pas mal complexe et séducteur, avec ses notes de boisé et de fruits mûrs, de lierre sur un muret de pierre, et d'un soupçon de muscade. La bouche est friande, avec de délicieuses notes de cerises cuites, d'un peu de fumée, et de champignons café. Amateur(e)s de pinot noir, je vous le signale!

Pinot noir Montague Vineyard

Pinot noir Montague Vineyard
Inniskillin, VQA Four Mile Creek (Niagara,Ontario) 2018
Code SAQ : 14503522 • 31,75$


Ah! quel ravissant vin rouge que voilà! A base de frappato, ce cépage cultivé en Sicile, il a la couleur de ces bouts de nez et de ces joues d'après-midi d'hiver passé dehors. Ça sent la cerise et la réglisse rouge, avec quelques notes de fleurs sauvages. En bouche, ce n'est pas une bombe aromatique, mais un joli panier de fruits frais. J'apprécie son équilibre et sa persistance toute en légèreté. Servi un peu rafraichi, on se régale avec ce vin ni corsé ni charnu. C'est un vin pimpant, avec une petite finale minérale de caillou mouillé. Je lui trouve des airs de cousin avec certains pinots noirs de climat frais.

planeta frappato

Frappato
Aziende agricole Planeta, DOP Sicilia Vittoria (Italie) 2018
Code SAQ : 12640611 • 22$

 

Pour célébrer la Fierté (ou pour célébrer tout court) rien de tel que des bulles! Et celles-ci valent le détour. Lors d'un concours à Paris l'an dernier. Il a surpassé des champagnes dans une dégustation à l'aveugle! Il est fait avec les mêmes cépages, et sur des sols similaires, mais il a indéniablement sa propre personnalité. Il porte bien son nom. Il est très sec et a un côté sauvage de cascade dévalant des falaises de roches claires. Son nez charmeur de croissant amandine est plus amadoué que sa bouche minérale et amère, mais savoureuse et longue à la fois. J'aime sa touche oxydative. Une vraie main de fer dans son gant de velours.

brut

Brut Sauvage
Domaine Baud Génération 9, AOP Crémant du Jura (France)
Code SAQ : 12100316 • 29,05$


Source: Fugues

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samedi, 11 avril 2020 18:13

Olivier Le Sommelier Capsule #14

Une capsule pour boire local à Pâques! Un super montage de Danny Giroux.

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vendredi, 31 janvier 2020 14:01

Montréal Passion Vin 2019

Pour contrer le blah de l'hiver et l'avalanche de grands titres moroses, voici un retour sur un évènement porteur d'espoir. Quelle belle 18e édition de cet évènement qui, sous des atours glamour et luxueux, a d'abord et avant tout un objectif aussi noble qu'essentiel : faire avancer la recherche dans le domaine porteur d'espoir de la thérapie cellulaire. L'hôpital Maisonneuve-Rosemont, sous sa désignation d'Institut universitaire en hémato-oncologie et thérapie cellulaire, après des décennies de recherches, a acquis une réputation internationale dans l'utilisation des cellules-souches pour traiter avec moins d'effets secondaires et une plus grande efficacité certains cancers et d'autres maladies réputées incurables. On a aussi, enfin, des pronostics fort encourageants pour venir à bout du diabète, de certaines maladies rénales, et même de l'Alzheimer!

Tout ça demande beaucoup d'investissement, et c'est là qu'intervient Montréal Passion Vin.

Gens d'affaires, professionnels de la santé et les plus prestigieux domaines vinicoles du monde se rencontrent chaque année pour partager des moments privilégiés et amasser en même temps des sommes cruciales pour l'aboutissement de ces recherches. Deux jours de dégustations, de banquets et d'encans de lots de rêve proposés indéniablement à une certaine élite, mais dont les recettes permettent de rêver du jour où le diagnostic de ces horribles maladies ne sera plus aussi funeste pour bien des gens.

