vendredi 14 juin 2024
Roger Huet

Roger Huet

Roger Huet - Chroniqueur vins et Président du Club des Joyeux
Québécois d’origine sud-américaine, Roger Huet apporte au monde du vin sa grande curiosité et son esprit de fête. Ancien avocat, diplômé en sciences politiques et en sociologie, amoureux d’histoire, auteur de nombreux ouvrages, diplomate, éditeur. Il considère la vie comme un voyage, de la naissance à la mort. Un voyage où chaque jour heureux est un gain, chaque jour malheureux un gâchis. Lire la suite...

Je me suis retrouvé avec Michael Khoury et Élie Sfeir, de l’agence Les Vins Devins, au restaurant Porto Fino, pour une dégustation des vins produits au Liban, dans la région de Batroun.

Photo 2Sur la photo: Michael Khoury

Batroun est une des plus anciennes villes habitées du monde. Elle aurait été fondée par les Phéniciens au 15e siècle avant J.-C. C’est une ville côtière du Nord Liban qui a été décrite par des grands écrivains de l’antiquité, comme Pline l’ancien, Stéphane de Byzance, Strabon, Hiérocles et d’autres.

Dans la région de Batroun, on cultive la vigne depuis la grande antiquité et on sait aujourd’hui qu’on a fait du vin au moins depuis 8000 ans. Les vins de Batroun sont superbes!

 

 

Fascinée par la tradition, la famille Massoud fonde le domaine vinicole Atibaia, dans les montagnes de Smar Jbeil, face à Batroun. La cuverie est installée dans une maison du 17e siècle. Atibaia forme un pôle vinicole avec 12 autres domaines qui produisent le vin avec des méthodes artisanales, dans le plus grand respect de la nature.

Les vignes ont été plantées en 2007, le domaine s’étend sur 6 hectares divisés en 4 vignobles distincts situés à une altitude qui oscille entre les 400 et les 600 mètres.

Les vins d’Atibaia sont élevés en cave entre 2 et 4 ans avant leur commercialisation. Ils atteignent ainsi une maturité qui leur permet d’atteindre une grande concentration de saveurs et un parfait équilibre entre toutes ses composantes.

Atibaia est un domaine familial boutique, qui produit des vins rouges, blancs et rosés en quantité limitée.

Nous avons dégusté en premier l’Atibaia Viognier 2022, Cépage 100% Viognier. 13% d’alcool.

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La robe est jaune pâle et brillante. Un vin qui surprend par la richesse de ses arômes, où prédominent la violette et la pêche blanche. On décèle ensuite des notes de zeste d’orange et de fleurs d’oranger, d’abricot confit, une touche de jasmin et de chèvrefeuille et une pointe d’épices douces et de miel.

En bouche c’est un vin ample, élégant, très aromatique, avec un bel accord entre la rondeur et l’acidité. Jusqu’en fin de bouche, c’est un vin fin et subtil.

Cet Atibaia Viognier se marie superbement avec les fruits de mer et les poissons à chair blanche. Il sera aussi très agréable en apéritif par une soirée chaude d’été, consommé très frais.

Nous avons dégusté ensuite l’Atibaia Syrah de ma mère 2018, 14,5% d’alcool.

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C’est un magnifique vin à la robe rouge intense, dense et sombre avec des reflets bleutés. Son bouquet est riche, avec des parfums de cassis, de mûre, de myrtille, de violette et de cacao.

En deuxième nez on perçoit de la pâte d’olive noire, des notes fumées et poivrées, et une belle minéralité.

En bouche c’est un vin ample, capiteux, avec un bon équilibre entre l’acidité, l’alcool et les arômes. Les tanins sont puissants, mais élégants. C’est un vin de gastronomie, apte au vieillissement.

Ce vin se marie merveilleusement avec des fromages goûteux, avec des viandes rouges et particulièrement avec le gibier. Je suggère de le passer en carafe une trentaine de minutes avant de le servir.

Nous avons dégusté en troisième place l’Atibaia Sasha’s Blend 2016, Édition Limitée. Assemblage de Syrah et de Petit Verdot, 14% d’alcool.

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L’assemblage de la Syrah avec le Petit Verdot font de ce vin un vin joyeux. Sa robe est encore rouge intense, mais plus claire que celle du vin précédent. Son bouquet est riche en arômes de cassis, de mûre, de myrtille et de violette, mais il y a aussi des notes de menthol et de réglisse, d’anis étoilé, qui lui confèrent beaucoup de fraîcheur.

En bouche c’est un vin puissant, avec une structure tannique importante, mais aussi une acidité très présente qui apporte une réelle fraicheur. Il y a une finale longue et délicieuse jusqu’au fond de la gorge.

Ce vin riche en arômes et en goût est un vin polyvalent. Il est parfait avec les viandes, non seulement les rouges, mais aussi avec la volaille, particulièrement avec la noble volaille de chasse : faisan, pintade, caille. Il est excellent avec les pâtes, la pizza, les fromages et les viandes froides. Je suggère de le laisser reposer en carafe durant une trentaine de minutes, il gagnera en rondeur et adoucira ses tanins.

Pour terminer, nous avons dégusté l’Atibaia 2016, le plus grand vin de la maison. Assemblage de 55% Cabernet Sauvignon, 35% Syrah et 10% petit Verdot. 14,50 % d’alcool, sucre résiduel : 2,8 g/l, acidité totale : 3,9 g/l.

Millésime après millésime, ce vin exceptionnel reçoit 90 points du célèbre chroniqueur Robert Parker.

Le raisin a été sélectionné à la vigne, vendangé à la main et trié deux fois au chai, dont une sur table vibrante. La vinification est réalisée en cuves tronconiques inox thermorégulées, avec extraction limitée. Après la fermentation malolactique, le vin est élevé en fûts de chêne français de 225 et 400 litres pendant 14 mois. La production est limitée à 16 000 bouteilles.  

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Ce vin est un assemblage de trois cépages puissants qui lui donnent une belle structure aromatique et une magnifique structure tannique.

Sa robe est rouge intense, avec des reflets violacés. Son bouquet riche en arômes présente d’abord des notes de cassis, de cerise noire, de cèdre et d’épices. La Syrah lui apporte des arômes de myrtille et de violette, et le Petit Verdot le complète avec des parfums de prunes et des touches de réglisse.

Comme ce vin a maintenant 8 ans, en deuxième nez, le Cabernet Sauvignon s’ouvre sur les notes de cuir, de moka et de vanille, tandis que la Syrah lui apporte des arômes de truffe et des notes poivrées et de graphite.

La bouche est charpentée, très structurée et gourmande. Il faut déguster ce vin très lentement pour savourer sa grande richesse aromatique. Ses tanins sont puissants et à la fois soyeux. Ses huit ans d’âge lui confèrent beaucoup de rondeur. Ses composantes sont très bien équilibrées entre l’acidité qui apporte la fraîcheur, les tanins et le goût. Les arômes végétaux laissent ici place aux arômes fruités qui sont beaucoup plus souples. Jusque dans sa longue finale, ce vin demeure élégant, gourmand et délicieux.

En raison de ses arômes et de ses tanins, ce vin se marie merveilleusement avec les viandes rouges, le gibier à poil et à plume, l’agneau et le porc. Il et incomparable avec les fromages très goûteux et avec les pâtés.

Ce vin de gastronomie doit être servi à 18 degrés. Il gagne à reposer en carafe une trentaine de minutes.

Les vins d’Atibaia sont faits avec de la patience et beaucoup d’amour, mais aussi avec beaucoup de rigueur. C’est le secret de leur réussite exceptionnelle. En raison de leur production limitée, ils ne se vendent qu’en importation privée.

Voici les coordonnées de l’agence :

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Roger Huet
Chroniqueur vins et spiritueux
Président du Club des Joyeux
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SamyRabbat.com

Le Salon international de l’alimentation au Canada (SIAL Canada) s’est déroulé du 15 au 17 mai au Palais des congrès de Montréal. Au programme il y avait 10 forums thématiques, présentés par Financement agricole Canada (FAC), le SIAL To Go pour une expérience immersive, des ateliers interactifs et des concours prestigieux, tels que SIAL Innovation, la Pitch Compétition et le nouveau Concours du Meilleur Marchand Fromager Canadien 2024, lequel a été remporté par Amélie Tendland, de la Fromagerie Laiterie Charlevoix inc., Québec. Elle représentera le Canada au Mondial du Fromage à Tours (France) et deviendra juge au Concours du SIAL 2026. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pour cette 21e édition, qui a célébré les 60 ans du réseau SIAL, c’était l’occasion de revenir sur les six dernières décennies d’innovation en alimentation et de présenter les nouvelles tendances qui façonnent l’avenir de l’industrie alimentaire.

J’ai commencé ma visite par les kiosques des startups et je me suis arrêté à celui des cafés de spécialité en grains Latitude Zéro. Leurs cafés proviennent de l’Équateur, ils sont exclusivement de la catégorie Arabica, cultivés à 1800 mètres d’altitude. C’est le café premium le meilleur de l’Équateur. Il est cultivé en agriculture biologique et récolté à la main.

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Latitude Zéro est une petite propriété familiale qui propose son café en deux gammes. Les classiques : Maison expresso, Solo noir et Bistro expresso et La nouvelle collection en 4 versions qui portent les noms des enfants de la maison: le Laura Flores, Segundo, Edith et Yolanda. Par exemple, le Solo Noir dégage des arômes de chocolat, de fumée et de malt; en bouche il est somptueux, dense et délicieusement parfumé. Le Bistro expresso dégage des arômes de miel, de fruits et de baies; en bouche il est ample en arômes de baies des bois, qui se prolongent dans une finale longue et maltée. Je recommande vivement ces cafés. Ils ont des rabais pour la première commande. Cafés Latitude Zéro Tél.: 514 360 5760 info@cafélatitudezero.com

Parmi les startups, j’ai aussi bien aimé le kiosque Fermes AquaVerti. Ce sont des fermes verticales de haute technologie situées au Québec, spécialisées dans la production d’aliments frais et durables. Elles utilisent des méthodes d’agriculture hydroponique et verticale pour minimiser l’empreinte carbone et maximiser l’efficacité. Les Fermes AquaVerti s’engagent à fournir des produits de qualité supérieure tout en favorisant la durabilité environnementale et sociale. aquavertifarms.com

Une autre startup d’avenir est celle d’Aliments Racine, qui offre des plats cuisinés à base de légumineuses et de céréales biologiques, comme une alternative végétalienne, sans soya ni gluten. Leur mission est de diversifier les sources de protéines végétales sur le marché. Leurs produits sont disponibles dans les magasins d’aliments naturels et dans certains restaurants du Québec. alimentsracine.com

J’ai aussi bien aimé Floèm, une entreprise montréalaise dont la mission est de dévoiler l’incroyable richesse des ingrédients de la flore boréale. Ses infusions à base de feuilles de thé du Labrador offrent des mélanges uniques qui mettent en valeur les herbes qui poussent librement sur le territoire canadien. floem.ca 

J’ai été fasciné par Plantaform, qui présentait un jardin d’intérieur avec de la technologie de la Nasa appelé Rejuvenate.

