lundi 24 septembre 2018
Chroniques de Roger Huet
Roger Huet

Roger Huet

Roger Huet - Chroniqueur vins et Président du Club des Joyeux
Québécois d’origine sud-américaine, Roger Huet apporte au monde du vin sa grande curiosité et son esprit de fête. Ancien avocat, diplômé en sciences politiques et en sociologie, amoureux d’histoire, auteur de nombreux ouvrages, diplomate, éditeur. Il considère la vie comme un voyage, de la naissance à la mort. Un voyage où chaque jour heureux est un gain, chaque jour malheureux un gâchis. Lire la suite...

J’ai rencontré Serge Laville, photographe et œnologue de grand talent, Maître de Chai dans un ranch du désert de l’État de Washington, au nord de l’Oregon, qui m’a accordé cette entrevue:

RH – Serge, vous avez été initié aux grands vins français dès votre tendre enfance. Racontez-nous ce miracle.

SERGE LAVILLE – Roger, j’ai eu la chance d’avoir un grand père, Pierre Blanchard, qui avait une excellente connaissance des grands vins français. Il était le directeur des achats du groupe Felix Potin et le bras droit du président du groupe, qui était André Mentzelopoulos, propriétaire du célèbre Château Margaux. À cette époque, le groupe détenait de nombreuses épiceries fines sur Paris et la région parisienne.

Durand les grands repas familiaux, la joie de mon grand-père était de mettre sur la table de grands vins français, essentiellement des Bordeaux, des Bourgognes et des Champagnes. Ces vins accompagnaient les délices de la cuisine de ma grand-mère.

J’avoue qu’à cette époque, j'étais trop jeune pour boire ces vins et apprécier leur qualité; j'étais plutôt intéressé à construire des modèles réduits en balsa, qui éventuellement pouvaient voler. Mais j'étais fasciné par les étiquettes et le fait que tous ces vins que mon grand-père débouchait avec précaution étaient beaucoup plus vieux que moi. J’avais tout de même, malgré mon jeune âge, la chance de goûter ces vins avec extrême modération, et je me souviens d’avoir eu un penchant pour les vieux Portos et les Champagnes millésimés. Une récente visite chez mon frère m’a permis de goûter à nouveau un Porto de la cave de mon grand-père, millésime 1912, qui était l’année de sa naissance.

RH – Jeune adulte vous rêviez d’être photographe, et en même temps le vin vous attirait.

SERGE LAVILLE –  Après mon service militaire, mon rêve était de faire des photos aériennes. J’ai eu la chance de trouver un emploi dans un magasin de modèles réduits situé à Vienne, dans le nord de la vallée du Rhône. Le modélisme radiocommandé est devenu ma passion et mon métier. J’ai construit à cette époque de nombreux prototypes d’avions et d’hélicoptères capables d’embarquer un appareil photo ou une caméra vidéo. Après quelques résultats décevants au début, je suis arrivé à créer un modèle professionnel en 1990 et j’ai commencé alors un nouveau métier, celui de photographe aérien.

À cette époque, j’adorais cuisiner et accompagner mes repas avec de bons vins. Tous mes amis adoraient les bons vins, et le vin est devenu ma passion. Je voulais comprendre tous ses secrets et j’ai joint le groupe de dégustation «Le Carré de Dionysos», dirigé par Marie-Laure Sylvestre. C’est avec eux que j’ai découvert les régions viticoles françaises et que j’ai eu accès à des vins fabuleux. J’ai appris les différents types de vins et la façon de les vinifier, les caractéristiques des cépages et des terroirs, et j’ai aussi appris à déguster à l’aveugle. Ces connaissances me rendront bien des services plus tard.

RH – Comment avez-vous connu Devin Corkrum Derby, le patron de Spring Valley Vineyard, dans la Vallée de Walla-Walla, et dans quelle mesure il va orienter votre vie?

roger magicien vignoble droneVue aérienne du vignoble de Spring Valley 

SERGE LAVILLE – Lors d’un de mes voyages aux États-Unis, j’ai eu l’occasion de faire une halte à Walla Walla et de rendre visite à une relation de longue date, que j’avais rencontrée autrefois dans le village de Nuits-Saint-Georges, en Bourgogne. Nous sommes en mai 2000 et je profite de mon passage à Walla Walla pour découvrir les différentes caves et déguster les vins locaux. Je suis étonné par l'intensité de ces vins, leur charpente avec de l'équilibre et de la fraicheur. Il y a alors 2 étiquettes qui me semblent très intéressantes: Cayuse et Spring Valley Vineyard. Je rencontre Christophe Baron de Cayuse et Devin Derby de Spring Valley la même semaine et je suis stupéfait par leurs vins.

Je me rends compte de la possibilité d’une nouvelle carrière pour moi. J’ai une bonne connaissance du vin, mais très peu d'expérience, et je me dis: «Tout est possible, c’est l'Amérique!» En plus, pendant mon premier séjour à Walla Walla, j’ai fait la rencontre de Madeleine, qui deviendra mon épouse deux ans plus tard.

RH – Vous retournez à Walla Walla un an plus tard et là, vous scellez votre destin.

SERGE LAVILLE – Oui, je revois Devin Derby dans un restaurant de Walla Walla où je travaille comme cuisinier. Il m’invite au ranch et me fait goûter les millésimes 1999 et 2000. Ces vins sont fabuleux, avec beaucoup d'énergie. En plus, Devin est un photographe qui a beaucoup de talent. Je me rends compte que c’est un homme très débrouillard, un peu comme moi. Il est capable de tout faire avec ses mains et n’a peur de rien. Nous sympathisons et en 2002, il me propose un travail à temps partiel. Je deviens vite le premier ouvrier de cave de Spring Valley et j’en suis fier.

J’abandonne finalement la photographie aérienne, car je sens que l’avenir de cette profession est compromis par la possibilité de l’invasion des drones grand public, que l’on commence à voir dans les salons professionnels.

RH – Que faites-vous au début, au ranch Spring Valley Vineyard?

SERGE LAVILLE – J’apprends beaucoup avec Devin. Je fais beaucoup de nettoyage, je m’occupe de la maintenance des machines, de pomper les vins des fûts en cuves, et vice-versa; c’est moi qui sulfite les barriques. Je suis définitivement, l’ouvrier de cave, l’homme à tout faire, le «col bleu», mais l’ambiance et le lieu sont fantastiques. Je me rends compte que le travail du vin est difficile et délicat et que les employées doivent être à la hauteur de la tâche. Les conditions sont parfois très dures, avec des écarts de température qui passent de +40 à -30 degrés Celsius et il n’est pas question de se plaindre.

RH – Devin décède en 2004 mais avant, il a eu le temps de vous initier à tous ses secrets de la vigne et du vin.