Cette 18e rencontre a réuni les maisons vinicoles suivantes : Champagne Laurent-Perrier, Domaine Laroche, Maison Champy et Domaine de la Vougeraie (Bourgogne), Trimbach (Alsace), Château Haut-Brion, Château Pichon Longueville, Comtesse de Lalande (Bordeaux) et Luciano Sandrone (Piémont).

Cette année, j'ai eu le plaisir de vivre une thématique bordelaise, coanimée de main de maitressse par Nadia Fournier, et en voici un petit aperçu.

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D'abord une rencontre avec M, Jean-Philippe Delmas, du Château Haut-Brion. Il est la 3e génération de Delmas qui travaille à la signature de ces vins emblématiques du domaine. On a commencé la dégustation avec un Clarence 2010 et un 2009. Le Clarence est considéré comme le second vin de la Maison. La différence la plus grande avec le Grand Vin, c'est le pourcentage de barrique neuve; sinon il est travaillé avec autant de soin que ce dernier. J'ai eu beaucoup de plaisir à déguster le 2010, avec son nez qui alternait sans cesse entre la boite en cèdre rouge et le cassis noir, et sa bouche complexe qui se redéfinissait de minute en minute.

Puis, l'échange d'anecdotes et de technicalités intéressantes s'est poursuivi en savourant quelques millésimes du Château Haut-Brion : 2008, 2005, 2003 et 1998. J'avoue que 1998 m'a particulièrement marqué. Wow, quel moment de grâce! Un nez somptueusement floral et boisé, tout en finesse. Mais la bouche, mes ami(e)s... la bouche! Une merveille d'équilibre et de longueur, mais surtout encore des arômes de fruits frais plutôt que cuits. Quelle délicieuse fraîcheur.

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Au-delà des vins, j'ai aussi apprécié une précision qu'a apportée M. Delmas. Bien sûr, pour permettre au terroir de s'exprimer le plus précisément possible, il faut une vision environnementale qui respecte au maximum cet écosystème. Le vignoble n'est pas certifié bio, car le cuivre recommandé pour les traitements éventuels, laisse trop d'empreinte dans le sol. Donc, le domaine travaille à trouver une alternative pour qu'éventuellement il n'y ait plus d'intrants dans le vignoble.

Ma deuxième rencontre-dégustation m'a fait connaître Nicolas Glumineau, le directeur général de Château Pichon Longueville, Comtesse de Lalande, un prestigieux domaine de Pauillac qui appartient à la Maison Roederer depuis 2007. C'est un vin qui avait la réputation d'être plus féminin, ayant vu plusieurs femmes liées à son histoire, et probablement surtout à cause de sa proportion de merlot plus élevée que chez ses voisins. Ici aussi, on recherche la mise en valeur des particularités d'un terroir d'exception. Signe des temps, en cette ère de réchauffement climatique, on accorde de plus en plus de place au cabernet sauvignon, et on est en conversion vers une culture en biodynamie. Autre fait intéressant, on explore l'impact qualitatif des différents porte-greffes; une tendance qui se voit de plus en plus dans plusieurs pays.

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J'ai d'abord savouré deux Réserves de la Comtesse, soit le 2010 et le 2014. Le 2014 m'a séduit, surtout avec ses parfums aussi boisés que floraux, et une bouche d'une complexité remarquable. Puis on a été gâtés avec quatre millésimes de Comtesse de Lalande : 2014, 2009, 2005 et 1995. Encore une fois, même en jeunesse, le 2014 était aussi accessible que savoureux. Un régal et un super plaisir, tant au nez qu'en bouche. Le 2005 était un vrai tourbillon de sensations fortes. Ample et soyeux à la fois, il ne cessait de s'épanouir en bouche avec une myriade de parfums. Riche et frais, c'est un vin très sensuel. Le 1995 m'a aussi fait voyager. Un vin très dense et organique qui semblait vibrer de vitalité dans ma bouche. Difficile à expliquer, mais c'était toute une expérience sensorielle. Un vin qui a encore de bonnes années devant lui, en tout cas.

