mercredi 17 octobre 2018
Chroniques d'Olivier de Maisonneuve
Olivier de Maisonneuve

Olivier de Maisonneuve

Diplômé sommelier-conseil de l’Université du vin de Suze-La Rousse, en France, j’ai commencé mon apprentissage du monde vinicole en suivant les cours Les Connaisseurs de la SAQ. Aujourd’hui, j’en suis devenu un animateur! Chroniqueur vins et alcools dans diverses publications, dont le magazine Fugues, je parcoure la planète pour mettre images et visages sur ces produits qui me font vivre tant d’émotions.

Les 2 et 3 novembre avait lieu cette merveilleuse et généreuse fête du vin au Hilton Bonaventure de Montréal.

Présentée par la SAQ et organisée par la Fondation de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, elle a été une fois de plus le théâtre de la rencontre entre la philanthropie et le prestige. Sous la direction de son nouveau et dynamique président Martin Gauthier, la foule d’amateurs de vins réputés a permis de générer un profit de plus d’un million de dollars, qui contribuera à la création du centre intégré de cancérologie. Ce centre permettra de regrouper sous un seul toit les activités d’oncologie, ce qui évitera aux patients les éprouvants déplacements pour les traitements.
  

duval vinspassions

Voici la photo officielle (du photographe Alexandre Bédard) du comité en compagnie de la porte-parole, Mme Dominique Michel.

Donc, pour une onzième année, on nous a offert deux journées de découvertes et de rencontres avec des maisons de vins mythiques. Le vendredi, j’ai eu la chance de participer à une dégustation de la maison Mommessin, qui possède en monopole le fameux grand cru Clos de Tart en Bourgogne. Existant depuis plus de 12 siècles, mais n’ayant connu que trois familles pour en prendre soin, c’est un lieu presque mystique, sous la bienveillante protection de la petite Vierge de Tart, qui date du 14e siècle.

Présentées par M. Sylvain Pethiot, régisseur du domaine et fier représentant de la séduction à la Française, et par M. Jacques Orhon, toujours plaisamment en verve, deux verticales nous étaient proposées : d’abord sous l’appellation Morey-St-Denis premier cru, La Forge de Tart (qui est leur second vin, selon la coutume bordelaise)  nous avons eu droit aux millésimes 2008,2006 et 1999. Le trait d’union de ces vins était d’abord leur ravissante et assez intense robe. Si les nez étaient un peu fermés à prime abord, ils nous taquinaient le bulbe olfactif avec des notes tantôt de cerises fraîches, tantôt de kirsch, traînant dans leur sillage des traces de poivre. Si dans les deux premiers verres, la bouche était assez tannique, elle mariait avec plaisir une certaine amertume et une belle fraîcheur. Le 1999 fut un moment de grâce pour moi, avec son nez toujours fruité mais acoquiné d’un certain relent de cuir très sexy. Une bouche ample et veloutée, bien soutenue par de souples tannins et une tonifiante acidité. Quel beau vin!

Ensuite, place au fameux grand cru. Nous avions droit aux 2002,2001 et 1996.
Bien sûr, avec environ 18 mois d’élevage en fûts neufs, le bois se manifestait
davantage au nez, mais c’était le bois patiné et noble d’un salon de manoir, et non celui d’une cour à bois. Flottait aussi parmi les effluves de cerises bien mûres, des traces de boîte à cigares. Si le 2002 m’a paru un peu jeune encore, le 2001 était empreint d’élégance, et le 1996 parfaitement à point dans son équilibre de finesse et de charme.

Le samedi, pauvre de moi, je dus me lever pour aller déguster les vins d’une autre réputée maison bourguignonne : le domaine Joseph Drouhin. Quel dur métier que de devoir commencer sa journée avec une verticale de Chassagne-Montrachet puis une autre de Clos des Mouches! La présentation était animée par M. Laurent Drouhin, (qui ressemble tellement à son père!) et le toujours dynamique Jacques Orhon. Allons y donc avec le premier cru Mourgeot, Marquis de Laguiche 2008,2005 et 2000. Encore ce matin, les nez m’ont semblés un peu fermés. Mais on devinait les bourgeons des arômes de noisette et de beurre fin. Les bouches délicates et élégantes des deux premiers vins, un peu timides à l’attaque, s’épanouissaient peu à peu, et surprenaient par leur longueur. Dans le 2000, quelques pétales d’acacia et de jasmin et une bouchée d’abricot venaient enjoliver la surprenante fraîcheur finale.