SERGE LAVILLE – Oui, j’ai passé 3 vendanges avec Devin et sa femme Mary. Pendant les vendanges de 2004, il commence à me faire confiance et il me laisse faire le vin, car il est très occupé avec la paperasserie et passe beaucoup de temps dans son bureau. Même si je n’ai aucune nomination à l'époque, je deviens petit à petit le «responsable du chai». La production augmente de 900 caisses en 1999 à 2500 caisses entre 2000 et 2003 et à presque 4000 caisses en 2004. Je travaille à plein temps pendant les vendanges et plutôt à mi-temps le reste de l'année.

roger magicien vendanges

RH – Son départ vous plonge dans la tristesse, mais vous décidez de rester pour poursuivre son héritage. En 2005 vous êtes nommé Maître de Chai.

SERGE LAVILLE – Après le décès de Devin, j’ai décidé de continuer à travailler pour Spring Valley. Je me sentais à la hauteur pour faire les vins, mais je n’avais aucune idée de la partie administrative. Dean Derby embauche un nouveau «Winemaker» pour remplacer Devin. Nous travaillons ensemble pour les assemblages du millésime 2004 et nous mettons en bouteille le fabuleux millésime 2003. En juillet 2005, Château Saint Michelle devient notre partenaire, je deviens un des employés du groupe et on me nomme «Assistant Winemaker».

RH – Votre effort et votre talent portent des fruits assez vite et dès mai 2009 vous êtes nommé Vigneron du mois par le Wine Business Monthly.

SERGE LAVILLE – Oui, je me rappelle, cela m’a fait très plaisir. C’est toujours agréable de voir une reconnaissance de l’effort de l'équipe de Spring Valley. Le métier de vigneron n’est pas aussi facile qu’il paraît. Il y a sans cesse quelque chose à faire ou à réparer. Il faut constamment goûter pour prendre les bonnes décisions. Il faut s’adapter au changement du climat. Il faut être à l'écoute de ses clients et de leurs remarques sur les qualités qu’ils recherchent. Le monde du vin est en constante évolution et il faut souvent se remettre en question. Enfin, lorsqu’on est vraiment un amoureux du vin comme moi, on ne prend pas ce métier à la légère.

RH – Est-ce que votre épouse Madeleine et vos deux jeunes filles, Claire et Anna, aiment la vie de vigneron?

roger magicien familleSerge avec sa femme Madeleine et leurs filles, Claire et Anna 

SERGE LAVILLE – La vie de vigneron est une vie très intense mais vous savez, Roger, quand vous aimez votre travail, tout le reste va bien mieux. J’ai toujours été à la recherche de trouver des emplois que j’aime pour trouver un bon équilibre dans ma vie et celle de ma famille. Mes parents ne m'ont jamais poussé à devenir avocat ou médecin, ils m'ont plutôt suggéré de faire ce qu'il me plait, mais de façon sérieuse. Je travaille très dur et je ne compte jamais mes heures, mais au bout du compte, cela me donne une très bonne énergie dans ma vie de couple et de parent. J’ai reçu une bonne éducation, mes parents sont très cultivés. La politesse, le respect, les manières, sont très importantes pour moi. Mon père était comme moi très pris par son travail, mais il a toujours pris le temps de m’apprendre des choses et je fais de même avec mes enfants. Mes parents m'ont appris que le travail est très important dans la vie et que rien n'est gratuit. Il faut travailler pour gagner son pain. Lorsque mes enfants et Madeleine se plaignent parfois de mes voyages d’affaires un peu trop longs, je leur réponds: «Cela fait partie du métier».

RH – Peut-on vraiment dire que Walla Walla est un désert? Parlez-nous du climat, de l’hydrographie et de sa configuration géographique.

SERGE LAVILLE – En fait, la ville de Walla Walla est un petit oasis au milieu du désert. Toute la verdure de Walla Walla repose sur une irrigation intense. La traduction du mot des amérindiens est «Many Water». Le climat est définitivement désertique. Durand l’été les journées sont ensoleillées, chaudes et sèches, mais les nuits sont fraîches. Nous sommes plus proches du climat de l'Afrique du Nord que de celui de Bordeaux, même si nous sommes sur la même latitude. La vallée de Walla Walla est relativement plate. À l’est, il y a les «Blue Mountains» qui nous apportent un peu de nuages et de brouillard durant les froids hivers. Au nord, ce sont les «Palouse Hills», un paysage ondulant qui a une moyenne de 600 mètres d’altitude. Spring Valley est situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Walla Walla. Au sud, nous sommes déjà en Oregon avec des vignobles plantés sur des terrains caillouteux. À l’ouest, il y a des terres plus froides avec très peu de vignobles.

RH – Présentez-nous le fondateur Uriah Franklin Corkrum et sa femme Katherine, qui ont quitté le Far West pour s’établir à Walla Walla.

SERGE LAVILLE – Uriah était propriétaire d’environ 1214 hectares de terre, dans les années 1900. Comme d’autres fermiers il cultivait le blé. Sa première femme est morte pendant un accouchement. Il épousera Katherine un peu plus tard. C’étaient des pionniers qui probablement ne se plaignaient jamais et travaillaient très dur.

RH – Le ranch de Spring Valley a produit du blé pendant plus d’un siècle. Quand se transforme-t-il en domaine vinicole?

SERGE LAVILLE – La première plantation de vigne date de 1993, avec 1 hectare de Merlot. C’est le début d’une grande histoire. En 1995, 10 hectares seront plantés en Merlot et en Cabernet Franc. En 2000, le vignoble totalise environ 16 hectares et de nouveaux cépages sont ajoutés: Syrah, Cabernet Sauvignon et Petit Verdot. En 2007, le vignoble s’élargit à 26 hectares.

RH – Quelle est la configuration du ranch actuellement, en extension et en production de blé et de raisin?

SERGE LAVILLE – Environ 365 hectares de blé et 45 hectares de raisin.

RH – Avec quels cépages avez-vous commencé à vinifier et quels sont ceux que vous développez présentement?

SERGE LAVILLE – Le premier vin, c’est l’Uriah 1999, un assemblage de Merlot, de Cabernet Franc et de Petit Verdot, qui étaient plantés dans le vignoble. Actuellement, nous travaillons beaucoup le Malbec, la Syrah et le Viognier. D’autres cépages importants du vignoble sont le Cabernet Franc, le Cabernet Sauvignon et le Merlot.

RH – Quel type agriculture préconisez-vous et pourquoi?

SERGE LAVILLE – Nous pratiquons une agriculture durable, mais non biologique. Les vendanges sont uniquement faites à la main, car nous voulons limiter le triturage et les niveaux trop élevés de tanin. Nous pratiquons parfois des vendanges vertes quand cela s’avère nécessaire. J’aime avoir un feuillage intense au-dessus des fruits; cela donne de l’ombre au fruit pendant les longues journées ensoleillées. Par contre, lorsqu’on ne laisse pas des feuilles trop proches des fruits, cela favorise une bonne circulation d’air et évite les maladies.

roger magicien vendanges manuellesVendanges manuelles à Spring Valley 

RH – Vous travaillez votre vignoble avec minutie.