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Voilà, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter d'avoir la chance de découvrir ces domaines qui font rêver, et qui sait, de pouvoir assister à une de ces rencontres mémorables lors de la prochaine édition de Montréal Passion Vin, qui se tiendra les 13 et 14 novembre prochains. De grands moments pour de grandes avancées médicales, qui nous rapprochent à chaque édition du jour où ces terribles fléaux ne seront plus aussi destructeurs.

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Une vidéo humoristique de dégustation de vodka Dirty Devil. 

Un montage de feu de Danny Giroux! J'ai acheté la chanson sulphureuse Quand je fais l'amour,de Pier Béland, pour vous la faire connaitre. Je n'ai pas les droits de cette chanson.

Merci au sympatique François Tremblay, de St-Lucifer des Laurentides, pour les accessoires, pour cette vodka et la recette du Dirty Dirty Martini! :)

Chaîne YouTube d'Olivier le Sommelier

Disant avoir été marqués par le documentaire d'Al Gore, An inconvenient truth, plusieurs intervenants se sont réunis pour le colloque Tasting climate change, organisé par la sommelière Michelle Bouffard, le 12 novembre dernier. Des intervenants venus des deux côtés de l'Atlantique, bien conscients de l'empreinte carbone que laisse l'industrie viti-vinicole, et qui espèrent que cette prise de conscience puisse être porteuse de solutions pour la minimiser. Voici quelques moments de cette journée que j'ai trouvés particulièrement intéressants.

olivier Karel MayrandJ'ai été très impressionné par l'exposé de M. Karel Mayrand, président de la Fondation David Suzuki pour le Québec et le Canada Atlantique. En des termes clairs et avec des graphiques explicatifs précis, il a su démontrer que nous n'étions plus dans une période d'hypothèses, mais dans une ère de conséquences. Il y a d'ailleurs une des statistiques qui m'a fait réfléchir : en 1945, il y avait environ 2 milliards d'humains; en 2050 on devrait être environ 9 milliards. Déjà là, on comprend que ça va avoir un impact important, juste par la place que ce nombre de personnes va prendre, mais au-delà de ça, ce qui a changé, c'est que ce nombre consomme beaucoup, et beaucoup plus que ce qui se consommait en moyenne en 1945, par exemple. L'activité humaine produit beaucoup trop de CO2, ce qui entraine une augmentation de la température, avec les conséquences qu'on voit de plus en plus clairement. Il va y avoir forcément une limite aux dommages que la planète peut subir avant de devenir hostile à l'humanité. D'après les récents modèles, il faudrait idéalement réduire globalement la pollution et la production des gaz à effets de serre d'ici 2030, afin d'atteindre la neutralité de notre empreinte carbone en 2050. Ça vient vite, il me semble!

Au-delà du rêve de l'abandon rapide des énergies fossiles, l'essor des énergies éoliennes et solaires est porteur d'espoir. L'installation de panneaux solaires dans plusieurs domaines vinicoles a déjà permis de réduire de manière significative l'impact environnemental qu'ils avaient. Un autre vecteur d'espoir, c'est la récente mobilisation citoyenne à travers le monde, et surtout la voix de la jeunesse qui est préoccupée par l'héritage qu'elle aura à gérer si les actions nécessaires ne sont pas faites à temps. M. Mayrand a conclu en disant qu'il va falloir que tout un et chacun, on comprenne et accepte qu'il y a des changements d'habitudes qui vont devoir se faire pour pouvoir profiter harmonieusement et durablement de notre vie sur notre planète. Ouf! Ça commence raide un mardi matin! Mais j'ai bien aimé le fait que ce n'était pas dit de façon moralisatrice ou avec un ton de prophète de malheur. Il nous a bien expliqué pourquoi l'alarme a été sonnée par la communauté scientifique, et maintenant il va falloir voir comment notre industrie peut-veut faire sa part, pour faire partie de la solution.