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Les graines viennent dans des capsules qui contiennent un substrat bio qu’on insère dans un support. Grâce à la technologie Fogponics, on ne recharge en eau que toutes les 2 à 3 semaines! On obtient des légumes verts, des fines herbes, des légumes-feuilles et des fleurs comestibles toute l'année. Les plantes obtenues sont riches en nutriments et saines, sans pesticides, herbicides, ni OGM.

Fabriqué et assemblé entièrement au Canada, ce jardin d’intérieur témoigne d’un savoir-faire de haute qualité et une responsabilité environnementale. Jardin d'intérieur intelligent – Rejuvenate par Plantaform | Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Je me suis arrêté au stand de la Central Smith, qui est une entreprise canadienne fondée en 1896. C’est le fabricant de toutes les machines nécessaires pour faire de la crème glacée, du lait frappé et du yogourt. Central Smith est non seulement un fabricant de machines à faire des produits glacés, mais aussi une crémerie en gros qui distribue dans tout le Canada. Sa gamme de crèmes glacées est impressionnante; les glaces que j’ai goûtées étaient excellentes. Central Smith propose aussi des partenariats d’affaires. centrasmith.ca | Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

J’ai été impressionné par le Groupe Nascom, qui occupait au moins 4 stands; il nous montrait sa capacité de distribution de nourriture, de boissons non alcoolisées et de boissons alcoolisées, et de café. C’était fascinant de voir autant de produits délicieux ensemble.

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Le Groupe Nascom est beaucoup plus qu’un distributeur. Sur la scène internationale, depuis 25 ans, ils sont présents dans plus de 30 pays. Ils travaillent avec les secteurs privé et public et avec les agences gouvernementales. Ils dirigent et négocient des mégaprojets d’une valeur de plusieurs milliards de dollars. Ils lancent des opportunités et livrent des projets clés en main dans l’agriculture, la banque, l’énergie, l’hospitalité, la médecine, la fabrication, l’immobilier et le transport. Ce sont des négociateurs et des médiateurs exceptionnels qui tissent des liens solides et profitables entre les personnes, les grandes entreprises et les gouvernements.

Si vous avez un projet d’affaires, contactez-les, ils sont à Laval : Nascom Group, 2572, boulevard Daniel-Johnson, Laval, QC, Canada H7T 2R3, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Je vous donne le nom de son PDG: Camille Nassar, DBA, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. | nascomgroup.com.

Ce qui est fascinant au SIAL, c’est qu’on peut y rencontrer des personnes et des produits de provenances les plus diverses et les plus intéressants. Je me suis arrêté au stand de YavaBali, de l’Indonésie. Yava, en sanscrit, veut dire: grains entiers et bonne fortune. C’est une sorte de coopérative destinée à aider les familles de l’est rural de Bali à vivre honnêtement de leurs produits. Yava sélectionne et combine les ingrédients les plus savoureux des agriculteurs de l’est de l’Indonésie pour préparer des granola et des collations gourmandes et saines. Ils n’emploient aucun agent de conservation, aucun colorant, ni arôme artificiel, aucun édulcorant, ni d’OGM, ni de produit d’origine animale. Tout est 100% à base de plantes.

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Leurs sachets sont scellés à vide et contiennent de petits choux de granola ou de noix d’acajou, très légers, et une infinité de mélanges de granola. Céline van Delf, la directrice export, recherche un distributeur pour le Canada, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Dans le stand de Dorties, il y avait une exposition de gâteaux superbes. Ils viennent de la République Tchèque et sont produits par Sweet Delight. Michal Freiberger recherche des distributeurs pour le Canada. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. | dorties.com

Je me suis arrêté devant le stand d’Olivia’s Cake Pops à cause de sa présentation et des couleurs pastel de ses créations. Elles sont roses, bleu clair, jaunes ou chocolat.

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Lorsqu’on m’a invité à en goûter un de mon choix, je l’ai trouvé très bon. Sa texture, son parfum, sa fraicheur et sa douceur bien dosée m’ont convaincu qu’il serait bon aussi pour les enfants. Les Cake Pops d’Olivia sont certifiés GFSI Food Safety Certified. Karolina Bell, la présidente de Tastefully Yours Bakers qui les produit à Mississauga, Ontario recherche des distributeurs pour le Québec. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. | OliviasPops.com

Dans une allée, je me suis trouvé nez à nez avec un chariot robotisé qui s’est arrêté net et m’a invité à prendre un petit flacon d’épices piquantes, autrement dit du piment fort sec et moulu. ¡Spice Foods est un des principaux fournisseurs d’épices, d’herbes et d’assaisonnements des États-Unis. Il vient d’arriver au Canada et offre de bonnes possibilités d’affaires pour les distributeurs. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Adresse : 300, rue Joseph-Cartier, Vaudreuil, QC J7V 5V5.

Ces petits chariots robotisés sont maintenant partout. Ils parcourent les allées pour nous soulager de nos verres et de nos contenants vides. Les premiers ont fait leur apparition à l’Aéroport Trudeau. Au SIAL, il y avait aussi un chien qui se promenait dans les allées, tenu en laisse par son maître. C’était aussi un robot, mais lui ne s’arrêtait pas devant vous, il vous montrait ses dents en acier inoxydable et croyez-moi, vous lui laissiez le passage sans tarder. C’était un chien merveilleux qui avait de nombreuses fonctions. On m’a raconté qu’il est bon dans tout, sauf au poker. Il semble que, quand il a un beau jeu ou qu’il tire une bonne carte, il ne peut pas s’empêcher de bouger la queue. Mauvais joueur en plus, il se fâche quand il perd! Lo!

Oysters & Caviar proposent des produits hauts de gamme. Ils ont une impressionnante collection de caviars. Contactez François Xavier Dehédin : Caviar d'esturgeon d'huîtres & caviar Montréal – Oysters & Caviar, oystersandcaviar.ca | Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le Maroc était le pays à l’honneur pour l’édition 2024 au SIAL. C’est le pays d’Afrique du Nord qui a la plus grande offre agricole et de produits de consommation transformés. Je recommande aux intéressés de s’adresser à Morocco Foodex pour obtenir une information complète sur leurs produits, car il joue un rôle central dans le développement des exportations agroalimentaires et maritimes du Maroc. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. | moroccofoodex.org.ma/fr.

Au stand de la Laiterie Coaticook, on faisait une belle part aux crèmes glacées, très appréciées du public montréalais pour leur rapport qualité-prix imbattable! Ils produisent aussi des fromages à pâte ferme et des plats surgelés. laiteriedecoaticook.com | Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

J’étais content de m’arrêter devant le stand de la coopérative Nutrinor, où j’ai été très bien reçu par Catherine Ménard, qui parle de son travail avec enthousiasme. Leurs membres produisent des fromages à pâte ferme, des plats cuisinés, des œufs, des produits laitiers et de la charcuterie de qualité. Boucherie Charcuterie Perron inc. fait un jambon cuit, le Perron, qui est assez sec, de qualité supérieure. Ils produisent aussi des saucisses de première qualité, épicées, douces et moyennes. charcuterieperron.com. Un autre de leurs membres, la charcuterie Fortin, produit des viandes froides remarquables. charcuteriefortin.com. Pour joindre Catherine Ménard: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

La Ferme Sucre Doré, est une petite entreprise familiale qui propose des miels de qualité et des sirops d’érable.

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Il y a quelques années, les producteurs de miel du Québec étaient imbattables, mais avec le temps beaucoup, sont disparus du marché, d’autres ont baissé leur qualité. Ce qui n’est pas le cas des miels de la Ferme Sucre Dorée, qui passent directement de la ruche à la bouteille, sans ajout de produits de conservation. Dennis Mount, le fondateur, est très rigoureux et se démarque. Il est à la recherche de distributeurs. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Le Brésil est un grand pays et son agriculture est foisonnante. Comme producteur de café, de soja, de fruits et de légumes, il fait tout en grand. Sa production de viandes le place habituellement comme le premier exportateur au monde. Justement, je me suis arrêté au stand de Papaboucher, un spécialiste de la coupe de bœuf brésilienne au Québec. Ses coupes de viande, ses pièces pour le barbecue, ses saucisses variées, ses viandes séchées, tout est bon. Vous pouvez passer à leur boutique au 4656, boulevard de l’Auvergne à Québec ou commander en ligne: papaboucher.com | Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Toujours du Brésil, j’ai rencontré Felipe Nazareth, qui est le directeur du Supragrupo, qui se spécialise dans les limettes. Elles sont magnifiques.

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Ils recherchent des distributeurs pour le Québec. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. | supragrupo.com

Une autre belle entreprise du Brésil présente au SIAL était Frutas do Brasil. Ils ont une large gamme de fruits de toutes les zones du Brésil, qu’ils exportent dans le monde entier. De plus, le Brésil est le pays qui est à l’avant-garde dans l’agriculture bio, avec des techniques des plus modernes.

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La culture fruitière au Brésil, selon Jorge de Souza, directeur de projets de Frutas do Brasil, compte sur une grande adoption d’innovations technologiques pour augmenter la productivité et la durabilité dans des domaines tels que: l’amélioration génétique, la production de plants dans un environnement protégé, la gestion de la fertilité, la conservation des sols et l’utilisation rationnelle de l’eau. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. | frutasdobrasil.org

Au stand de DOM International, on pouvait admirer une grande quantité de produits de la mer. DOM s’engage à s’approvisionner en produits de la mer d’élevage auprès de fournisseurs certifiés biologiques ou certifiés par l’Aquaculture Stewardship Council (ASC).