SERGE LAVILLE – Beaucoup de travail est fait à la main. Même si les machines sont de bonne qualité, rien ne remplace l’œil et le cerveau humains. Il ne faut pas oublier que le vin est une relation entre l’homme et la nature, et si nous retirons l’homme et le remplaçons par des machines, le vin perd son âme. Nous avons la même équipe dans les vignes depuis 20 ans. Cette équipe est à l'écoute du vignoble, elle connait parfaitement presque chaque plant de vigne. Notre succès repose sur cette équipe expérimentée qui travaille souvent dans des conditions difficiles. Lorsque je bois un verre de Spring Valley, j’ai toujours une pensée pour ces gens qui restent dans l’ombre.

RH – Quelle est votre philosophie en tant que winemaker, sur les levures, le bois et la chimie?

SERGE LAVILLE – Je suis un traditionaliste et je respecte le travail des anciens. Les techniques modernes de vinification sont primordiales pour les grosses productions de vin et elles permettent d’obtenir une excellente qualité à moindre coût. Mais nous sommes une petite cave et employer ces techniques modernes ne nous permettrait pas de nous différencier des autres. Le but ultime, pour moi, c’est de créer un vin haut de gamme, sur mesure et unique.

Donc, ma philosophie c’est: «Moins d’intervention c’est mieux». Vendanges manuelles uniquement. Pour les fermentations alcooliques nous vinifions soit avec nos propres levures naturelles, soit avec des levures sèches réhydratées qui proviennent d’un vendeur de bonne réputation. Si nous utilisons des activateurs de fermentation; ils sont composés à 100% de levures œnologiques inactivées: c’est une nutrition organique d’origine biologique et non une nutrition inorganique de synthèse chimique.

Le bois est important, mais il ne doit pas dominer. Nous l’utilisons avec précaution. Trop de bois, ou de mauvais bois, peut ruiner nos efforts à créer un vin équilibré. Selon les cépages et le millésime, nos vins contiennent entre 10 et 50% de bois neuf. Tous nos fûts sont français et ont une capacité entre 225 et 500 litres. Aucun copeau de bois ni de poudre de bois n’est ajouté.

Pour la fermentation malolactique, tout est naturel, rien n’est ajouté. Toutes nos fermentations sont faites à température ambiante de cave, rien n’est réchauffé. Les cuves se réchauffent naturellement pendant les fermentations. Il n’y a aucun pompage, tout se fait par gravitation. Les fruits sont éraflés, mais non écrasés. Nous rajoutons une certaine quantité de rafles sur certaines fermentations et certains cépages pour aider les levures. L'acidité sur tous nos vins est naturelle, sans aucune addition d’acide. Pas de rajout d’eau non plus, ni d’addition de sucre, de tannins, de couleur ou d’autres choses. Pas de collage, ni de filtration pour les rouges. Nous ne filtrons que les blancs et les rosés.

Le pigéage se fait à la main 2 fois par jour, et l’ouillage de toutes les barriques, une fois par semaine. Les fermentations malolactiques finissent généralement en janvier dans un cellier à peine chauffé. Tout est très lent, si l'on compare notre méthode de travail aux vins industriels. Notre procédé est lent, difficile et coûteux, mais nous sommes dans le haut de gamme.

roger magicien equipe chaiL’équipe au chai: Kate Derby, Allan Crum et Serge Laville 

RH – Vous avez apporté aux vins de Spring Valley une touche très française dans l’élégance et la finesse, laissant de côté l’opulence et la puissance propre aux vins de climat chaud. Bien que Bourguignon, n’imprimez-vous pas une griffe plutôt bordelaise à vos vins?

SERGE LAVILLE – Vous êtes un bon dégustateur. J’ai été très influencé par les vins de Bordeaux. Grâce à la cave de mon grand-père, et plus tard à mes propres finances, j’ai eu l’occasion de goûter presque tous les grands Bordeaux, du millésime 1955 à 1995. Donc c’est vrai, ma palette est influencée surtout par les vins de Bordeaux. De plus, à Spring Valley, nous nous focalisons surtout sur des assemblages à base de cépages bordelais. Voilà pourquoi votre remarque est correcte: il y a beaucoup d’influence bordelaise dans nos vins.

RH – Combien de sortes de vins produisez-vous actuellement?

SERGE LAVILLE – Une dizaine: Le seul blanc, c’est le Viognier, 1er millésime en 2016, environ 200 caisses.

Nous avons un rosé de Cabernet Franc avec peu d’alcool, 11,5% alcool, 1er millésime 2016, 200 caisses.

L’Uriah est un assemblage à base de Merlot et de Cabernet Franc, 1er millésime 1999, environ 3000 caisses.

Le Frederick est un assemblage à base de Cabernet Sauvignon, 1er millésime 2001, environ 3000 caisses.

Le Katherine est généralement 100% Cabernet franc, 1er millésime 2007, 600 caisses.

Le Sharilee 100% Petit Verdot, 1er millésime 2010, 200 caisses.

Le Muleskinner 100% Merlot, 1er millésime 2001, 400 caisses.

Le Derby 100% Cabernet Sauvignon, 1er millésime 2001, 400 caisses.

Certaines années, nous produisons un Malbec, 1er millésime 2014, 200 caisses, et une Syrah avec moins d’alcool et beaucoup de rafle, un peu dans le style de Côtes du Rhône, 1er millésime 2014, 200 caisses. Voilà, nous sommes occupés.

RH – Quelle est votre production, en nombre de bouteilles?

SERGE LAVILLE – Environ 10 000 caisses par an, soit 120 000 bouteilles

RH – Quels sont vos principaux marchés étrangers?

SERGE LAVILLE – Très peu d’exportation. Nous sommes distribués au Canada et au Royaume-Uni. Les volumes sont encore petits.

RH – Lorsque Spring Valley Vineyard est venu intégrer le groupe Ste Michelle Wine Estates en 2005, est-ce que cela s’est bien passé?

SERGE LAVILLE – Le partenariat avec le groupe Ste Michelle est fantastique. Le groupe ne «touche pas» à cette perle. Tout reste intact: mêmes employés, même philosophie, très peu de changements et beaucoup d’investissement et d'amélioration. Je suis encore impressionné par ce groupe. Ce sont des leaders, quand on parle de rapport qualité-prix. Le groupe fait extrêmement attention à conserver les différences entre chaque cave et ne veut surtout pas se retrouver à vendre un même produit sous différentes étiquettes, ce qui serait contraire à leur philosophie et à leur prestige. Jamais un de mes supérieurs ne m’a dit ce que je devais faire. Ils sont là pour nous aider en cas de pépin, mais préservent par-dessus tout notre indépendance. Pour preuve, goûtez nos vins; ils sont totalement différents de ceux des autres caves.

RH – L’esprit de famille et des traditions semblent avoir été toujours très forts chez les Corkrum; il suffit de lire les étiquettes des vins.