olivier Eric JorgensParmi les autres intervenants qui sont venus nous parler, il y avait Eric Jörgens, qui est en charge du développement des affaires pour l'est du Canada, pour la compagnie de transport Hillebrand. Une compagnie qui transporte entre autres du vin depuis le 19e siècle. J'ai appris par lui que le transport maritime rejetait beaucoup de souffre, un autre pollueur funeste, en utilisant du carburant moins raffiné pour sauver des sous. Mais dans cette industrie aussi, la prise de conscience est faite, et il y a depuis peu un Clean Cargo Act, et le Protocole de Porto, qui propose des étapes pour changer la machinerie des navires et l'utilisation d'énergie plus propre. Mais il faudra vraisemblablement attendre une trentaine d'années avant que la flotte mondiale soit changée. En attendant, l'entreprise propose une gestion des routes pour acheminer le vin le plus écologiquement possible. Il reste à sensibiliser les joueurs comme la SAQ et la LCBO sur ces possibilités, et leurs implications monétaires et de planification des délais de livraison.

Ensuite, des personnalités du domaine du vin se sont succédées pour nous raconter un peu, comment ils comptaient faire une différence avec des actions concrètes pour limiter, voire éliminer leur empreinte carbone. On a eu ainsi la chance et le plaisir d'entendre M. Miguel Torres d'Espagne et Mme Katie Jackson (Jackson Family Wines) de Californie, qui font partie des International Wineries for climatic actions, un regroupement de domaines vinicoles qui partagent des objectifs et des outils pour fonctionner le plus sainement possible, et pour s'assurer un avenir. Ça va de l'énergie verte à la gestion de l'eau, de la gestion du végétal à la reforestation, et à la sélection de terres en plus haute altitude. Ces domaines, pour la plupart familiaux, ont pour objectif une réduction de leurs émissions de 50% d'ici 2030, et de 80% d'ici 2045! M. Torres nous a aussi dit qu'il aimerait bien que pour les vins de consommation courante, on utilise globalement des bouteilles standardisées qui seraient à remplissages multiples, qu'on pourrait réutiliser cinq ou six fois. Il aimerait que ça commence bientôt en Europe et en Amérique.

olivier torres jackson

olivier Jose VouillamozJ'ai aussi été interpelé par la présentation de M. José Vouillamoz, un biologiste ampélographe Suisse, qui étudie l’ADN de divers cépages, bref un généticien du raisin. Après un exposé sur les conséquences de l'augmentation de la température, (comme la possibilité que la région de Beaune ne soit plus propice à la culture du Pinot noir!), et l'importance du choix des porte-greffes, il a parlé de l'importance de trouver et de recultiver les anciennes variétés qui ont su traverser les siècles dans les diverses régions.

Il a surtout osé parler de ce nouvel instrument scientifique le CRISPR-Cas9 qui permet (un peu comme Photoshop pour une image sur votre ordi) de faire de l'édition au niveau cellulaire et ainsi éliminer des gènes non désirables, rendant ainsi la plante résistante aux maladies, et pouvant même améliorer les arômes. On a déjà réussi à régénérer des vignes atteintes par le botrytis!

Le plus grand danger avec cette technique, c'est l'érosion du matériel génétique, ce qui fait dire au chercheur que la biodiversité demeure un élément essentiel pour l'avenir. Je ne peux aussi que me demander où est la ligne entre édition génétique et modification génétique? D'autant plus que cet outil est également testé présentement en médicine. Quand la science-fiction rejoint la réalité... que sommes-nous prêts à accepter moralement? Voilà la question qui m'intrigue et me hante depuis cette conférence.

Et vous, qu'en pensez-vous?