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Rien qu’en saumon, ils ont le saumon des fjords norvégiens authentiquement scandinave, élevé dans les eaux profondes alimentées par les glaciers de Norvège. Ils le proposent comme saumon fumé traditionnel, gravlax et saumon frais. Ils sont à Toronto, leur directeur des ventes est Jocelyn Kespe. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. | dominternational.com 

EKOLFOOD est une entreprise turque de transformation d’aliments qui est établie dans plus de 50 pays. Elle propose près de 1500 produits. J’ai vu une série de champignons surgelés et séchés, des fruits surgelés, des fruits lyophilisés, des gousses de vanille, un extrait naturel de vanille, des confitures d’aubépine, de canneberge et de rose musquée, des sauces variées pour l’accompagnement de mets et des jus de fruits. Leur filiale canadienne se trouve en Colombie-Britannique. Le directeur exécutif est Deniz Ozkaynak. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. | ekolfood.com.tr

Northfork est une entreprise de l’Alberta qui commercialise toutes sortes de viandes: bœuf, bison, porc, poulet, saumon. J’ai goûté au bison à point, très savoureux et tendre. J’ai été surpris que son prix soit semblable à celui du bœuf. Sa viande est maigre. Northfork Bison Distributions inc. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. | northforkbison.com

Je n’aurais pas pu passer sans m’arrêter devant le kiosque de Beaker Farms du Ghana à la vue de mangues, dont une était grosse comme la tête d’un enfant de 10 ans. Il y a quelques années, j’ai passé quelque temps à Toronto, et on trouvait ces grosses mangues partout. Elles ont un parfum et un goût extraordinaires. Malheureusement, je ne les ai jamais trouvées à Montréal, qui est pourtant la ville la plus gourmande du Canada. J’invite les importateurs et les distributeurs de fruits de nous les faire venir. Les Montréalais feront votre fortune!

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Le directeur de ventes est Edward Asare-Quansah, un grand monsieur auquel je n’arrive même pas à l’épaule. Imaginez la taille de la mangue sur la photo. beakerfarms.com | Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Ce qui m’a poussé à m’arrêter devant le kiosque de l’Agence Voyou, c’était leur slogan: Agence créative en agroalimentaire. Stéphane Vanier, directeur Stratégie numérique, m’a accueilli avec un sourire et m’a offert un biscuit chinois bleu. Je lui ai demandé: « Combien de temps j’aurai la bouche bleue si je le mange? » Il m’a répondu, les dents et la langue bleus: « Pendant trente minutes. » J’ai aimé ça!

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Une agence de publicité doit pouvoir créer l’impact; ici, le slogan et le biscuit ont de l’impact. Pour vendre un nouveau produit, il faut de l’impact; pour lancer une startup, il faut de l’impact; pour relancer un produit qui perd du terrain, il faut de l’impact, et ces gars savent le faire jaillir! Ils agissent dans la création de l’image de marque, dans le design d’emballage, dans la création de contenu, dans la planification média, dans l’achat média traditionnel, dans la promotion en lieu de vente, dans la création de site Web, dans le référencement naturel (SEO), dans le référencement payant (SEA), dans la stratégie de contenu et dans la gestion des réseaux sociaux.

Ils sont à Montréal et à Blainville Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. | voyou.com; Tél.: 514 840-9716. À votre place, je les contacterais très vite!

J’étais en train de déguster une crème glacée au stand de Plus de plaisirs laitiers, des Producteurs laitiers du Canada, lorsque j’ai rencontré mon ami Samy Rabbat, le célèbre réseauteur professionnel au Québec. Samy Rabbat fait la promotion d’un événement de A à Z. Il est présent pendant toute la durée et vous envoie un rapport détaillé avec des suggestions d’amélioration pour la fois suivante. SamyRabbat.com | Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

LE Pavillon d’Italie était très bien représenté, avec une série d’entreprises importantes et avec la présence de M. Pietro Goglia, Deputy Trade Commissionner de la Délégation commerciale d’Italie ITA.

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Pour toute information concernant les produits et les entreprises italiennes, consultez ice.it ou contactez Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou la délégation de Montréal: 1000, rue Sherbrooke Ouest, bureau 910, Montréal QC H3A 3G4 - T. 514 284-0265, poste 2214 – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. | italytrade.com.

Je félicite. M. Tony Melis, directeur général du SIAL, ainsi que les organisateurs du SIAL 2024 pour cette édition réussie, qui va générer d’importants échanges commerciaux, industriels et culturels dans les mondes agroalimentaire et financier.

Les Montréalais, nous avons découvert cette année une diversité de produits de grande qualité et des innovations qui vont changer notre vie quotidienne pour le mieux. Au revoir au SIAL de Toronto en 2025!

Roger Huet
Chroniqueur vins et spiritueux
Président du Club des Joyeux
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L’Institut Italien du Commerce Extérieur et le Consortium du Vermouth di Torino IGP nous ont invités à un « Apéritivo à la Méditerranéenne » pour nous faire découvrir les grands Vermouths de Turin IGP.

L’histoire de l’apéritif en Italie remonte à 1786, lorsque Antonio Benedetto Carpano, distillateur à la Piazza Castello de la ville de Turin, avait pris la recette d’un apéritif allemand à base d’absinthe amère, qui était connu comme Vermut. Carpano l’avait italianisée en mélangeant un muscat cannelle avec une infusion d’herbes et d’épices dont il a gardé le secret, et l’a baptisée vermouth. Cette boisson à faible taux d’alcool est devenue l’apéritif turinois par excellence. À partir de 1800 on parlait de « l’heure du vermouth », comme au Canada nous l’appelons «le 5 à 7 ».

Le roi Victor-Emmanuel II a consacré le Vermouth en le déclarant boisson officielle de la Maison de Savoie. Au début, dans les maisons bourgeoises et nobles, le vermouth était présenté dans un petit verre juste avant le repas. Il était souvent accompagné d’une tranche de fromage Pecorino di Torino et d’olives, comme une mise en bouche pour ouvrir l’appétit. Très vite il s’est popularisé et il a été aussi servi dans les cafés, les bars et les restaurants, toujours accompagné de fromage Pecorino di Torino et d’olives, parfois de charcuteries, et même dans ces temps de mondialisation, de véritables petites assiettes savamment dressées. Ce que l’on doit retenir, c’est que le Vermouth de Turin est le premier apéritif connu en Italie et qu’il a inspiré la création de très nombreux autres apéritifs.

Le vermouth a été très populaire entre 1800 et 1960 et après une période d’oubli, il connaît aujourd’hui un regain d’intérêt.

Selon François Monti, l’auteur de «101 cocktails » le vermouth n’est pas un spiritueux, c’est un vin aromatisé. On fabrique le vermouth généralement avec du vin blanc d’un goût neutre, plutôt faible en alcool et assez acide. On le mélange avec du sucre, mais si on veut qu’il ait une couleur rouge, on ajoute du caramel. On ajoute aussi de l’alcool sous forme de mistelle ou de l’eau-de-vie pour élever son niveau entre 16 degrés et 22 degrés. On le mélange finalement avec un extrait aromatique, qui est une macération d’herbes, d’épices et de racines. Quelquefois, pour augmenter la concentration, on fait une distillation de la macération des aromates. Le vermouth doit être filtré pour obtenir sa brillance et sa transparence. Il ne reste plus qu’à verser le vermouth dans des bouteilles stérilisées et scellées avec une capsule et à fixer les étiquettes.

Dans le vermouth, la saveur dominante provient de l’absinthe, qui lui donne une certaine amertume; elle est complexifiée avec un choix de plus de 30 aromates tels que l’achillée, l’aloès, l’angélique officinale, le baume du Pérou, la camomille, la cannelle, la cardamome, la cascarille, le chardon béni, le colombo, la coriandre, l’églantier, le génépi, la gentiane, le gingembre, la girofle, l’hysope, l’iris, la marjolaine, la noix de cola, l’orange amère, l’origan, le prunelier, la quinquina, la sarriette, la sauge, le sureau, le thym et la vanille.

Le Vermouth de Torino demeure le vin aromatisé le plus renommé d’Italie. Il a obtenu le statut de IGP du ministère des Politiques agricoles, alimentaires et forestières en 2017.

En 1919, un groupe de producteurs de vermouth de Torino a fondé le Consortium de Vermouth de Torino IGP, pour protéger le nom et les caractéristiques du produit et le protéger des imitations et des abus. Il regroupe 27 maisons historiques qui le produisent et l’exportent dans le monde entier.

On classe les vermouths selon leur teneur en sucre, en:

  • Extra dry ou extra secco (extra sec) : avec un taux inférieur à 30 g/l ;
  • Dry ou secco (sec) : avec plus de 30 g/l et moins de 50 g/l, et
  • Dolce (doux) : quand il contient plus que 50 g/l, jusqu’à 130 g/l.

L’édulcoration doit être obtenue avec du sucre, du moût de raisin, du sucre caramélisé ou du miel. La couleur ambrée doit être obtenue exclusivement par l’ajout de caramel.

En raison de sa couleur, le Vermouth de Torino se classe en bianco (blanc), ambra (ambre), rosato (rosé) ou rosso (rouge). 

Le Vermouth de Torino contient habituellement un taux d’alcool qui varie entre 16 et 22%. Mais le Vermouth de Torino superiore doit avoir un taux d’alcool de 17% et plus. Le vin utilisé doit provenir au moins à 50% de la région du Piémont et être aromatisé avec des herbes et des racines cultivées ou récoltées dans la même région.

Nous avons dégusté 6 vermouths exceptionnels, dont deux produits par la maison Cocchi.

Son histoire commence en 1891, lorsqu’un pâtissier florentin appelé Giulio Cocchi installe son commerce de distillateur et de producteur de vins mousseux dans la ville d’Asti. Il aime proposer en même temps une gamme de vins aromatisés spéciaux, en particulier le Barolo Chinato, et quelques vermouths distinctifs, qui connaissent un grand succès.

Giulio a le sens des affaires et établit des comptoirs de revendeurs agréés où les voisins pouvaient déguster ses produits. En 1913, il y avait sept bars de dégustation dans le Piémont et bientôt douze. Très vite les produits Cocchi se sont vendus dans le monde entier.

Depuis 1978, la maison de Giulio Cocchi est exploitée par la famille Bava, qui a connu le désintérêt pour le vermouth il y a trente ans et qui, à partir de 2011, a contribué à la relance du Vermouth di Torino IGP. Leur cave conserve son caractère artisanal et utilise toujours les recettes originales, formulées par Giulio Cocchi en 1891.