SERGE LAVILLE – Oui, c’est très important pour Dean et Shari. Le respect des ancêtres et leurs efforts, le respect des terres que les générations passées ont cultivées. Mon assistante Kate Derby Raymond est une de leurs petites filles. Elle apporte la touche familiale féminine dans l'équipe plutôt masculine. Elle a développé une excellente palette, connait les vins à la perfection et aide aux nombreuses tâches: travail de cave, traçabilité, relations publiques… Nous sommes une petite équipe et l’ambiance est parfaite. C’est très important pour le produit final, si les employés sont heureux dans leur travail. Je considère que j’ai réussi mon devoir de manager et je peux vous assurer que les vins sont probablement meilleurs grâce au bon moral des troupes.

RH – J’aimerais que nous dégustions ensemble cinq de vos vins les plus représentatifs, en commençant par: Spring Valley Vineyard Uriah Walla Walla Valley 2014, 56% Merlot, 48% Cabernet Franc, 4% Petit Verdot, 2% Malbec, 14,3o d’alcool. L’étiquette exhibe le portrait du fondateur.

roger magicien uriah

SERGE LAVILLE – C’est un assemblage de Merlot-Cabernet franc. Le premier millésime date de 1999. C’est le vin le plus difficile à produire. Les quantités varient en fonction des millésimes, car le Merlot est très sensible au froid (perte de rendement dans les années de gel) et surtout au chaud (qualité médiocre pendant les vendanges trop chaudes). Nous passons énormément de temps sur cet assemblage, et je dois dire que ce vin bénéficie des meilleurs lots de Merlot et de Cabernet Franc. Nous utilisons les lots les plus complexes avec un maximum de caractéristiques des cépages et du terroir. Nous essayons également de le bâtir pas trop fort en alcool. Ce vin est généralement assemblé avec beaucoup de parcelles de vignes plantées entre 1995 et 2001. Élevé 18 mois en fût de chêne de 225 litres.

RH – Magnifique robe rouge profond, avec des reflets d’améthyste. Bouquet très gourmand de cassis, de cerise rouge, de framboise et de fraise, un soupçon de violette et de pruneau, un deuxième nez apporte des épices douces: cardamone, cannelle, et même un peu de cuir.

En bouche, c’est un vin ample, avec une texture onctueuse, des tanins soyeux, une acidité agréable apportée par la fraicheur du Cabernet Franc. Une finale légèrement épicée qui caresse avec élégance. Un vin de longue garde qui sera à son meilleur en 2022.

Quels mariages proposez-vous avec ce vin, suggérez-vous de le carafer et à quelle température aimez-vous le servir?

SERGE LAVILLE – Le Canard et l’agneau rôti accompagnent parfaitement ce vin. Ouvrez la bouteille quelques heures avant le repas, et servez-le à environ 16-17 degré Celsius.

Le Spring Valley Vineyard Uriah Walla Walla Valley 2014 n’est pas disponible au Québec pour le moment.

RH – Je suggère que nous dégustions maintenant votre Spring Valley Vineyard Katherine Corkrum Walla Walla Valley 2013, 100% Cabernet Franc, 14,1o d’alcool. L’étiquette montre le portrait de la seconde épouse du fondateur.

roger magicien katherine corkrum

SERGE LAVILLE – Le premier millésime date de 2007. Je revenais d’un voyage en France, dans le village de Chinon, en Val de Loire. L'appellation Chinon est 100% Cabernet Franc. La qualité du Cabernet Franc à Spring Valley a toujours été excellente. Il me restait quelques barriques non utilisées après avoir fait tous les assemblages. Un petit coup de fil au boss et voilà, nous avons créé une nouvelle étiquette.

Ce vin est surtout assemblé avec des parcelles de vignes plus jeunes, plantées en 2007. Nous voulons beaucoup de fruit avec une touche de verdure. Nous élevons ce vin 18 mois en fûts de 225 et 500 litres avec un minimum de bois neuf.

RH – Robe rouge foncé, reflets violets. Bouquet de feuille de cassis froissée, de framboise, de fraise, de violette, et une touche de réglisse et de poivre.

Ample et onctueux en bouche, charnu, souple, élégant, bien balancé, des tanins abondants mais fins, une matière fruitée riche. Une longue finale extrêmement gourmande. Un vin de longue garde qui sera à son meilleur en 2020.

Quels mariages proposez-vous?

SERGE LAVILLE – Il est parfait avec la charcuterie, le saucisson en brioche, des fromages avec du pain de campagne. On doit le servir à environ 15-16 degré Celsius. Ouvrez les bouteilles quelques heures avant de servir.

Spring Valley Vineyard Katherine Corkrum Walla Walla Valley 2013 est disponible en IP chez Galleon, code 102744QC-STK. Prix 89$ la bouteille de 750 ml, en caisse de 6.

RH – Dégustons maintenant le Spring Valley Vineyard Frederick Walla Walla Valley 2013, 80% Cabernet Sauvignon, 10% Cabernet Franc, 10% Merlot, 14,4o d’alcool. Frederick, c’est Frederick Corkrum, le deuxième fils d’Uriah et de Katherine, très attaché à sa famille, à sa ferme, et passionné de football.

roger magicien frederick

SERGE LAVILLE – Le premier millésime est le 2001. C'est un vin plus angulaire et musclé. Définitivement un vin de garde. Nous essayons toujours de mettre un maximum de Cabernet Sauvignon dans cet assemblage, cela varie de 55% à 80%, selon le millésime. Après nous essayons d'inclure du Merlot et du Cabernet Franc et de trouver le bon équilibre. C'est un vin plus impressionnant que l 'Uriah, mais je pense que l 'Uriah est plus complexe, surtout avec un bon accord avec les mets.

RH – Robe rouge foncé, belle et sombre. Bouquet de cassis, de cerise noire, d’épices, de cèdre et de poivron vert. On remarque aussi des notes de réglisse, de moka et de boîte à cigares.

En bouche c’est un vin ample, puissant, avec des tanins abondants mais veloutés, une masse fruitée et agréable qui est accompagnée d’une jolie fraîcheur. Une très longue finale savoureuse. Il sera à son zénith vers 2023.

Quels mariages proposez-vous?

SERGE LAVILLE – C'est une bonne idée de carafer ce vin puissant. Il se marie très bien avec le bœuf, les plats en sauce, le filet mignon. Servez-le entre 16 et 18 degrés.

Spring Valley Vineyard Frederick Walla Walla Valley a obtenu le 39e rang lors du classement 2017 du TOP 100 du Wine Spectator.

Il est disponible à la SAQ, code 13221617, en Spécialité par lots, Espace cellier. Prix 80$.

RH – Dégustons maintenant le Spring Valley Vineyard Nina Lee Walla Walla Valley 2012, 100% Syrah, 14,5o d’alcool.

Remarquons que les vins hommage aux hommes de la famille sont souvent des vins d’assemblage et les vins hommage aux femmes sont plutôt des monocépage.

Nina Lee Moore a été l’épouse de Frederick. C’était une artiste, danseuse de vaudeville, qui s’est produite dans les théâtres du nord-ouest du Pacifique. Frederick la remarque en 1928 et l’épouse l’année suivante. On dit que ce fut un mariage heureux.

roger magicien nina lee

Robe rouge intense, reflets de saphir. Bouquet de violette, de myrtille, de cassis, de cerise noire, de mûre, de cacao, de poivre et de vanille.