Pour le Clos des Mouches, les millésimes 2008,2005 et 2002 nous attendaient.
M.Drouhin nous a remis les pendules à l’heure quant au nom de l’appellation, Il n’était pas dû à un nombre élevé de petites pestes, mais bien aux abeilles,
surnommées mouches rayées! Parlant de nature, notez que c’est un domaine en biodynamie. Pour bien profiter de la complexité parfois un peu subtile de ces vins, je leur recommanderais un bon passage en carafe. Un de mes coups de cœur fut le 2008. En bouche comme au nez, il m’a charmé avec ses parfums de noisette, de beurre et de miel, voire de caramel blond, puis d’abricot. Le 2005 était plus réservé mais encore très long. Finalement, le 2002 : Avec sa robe plus dorée, il me prévenait de son évolution entamée. Des petites notes de sucre brûlé se pointaient dans une bouche, ma foi, encore assez fraîche. Ces traces oxydatives me plaisaient beaucoup dans un vin qui gagnait en richesse au gré des minutes.

Mon éprouvante journée s’est poursuivie par un lunch qui proposait une étonnante association de la cuisine szechuanaise du chef Paul Kiu Kwok Kit, de l’Orchidée de Chine, à des perles de la maison vénitienne Masi, dont quelques fins amarones. Puis ce fut au tour de deux stars de la Ribera del Duero, en Espagne, M.M. Sisseck et Fernandez. Présenté par le sympathique  Nick Hamilton, l’amusant fondateur de  la maison Pingus nous a parlé de son parcours de vigneron Danois en Espagne traditionnelle! Nous avons pu ensuite goûté à deux Flor de Pingus (2009 et 2008) et à un Pingus 2010. Des nez plutôt charmeurs mais des bouches un peu adolescentes encore pour ces vins naturels, précédés de toute une réputation.

Finalement un moment d’émotion fut cette rencontre avec le vénérable Sr Alejandro Fernandez, et ses vins Tinto Pesquera. Dans sa 8e décennie de vie, ce digne vigneron parle, avec simplicité et certitude, de son travail au domaine.
Nous avons ensuite bu les Janus Gran Reserva 2003,1995 et 1986, une gamme de vins produits que les grandes années. 100% Tempranillo et élevés en fûts de chêne américain, comme la tradition le veut. Le bois assez présent ne vient jamais masquer le fruité. J’ai trouvé qu’avec l’âge, il se virilisait passablement avec des notes marquées de cuir. Avis aux amateurs!

Un énorme merci à Mme Claudette Dumas-Bergen, pour avoir permis ces moments et pour sa toujours aimable efficacité.

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Il y a de ces rencontres qui vous laissent sur un nuage de petit bonheur pour le restant de votre journée.


olivier De gauche à droite: Olivier de Maisonneuve; Hélène Dion et Hans Astrom


Grâce à l’agence LBV, j’ai vécu ce moment de grâce en dégustant de biens beaux vins en présence du directeur de la maison Klein Constatntia, Hans Astrom.
Savourés dans le cadre discrètement luxueux du Salon Exécutif de la Banque Royale, avec la vue magnifique sur le fleuve du haut du 41e étage de la Place Ville-Marie, la table était mise pour une expérience hédonistique.

Nous avons d’abord découvert deux vins d’entrée de gamme. On a commencé avec un sauvignon blanc qui se veut un trait d’union entre le style français et le style néo-zélandais, avec une belle fraîcheur et une délicieuse petite amertume en finale, et de beaux arômes de pommes en bouche. Puis un assemblage bordelais rouge, au fort joli nez de fruits mûrs. La bouche était tannique mais en souplesse. De longueur moyenne, le vin était agréablement savoureux et harmonieux.

Puis nous avons dégusté deux vins du domaine Anwilka, situé près de Stellenbosch, qui fait partie de la famille Klein Constantia. D’abord, Le Petit Frère 2010, qui se veut un vin de bistrot (d’un certain luxe, quand même) assemblant avec bonheur syrah, cabernet sauvignon et petit verdot. Assez charnu et dense, il propose un nez très minéral de roche mouillée et de poivre frais moulu. Puis, la fierté du domaine le Anwilka 2008.
Un impressionnant vin sombre, au nez  aussi charmeur qu’élégant. Il offre une bouche  fruitée d’une superbe finesse, relevée par une touche d’épice. Aérien et long à la fois.