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Le premier vermouth que nous avons dégusté était donc le Vermouth di Torino Extra Dry blanc de la maison Cocchi. Le vin provient de raisins locaux Cortese (le même cépage que celui utilisé pour Gavi DOCG), qui est ensuite marié avec des écorces de citron et de la menthe piémontaise, ainsi qu’avec des plantes telles que l’absinthe, l’angélique, la coriandre et la cardamome pour un caractère parfumé et parfaitement équilibré. Tous les ingrédients pertinents pour ce vermouth proviennent du Piémont. L’Artemisia Absinthium est 100% des montagnes du Piémont. Le profil aromatique est caractérisé par la Menta di Pancalieri, une variété locale de menthe poivrée.

Le Cocchi Extra Dry est un vermouth extrêmement sec et élégant avec des notes fraîches de pomme, de melon et de fleurs blanches magnifiquement équilibrées avec les notes aromatiques de la cardamome, de l’absinthe, de la coriandre et de l’angélique. La menthe piémontaise et les écorces de citron apportent des notes herbacées et de l’éclat au palais, lui donnant une personnalité unique.

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Nous avons aussi dégusté le Vermouth blanc Storico de la même maison Cocchi. Il est toujours produit selon la recette originale de Giulio Cocchi. Ce vermouth appartient à la catégorie des vermouths doux et ambrés.

« La recette originale de Giulio Cocchi prévoit l’utilisation d’écorce de quinquina et de rhubarbe, qui colorent légèrement le vin clair. Pour souligner son ton ambré, on ajoute du sucre bruni au feu, qui lui apporte une note spéciale de barbe à papa, capable d’arrondir tous les goûts amers sans utiliser de vanille.

Ce vermouth est riche en sensations olfactives. Parmi les herbes et les épices aromatiques on retrouve l’Artemisia et les agrumes comme protagonistes avec leurs notes amères et citronnées équilibrées qui caractérisent le style Cocchi.

Le goût est riche, avec des notes vibrantes de cacao et d’orange amère. L’infusion de quelques bois nobles et balsamiques ajoute au final de légers arômes de camphre et de romarin. Parmi les ingrédients mineurs, on retrouve des herbes et des bois aux parfums uniques tels que le santal, le musc, la myrrhe et la muscade. »

Nous avons aussi dégusté le vermouth Bèrto blanc, fabriqué selon une recette historique de la famille Quaglia qui remonte à 1930. Elle a été ressuscitée par le chef italien Federico Ricatto, qui voulait créer un vermouth piémontais qui pourrait se suffire à lui-même comme apéritif ou digestif. Bèrto est le surnom d'Alberto, le neveu de Federico, né à l'époque où il recréait la recette. Federico recommande de consommer son vermouth dans des verres larges ou dans un verre avec de la glace et un zeste d'orange.

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Il contient de l’Arneis, Cortese, Trebbiano, du moût de Moscato, des herbes et des épices telles que l’orange amère, l’absinthe, la gentiane, la cardamome, la vanille, la coriandre, la menthe, le macis, le houblon, le thym, la marjolaine, le citron, la cannelle, le clou de girofle, la rhubarbe et l’angélique. Le moût de raisin, les herbes et les épices sont certifiés biologiques par Valoritalia.

Pour son élaboration, les herbes et les épices reposent librement dans un réservoir en acier inoxydable pendant au moins 60 jours. La cuve est vidangée et les herbes sont délicatement pressées. Le jus après pressage est ajouté au vermouth. Le sucre résiduel est de 140 g/l et 17 % d'alcool.

Nous avons aussi dégusté deux vermouths de la Maison Chazalettes.

L’histoire débute en 1876, lorsque Clemente Chazalettes, crée l’entreprise Cte. Chazalettes & Co. Premiata Fabbrica di Vermouth e Liquori, à Turin. Le Vermouth Chazalettes est tellement apprécié qu’en 1907, la reine Margherita de Savoie et la princesse Létitia Napoléon, lui accordent le droit de porter le blason de la Maison royale sur les étiquettes de ses bouteilles.

Le succès du Vermouth Chazalettes est alors si grand qu’en 1909, ils doivent bâtir une nouvelle usine de vermouth, de liqueurs, d’amers et de spiritueux de 20 000 m2 à côté de la voie ferrée qui reliait Turin à la France. À partir de ce moment, les produits Chazalettes sont distribués dans le monde entier.

En 1935, Alfonso Chazalettes ouvre l’Impera Bar dans la prestigieuse Piazza Castello de Turin, qui devient le rendez-vous du tout Turin.

Les modes passent et dans les années 70, la maison Chazalettes interrompt sa production de vermouth. Il faudra attendre 2016 pour que la mode du vermouth revienne en force et que Giovanni Chazalettes, l’héritier de la dynastie qui gardait précieusement les recettes historiques du vermouth familial, décide de redémarrer la production de son vermouth familial.

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Nous avons dégusté le Chazalettes Vermouth Bianco della Regina, qui est un Vermouth di Torino avec un parfum intense de fleurs et de fruits où, au-delà de l’armoise piémontaise, se distinguent des notes d’agrumes doux, de coriandre, d’angélique et de cardamome. Une touche de gentiane et une autre de rhubarbe font un charmant équilibre avec son amertume et marquent la douceur naturelle du Vermouth Bianco. Il est dédié à la reine Margherita de Savoie et titre 16,5% d’alcool

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Nous avons poursuivi la dégustation avec le Chazalettes Vermouth di Torino Rosso (rouge) de la reine, à base de vin rouge, produit selon la recette authentique de Clemente Chazalettes datant de 1876 où, en plus de l’absinthe, on décèle des notes de sarriette piémontaise, de marjolaine, ainsi que de la mauve musquée et de la coriandre. Ce vermouth est aussi dédié à la reine Margherita. Taux d’alcool de 16,5%.

Nous avons clos la dégustation avec le Vermouth di Torino Superiore Excelsior de la maison Bordiga.

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La distillerie Bordiga est née en 1888 avec la création de la recette originale de Vermouth di Torino élaborée par le Cavalier Pietro Bordiga, herboriste passionné, grand connaisseur des plantes alpines et des épices orientales. Devant le succès de son premier vermouth, Pietro Bordiga ouvre sa propre distillerie à Cuneo, au pied des Alpes.

Les résultats des études Pietro Bordiga sont jalousement gardés dans le Livre des Recettes Anciennes, qui est encore aujourd’hui une source d’inspiration et un point de départ pour la création des produits de cette maison.

Depuis 135 ans, la Maison Bordiga n’utilise que du vin piémontais, des herbes médicinales alpines cueillies à la main, de l’alcool de grain le plus pur, le sucre le plus raffiné et l’eau des Alpes.

Le Vermouth Di Torino Excelsior Superior Reserve a été produit à nouveau à l’occasion du 130e anniversaire de la fondation de la maison, selon une recette artisanale historique, avec du Nebbiolo vieilli trois ans en fûts de chêne. Il contient 18% d’alcool.

Les principales plantes qui rentrent dans la production de ce vin sont : coriandre, vanille de Madagascar, clou de girofle, racine de gentiane, quinquina calissaya, cannelle, réglisse, millepertuis, gentiane et sureau.

Le vin blanc employé est le Moscato d’Asti et le rouge est le Nebbiolo piémontais, qui provient de la cave Conterno della Bussia à Barolo d’Alba (Cuneo).

La production implique une procédure ancienne et traditionnelle de 40 à 50 jours avant la mise en bouteille. La filtration se fait exclusivement par des procédés naturels, par réfrigération et par l’utilisation de filtres en papier naturel. Après la mise en bouteille, le produit est laissé reposer à nouveau dans les caves Bordiga à une température constante d’environ 10 degrés pendant au moins 15 à 20 jours avant d’être prêt à être consommé.

Sa couleur est rouge rubis profond. Son parfum intense et épicé. Franc en bouche, et à la fois élégant et soyeux. Il évolue de la note sucrée initiale vers une amertume persistante légèrement tannique avec des notes épicées et une très grande longueur en fin de bouche.

Traditionnellement, on boit le vermouth avec un jet d’eau gazéifiée et un zeste de citron. Aujourd’hui, on le prend souvent en cocktail, ou avec du gin tonic et une rondelle d’orange ou de citron.

Comme on consomme le vermouth à petites doses, une bouteille ouverte peut durer un certain temps. Le vermouth blanc peut se conserver au réfrigérateur, sans capsule, durant six mois. Le vermouth rouge doit aussi se garder au réfrigérateur sans capsule et il est bon à boire jusqu’à un an.

J’invite nos lecteurs à essayer un Vermouth di Torino IGP, ils seront charmés.

Saluti!

 

Références :

DÉLÉGATION COMMERCIALE D'ITALIE – ITALIAN TRADE COMMISSION
1000, rue Sherbrooke Ouest, bureau 1720
Montréal QC H3A 3G4
Tél.: 514 284-0265
Courriel: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

Pauline R. Rosa : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Giorgio Bava, gérant Export de la maison Giulio Cocchi Spumanti Srl

John Szabo : johnszabo.com, chroniqueur à WineAlign.com

Christian Perreault-Hamel, propriétaire de l’agence de vins Pelican Wines

Roger Huet
Chroniqueur vins et spiritueux
Président du Club des Joyeux
LaMetropole.com
SamyRabbat.com

Lorsque je visite un salon de vins, je suis un peu peiné de voir que de très nombreux visiteurs se promènent devant les tables en dégustant des vins sans rien connaître de la géographie vinicole du pays qui les accueille et encore moins des faits qui caractérisent les régions et les vins de chaque région qu’ils sont en train de déguster. Je me permets de vous brosser ici un tableau succinct de la Californie, de ses régions et de ses AVAs, avant de vous présenter quelques vignobles remarquables dont je me suis délecté avec leurs vins. Le salon était rempli de vins de grandes maisons que je n’ai pu hélas tous goûter, car, dans un après-midi, il était impossible de le faire.

La Californie est le quatrième producteur de vin au monde, après la France, l’Italie et l’Espagne. Son vignoble s’étend sur 208 000 hectares. Sa production annuelle de vin est de 2 milliards de litres, environ 3 milliards de bouteilles. Plus de 1200 établissements vinicoles assurent la production du vin et sa distribution dans le monde entier.