Ample et fruité en bouche, avec des tanins soyeux, un bel équilibre entre l’acidité et l’alcool. Une finale longue et fraîche. Un vin avec beaucoup de charme et d’élégance. Il a de belles années devant lui.

Quels mariages proposez-vous?

SERGE LAVILLE – Il faut le carafer. Nous sommes sur une année très concentrée, avec beaucoup de tannins. Servez le relativement frais entre 15 et 16 degrés pour que l'alcool ne domine pas.

Il se marie très bien avec la viande de gibier ou un bon méchoui, car ce vin aime l’agneau rôti à la broche, sur les braises d'un feu de bois.

Spring Valley Vineyard Syrah Nina Lee, millésime 2012 est disponible en IP chez Galleon, code 102186QC-STK. Prix 90$ la bouteille de 750 ml, en caisse de 6.

RH – Nous allons finalement déguster le merveilleux Spring Valley Vineyard Derby Walla Walla Valley 2015, 100% Cabernet Sauvignon, 14,5o d’alcool. Le nom de Derby s’est incorporé au domaine des Corkrum lorsque Dean Derby a épousé en 1954, Shari, petite-fille d’Uriah Corkrum, le fondateur. Il est très important dans l’histoire du domaine, car c’est Dean qui y a implanté la vigne en 1993.

roger magicien derby

SERGE LAVILLE – Premier millésime en 2001; l'idée c'était de faire un monocépage de Cabernet Sauvignon, un vin de longue garde. Nous sélectionnons toujours le plus beau lot de Cabernet Sauvignon. Pas le plus impressionnant, mais le plus équilibré, pas trop tannique, et nous recherchons une grande longueur de bouche et des arômes puissants. Le vin passera 20 mois en fûts de 225 litres, dont 50% neufs. Ce vin comporte les raisins d’un lot situé à 600 mètres d'altitude, qui est vendangé très tard. Nous limitons cette étiquette à 400 caisses par an, soit 4800 bouteilles.

RH – Robe rouge intense, avec un cercle bleuté. Arômes mûrs de cassis et de cerise noire, mais aussi de cèdre et d’épices. Un second nez nous dévoile des notes de réglisse, de moka et de vanille.

En bouche c’est un vin ample, généreux, puissant, avec des tanins très intéressants, une belle fraîcheur; la masse fruitée et épicée est gourmande. Une très longue finale.

Un vin de gastronomie qui va se conserver au moins jusqu’en 2027.

Quels mariages proposez-vous?

SERGE LAVILLE – Pour moi il est parfait avec un canard à l'orange, des paupiettes de veau, des plats en sauce. Il faut le carafer à l'avance si possible. Servir frais, à 15 ou 16 degrés.

Spring Valley Vineyard Derby Walla Walla Valley n’est présentement pas disponible au Québec.

RH – La production de vins aussi exceptionnels vous demande, je suis sûr, énormément de temps, de surveillance et de patience. Avez-vous encore le loisir de pratiquer la photographie ou d’avoir d’autres occupations?

SERGE LAVILLE – Oui, je passe la plupart du temps à travailler, mais en même temps, je vous l'ai dit, il ne faut pas compter les heures, dans ce métier. C'est de la haute couture, il faut prendre son temps, ou faire autre chose. Si vous décidez de travailler vite (surtout pendant les vendanges), vous pouvez faire de bons vins, mais jamais des vins exceptionnels. Il faut choisir quantité ou qualité. Il est très rare de pouvoir faire les 2 à la fois.

J'ai une très bonne équipe qui m'épaule. Kate a joint l'équipe en 2011 et Allan Crum en 2014. Ils font tout le travail de cave. Ce sont des gens passionnés comme moi. Je leur donne une bonne marge de manœuvre, car c'est très important d'avoir une équipe soudée. Je ne veux pas qu'ils viennent au travail sans enthousiasme. Je veux qu'ils soient motivés; c'est comme cela que l'ont fait des vins supérieurs, avec une équipe gagnante.

Il y a toujours des moments de l'année où les vins demandent un peu moins d'attention. Entre les mises en bouteilles et les vendanges, c'est un peu plus calme et là j'en profite pour m'occuper de mes voitures anciennes (allemandes et irlandaises des années 1970 à 1985), j'adore travailler le bois aussi et m'occuper du jardin potager. Et puis il y a de très bons drones pour faire de la photographie sur le marché, maintenant. Je n'ai pas pu résister à en acheter un, mais je suis très content de travailler dans le vin, car presque tout le monde peut aujourd’hui faire mon ancien métier de photographe avec un minimum d'investissement.

RH – Merci, Serge Laville, de m’avoir accordé cette entrevue.

SERGE LAVILLE – Merci Roger, ce fut un plaisir de vous rencontrer. Vous posez de très bonnes questions, et j'aime la façon dont vous décrivez nos vins. Vous avez du talent.

Liens: 

Spring Valley Vineyard Estates 

Représentés au Québec par Vins Philippe Dandurand
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Roger Huet
Chroniqueur vins et spiritueux
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À Limoux, le carnaval dure 4 mois, c’est le plus long du monde. Le Crémant et la Blanquette coulent à flots. Les Limouxiens et les Limouxiennes sont les rois et les reines de la fête.

Limoux revendique la paternité de la première bulle au monde. Il faut dire que les vins mousseux étaient connus dans l’ancienne Grèce et à Rome, mais le secret de leur fabrication s’était perdu. C’est à la toute fin du règne de François Ier que les Bénédictins de l’Abbaye de Saint Hilaire, voisine de Limoux, produisirent le premier vin effervescent de France, en 1531.

La Blanquette et le Crémant de Limoux sont faits par la méthode traditionnelle. Ce qui diffère, c’est sa composition. Pour élaborer la Blanquette de Limoux, il faut au minimum 90% de Mauzac, c’est la règle d’or. On peut ensuite ajouter du Chardonnay ou du Chenin, les deux autres cépages autorisés par l’appellation AOC Blanquette de Limoux. Le vin doit vieillir au minimum 9 mois.

Le Crémant de Limoux doit contenir majoritairement du Chardonnay et peut être complété par du Chenin, du Mauzac et du Pinot Noir. C’est le Chardonnay et le Chenin qui lui apportent sa grande vivacité. Il doit vieillir au minimum 12 mois.

Sieur d’Arques Première Bulle Bio, Appellation Crémant de Limoux, 74% Chardonnay, 14% Chenin blanc, 9% Pinot noir et 3% Mauzac, 12,5o d’alcool, contient 7,5 grammes de sucre résiduel au litre.

Proches des Pyrénées, les sols du Limousin sont argilo-caillouteux. En été, les jours sont chauds et les nuits fraîches. Sieur d’Arques pratique l’agriculture biologique dans une partie de leur vignoble et l’agriculture durable et responsable dans l’ensemble des 205 viticulteurs adhérents au groupe.