Le clou de cette délicieuse orgie de bonheur, fut une petite verticale de Vin de Constance,le fameux vin préféré de Napoléon, à Ste-Hélène, que l’on retrouve aussi dans les Fleurs du Mal,de Beaudelaire. Grâce à la générosité entre autre, de Marguerite Aghaby, nous avons pu voir l’évolution et la personnalité distincte que chaque millésime propose.

Né du chaud millésime 1999, le vin était maintenant d’une riche couleur ambré foncée. Avec un suave mais viril nez fruité, floral et de tabac à pipe, il n’était pas sans me rappeler un scotch ou un vieux rhum brun! La grande surprise était sa fraîcheur et son caractère toujours fruité, puis une longueur très fine.


Plus subtil et d’un teint aussi délicat qu’une précieuse topaze, le 2004 avait un intriguant et bien agréable nez d’encens et de fleurs. Il avait une bouche fraîche, fruitée, et surtout une belle texture très satinée.

Finalement le 2007, proposait un délicieux nez de fruits tropicaux frais et de gingembre!
Sa bouche est aussi suave que veloutée, avec la sucrosité et la fraîcheur de l’ananas bien mûr. D’une élégance remarquable! Offert à la SAQ (10999655) pour $63.00, le 500ml, c’est une aubaine pour ce bijou vendangé grain par grain et longuement élevé avec la patience et la minutie d’un horloger. C’est un cadeau magnifique pour le temps des Fêtes, si vous appréciez un vin de dessert savoureux mais qui n’est pas une bombe de sucre.  A découvrir absolument, en bonne compagnie.


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lundi, 17 mars 2014 20:10

Savoureuse évasion portugaise

Belle rencontre (grâce à Alyne Carmeline Russo de l'agence Enotria Internationale) avec l'amusant Pedro Lopes Vieira, de la maison portugaise Esporâo, de la région de l'Alentejo.

Cet homme dynamique sait vraiment nous régaler avec ses anecdotes étymologiques! Cette maison a vu le jour en 1973, mais a dû vendre ses raisins à la coop pendant quelques années. C’est en 1985 qu’elle a pu produire son premier millésime. Fait cocasse, l’agent gouvernemental qui a approuvé sa création, a inscrit au dossier qu’il ne s’attendait pas à ce qu’ils aient le moindre succès! 

 Avec les succulentes entrées de la Taverne F, j'ai découvert l'Esporâo Reserva blanc 2012 (saq 11604301, $21.35), à base de cépages locaux (Antâo vaz, arinto et roupeiro) qui avait des arômes de fruits tropicaux et de...mets chinois! La bouche était fruitée et grasse. Voila de quoi me mettre en appétit. Ensuite, on nous a offert le Private Selection,(30.47 imp. privée) à base de sémillon surtout, et un peu de roussanne et de marsanne. Avec son nez riche et fin de fruits mûrs et de bois, c'est un vin ample, assez corsé et doté d'une très agréable amertume.Et quelle longueur!

Ensuite, dans les mêmes séries, on a goûté aux rouges. Le Reserva 2010 (SAQ 10838616, $26.60) est un assemblage de 4 cépages, assez tannique mais rond grâce à son élevage en fûts de chêne américain.

Le Private Selection 2008 ($73.20 en importation privée!), est une oeuvre faite à la main, avec des accents de fruits rouges trempés dans le chocolat. Délicieux, charnu et fin.

aline olivierpng
J’ai passé un fort bon moment avec mes collègues Jean Aubry, et Marina La Forgia, juste avant la tempête de mercredi…


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mardi, 22 avril 2014 18:46

Rencontre avec Pascal Jolivet

L’intérêt des vins de cette maison est sans contredit dans l’expression la plus naturelle possible du cépage et du terroir. Pas de maquillage d’élevage ni de levures étrangères.