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La Californie peut se découper en cinq grandes sous-régions pour la viticulture, plus une en début de développement. Les cinq régions sont :

  1. La North Coast, au nord de la baie de San Francisco. Elle comprend les sous-régions de Clear Lake, Los Carneros, Napa, Sonoma, Solano et Mendocino.  
  2. La Central Coast de San Francisco à Santa Barbara. Elle embrasse Paso Robles, le Comté de San Benito, la Baie de San Francisco, le Comté de San Luis Obispo, le Comté de Santa Barbara, la Vallée de Santa Clara, et les Montagnes de Santa Cruz.
  3. L’Inland Valleys ou Vallées Centrales englobent le Lodi et le Delta, le Comté de Madera, la Vallée de Sacramento, et la Vallée de San Joaquin.
  4. Sierra Foothills sur les contreforts de la Sierra Nevada, qui contient les Comté d’Amador, Comté de Calaveras, Comté d’El Dorado, Comté de Nevada, Comté de Placer, et le Comté de Yuba.
  5. La Californie du Sud, de Los Angeles à San Diego, qui chevauche les régions de Cucamonga et de San Bernardino, la Région de Los Angeles, la Vallée de Temecula et le Comté de San Diego où l’on cultive la vigne depuis 1760 à la Mission de San Diego de Alcala, du temps où le comté appartenait encore à l’Espagne.

La Far North California est une vaste région qui arrive jusqu’à la frontière de l’Oregon. Elle est au début de son développement avec 5 AVAS, mais la plupart ne contiennent encore aucun vignoble. 

Selon le Baroudeur du vin, une AVA, American Viticultural Area est une dénomination qui est définie soit par une frontière politique, comme le nom d’un comté, soit par une région agricole reconnue par le Bureau de l’alcool, du tabac et des armes à feu du gouvernement fédéral. L’AVA est le pendant de l’Appellation géographique protégée dans les pays européens. Il y a actuellement 149 AVAs en Californie.

Chaque bouteille de vin californien indique l’origine géographique, c’est-à-dire l’endroit où les raisins ont été cultivés. Pour que l’étiquette d’un vin comporte un nom d’AVA , au moins 85 % des raisins doivent être cultivés dans cette AVA; pour les appellations de comté, ce nombre est de 75%. Si l’étiquette comporte l’appellation « California », elle doit garantir que 100 % des raisins contenus dans la bouteille sont cultivés dans le Golden State.

La géographie et le climat de la Californie sont très variés, ce qui permet la culture des cépages divers. La Californie est réputée pour ses 5 cépages emblématiques :

Le Chardonnay est le cépage blanc les plus planté en Californie. Il donne des vins riches et complexes, avec des arômes de fruits tropicaux, de vanille et de beurre. Les régions de Napa Valley et de Sonoma Coast sont particulièrement reconnues pour leurs Chardonnays.

Le Cabernet Sauvignon est le cépage rouge le plus emblématique de la Californie. Il s’épanouit dans la Napa Valley et la Sonoma County. Les vins de Cabernet Sauvignon californiens sont puissants, riches en tanins et offrent des saveurs de cassis, de cerise noire et de cèdre.

Le Pinot Noir est un autre cépage rouge qui a prospéré en Californie. Il est cultivé dans des régions plus fraîches comme la Russian River Valley et la Santa Lucia Highlands. Les vins de Pinot Noir sont élégants, avec des arômes de cerise, de framboise et d’épices.

Le Zinfandel est un cépage rouge associé à la Californie. Il est souvent utilisé pour produire des vins rouges robustes et fruités, ainsi que des vins rosés. La région de Lodi est célèbre pour ses Zinfandels.

Le Sauvignon Blanc est un cépage blanc qui donne des vins frais et vifs. Les régions de Napa Valley et de Sonoma County produisent d’excellents Sauvignons Blancs.

En vérité tous les cépages d’origine française, italienne, espagnole, portugaise et allemande sont cultivés avec bonheur dans les différentes AVAs.

Eurêka!, le Salon de la Californie qui s’est tenu le 24 avril à Montréal a bien montré la richesse vinicole de ce grand État de la Côte Ouest américaine.

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Cette année, en plus des nombreuses tables destinées aux vignerons et à leurs agents, le Salon des vins de la Californie présentait 6 tables thématiques avec des vins des sous-régions spécifiques : Napa, Sonoma, Lodi, Paso Robles, Santa Barbara et Monterey. Ces vins ont été importés pour un jour dans le seul but de nous faire découvrir des nouveautés intéressantes non disponibles à la SAQ. J’ai bien apprécié le Vermentino de Peltier Estate, et l’Albarino Terra Alta de Bokisch Vineyards de la région de Lodi; j’ai trouvé très bons le Patelin rosé de Tablas Creek et l’Optimus de L’Aventure Winery de Paso Robles. J’ai aussi apprécié le Bien Nacido et le Pinot Noir de Santa Maria Valley de Foxen produits dans leurs vignobles de Santa Barbara. Je me suis aussi régalé avec le Cabernet Sauvignon TERES d’ADAMVS de la région de Napa. Ce dernier arrive prochainement au Québec et je fais des vœux pour que les autres vins trouvent très bientôt leur place sur les tablettes de la SAQ, car ils feront le bonheur des amateurs de bons vins.

Dans mon parcours du salon, j’ai rencontré de nombreux amis agents et des vignerons qui m’ont fait goûter leurs meilleurs vins. Parmi eux, à la table de Southern Glazers Wine & Spirits, j’ai été charmé par le Ferrari–Carano Cabernet Sauvignon (Vin IP) d’un excellent rapport qualité-prix. Son directeur régional, Dino Asselin, ne tarit pas d’éloges sur les vins de cette maison, dont le Ferrari-Carano Fumé blanc qui est incroyable.

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Le domaine a été fondé en 1985 à Dry Creek Valley, dans le Comté de Sonoma par Don et Rhonda Carano, et racheté en 2019 par la famille Foley. Aujourd’hui ils ont 21 vignobles et une cave qui est un palais, entourée de jardins à la l’italienne au milieu de vignes qui s’étendent à l’infini. La spécificité des vins de Ferrari-Carano est l’élégance et la constance dans la qualité. Leurs vins disponibles sont en I.P. (Dino Asselin, tél. : 514 820-8982).

Je me suis attardé ensuite à la table d’Arterra, qui la consacrait entièrement aux vins de Tom Gore. Carolyn Ruigrok était enchantée de savoir que je connaissais personnellement son génial œnologue.

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Tom est né dans une famille de viticulteurs pionniers qui ont contribué à faire de la Californie du Nord une région viticole de classe mondiale; Tom a grandi parmi les vignes. Il est aujourd’hui considéré comme un des gourous du vin aux États-Unis. Pour lui la production d’un grand vin commence toujours dans la terre, par la façon dont on choisit la vigne pour chaque sol et dont on la cultive. Comme œnologue, Tom travaille en symbiose avec ses vignerons pour développer le style du vin, adaptant les techniques agricoles pour obtenir les résultats voulus. Il suit l’évolution et le travail fait sur chaque cépage pour déceler le moment optimum de maturité où il faut cueillir le raisin. Tous les jours, viticulteur et vinificateur sont aux aguets pour s’assurer que chaque parcelle du vignoble sera récoltée à l’instant où le raisin atteint son apogée. C’est aux vendanges qu’on récolte le fruit d’une année de travail!

Pour Tom, c’est fondamental que le vin goûte la saison de croissance dans le vignoble et que ce soit ce que vous dégustiez dans votre verre. » Actuellement à la SAQ ces quatre vins sont disponibles : Tom Gore Chardonnay Californie 2022, Tom Gore Sauvignon blanc Californie 2021, Tom Gore Pinot Noir, Tom Gore Cabernet-Sauvignon.

Un peu plus tard, je me suis attardé à la table d’Alexander Valley Vineyards (AVV) où Robert Wetzel, son propriétaire, m’a fait déguster ses vins fameux.

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Harry et Maggie Wetzel ont acheté la propriété d’Alexander Valley en 1962. Ils ont été attirés par la beauté naturelle du ranch. Les collines escarpées, les prairies vallonnées et les ruisseaux tumultueux. La faune y était abondante. Ils se sont alors engagés à travailler leurs vignobles et à faire leurs vins dans le respect de la terre et de l’environnement. Le résultat est que leurs vins atteignent des sommets de qualité. Aujourd’hui, la troisième génération perpétue cet héritage, et la quatrième grandit sur la propriété et se prépare à la relève pour perpétuer cette philosophie.

Huit de leurs vins sont disponibles à la SAQ : Frei Brothers Sonoma Reserve Alexander Valley 2020 (Cellier), Jordan Alexander Valley Cabernet-Sauvignon 2019 (Cellier), Ridge Geyserville 2021, Lancaster Estate Cabernet Sauvignon 2018 (Cellier), Sebastiani Cabernet-Sauvignon Alexander Valley 2016 (Cellier), Ridge Geyserville 2020 rouge (Cellier), Planet Oregon Willamette Valley 2021 (Cellier), et Stonestreet Estate vineyards, Upper Barn 2019 (Disponible en ligne). Les prix au public varient de 28,25$ à 299$. La plupart de ces vins sont d’assemblage et vieillis en fûts.

En continuant ma promenade je suis tombé sur la table de Rodney Strong Wine Estates où se trouvait Justin D. Seidenfeld, un des œnologues que j’admire le plus aux États Unis. Son parcours est intéressant. Il est diplômé en viticulture et en œnologie de l’U.C. Davis. Il a travaillé dans des maisons prestigieuses comme Iron Horse Vineyards et Robert Mondavi Winery, où il a appris l’art de faire du vin de vignerons fabuleux. En même temps il a parcouru le monde dans le but de trouver son propre style. Lorsqu’il l’a trouvé, il a été embauché chez Rodney Strong, qui était une entreprise vinicole qui faisait déjà d’excellents vins. On lui a demandé «de travailler dur avec intégrité en tout temps et dans tous les domaines et de continuer à innover en employant des techniques durables». Justin, qui est un battant et un passionné, s’est donné comme objectifs de repousser les limites du possible pour la qualité des vins. Il a su motiver son équipe dans le but de placer les vins de Rodney Strong parmi les meilleurs au monde.

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Le style de Rodney Strong peut se définir comme un style classique axé sur la pureté, le terroir et la précision du cépage. Justin Seidenfeld aime laisser parler la vigne, avec très peu d’affinage en cave.