Les vendanges sont effectuées manuellement. Le vin est élevé en bouteilles sur « lattes » et conservé dans des caves souterraines pendant deux à trois ans.

roger limoux premiere bulle bio

Robe jaune paille avec des reflets émeraude. Des petites bulles persistantes qui viennent jouer avec nos lèvres, notre langue, notre palais, et qui nous chatouillent jusqu’au fond de notre gorge. Bouquet de tilleul et d’aubépine, de pomme verte, de poire, de miel d’acacia, de fruits confits, de citron et de coing.

En bouche c’est un vin ample et gras, vif, avec une acidité rafraichissante, beaucoup de minéralité. Des arômes très fins de coing, de fruits exotiques et une longue finale gourmande.

Cette Première Bulle bio est une joie infinie lorsque dégustée sur une terrasse l’été, à cause de sa grande fraîcheur. C’est aussi une merveille avec un plateau d’huitres, avec des fruits de mer, mais elle est aussi tout à fait indiquée pour les spécialités du Limoux, dont je vous fais ici une brève description:

Le pebradó, un gâteau apéritif à pâte torsadée, agrémentée de poivre.

L'artichaut au foie salé.

Le canard à la limouxine, préparé dans une sauce au safran aux grains d'ail entiers.

La fricassée de Limoux à base de porc, servie avec sa garniture de haricots blancs et de couenne.

Le limos, une couronne briochée des rois.

Les pescalhos, qui sont des crêpes cuites dans une friture d'huile.

Le nougat mou de Limoux d'amande et de miel.

Je suggère de toujours servir ce crémant à 7 °C. On peut le garder en cave jusqu’à cinq ans.

Sieur d’Arques Première Bulle Bio est disponible à la SAQ, code 13533261 Prix. 19,95$. 

Toques et Clochers, une idée géniale 

Toques et Clochers est une vente aux enchères caritative dont une partie des bénéfices va à la rénovation des 42 clochers des villages de l'aire d'appellation Limoux, contribuant ainsi à la préservation du patrimoine historique et architectural local.

Chaque année, un village de l'appellation est sélectionné pour accueillir la fête populaire rassemblant près de 30 000 personnes et célébrer la rénovation de son église.

roger clochers restaures

LIENS : 

Sieur d’Arques 

La fête des Toques et Clochers

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Roger Huet
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J’ai dégusté le Taittinger Brut Réserve, AOC CHAMPAGNE, 40% Chardonnay, 50% Pinot noir et 10% Pinot Meunier, 12.5° d’alcool.

roger champagne taittinger brut

Le raisin provient de 35 vignobles différents. Ce champagne contient aussi des vins de réserve d’environ 10 millésimes. Il est élevé entre 3 et 4 ans en cave, pour atteindre sa pleine maturité aromatique et une constance de goût que l’on retrouve année après année.

J’ai fait sauter le bouchon avec un bruit franc et sec qui annonce la fête. Quelle idée d’ouvrir un champagne en le faisant soupirer. On fait éclater des feux d’artifice à la fête. On annonce bien les événements heureux avec vingt-et-un coups de canon, alors pourquoi faire faire un petit soupir ridicule au bouchon qui libère le champagne? Moi, j’aime le bouchon qui fait Boum! Parce que le Taittinger Brut Réserve mérite le feu d’artifice!

L’or liquide se déverse dans ma coupe, les petites bulles, joyeuses dansent la samba. Elles éclatent avec un bruit sec qui chatouille l’oreille. Ensuite, la mousse s’assagit un peu mais demeure persistante. À cause des bulles, les parfums entrent dans la danse et dégagent leurs notes de magnolia, d’acacia, de fleur d’oranger, et deviennent gourmands quand finalement ils se transforment en pêche et en brioche.

Il ne faut pas se presser, toute la magie est là.

Je reste quelque temps à le humer; il me transporte dans un monde heureux. L’attente est presqu’une souffrance, car la bouche gourmande veut participer à la fête; alors je trempe à peine mes lèvres pour ressentir le picotement des petites bulles. Leur caresse ressemble aux préliminaires de l’amour. Les gens pressés n’atteindront jamais le nirvana. Moi je prends tout mon temps avant d’accueillir cette merveille dans ma bouche et de laisser que ma langue jouisse de sa fraîcheur, de sa douceur, de sa vivacité, tandis que mon palais capte ses arômes délicats pour que finalement, dans une longue caresse, le délicieux liquide disparaisse dans le fond de ma gorge.

Je vais le méditer quelques secondes les yeux fermés, avant de laisser éclater ma joie et d’aller cueillir une autre gorgée.

Taittinger Brut Réserve est disponible à la SAQ, code 10968752. Prix 58,50$.

LIENS : 

Taittinger 

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Roger Huet
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À l’occasion de la première visite à Montréal de Sue Hodder, vinificatrice en chef du vignoble australien Wynns Coonawarra Estate, j’ai eu l’opportunité de découvrir ses vins.

La région de Coonawarra est une des plus anciennes régions vinicoles d’Australie. Elle est connue comme «la terre rose», à cause de son sol qui est constitué d’une dune de calcaire rose, large de 20 kilomètres, et qui longe la côte du sud. Le climat est frais, à cause des vents froids qui remontent du pôle austral, ce qui permet une culture magnifique de certains cépages, comme le Chardonnay.

roger wynns terre rose

Le domaine Wynns Coonawarra Estate a célébré 60 ans d’existence et de succès dans la production de vins en 2017.

Sue Hodder, la vinificatrice en chef, a acquis une grande expérience en Californie d’abord, et à Bordeaux ensuite, avant de rejoindre la Wynns. Elle a signé cette année son 25e millésime.

En 2010 elle a reçu, conjointement avec Allen Jenkins, vigneron en chef avec avec qui elle fait équipe, le titre de Winemaker of the Year du Gourmet Traveller Wine, et en 2016 elle a été nommée Winemaker de l’année par l’Australian Society of Viticulture and Oenology, avec son adjointe Sarah Pidgeon.

roger wynns sue hodder

Dans une salle privée du restaurant L’Aurochs de Brossard, nous avons dégusté sept millésimes du BLACK LABEL CABERNET SAUVIGNON, un des plus emblématiques d'Australie. Ils étaient précédés d’un excellent Chardonnay 2016, d’un Shiraz 2015 et d’un Cabernet Sauvignon-Shiraz-Merlot 2014.

J’ai été frappé par la qualité du Wynns Coonawarra Chardonnay 2016, qui est un Chardonnay de climat froid qui mûrit lentement. Il titre 13,6o d’alcool.

Vieilli partiellement en fûts de chêne français neufs et anciens, et en cuve inox pour préserver la fraîcheur et le fruit. Robe jaune paille avec de reflets vert citron. Parfums de pêche et d’abricot, de poire également, de noix de cajou, de vanille et de biscuit.

Ample en bouche, très parfumé, avec une acidité rafraîchissante, un bel équilibre et un peu de minéralité. Une finale agréable et invitante. Ce Chardonnay 2016 est disponible en importation privée au prix de 21,45$.