Je viens de faire un voyage de presse en Roumanie, et j'ai encore des soubresauts d'images et de sensations qui se manifestent inopinément et spontanément dans ce quotidien que j'ai réintégré. Des situations, ou des dégustations, qui me ramènent soudainement à un moment de ce voyage qui n'a pas encore fini de me marquer. Un voyage pas mal unique, d'abord à cause des produits que j'ai découverts, bien sûr, mais aussi parce que j'ai eu la chance de connaître des collègues plus en profondeur (ce qu'on n'a pas toujours le temps de faire dans ces voyages), et un pays, (et une industrie) qui n'a pas fini de mettre les pièces de son casse-tête en place. C'est super intéressant et quelque peu déstabilisant d'essayer de comprendre quelque chose qui est toujours sur la table à dessin. Tout bouge encore, mais vers quoi? Voici quelques facettes de ce puzzle...

Au niveau statistique, il y a des données surprenantes. La Roumanie se retrouve autour du 10e rang des pays producteurs de vin dans le monde, et du 6e en Europe! Les Roumains sont aussi de grands consommateurs de vin; ils occupent la 14e place dans le monde. Leur viticulture remonte à environ 6000 ans. Faire du vin à la maison est assurément dans leurs gènes. C'est à la fois une grâce, parce que la culture du vin est bien présente dans les mœurs, et un obstacle pour l'industrie, parce que c'est plus difficile de vendre quelque chose que bien des Roumains autoproduisent. D'après ce que j'ai compris, ils achètent pour les grandes occasions et les mariages, mais pas spontanément pour le quotidien. D'où l'attrait pour l'export. Mais retournons en arrière un moment.

Comment expliquer qu'avec une histoire millénaire, on ne connaisse pas davantage les vins roumains?

Comme plusieurs j'imagine, j'avais la tête remplie de vagues notions folkloriques sur la Roumanie, mais j'ai appris avec surprise que c'est un très jeune pays. Le territoire géographique existe depuis longtemps, mais il était morcelé en diverses principautés et constamment l'objet de convoitise de ses puissants voisins. Ce n'est qu'au 19e siècle, (comme nous, avec le Canada!) qu'on voit l'union de deux régions, la Moldavie et la Valachie, pour former une première Roumanie. Et c'est au 20e siècle qu'elle prendra la forme qu'on lui connait. Donc, même si pas mal chaque région cultivait la vigne, il n'y avait pas d'unité territoriale pour identifier un vin roumain. Une exception importante est le Grasa de Cotnari, un vin liquoreux, qui connut autant de gloire que le Tokaj de Hongrie ou le vin de Constancia d'Afrique du Sud. Deux épisodes majeurs ont aussi mis à mal la viticulture locale : le phylloxera, qui entrainera une première plantation de cépages français, et l'ère communiste, qui remplacera typicité par productivité.

Depuis la fin du régime communiste en 1989, l'État, propriétaire de facto, reçoit les demandes de restitution des terres des citoyens, mais retrouver et fournir les preuves de propriété sur celles-ci est toute une épreuve administrative, et ça ralentit le processus de reconstitution du vignoble roumain. Il faut aussi rebâtir un lien de confiance envers les institutions, qui furent souvent entachées de corruption. Évidemment, l'entrée dans l'Union européenne a apporté des capitaux d'investissements qui permettent une modernisation bien nécessaire, et une expertise externe qui permet une production et une commercialisation plus efficaces. Cette efficacité, qui a mené aux statistiques que je mentionne plus haut, me semble toutefois une arme à deux tranchants.

D'un côté, ce réservoir de production a permis d'approvisionner à bon prix plusieurs clients de grandes surfaces, comme les supermarchés britanniques, qui les proposaient sous leur marque maison. Mais ceci peut donner aux consommateurs l'idée que les vins roumains sont surtout des vins d'entrée de gamme, plutôt génériques, peut-être, et lorsqu'on veut ensuite proposer des vins dits premiums, il est plus difficile de les vendre à leur juste valeur. Le chemin est plus long, comme le Chili et l'Argentine peuvent en témoigner.