Sept vins de Rodney Strong sont disponibles à la SAQ : Rodney Strong Chardonnay, Rodney Strong Pinot Noir Russian River, Rodney Strong Knotty Vines Cabernet Sauvignon Sonoma, Rodney Strong Rosé of Pinot Noir Sonoma Coast, Rodney Strong Knotty Vines Chardonnay Sonoma 2018, Rodney Strong Cabernet-Sauvignon Sonoma County, Rodney Strong Chardonnay Chalk Hill Sonoma-County. Le rapport qualité-prix est incomparable.

Compliments à California Wines, organisateur de l’excellent Salon Eurêka!

 

Roger Huet
Chroniqueur vins et spiritueux
Président du Club des Joyeux
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Le homard gaspésien, avec sa douce saveur de noisette, est considéré comme le meilleur au monde. Pêché sur fonds rocheux dans les eaux froides et limpides du nord du golfe du Saint-Laurent, il mue une seule fois par année à la fin de l'été. Au moment de la pêche printanière, sa carapace est ferme et pleine de chair blanche, tendre et délicieuse. Pesant plus d’une livre, il fait la joie des gastronomes. Le homard pêché en Gaspésie reste le favori des Québécois, puisqu’une très grande partie de ces homards, achetés vivants, sont écoulés sur le marché québécois. Il est aussi très prisé sur les marchés nord-américains, européens et chinois, en raison de sa traçabilité et de sa certification MSC.

Saviez-vous que la taille du homard se mesure du creux de l’œil à la fin de la carapace thoracique, et non pas du bout de la queue au bout du nez? La taille minimale de capture dans toutes les zones de pêche au homard de la Gaspésie est actuellement de 83 mm (3,27 pouces), alors que la taille maximale de capture est fixée à 145 mm (5,7 pouces).

Le homard est très sensible aux changements climatiques et le réchauffement des mers le pousse à se déplacer vers le nord, avec pour conséquence que la pêche en eaux américaines tend à se réduire dramatiquement, tandis qu’en eaux canadiennes elle est plus abondante que jamais.

La saison de la pêche au homard en Gaspésie dure exactement 68 jours et cette année 2024, elle a débuté le 27 avril.

En 2023, la pêche du homard gaspésien a fracassé tous les records avec 8,6 millions de homards capturés! Soit environ 4 883 tonnes. La capture de homards en 2024 sera encore très abondante.

Le Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie (RPPSG) est très concerné par le respect de l’environnement et planifie la préservation du homard pour l’avenir. 

Pour garantir au consommateur que son activité de pêche est durable, la pêcherie au homard en Gaspésie a obtenu la certification MSC (Marine Stewardship Council – msc.org) en 2015. Elle a été officiellement renouvelée en 2021 et elle est valide jusqu’en 2026. Cette écocertification repose sur un processus d’évaluation volontaire démontrant que la pêche au homard pratiquée en Gaspésie répond aux principes et aux critères de pêche durable élaborés par le MSC. 

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Le RPPSG a créé une écloserie de homards, pour compenser une partie des captures faites par les pêcheurs gaspésiens. Son objectif est de produire en laboratoire 250 000 petits homards pour être ensemencés sur les fonds marins gaspésiens annuellement. Le directeur scientifique du RPPSG, monsieur Jean Côté, est un biologiste avec plus de 30 ans d’expérience en mariculture au service des pêcheurs de homards de la Gaspésie. Avec son expertise, il développe et implante divers projets pour assurer, dans un esprit de développement durable, une bonne prospérité économique à l’industrie de la pêche au homard. Il est reconnu aujourd’hui comme le père scientifique de près de deux millions de petits homards.

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Le RPPSG aménage les fonds marins avec des récifs artificiels pour protéger les petits homards des prédateurs. Cette politique intelligente est extrêmement profitable pour les homards, car une femelle homard adulte peut produire jusqu’à 100 000 œufs; à l’état naturel seulement un sur mille de ces homards va parvenir à l’âge adulte, contre trente pour cent de ceux qui ont été élevés et protégés par le RPPSG.

Le RPPSG se soucie aussi de récupérer chaque année les 15 500 vieux casiers utilisés, pour recycler et valoriser tous les matériaux qui peuvent l'être, et éviter de polluer la mer.

Le homard gaspésien est le seul homard traçable au monde! 

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Depuis 14 ans que les pêcheurs gaspésiens identifient directement sur le bateau chacun des homards pris, en fixant un médaillon rond à l’une des pinces. Le consommateur qui achète un homard pêché en Gaspésie peut alors retracer l’origine de son homard sur le site monhomard.ca. Chaque médaillon porte d’un côté le numéro d’un pêcheur et le logo Aliments du Québec, qui certifie que le homard est un produit local. En entrant ce numéro sur le site monhomard.ca, on peut visionner une vidéo du pêcheur de « son » homard et trouver de l'information sur la région où il pêche, le nom de son bateau, etc. Ceci crée une relation unique entre le consommateur et le pêcheur, et rend l’expérience de consommation encore plus authentique.

Comment apprêter le homard de la Gaspésie pour qu’il conserve son merveilleux goût de noisette et sa chair si blanche dans votre assiette? 

Le secret c’est qu’il faut bien cuire le homard, ce qui ne veut pas dire trop le cuire.

On recommande de placer le homard vivant dans le congélateur pendant quelques minutes, pour qu’il soit engourdi.

Dans une marmite haute où on fait bouillir de l’eau salée (30 g de sel par litre d’eau). On place le homard la tête en bas, et on le fait cuire entre 15 minutes et 18 minutes, selon sa taille. Il doit ensuite être immédiatement immergé dans de l’eau glacée et salée durant cinq minutes, autrement il continue à cuire et devient caoutchouteux et sec, plutôt que tendre et goûteux. Trop souvent oubliée hélas, l’étape du refroidissement augmente le plaisir des consommateurs.

Quelle bonne idée de préparer une salade de homard mayonnaise pour la fête des Mères!

Une fois cuit, on prend fermement le homard par le dos et on tourne la queue pour la séparer, ensuite on fait la même chose avec les pinces. On sépare les petits doigts et on récupère la chair avec un cure-dents. On place la grosse partie de la pince sur une planche à découper. Avec la partie proche du manche de la lame d’un large couteau, on lui assène de petits coups sur le milieu. On la sépare en deux et on récupère la chair sans difficulté. 

On détache les nodules, toujours à l’aide du couteau, et on les ouvre un à un avec l’aide de ciseaux bien affûtés. On récupère ainsi toute la chair. On s’occupe de la partie supérieure du homard. On enlève les petites pinces, dont on peut récupérer la chair en les ouvrant sur la longueur avec des ciseaux. On prépare ensuite une bonne salade avec de la laitue, des tomates, des olives vertes, on ajoute une cuillère d’une bonne huile d’olive, une cuillérée de citron, un peu de sel et une excellente mayonnaise. Votre maman sera comblée, surtout si vous accompagnez ce plat avec une bouteille de vin blanc, de champagne ou de mousseux bien frais!

Bon Appétit!

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Références :

Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie

#homardgaspesien

Pour information :     
Marie Morneau, ARP, PRP
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Roger Huet
Chroniqueur vins et spiritueux
Président du Club des Joyeux
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dimanche, 31 mars 2024 11:00

Un petit paradis appelé Playa Pesquero

Je visite Cuba tous les hivers, depuis 35 ans. La beauté des plages, le confort des hôtels, le charme des villes coloniales, le rhum, la musique, la sécurité pour les touristes et surtout la gentillesse et la gaieté des gens, me plaisent énormément. 

Je connais presque tous les recoins de Cuba mais il y a 8 ans j’ai découvert Holguín et j’en ai été séduit. J’ai d’abord logé au Mélia, ensuite au Playa Costa Verde et finalement au Playa Pesquero qui m’a épaté et auquel je retourne régulièrement depuis 5 ans. 

On arrive à l’aéroport d’Holguín et on prend un confortable bus qui nous amène jusqu’à notre destination en 30 minutes. L’Hôtel Playa Pesquero est un hôtel lumineux avec des larges plages et une vue époustouflante sur un ciel d’un bleu cobalt qui se perd dans la mer. À marée basse, dans l’avant- midi, la mer est calme et vous permet de flotter en douceur. À Marée haute, en après-midi, le mouvement des vagues est plus énergique mais nullement apeurant. La température en février et mars oscille entre 27 et 29 degrés.

PHOTO 2 Fontaine lobby

À mon arrivée je me suis rendu à la réception pour m’enregistrer, et recevoir mon bracelet et ma carte magnétique et j’ai demandé de m’accorder une chambre au premier étage, d’abord pour la vue et ensuite pour l’intimité, loin du regard indiscret des promeneurs, ce qui m’a été accordé. 

L’Hôtel Playa Pesquero a été fondé il y a 21 ans pour servir de nef capitaine à la région. Ses terrains ont une superficie de 300 000 m2 et propose aux touristes 1000 chambres confortables, constamment rénovées, dans des chalets à 2 étages. 

PHOTO 3 Chambre

Les chambres sont spacieuses, lumineuses, dotées d’une terrasse, avec une  bonne salle de bain, air conditionné et des nombreux luminaires. Le service assuré par des camareras est impeccable. La télévision a un bon choix de canaux en français, en anglais, en italien, en russe, en chinois et en espagnol. Un service de boissons vient tous les jours approvisionner notre frigo en eau et en bière. Si l’on remarque le moindre problème on n’a qu’à passer un coup de fil à la réception et un réparateur vient faire les correctifs dans la demi-heure. 

PHOTO 4 Piscine

L’hôtel a une suite de piscines bleues reliées, qui forment des méandres dont une est destinée au volley-ball aquatique, une autre à l’aqua-forme; une autre a un grand bar dans l’eau qui est bien fourni et très fréquenté. 

Playa Pesquero possède des bars distribués partout dans l’hôtel et les jardins. Mon bar préféré est celui du Lobby qui occupe une aire très large, capable de satisfaire une clientèle d’une centaine de clients assoiffés confortablement assis sur des chaises, des fauteuils et des sofas. Le Mojito reste populaire, mais les barmans d’Holguín sont en mesure de vous confectionner les plus savants coquetels à l’égal de ceux de New York ou de Montréal. Mettez-les au défi et laissez-les vous épater. Les boissons sont sans frais, mais n’oubliez pas de laisser un pourboire.