Nous avons ensuite dégusté une verticale des Black Label Cabernet Sauvignon, millésimes 1994, 2000, 2004, 2007, 2009, 2012, 2014 et The Siding 2013.

roger wynns vins

Tous des vins d’une très belle facture, et très gourmands. J’ai été réellement séduit par le millésime 1994, qui après 24 ans conserve toute sa vigueur et toute sa fraîcheur et peut encore se garder en cave de nombreuses années.

J’ai adoré le millésime 2012, qui est un vin parfaitement accompli. Robe rouge intense avec des reflets améthyste.

Bouquet riche de cassis, de cuir, de réglisse, de moka et de vanille, avec encore un peu de poivron, car c’est un cépage de climat froid.

En bouche c’est un vin grandiose, avec des tanins puissants, mais arrondis. Des arômes de cassis, de musc et de cuir. On perçoit de la minéralité. Un parfait équilibre entre l’acidité et l’alcool, et une finale longue et délicieusement épicée.

J’ai aussi bien aimé le millésime 2014, 13,5o d’alcool. Un vin de style qui a une structure très équilibrée. Robe rouge pourpre. Bouquet plein d’énergie, de cassis, de cerise noire, de mûre, de cèdre et d’épices. Un deuxième nez dégage des nuances d’olive noire, de réglisse, de violette et de tabac.

Ample et puissant en bouche, tannique, avec une belle masse de petits fruits noirs, une bonne acidité, et une longue finale épicée et pleine de fraîcheur.

Le Wynns Black Label Cabernet Sauvignon 2014 est disponible en IP, en caisses de 6, au prix de 27,70$ l’unité.

LIENS : 

Wynns Coonawarra Estate 

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Représentés par Mark Anthony Wines & Spirits 

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., directeur des produits de spécialités et Portfolio Manager des marques étrangères représentées au Québec
Tél.: 514 798-5306

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Vins de Wynns Coonawarra Estate

Roger Huet
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Rick Sayre, œnologue en chef de Rodney Strong Vineyards, m’a accordé cette entrevue:

roger ricksayrenow

RH – Parlez-nous de vous, Rick.

RICK SAYRE – J’ai été embauché par Rod Strong en 1979. Auparavant j’avais surtout travaillé dans le vignoble de la Simi Winery, à Healdsburg, où j’ai commencé à élaborer du vin.

En moins de trois mois, Rod m’a promu assistant winemaker en pensant qu’il avait trouvé son homme. Dans les 9 années suivantes, j’ai travaillé avec des œnologues connus comme Zelma Long, Robert Stemmler, Mary Ann Graf et, le plus célèbre, André Tchelistcheff. André m’a pris sous son aile, tout le temps qu’il a travaillé comme œnologue conseil. Il a été mon mentor et m’a appris les principes de la vinification et de l’élevage des grands vins. 

roger ricksSayre andretchelistcheffRick Sayre jeune, avec André Tchelistcheff 

RH – Qui était Rodney Strong et comment est-il arrivé dans le monde du vin? 

roger rodneystronghimself

RICK SAYRE – La première passion de Rod était la danse. Il a fait une grande carrière en Europe et a été danseur étoile pendant 4 ans au Lido de Paris. En 1951, il retourne aux États-Unis pour danser et enseigner, mais ayant découvert la cuisine française, il savait que son prochain projet serait dans un domaine touchant à la gastronomie.

En 1959, il se retire officiellement de la danse, épouse sa partenaire Charlotte Ann Winson et fait des projets pour commencer une nouvelle carrière dans la production de vin. Quand on lui demandait la raison, il répondait: «Je savais que je ne pouvais pas être un vieux danseur, mais je peux être un vieux producteur de vin».

RH – Parlez-nous de Rodney Strong Vineyards.

RICK SAYRE – En 1959, Rod et Charlotte Strong fondent Tiburon Vintners à Tiburon, CA.

Trois ans plus tard, ils achètent un vieux vignoble et une vieille cave à Windsor.

En 1970, Rod décide de construire un nouveau chai dans un nouveau vignoble appelé River East, dans la région de Healdsburg.

Rod a acheté et planté la plupart des meilleurs vignobles que nous avons aujourd’hui, même dans le Sonoma County.

RH – Qui contrôle le domaine actuellement?

RICK SAYRE – Tom Klein et sa famille ont racheté Rodney Strong Vineyards en 1989.

roger tomklein

RH – Combien de vignobles avez-vous actuellement?

RICK SAYRE – Nous avons 14 vignobles et produisons des vins dans les meilleures appellations de Sonoma County: Alexander Valley, Russian River Valley, Chalk Hill, Dry Creek Valley, Knights Valley, Petaluma Gap et Sonoma Coast

RH – Comment avez-vous fait pour produire des vins de catégorie internationale?

RICK SAYRE – Rodney Strong Vineyards s’est maintenu à la fine pointe des nouvelles techniques de vinification, ajoutant en 1998 des presses à grappes entières et des fermenteurs rotatifs en acier inoxydable. En même temps, on commençait à bâtir une nouvelle cave.

L'année suivante, le chai a été achevé, et on l’a équipé avec plus de 40 000 fûts de chêne français et américain.

En 2003, Rodney Strong Vineyards installe le plus grand système de production d'énergie solaire de cave vinicole en Amérique du Nord

En 2005, on a construit une cave dans la cave, baptisée Artisan Cellar, à la fine pointe de la technologie pour la transformation et la production de micro-lots pour les vins de Réserve et de monocépage.

En 2014, Rodney Strong Vineyards a aménagé une nouvelle cave de fermentation équipée avec des cuves de fermentation carrées en acier inoxydable de la maison La Garde, du Québec, pour maximiser l'espace dans le bâtiment.

roger cuvesrodneystrong

RH – Quel style d’agriculture pratiquez-vous: raisonnée, bio ou biodynamique? Et quelle certification avez-vous éventuellement?

RICK SAYRE – Rodney Strong Vineyards est certifiée agriculture raisonnée, certifiée carbone neutre, et en plus nous adhérons à un programme de gestion des propriétés agricoles visant à restaurer l'habitat du poisson et de la faune et à améliorer la qualité de l'eau. 

RH – Quels cépages cultivez-vous?

RICK SAYRE – Rodney Strong Vineyards se concentre sur les cépages classiques français, avec d’une part les cépages bordelais: Cabernet Sauvignon, Merlot, Malbec and Sauvignon Blanc et d’autre part les cépages bourguignons: Chardonnay et Pinot Noir

RH – Quelle est votre production totale en nombre de bouteilles, et quelles sont les proportions dédiées aux entrées de gamme, aux vins de moyenne gamme et aux grands vins?

RICK SAYRE – Nous produisons environ 75 000 caisses annuellement, soit quelque 900 000 bouteilles, desquelles:

  • 66% sont des entrées de gamme (Sonoma County Tier),
  • 31% sont nos vins Premium (Estate Tier), et
  • 3% nos grands vins, Super Premium (Vins de réserve et mono-cépage).

roger rodneystrongvineyards

RH – Quoi de neuf dans la production de vins de votre domaine? 