L’agence LBV International nous a invités à rencontrer ce vigneron à l’image de ces vins : généreux, franc, conscient de sa qualité sans se prendre la tête.

bouteilles jolivet 2014

En Pouilly Fumé, j’ai dégusté le 2013, savoureux et minéral à souhait, très droit et bien frais en finale. Il devrait arriver sur les tablettes en juin. Ma révélation, par contre, à été  Les Terres Blanches 2012 (importation privée), 3 hectares de parcelles de vieilles vignes qui donnent dans ce millésime parfait en Loire, un vin superbe. C’est floral et riche à la fois, avec des notes de caramel blond. Avec sa douce fraîcheur finale et sa longueur, tout m’a semblé en harmonie. Délicieux.

En AOP Sancerre, Pascal nous a fait la surprise de nous présenter les trois couleurs. Pour le moment, on retrouve son blanc 2013. Énigmatique à prime abord, il semble délicat, fin et soyeux, mais rapidement, en bouche, il s’amplifie et se couvre de velours. Ce côté velouté perdure un bon moment. Non disponibles ici, Les Caillotes 2013 (un nez impressionnant de craie mouillée et de fougère avec une bouche de pamplemousse blanc), et l’Exception 2012 ( nez très minéral et agréables notes de caramel roux et d’érable, longue bouche fruitée et satinée) sont des vins à rechercher lors de votre prochain voyage en Loire.

On a aussi découvert son rouge bio, Sauvage 2011, qui passe 15 mois en tonneau, et qui est non filtré. Son nez surprend avec ses notes d’aneth, de cuir et de bonbon poisson rouge! Sa bouche est bien charmante sur le fruit frais mais bien mûr, et s’amplifie à chaque gorgée. Ma première réaction : ça me fait penser à un marquette parfaitement à point. Surprenant.

On a fini avec un autre de mes coups de cœur, son Sancerre rosé 2013. A base de ses meilleurs raisins de pinot noir, il est paré d’une fort jolie robe assez intense, mais c’est tant au nez qu’en bouche que le charme s’opère totalement. Des notes de fraises des champs écrasées dans la main, un peu d’amertume et de fraîcheur bien en équilibre, une ampleur et une longueur, tout ca en fait un très très beau rosé. Si Bacchus sourit, on devrait le voir à la SAQ cette année. On serait vraiment gâté.

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En avril, nous avons eu de la grande visite! Monsieur Henry Marionnet ( celui que l’on surnomme le Pape du gamay) était de passage à Montréal,en compagnie de son épouse. J’avais déjà eu le plaisir de faire connaissance avec son sympathique fils, Jean Sébastien, mais cette rencontre avec le patriarche du domaine (non moins sympathique, d’ailleurs!) était un privilège de plus.



avechenry marionnet

 

Il en a profité pour nous présenter plusieurs produits de sa célèbre maison, qui fait du vin bio et le plus naturel possible, mais sans y mettre l’emphase. Sa philosophie se concentre sur le plaisir du vin par lui-même sans surenchère de qualificatifs. L’important c’est le raisin et son terroir avant tout, et aller au-delà des modes.

bouteilles olivierpng  

Il y a deux choses particulièrement remarquables dans ce domaine qui fait la belle vie au gamay et au sauvignon blanc. La première est que certaines des vignes sont franches de pied!  Marchant sur une lame de rasoir, en attendant une éventuelle attaque du phylloxéra, M. Marionnet nous offre une fenêtre sur le visage originel de ces cépages. Si le sauvignon blanc et le malbec francs de pied ne sont pas disponibles ici, nous avons quand même la chance de trouver son gamay Vinifera à la SAQ pour $23.55. Nous avons aussi son juteux et délicieusement fruité gamay du Domaine  de la Charmoise ($18.45), qui s’est imposé comme vin de plaisir, au Québec. Si vous explorez la planète des vins dits naturels, je vous suggère de contacter l’agence LBV International, qui importe en privé le gamay Première Vendange, élaboré sans souffre, ni produits œnologiques, pour moins de $25.00. Vous aurez droit à un vin au nez assez intense de gelée de fruits rouges et à une bouche gourmande, souple et ronde, relevée d’une pointe d’épices fort appétissante.