PHOTO 5 Bar 1

PHOTO 6 Bar 2

Parmi les bars intéressants il y en a un qui est consacré à la bière. Ce bar s’appelle Bar Garden La Pepa. Vous le trouverez entre la piscine et la mer et vous m’en donnerez des nouvelles! Les bières de Cuba sont variées et dans cette ambiance chaude, elles goûtent le ciel.

Pour conjuguer chaleur et plaisir il y a aussi Heladería Mar Azul. Je vous suggère de goûter la crème glacée à la goyave, ce fruit tropical délicieusement parfumé est incroyable. 

Une autre expérience intéressante est le café, car Cuba produit des cafés de grande qualité. Le débit à café du lobby du Pesquero  peut vous servir tous les cafés avec ou sans alcool, comme en Irlande, en Écosse, à Madrid ou à Rome. J’aime prendre un  café fumant, parfumé et servi avec un sourire. 

En fait de nourriture, il y a 9 restaurants pour combler nos fringales. Le Latino 600 places et le Criollo 100 places sont des buffets très pratiques d’accès. Au déjeuner il y a tout pour le déjeuner canadien : œufs, omelettes, saucisses, petits boudins, pancakes, et plusieurs sortes de pains qu’on peut faire rôtir soi-même Il y a également une série de sandwichs aux viandes froides et aux fromages, et naturellement des boissons chaudes et froides et des fruits. 

PHOTO 7 Mets

Le midi et le soir il y a une bonne sélection d’entrées, de viandes froides, de fromages et toutes sortes de salades. Dans les nombreux stands des mets chauds sont préparés devant vous : poulet, porc, bœuf, poisson; d’autres, comme les ragoûts, les pâtes, le riz blanc et le riz cubain sont apprêtés en cuisine. Comme desserts il y a toujours une variété de petits gâteaux, de crèmes glacées, du riz au lait, des confitures et plusieurs sortes de fruits.   Pour boire, il y a de la bière à volonté, des liqueurs (boissons gazeuses), du café ou du thé.  

PHOTO 8 Desserts

Pour les restaurants à la carte du soir, on doit réserver sans frais pour la longueur de notre séjour. J’adore le Romántico qui est un restaurant dansant, le Gondola italien de grande qualité, le Traditiones international et excellent à tout point de vue, le Yaretal pour les grillades, le Caletones sur la plage et tout spécialement Le Club Cubano où nous avons dégusté de l’excellente langouste avec un orchestre live. Partout nous avons été servis à la perfection. Le vin et la bière sont à volonté. 

La cuisine est assurée par des jeunes chefs très bien formés et passionnés. Tous les vendredis, il y a des porcelets de lait qu’on fait tourner à la broche dans un jardin voisin de la piscine. En attendant qu’ils soient dorés, les touristes se réunissent par dizaines autour des feux. Ils boivent du café, dansent et chantent: «Ay Mama Inés, Ay Mama Inés, todos los negros tomamos café». C’est une vraie fête!

Certains remarquent qu’il y a des restrictions alimentaires et qu’avant il y avait une exubérance de produits à table. C’est vrai, mais il ne faut pas oublier que les changements climatiques affectent tous les pays du monde. Dans les pays nordiques nous avons maintenant des incendies qui ravagent nos forêts, des sécheresses qui affectent notre agriculture, et des inondations qui causent de grands dommages à nos villes et villages. Dans les Caraïbes, la crise climatique se manifeste par une sécheresse qui affecte l'agriculture de toutes les îles. Cuba était le premier producteur de sucre au monde, aujourd’hui sa production suffit à peine à sa consommation locale. L’embargo américain qui punit si injustement Cuba depuis 62 ans, l’oblige à vivre en autarcie, c’est-à-dire de ses propres ressources. Cet embargo est totalement injuste et lâche. Quel danger peut représenter Cuba pour les États-Unis en 2024?

Ce que nous pouvons dire c’est que les Cubains font des merveilles avec ce qu’ils ont pour satisfaire les touristes. Ils sont conscients que cette industrie est très importante, parce qu’elle leur procure les devises dont ils ont si grandement besoin.  Le tourisme est aussi créateur d’emplois. Le Canada est le pays d’où provient le plus grand groupe de touristes et cela depuis très longtemps, ce dont nous sommes fiers. 

Pour des vacances saines, il y a un très bon gymnase à l’hôtel, pour nous aider à perdre du poids, un Spa pour prendre soin de notre corps et une clinique avec docteur et infirmières pour nous soigner si nous en avons besoin. Il y a même un service de garderie où l’on s’occupe très bien des enfants.

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Une brigade de jardiniers veille à la beauté des jardins et des allées, avec des parterres de plantes exotiques qui charment la vue.

On peut aussi se marier à Cuba; juste face à la mer il y a un superbe gazebo et un service spécial de restauration et de pâtisserie qui font les délices de ceux qui veulent s’unir pour la vie.

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Pour les entrepreneurs qui souhaitent faire des réunions de travail tout en profitant des charmes de Cuba, les salles de conférences à leur disposition sont toutes équipées, avec écrans et service de communication internationale.

À toute heure du jour il y a des animations dans différents secteurs de l’hôtel, danse, cours d’espagnol, yoga, jeux pour toute la famille, des activités dans la piscine pour petits et grands. Le catamaran et la plongée en apnée sont très populaires. 

Le soir au théâtre il y a des spectacles de qualité : music-hall, danse et musique cubaine, charleston, et magie.

Mon activité préférée est incontestablement le bain de mer L’eau tiède, et des vagues jamais trop fortes, peuvent nous bercer durant des heures. Des poissons argentés viennent tournoyer autour de nos jambes et attendent que nous remuions le sable avec vos pieds pour venir manger le plancton. Parfois ils nous caressent les jambes tout doucement pour nous remercier.

Le soleil magnifique nous fait un beau bronzage sur commande, à moins que l’on préfère se reposer sous les parasols de palmiers.

Le soir, le ciel sans nuage et sans pollution lumineuse nous dévoile son manteau constellé d’étoiles avec la Voie Lactée. Parmi les milliards d'étoiles, les constellations de la Grande et de la Petite Ourse se démarquent et les planètes semblent très proches.

Un grand effort est fait à Cuba pour donner le meilleur service. Les jeunes s’investissent dans des carrières de tourisme et d’hôtellerie. Dans la ville d’Holguín il y a une université spécialisée dans les langues étrangères qui est totalement gratuite.  Les étudiants sont admis au mérite, selon les notes obtenues à l’école secondaire. Nous avions une guide qui était diplômée de cette université. Je l’ai testée en français, en anglais et en italien. Elle parlait sans accent, comme une native.

Merci amis Cubains. À l’année prochaine!

Roger Huet chroniqueur
SamyRabbat.com

dimanche, 01 décembre 2019 12:28

Le Budureasca Premium Fetească Neagră 2015

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La Gamme Premium de Budureasca propose des vins de terroir.

J’ai dégusté le Budureasca Premium Fetească Neagră 2015, 14,5° d’alcool.

vins december2019

Récolte du raisin à pleine maturité. Sélection minutieuse au chai. Fermentation alcoolique du raisin à température contrôlée dans des cuves en acier inoxydable pendant deux semaines, suivie d’une fermentation malolactique et élevage du vin en fûts de chêne pendant 5 mois.

Robe pourpre avec des reflets violets. Bouquet riche en fruits rouges et noirs où se démarquent la cerise, la mûre, le cassis. On perçoit des notes de moka, de vanille, de prune sèche, de cèdre. En bouche c’est un vin puissant, généreux en arômes, avec des tanins riches et ronds. Une finale très agréable, avec des notes épicées.

Il accompagnera avec panache les grillades et les mijotés de bœuf, et le porc grillé. Il est délicieux également avec un plateau de fromages. Je suggère de le servir à 17 °C. Il peut se conserver en cave une bonne dizaine d’années après le millésime.

Le Budureasca Premium Fetească Neagră 2015 rouge est disponible en importation privée auprès de l’agent Maxim Impex inc. au prix de 19$.

Les vins roumains sont élégants et franchement superbes. Ils vont conquérir assurément nos tables car leurs prix sont séduisants. 

 

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À propos de Budureasca

Les vignes de Budureasca s'étendent sur 275 hectares de vignes et cachent au milieu d’eux la construction imposante du vignoble de Budureasca, achevé en 2013, grâce à un investissement de plus de 6 millions d'euros. Avec ses 5 200 m² construits, c'est le vignoble le plus récent et plus grand de Dealu Mare et l'un des centres vinicoles les plus modernes de Roumanie, avec une capacité de production et de stockage de 3 millions de litres de vin par an. À Budureasca, on trouve des vins rouges, blancs et rosés, vinifiés dans le style moderne du Nouveau Monde par l'œnologue Stephen Donnelly.

La qualité des vins de Budureasca est confirmée par plus de 200 médailles lors de prestigieux concours internationaux tels que Rose du Monde, Mundus Vini, Mondial du Merlot, Carafe, World of Brussels, The International Wine Challenge. Les vins de Budureasca sont appréciés à la fois en Europe, dans des pays tels que la Belgique, l'Allemagne, le Danemark et le Royaume-Uni, ainsi qu'en Asie (Japon, Corée) et récemment sur les marchés américains (États-Unis et Canada).

Suivez-les sur Facebook: Vignoble Budureasca

Lire la chronique de Roger Huet: Budureasca, une référence pour les vins de la Roumanie 

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La Gamme Premium de Budureasca propose des vins de terroir.

J’ai dégusté le Budureasca Premium Tămâioasă Romaneasca 2017 blanc, 13,5° d’alcool.

roger budureasca tamaioasa romaneasca

Robe jaune doré, aux reflets verts. Le Tămâioasă est un cépage qui donne des vins très intenses et parfumés: fleur d’oranger, de chèvrefeuille et de jasmin. Des notes de fruit de la passion, de citron et de mangue.

En bouche c’est un vin ample, fruité et floral, gouleyant, avec un bel équilibre entre l’acidité et l’alcool. Une finale fraîche et invitante.

Ce vin délicieux peut être bu tout seul, en observant les lilas en fleurs, ou en accompagnement de fruits de mer, avec des pâtes en sauce Alfredo ou avec un bon risotto. Il est aussi délicieux avec du veau à la sauce blanche avec des champignons. Je suggère de le servir à 9 °C et de le consommer dans les trois ans qui suivent le millésime.