Aujourd'hui, on retrouve environ 150 producteurs en Roumanie, dont seulement cinq d'une taille considérable. On a une bonne délimitation des zones de production et des appellations qui gagnent en reconnaissance, surtout localement. Les vins plutôt sucrés, et souvent blancs, sont traditionnellement les plus appréciés, et ce, malgré qu'un des plus anciens cépages, le feteasca neagra, soit rouge. Mais la demande internationale, et le fait que les plus jeunes producteurs ont beaucoup voyagé, font que, surtout au niveau premium et super premium, les vins soient de plus en plus secs. Outre les cépages français et germaniques qui sont cultivés depuis plus d'un siècle, la Roumanie a aussi quelques cépages locaux, qui peuvent être des as dans sa manche. Des cépages que certains producteurs réussissent à mettre en valeur, pour notre plus grand plaisir. Et comme l'industrie est toute jeune et sans trop de carcan, on nous offre aussi des assemblages originaux et savoureux.

Ce que j'ai ressenti, lors de ce premier contact avec cette contrée, c'est la grande complexité toute en paradoxes de son peuple. Il est un îlot de tempérament méditerranéen (qui a des airs de proche cousin avec bien des Italiens... et des Québécois!) dans une mer de pays slaves. Un peuple qui semble avoir le commerce dans son sang (qu'il a bien chaud, d'ailleurs), mais qui sort d'une période de communisme pur et dur. Un pays jeune d'histoire, mais qui est bien ancré sur son territoire depuis des lustres. Un pays qui semble très patriarcal et conservateur, mais où les femmes jouent le jeu et commencent à diriger des entreprises en même temps. C'est assez fascinant à voir, de l'extérieur.

Le vin n'est pas en reste. Comme en Italie, il peut être aussi générique et international qu’hyperlocal, avec des cépages et des styles qu'on ne voit nulle part ailleurs. L'ambition et l'enthousiasme des différents producteurs étant indéniables, il reste maintenant au pays à avoir les moyens à long terme de ses ambitions, pour pouvoir rayonner et s'assurer d'une place incontournable dans notre marché. Je nous le souhaite, car il y a des perles qu'on gagnerait à pouvoir savourer sur une base régulière. Et ne me partez pas sur la țuică et la pálinka! Vraiment, je ne peux que dire : Noroc, Romania!

Voici un panorama de vins et de producteurs que j'ai découverts pendant ce voyage.

Dans le Dealu Mare, notre première visite fut pour Crama Budureasca, un des joueurs importants du pays, qui produit plus de 2 millions de litres par année, et qui exporte ses vins dans une vingtaine de pays. Ils jonglent avec bonheur tant les cépages internationaux que les cépages locaux, sous l'habile direction d'Olga Miloiu, et du coloré et fort sympathique vigneron Stephen Donnelly. Un chai ultra moderne, des terroirs bien délimités, et même une section bio, lui servent de pigments pour créer des œuvres vinicoles très variées, et qui cernent bien les divers marchés pour lesquels ces vins sont élaborés.

Pour découvrir des vins dans un style que les Roumains affectionnent, essayez en blanc, le Classic Feateasca Regala, ou l'assemblage Classic Fumé, deux vins aromatiques, fruités et suaves, joliment équilibrés. Ou l'intense Tămâioasa Românească (affectueusement surnommé Timi, par Stephen), qui vogue entre les notes muscatées et celles du gewurztraminer. Les rouges à base de feteasca negra sont mes préférés, surtout le Feteasca Negra Premium 2016. L'assemblage Noble 5 est aussi très apprécié mondialement. Des bulles et un vin doux typique viennent compléter l'offre de Budureasca. Il ne vous reste qu'à découvrir qui est le personnage de profil sur l'étiquette, et la terrible histoire des vignes incendiées.

olivier Beauté paisible derrière BudureascaBeauté paisible derrière Budureasca

Dans la région de la Moldavie roumaine, autour de la ville d'Iasi, nous avions rendez-vous avec la jeunesse. D'abord chez Gramma, Marian Olteanu et son ami de chai Mihai Cristian Focea nous ont fait déguster les vins de leur Cuvée Visan qui se mariaient avec une grande diversité de plats. Deux choses m'ont particulièrement plues chez eux : l'originalité des étiquettes toutes contemporaines, et leur aligoté, tout aussi particulier. À découvrir sans faute en 2020, leur Feteasca Neagra 2018, gourmand, souple, et aussi fruité que doucement poivré.