La seconde particularité est le vin Provignage, élaboré à partir du cépage romorantin, qui remonte à François 1er! Ce qui est plus incroyable encore, c’est que ça vient de ce qui est possiblement la plus vieille vigne de France. On a estimé sa plantation aux alentours de 1850. Elle a donc survécu à cette attaque dévastatrice du phylloxéra. Ca donne un vin au nez  très minéral de roche mouillée et d’écaille d’huître, et à la  bouche fraîche et légèrement amère en finale. C’est un vin qu’il faut prendre bien soin de déguster lentement, en prenant bien conscience de son extraordinaire traversée du temps. Après, on peut se régaler d’un second verre avec une savoureuse entrée de rillettes de Tours.

Mais il faudra aller sur place et sortir son portefeuille si l’on veut mettre la main sur une de ces précieuses bouteilles. Je vous en souhaite la chance et le plaisir.


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samedi, 05 juillet 2014 12:13

Champagnes Krug, droit au cœur

C’est toujours du pur bonheur quand les astres s’alignent pour vous faire faire des rencontres parfaites.

C’est ce qui s’est produit lorsque les champagnes Krug m’ont reçu à la Maison Boulud pour un lunch-rencontre avec le chef de cave M. Eric Lebel, qui en était à sa première visite ici.

J’ai eu l’immense privilège de découvrir cette maison champenoise l’an dernier en compagnie d’Olivier Krug, à l’occasion du 170e anniversaire de sa fondation par Joseph Krug, un homme de vision qui souhaitait offrir un champagne de caractère,année après année, peu importe les aléas du millésime. Pour se faire, il constitua une grande bibliothèque de vins de réserve.

C’est avec cette vaste bibliothèque que M. Lebel travaille aujourd’hui, et qui lui permet de composer une symphonie de centaines de notes dans la Grande Cuvée. Est-ce 120,ou 170? Chaque millésime a son air propre, mais a en commun une qualité sans compromis.

Deux choses sont assez remarquables chez Krug.Premièrement, il n’y a pas de notion pyramidale de montée en prestige. Que ce soit un millésimé ou une Grande Cuvée, ou un cru, on y attache le même soin et la même minutie. On ne veut produire que de grands champagnes. La différence de prix se joue au niveau de la rareté,  de la quantité produite, pas en termes de qualité.

Et deuxièmement, grâce à la vision de sa présidente Margareth  Henriquez, une petite révolution s’est produite avec la création des Krug ID, un code sur chaque bouteille ou M Lebel raconte l’histoire de la création de cette cuvée,du millésime et du potentiel de garde.

Pour notre lunch, qui proposait du champagne de l’entrée au dessert, on nous a d’abord servi un verre de Grande Cuvée (SAQ 727453) Ensuite, un grand moment avec ce 1998, servi avec des cappelletti sur lesquels trônait une caille royale, C’est aussi le premier millésime sous la direction de M. Lebel. Fait exceptionnel pour la Maison, il y a dans cette cuvée, une bonne proportion de chardonnay. Ca donne un champagne au nez riche, harmonisant des notes de pamplemousse rose,de fleurs , de noix et de pain grillé. Si l’attaque est aussi riche en bouche, il s’y rajoute peu après une rafraîchissante acidité, qui lui donne une allonge remarquable.

Puis, avec du homard des Iles de la Madeleine, on nous a proposé l’accord avec du Brut Rosé (SAQ 226563) qui est un ravissement qu’il faut savourer quelques minutes seul, afin d’en apprécier les secrets susurrés sous sa personnalité affirmée. C’est ample, texturé et épicé à la fois. La maison nous assure qu’il tiendra tête aux viandes goûteuses, comme le canard laqué, et aux caris!

Finalement, on nous a resservi un verre de Grande Cuvée pour le dessert de petits fruits rouges. Un atterrissage tout en douceur qui nous a vu repus et le sourire aux lèvres. Un parcours sans faute.

On dit qu’on se souvient toujours de sa première fois, avec Krug, et c’est indiscutablement vrai dans mon cas, mais cette deuxième fois m’a ravi tout autant. Il ne me reste plus qu’à aller sur place pour ma troisième expérience. Avec un peu de chance, j’espère que ce sera bientôt…

krug olivier
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jeudi, 17 juillet 2014 17:32

Votre homme en Italie!