Le Budureasca Premium Tămâioasă Romaneasca 2017 blanc est disponible en importation privée auprès de l’agent Maxim Impex inc. au prix de 19$.

 

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À propos de Budureasca

Les vignes de Budureasca s'étendent sur 275 hectares de vignes et cachent au milieu d’eux la construction imposante du vignoble de Budureasca, achevé en 2013, grâce à un investissement de plus de 6 millions d'euros. Avec ses 5 200 m² construits, c'est le vignoble le plus récent et plus grand de Dealu Mare et l'un des centres vinicoles les plus modernes de Roumanie, avec une capacité de production et de stockage de 3 millions de litres de vin par an. À Budureasca, on trouve des vins rouges, blancs et rosés, vinifiés dans le style moderne du Nouveau Monde par l'œnologue Stephen Donnelly.

La qualité des vins de Budureasca est confirmée par plus de 200 médailles lors de prestigieux concours internationaux tels que Rose du Monde, Mundus Vini, Mondial du Merlot, Carafe, World of Brussels, The International Wine Challenge. Les vins de Budureasca sont appréciés à la fois en Europe, dans des pays tels que la Belgique, l'Allemagne, le Danemark et le Royaume-Uni, ainsi qu'en Asie (Japon, Corée) et récemment sur les marchés américains (États-Unis et Canada).

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La Gamme Premium de Budureasca propose des vins de terroir.

J’ai dégusté le Budureasca Premium Fumé Sec 2017, un assemblage de Chardonnay, Sauvignon Blanc, Pinot Gris, 13° d’alcool. Son nom lui vient tout autant du Sauvignon qui fait partie de l’assemblage, que du fût de chêne brûlé où il a vieilli.

roger budureasca fume

Belle robe jaune paille avec des reflets verts. Parfum de citron, de pomelo, de coing, de narcisse et de jasmin. On note aussi une certaine minéralité.

En bouche c’est un vin sec élégant, plutôt vif, mais bien équilibré onctueux et aromatique, avec un peu de vanille et toujours une note fumée, très agréable. Il gagne à être bu jeune.

On peut le marier avec des huitres ou avec du homard ou du crabe. Il est bon également avec les poissons à chair blanche, avec le poulet, ou avec un filet de porc et des légumes chauds. Je suggère de le servir à 8 °C et de le boire dans les 3 ans du millésime.

Le Budureasca Premium Fumé Sec 2017 blanc est disponible en importation privée auprès de l’agent Maxim Impex inc. au prix de 19$. 

 

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À propos de Budureasca

Les vignes de Budureasca s'étendent sur 275 hectares de vignes et cachent au milieu d’eux la construction imposante du vignoble de Budureasca, achevé en 2013, grâce à un investissement de plus de 6 millions d'euros. Avec ses 5 200 m² construits, c'est le vignoble le plus récent et plus grand de Dealu Mare et l'un des centres vinicoles les plus modernes de Roumanie, avec une capacité de production et de stockage de 3 millions de litres de vin par an. À Budureasca, on trouve des vins rouges, blancs et rosés, vinifiés dans le style moderne du Nouveau Monde par l'œnologue Stephen Donnelly.

La qualité des vins de Budureasca est confirmée par plus de 200 médailles lors de prestigieux concours internationaux tels que Rose du Monde, Mundus Vini, Mondial du Merlot, Carafe, World of Brussels, The International Wine Challenge. Les vins de Budureasca sont appréciés à la fois en Europe, dans des pays tels que la Belgique, l'Allemagne, le Danemark et le Royaume-Uni, ainsi qu'en Asie (Japon, Corée) et récemment sur les marchés américains (États-Unis et Canada).

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jeudi, 04 juillet 2019 08:00

À minuit le carrosse devient citrouille

Mon voyage s’arrête ici. J’aurai passé dix années un peu folles, mais fascinantes, dans le monde du vin. C’était un projet que je voulais intéressant, et sans contrainte, absolument sans désir de gain, et qui venait à point, au moment où je prenais ma retraite. Mon but, c’était justement de ne pas briser brutalement avec la vie active, tout en gardant mon indépendance.

Je ne venais pas au vin en sommelier, en commercial, ni en œnologue. Je venais en poète, en gourmet, en amoureux de la vie et de ses bonnes choses, et je venais d’une bonne école. Mon père était diplomate et il avait l’art de cultiver les bonnes relations. Les bons vins français étaient l’un de ses atouts. Lorsque j’ai eu 14 ans, il m’a envoyé à Paris pour que je poursuive mes études secondaires et que j’acquière une solide culture française. Mon cousin, Paul Petit, avait accepté de représenter mon père pour toutes les démarches me concernant, surtout vis-à-vis du Lycée Jean Baptiste Say. Paul était un industriel et un gourmet averti. Il recevait beaucoup, et sa cave à vin était notable. Il a décidé de me faire le plus beau cadeau qu’on puisse faire à un jeune homme, il m’a appris le vin. Nous avons passé des heures dans sa belle et grande cave, où ses bouteilles étaient soigneusement classées. Dans un coin, il avait même un tas de sable avec des bouteilles enfouies, où, selon lui, certains vins allaient vieillir en beauté et se sublimer.

Avec Paul, j’ai découvert les belles régions vinicoles de France. Nous avons une année visité la Loire, les grands châteaux, car j’étais fasciné par l’histoire et les vignobles. Il en profitait pour commander et remplacer les vins qu’il avait consommés dans l’année. L’année suivante, nous avons visité la région de Bordeaux. Quelle belle région! Après les domaines où il commandait toujours, comme nous voyagions en famille avec ma cousine Simone, sa femme, et le petit Pascal, qui avait six ans, nous avons parcouru la côte d’Argent jusqu’à Hendaye, à la frontière espagnole. La plage était pour moi, jeune, aussi fascinante que le vin.

C’étaient les années soixante. Paul m’avait signalé le sud, Languedoc, Roussillon… comme une région qui n’était pas intéressante pour le moment, car, disait-il, le gouvernement français voulait qu’ils coupent leurs vins avec les vins en provenance de l’Algérie pour en faire des piquettes pour la classe ouvrière. Un jour cela changera, parce qu’ils ont de belles terres. À la fin de la Guerre d’Algérie, le général de Gaulle avait engagé la France à continuer à importer les vins d’Algérie pendant dix ans, et à les faire couper avec des vins du sud. Ce n’est que dans les années 80 que les vignerons du sud, enfin libres de la contrainte des vins de l’Afrique du Nord, ont commencé à produire des vins charmants et de qualité.

J’ai eu droit à deux autres voyages de découverte vinicole : l’Alsace, de Riquewihr à Colmar, et la Bourgogne, de Chablis au sud du Mâconnais. Mon cousin m’a fait visiter les régions, les villages. Il m’a expliqué les premiers crus, les grands crus, les climats, et m’a montré les clos.

Au tout début, mes oncles se sont inquiétés et lui ont fait remarquer que je n’avais que 14 ans et que j’étais trop jeune pour découvrir le vin. Il leur a répondu qu’il ne me poussait pas à boire, qu’il m’apprenait le vin. Il avait raison, il m’avait toujours dit : « Lorsque tu as soif, bois de l’eau. Le vin, c’est pour sublimer la nourriture et pour créer un élan de convivialité avec des amis. »

Au Lycée, les grands, nous avions droit à un verre de vin avec nos repas. Comme c’était de la piquette et j’étais trop bien entraîné à faire la distinction, je prenais de l’eau. Il fallait voir la tête de mes camarades!

Roger Huet

Dans mes chroniques je me suis toujours efforcé d’apporter une note de bonheur, de convivialité. J’ai été très respectueux envers les vignerons qui travaillent avec passion et persévérance, affrontant l’incertitude du climat et des maladies. Le travail d’une année peut être ruiné en quelques heures. Au chai, le travail exige également une surveillance de tous les instants. Les millésimes se suivent et ne se ressemblent pas, et les revenus sont aussi capricieux que les millésimes.

J’ai souvent entendu dire que le prix ne traduit pas la qualité des vins et qu’il y avait des vins au-dessous de 15 dollars qui étaient excellents. Rien de plus faux. Aucun vin d’entrée de gamme ne tiendra la comparaison avec un vin de 50 ou de 100 dollars. J’avais mis un plancher à 19 dollars pour commencer à commenter des vins, dans le but d’éduquer les amateurs. Il est certain qu’un buveur de vins à moins de 15 dollars, lorsqu’il va essayer des vins de plus de 25 dollars, ne voudra plus revenir à ses anciennes amours. Il vaut mieux boire peu, mais bien.

J’ai été loyal envers les agents, m’efforçant de bien expliquer leurs vins. Lorsqu’un vin me déplaisait, je préférais téléphoner à l’agent et lui dire que je ne commenterais pas tel vin, plutôt que d’écrire des méchancetés. Les agents en général ont été amicaux avec moi, sauf trois, que j’ai barrés à vie.

Je me suis aussi efforcé d’être un bon camarade avec mes confrères chroniqueurs. J’ai refusé d’accepter tout contrat d’animation ou d’écriture payant. Je suis conscient que le métier de chroniqueur au Québec est devenu difficile, avec des médias qui peinent à vendre leur publicité face aux géants du Web.

J’ai toujours commenté loyalement et positivement les livres de mes confrères, m’efforçant de les lire et d’en faire ressortir le meilleur de leurs ouvrages. Dans une vie passée j’ai été éditeur de livres, et je sais tout le travail et le temps qu’un ouvrage demande.

Le Québec a une sacrée brochette de bons chroniqueurs et de bonnes chroniqueuses!

J’ai aussi été loyal envers mes éditeurs, Samy Rabbat avec son magazine Web, et son bras droit Annie Tremblay, et avec La Métropole et ses deux directeurs, à tour de rôle, Stéphane Maestro et Alain Clavet. Ils ont aussi été magnifiques envers moi.

Finalement, j’ai eu le privilège de présider le Club des Joyeux, qui réunissait une belle brochette de vrais amateurs de vins. J’ai été heureux de leur ouvrir la porte à des événements vinicoles intéressants. Le Club des Joyeux continuera, car je vais continuer à visiter des salons de vin en amateur.

Je souhaite à tous mes amis une vie prospère et heureuse!

Roger Huet
Chroniqueur vins et spiritueux
Président du Club des Joyeux
SamyRabbat.com
LaMetropole.com

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