Ensuite, on visite Crama Hermeziu, un domaine qui offre oenotourisme à l'hôtel La Domenii et production de vins, des plus traditionnels aux plus modernes. Sous la direction de la super passionnée et très branchée Loredana Lungu, les mousseux Mademoiselle Rosé et Madame Bleu, et le rosé C'est soir font sensation. Les étiquettes de la gamme Hermeziu, avec leurs pièces d'échec, sont vraiment belles. La gamme Vladomira séduit avec ses cépages locaux, dont le fameux rosé très suave, le Busuioaca de Bogotin.

C'est aussi dans cette région que se retrouve un des gros joueurs : Casa de vinuri Cotnari, qui est spécialisée dans les cépages roumains. Quelle Maison de contrastes! Elle possède autant un manoir Belle Époque, près duquel on élabore des vins à la fine pointe de la technologie, qu'un bâtiment d'accueil vert et jaune, de style 1960, dans lequel se trouve un restaurant des plus classiques. Cotnari va produire pour la première fois de son histoire des vins rouges, et elle produit aussi un des vins historiques de la région, le fameux vin doux Grasa de Cotnari, qui a un potentiel de vieillissement de plusieurs décennies! J'ai eu la chance de déguster un 1960. Quelle superbe texture, et quelle fraîcheur, encore! Un délicieux mélange de parfums d'orange brûlée, de fruits secs et de noix. Ils en font aussi une version moderne et sec, au fort joli nez de gingembre. Le domaine produit aussi des mousseux.

olivier CotnariCotnari

Terminons ce périple dans une région très pittoresque et très différente en style : la fameuse Transylvanie. L'influence germanique y est perceptible au niveau architectural d'abord, mais aussi dans le style des vins, qui sont nettement majoritairement blancs. Un des cépages phares de la Roumanie, le feteasca regala, est né dans cette région. Le relief toujours plus montagneux, les bois et les petits villages regroupés autour des diverses églises, sont souvent dignes de cartes postales. Cluj Napoca est une ville intéressante comme point de rayonnement pour visiter la région.

olivier Latmosphérique TransylvanieL'atmosphérique Transylvanie

Le plus gros producteur vinicole se trouve sur le plateau de la Tarnave : Jidvei, qui produit plusieurs millions de bouteilles chaque année, réparties dans une trentaine de produits. Dans les années 50, c'était un acteur vinicole industriel, mais il a été privatisé en 1999, et s'est depuis grandement modernisé. Malgré cela, une grande expertise et une grande connaissance des 2400 hectares de terroirs qui appartiennent à la compagnie se retrouvent dans la tête du vigneron Iona Buia, qui travaille ici depuis les années 70! Les étiquettes de la gamme Mysterium sont superbes, et le blanc m'a beaucoup plu. Le Feteasca Regalla 2009 était spécial, et délicieux avec le poulet fermier. Ils font aussi des vins doux, comme le Traditional Muscat Otonel, au très joli nez particulier, et même parfois un vin de glace, à base de traminer rose! Brandy et mousseux, dont le suave et fruité Margaritar Roze, viennent compléter l'offre. Et on mange tellement bien au restaurant du château Bethlen Haller, qui leur appartient!

olivier Victoriaqui chasse les sangliers des Vignes de JidveiVictoria, qui chasse les sangliers des vignes de Jidvei

Je ne saurais remercier assez Crama Budureasca et les autres généreux producteurs qui se sont unis pour nous inviter en Roumanie, ainsi que M. Aurelian Mantu, de l'agence Maxim Impex et son infatigable adjoint Mihai Popescu, qui m'ont permis d'avoir ce trop bref coup d'œil sur un pays si intrigant, et qu'il faut découvrir tant pour ses vins que pour ses soupes ciorbă... et les pálinkas!

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