Sur l’invitation de Conf’agricoltura, le plus important et le plus ancien organisme de représentation et de protection des joueurs de moyenne et grande taille du milieu agro-alimentaire italien, j’ai rencontré le Dr Luigi Mastrobuono, qui voulait parler un peu de la vision qu’ils avaient à la veille de l’Expo Anch’io15, qui se déroulera de  mai à novembre 2015.

olivier italie
De gauche à droite: Olivier de Maisonneuve et le Dr Luigi Mastrobuono
 

Il s’agit d’une rencontre internationale qui a lieu à tous les quatre ans à différents endroits de la planète. Lui et son organisme espèrent se servir de ce forum ou les plus importants acteurs mondiaux du milieu se retrouvent, pour passer d’un modèle de foire ou tout le monde met en vitrine son savoir-faire, à une table de concertation pour voir comment avec ces savoir-faires, on peut trouver des solutions pour lutter contre le problème de la faim dans le monde.

Ils aimeraient aussi en profiter pour proposer l’expertise de l’Italie dans ce domaine en servant de leader dans cette table de concertation. Bien sûr, ils proposent un espace ou pourrait se créer des initiatives individuelles entre certains pays, mais aussi ils aimeraient que se mettent sur pied des projets collectifs globaux ou on pourrait concevoir une quantité ,voire une abondance mais en insistant sur l’aspect qualitatif. Mais tout ça doit commencer par une communication concertée ou technique et commerce équitable iraient de paire.

Et le rapport avec le vin? Comme le vin représente 1/6e des exportations de l’Italie, on veut s’en servir aussi comme modèle, et essayer de mettre les entreprises viticoles et les marchés internationaux en contact et surtout en communication pour que chacun puisse bâtir davantage de compréhension et de développement communs. Ma rencontre, en compagnie d’une délégation d’agences d’importation des quatre coins du Canada,et de producteurs Italiens de diverses tailles, était un exemple pour montrer concrètement comment réaliser ces objectifs d’échanges d’expertise mais aussi de permettre simplement de se connaître..
Grâce à cette expo de 2015, il y aura  la possibilité de bâtir sur ces rencontres en favorisant les visites avec les acteurs du milieu, dans leur régions respectives, au travers des ambassades, ou directement auprès de Conf’agricoltura. Evidemment , ils sont bien conscients que la patience est de mise, mais ils espèrent voir s’amorcer de véritables premiers pas vers un futur mondial commun et durable. 


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Surement un des plus beaux vignobles du Québec, ce domaine des Basses-Laurentides est dirigé par le dynamique Daniel Lalande, descendant d'Adélard Lalande, qui a fondé la première cabane à sucre commerciale du pays!

Ce qui devait n'être qu'un hobby en 1998, s’est vite transformé en passion dévorante de temps et d'énergie, dont on peut en savourer les fruits tant au domaine qu'à la SAQ ou dans divers marchés publics.

Le vignoble est fort bien situé au cœur d'une région qui offre 170 jours sans gel, de même qu'une moyenne d'unités thermiques de 1200 heures ou la température est supérieure à 10°, ce qui est comparable à Marlborough, en Nouvelle-Zélande.

olivier terrasse

 

olivier frontenac


 Aujourd'hui, il s'y produit plus de 11000 caisses de divers produits, allant d'un mousseux, élaboré selon la méthode classique, au vin de glace, et de vin fortifié, au vin rosé! On y retrouve aussi deux gammes de vins tranquilles en rouge et en blanc. D'abord, il y a les Williams, offerts autour de $15.00, qui se dégustent facilement au quotidien. J'ai goûté cette semaine le blanc 2013, un assemblage de quatre cépages, qui m'a vraiment charmé. C'est joliment aromatique, tant au nez qu'en bouche, qui a une bonne fraîcheur en finale, mais aussi un corps qui surprend.

Comme me le mentionnait Laetitia Huet, la maître de chai,  c'est un vin qui propose plusieurs visages, donc qu'il faut vraiment réessayer à plusieurs occasions pour le découvrir à plein. Cette semaine, le vandal-cliche tassait un peu ses voisins, au nez, mais les autres étaient bien là au second plan. Il se boit agréablement seul, et il vous surprendra en accompagnant une viande blanche en sauce ou un poisson assez gras. J'ai beaucoup apprécié.

On propose aussi la gamme supérieure qui s'appelle Phénix, comme le mythique oiseau qui renaît de ses cendres, qui est offert à 21,50$. Ce n'est pas gratuit comme allusion, puisque le domaine a été détruit par un violent incendie en 2007, pour se rebâtir et se repositionner parmi les leaders de l'industrie viticole québécoise. Le blanc et le rouge profitent d'un séjour en barriques de chêne françaises neuves, achetées auprès des meilleures maisons de tonnellerie, ce qui fait pétiller les yeux de Madame Huet, quand elle en parle. Mais elle insiste qu'elle ne veut surtout pas que le bois prenne le dessus sur l'expression des cépages et du millésime. Elle s'en sert comme écrin pour les éléments typiques du vignoble.

J'ai eu le plaisir de goûter au Phénix rouge 2012 (millésime de rêve au Québec) et je peux vous garantir qu'à l'aveugle, vos invités ne devineront pas son origine. Ça vient défaire les préjugés qu'on peut avoir sur les rouges du Québec. Le nez de fruits des champs et de bois fin, rappelle un peu certains portos; la bouche est ample et ronde, et d'une bonne longueur. C'est très velouté comme sensation. S'il est bon dès à présent, essayez d'en faire vieillir une bouteille pendant 7 ans. On nous promet une belle surprise.

Tant en rosé qu'en blanc, les bulles du domaine sont aromatiques et savoureuses, non sans finesse. Dans le Monde, la liqueur d'expédition est agrémentée de vin de glace, sans que ça ne vienne l'alourdir. C'est bien frais, en finale, et doté d'une certaine structure qui l'a rendu très intéressant avec un accord sur un macaroni au fromage gouda fumé!

J'ai aussi un faible pour la vendange tardive Cuvée glacée des Laurentides, à base de Vidal, pour son équilibre sucre-acidité. Ses parfums de fleurs, d'agrumes et de pêche sont bien séduisants. Le vin de glace Monde est aussi délicieux et gourmand.

Plusieurs activités sont proposées au domaine. Que ce soit pour participer aux vendanges, pour une réception spéciale, ou pour visiter le chai, beaucoup de surprises et de plaisir vous attendent. Je vous souhaite aussi de découvrir les accords mets-vins proposée par le chef et la sommelière du vignoble. C'est aussi savoureux que bien présenté, comme vous le montre, j’espère, mes photos.

olivier repas

 

olivier verres


 Une nouveauté aussi originale que spéciale cette année : en association avec l'agence In Vino Veritas, on peut posséder pendant un an, un rang de vigne, et profiter de 3 rencontres-formations sur la vigne et l'élaboration du vin au domaine. On reçoit aussi une caisse de 12 bouteilles de son vin, avec une étiquette personnalisée! Un superbe cadeau à offrir.

Vignoble Rivière du Chêne
807, Rivière-Nord, Saint-Eustache,
Québec, J7R 0J5


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samedi, 11 octobre 2014 22:30

Champagnes Duval-Leroy

Dans le cadre cossu du magasin Birk's, la maison Duval-Leroy nous a invités à savourer sa gamme de champagnes offerts à la SAQ.

Empreints de grâce et plutôt aériens, des notes délicatement briochées et de subtil rancio traversent cette collection de flacons de luxe. La fraîcheur en bouche est une constance et permet des finales qui interdisent aux flûtes de rester pleines bien longtemps.

La Cuvée Design Paris est de facture classique, mais présentée dans une bouteille à l'étiquette or et bleu nuit, œuvre du peintre américain LeRoy Neiman.
Saq : 10516414  $69.25

duvalbrut


Le brut 1er Cru, est issu de chardonnays 1ers crus et grands crus, et
 de 30% de pinot noir. Ça peut sembler contradictoire, mais c'est intensément subtil! Plein de notes fugaces interpellent votre nez.
SAQ : 12141089  $71.00

duvalrose

Le brut Rosé, est assez fougueux. Le notes de cerises, typiques du pinot noir, et une certaine amertume doucement épicée, en font sans contredit, un rosé de fine gastronomie.
SAQ : 11316334  $87.75

Peut-être moins connu du public Québécois, le demi-sec est une belle gourmandise. Avec un nez et une bouche plus riches, plus veloutée aussi, c'est un vrai péché mignon. Suggéré au dessert, il comblera les dents sucrées, sans jamais être lourd.
SAQ 12346797  $67.00

Le clou de la collection est dans une classe à part. Femme de Champagne, est un peu à l'image d'un certain raffinement Français, discret mais bien évident. C'est un champagne évanescent à l'attaque, mais qui s'impose et s'alanguit sensuellement en bouche, pendant de longues secondes. Un beau moment d'hédonisme vous est offert.
SAQ 10782528  $188.50

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Il faut bien admettre que cette marque est bien connue depuis longtemps au Québec, et pourrait, de ce fait, ramasser un peu la poussière.

Ça faisait 2 ans que je n'avais pas fait visiter mon palais à ces vins, donc l'invitation de Sylvain Brizard, de l'agence Diamond Estates, est arrivée à point pour corriger cette situation. Ce que j'ai bien aimé de cette rencontre, c'est de voir que l'entreprise ne s'assoit pas sur ses lauriers, et qu'elle ait consciente de son impact sur l'environnement. A travers projets-pilotes, et écoute de ses marchés, elle essaie de se maintenir dans le peloton de tête. Ce ne doit pas toujours être évident quand on doit gérer, 600 hectares sur 10 châteaux, mais ça donne beaucoup de pigments pour créer de jolies toiles.

chateaubonnet

En blanc, je dois encore saluer le plaisir que procure le Château Bonnet 2013, de l'appellation Entre-Deux-Mers. Malgré sa longue histoire avec les tablettes de la SAQ, et son importante production, c'est un blanc assez aromatique, aussi floral que fruité. Sec et frais, mais assez rond, j'aime sa petite amertume finale sur le zest d'agrumes. Surprenant d'apprendre que la vendange est manuelle. A $17.70, ca demeure un très beau choix.

Le Château de Rochemorin blanc 2010, en Pessac-Léognan, est plutôt sur la finesse et la légèreté, à prime abord. Il ressemble davantage à une aquarelle. Puis, à l'aération, il s'affirme davantage et acoquine à ses notes fruitées, de légers parfums de rôties matinales. Peut-être lui ferais-je faire une sieste de 2 ou 3 ans dans le cellier pour intensifier sa personnalité. On le retrouvera autour de $28.00, au printemps prochain.

Bien assis sur son trône, règne sereinement ce grand vin de Graves, qu'est le Château La Louvière. Cette version 2010 offre un bien joli nez minéral et floral, et propose une bouche veloutée et souple. Avec de franches notes de citron et de plantes aromatiques toute pimpantes, ainsi que des pointes boisées mais bien intégrées, il offre de passer de forts bons moments en sa compagnie. Vendu autour de $55.00, pour le moment, il attend qu'on le réclame dans les succursales.

On passe aux rouges? J'ai eu la chance de goûter deux fois en deux jours au Chateau de Cruzeau 2011,donc ca m'a permis de me faire une bonne idée. Cet assemblage de 55% cabernet sauvignon et 45% merlot n'est surtout pas unidimensionnel. Il provient d'un domaine situé sur la même nappe de graves qu'Haut-Brion. Un peu fermé au nez, le premier jour, il suggérait des notes de kirsch, de cacao et de roches après une ondée. Le lendemain, c'était des notes de fruits dans le chocolat et d'épices. Dans les deux cas, la bouche est certes tannique, mais si vous le carafez un peu, wow, la texture se pare de satin. Il a été un coup de coeur de mes étudiants.Beau vin pour $25.20

Vous aimez votre rouge très viril? Divinus de Chateau Bonnet, est issu de sélections parcellaires, et il passe environ 18 mois en barriques neuves. Ca lui donne un nez assez intense et masculin de bois et de boîte à cigares, avec des notes empyreumatiques. La bouche est ample,avec ses flaveurs de réglisse noire, et de confiture de cassis.Pas mal tannique à l'attaque, je l'oublierais volontiers quelques années en cave. Il a le coffre pour durer une belle décennie. $33.50

Envie d'un rouge original et surprenant? Le Château Couhins-Lurton est un rare Pessac-Leognan rouge, (de la rive gauche,donc) à forte majorité de merlot. Il offre un nez de fruits compotés et d'un peu de cuir, et une bouche friande et ferme à la fois. Il est long et frais, avec une amertume finale très intéressante. Il offre un beau potentiel de garde d'une quinzaine d'années. $60.25


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