RICK SAYRE – D’abord, notre Rosé de Pinot Noir. Élaboré dans un esprit d'excellence et d'innovation, à partir de 100% Pinot Noir de la Russian River Valley. Il est présenté dans un emballage audacieux.

Ensuite, notre vin d’assemblage rouge Upshot, qui est un assemblage non traditionnel de Zinfandel, de Merlot, de Malbec, de Petit Verdot et de Riesling, fait à 100% de fruits du comté de Sonoma, principalement d'Alexander Valley et de Knights Valley.

Finalement, notre production à la Rowen Wine Company, qui est une marque de vin rouge visionnaire qui n'est pas liée à la tradition, mais fondée dans l'emblématique vignoble de Cooley Ranch, où les cépages bordelais prospèrent sur un sol volcanique et dans un terrain escarpé qui dépasse les 600 mètres d'altitude.

RH – Quelles sont vos vins qui vous donnent le plus de joie?

RICK SAYRE – Avec 50 ans dans l'industrie du vin, je constate que le vin crée généralement le momentum, mais c’est en général le momentum qui fait la beauté du vin! Je n'ai pas de vin préféré, mais je peux vous dire ce que je bois à la maison. Depuis que je fais la plupart de la cuisine, j'aime utiliser plusieurs vins au cours du repas. Je vais généralement commencer par notre Charlotte's Home Sauvignon Blanc pour accompagner les apéritifs ou le Chardonnay Chalk Hill pour le premier plat et les plats légers. Pour le second plat ou des plats plus lourds, je vais me tourner vers un pinot noir comme le Pinot Noir de la Russian River Valley, qui se marie très bien avec le poisson grillé ou légèrement fumé. Si nous mangeons du bœuf, je vais toujours sortir un Cabernet Sauvignon.

RH – Merci de cette entrevue, RICK SAYRE.

roger rodneystrongwienry

RH – Rick m’a fait parvenir quelques bouteilles, que je vais déguster et décrire pour vous.

Commençons par le Rodney Strong Estate Vineyards Chalk Hill Chardonnay 2015, 13,5o d’alcool.  

roger rodneystrong chardonnaychalkhill

En 1965, Rod Strong a été le premier à planter du Chardonnay dans ce qu’il serait connu plus tard comme la zone viticole américaine de Chalk Hill (AVA), établie officiellement en 1983. La région, comme toute la Russian River Valley, a des sols composés de cendres crayeuses d’origine volcanique, qui confèrent un caractère minéral subtil aux vins.

Fermentation et élevage pendant 12 mois, en fûts de chêne français neuf à 97% et 3% en cuve inox, avec bâtonnage fréquent.

Ce vin porte la signature de Rick Sayre et de Justin Seidenfeld.

Belle robe dorée tendre, brillante. Parfum de pomme et de poire, d’amande grillée, de fleur d’acacia, de biscuit et de beurre frais.

En bouche c’est un vin puissant, particulièrement bien équilibré, rond et souple, avec une belle masse fruitée, des arômes épicés et un soupçon de minéralité qui lui confère beaucoup d’élégance. Une longue fin de bouche fraîche.

Ce Chardonnay est agréable à l’apéritif, mais c’est aussi un vin d’accompagnement de repas. Très bon avec un risotto à la courge, avec des spaghettis aux palourdes au safran, excellent avec des poissons savoureux tels que le flétan grillé, le saumon et la truite. Merveilleux avec une assiette de fromages.

Je suggère de le servir frais autour de 7 oC. Il peut se garder en cave jusqu’à trois ans.

Le Rodney Strong Estate Vineyards Chalk Hill Chardonnay 2015 sera disponible à la SAQ Spécialité à partir de septembre. Code 11368847. Prix 27$.

Passons aux rouges, avec en premier lieu les Cabernet Sauvignon, en commençant par le plus célèbre: Rodney Strong, Alexander’s Crown, Cabernet Sauvignon Single Vineyard 2014, 14,5 degrés d’alcool.

roger alexanderscrown

L’Alexander Valley a une longueur de 35 km, et une élévation entre 45 et 450 mètres au-dessus du niveau de la mer. Il accueille 3 vignobles de Cabernet Sauvignon. Le Brothers, qui se trouve sur les collines les plus au nord où la température est la plus chaude, le Rockaway, au milieu de la vallée où la chaleur est tempérée par la brise du Pacifique, qui donne un Cabernet Sauvignon classique, et l’Alexander’s Crown, qui se trouve le plus au sud. La température est la plus fraîche et le Cabernet Sauvignon est plus délicat, plus féminin. Pourtant, à peine 18 kilomètres séparent ces trois vignobles.

Alexander Valley, créé en 1971, est le premier vignoble qui a produit du Cabernet Sauvignon.

Élevage pendant 27 mois dans des fûts à 100% de chêne français, dont 56% neuf. Ce vin porte la signature de Rick Sayre, Justin Seidenfeld, Greg Morthole, Tom Klein (propriétaire) et de David Ramey (consultant).

Au vignoble: Doug McIlroy et Bob Steinhauer (consultant).

Robe rouge de belle intensité. Riche bouquet de cassis, de cerise noire, de mûre, de poivron et de violette. On perçoit en deuxième nez une touche de réglisse, de moka et de vanille.

En bouche c’est un vin puissant, avec des tanins virils mais souples; des arômes charmeurs d’épices, de cassis et de moka. Un bon équilibre entre les tanins et l’acidité. Une longue finale gourmande et légèrement épicée.

Ce Cabernet Sauvignon se mariera très bien avec une assiette de charcuteries, avec des aubergines frites, un rôti de bœuf, des fajitas, des brochettes de poulet, et avec le canard à l’orange. Il sera également bon avec des fromages à pâte molle comme le Camembert et le Brie. Je suggère de laisser reposer en carafe pendant une trentaine de minutes et de le servir à 17 oC. À boire maintenant ou à garder jusqu’en 2027.

Le Rodney Strong, Alexander’s Crown, Cabernet Sauvignon Single Vineyard 2015 sera disponible bientôt en importation privée, en caisses de 6, au prix de 99$ la bouteille.

Dégustons maintenant le Rodney Strong Estate Vineyards Alexander Valley Cabernet Sauvignon 2015, 14,5o d’alcool.

roger rodneystrong cabernetsauvignon

Le millésime 2015 a été très chaud, mais la récolte a été effectuée dans des conditions idéales. Vinifié avec soin et vieilli durant 18 mois en fûts de chêne français, dont 50% neufs, ce vin porte la griffe de Rick Sayre et de Justin Seidenfeld.

Robe rouge foncé aux reflets d’améthyste. Riche bouquet de cassis, de cerise noire, de cèdre et d’épices. Un deuxième nez apporte des notes de cuir, de réglisse, de moka, de chocolat noir et de vanille.

En bouche c’est un vin ample et puissant, bien charpenté, qui exprime la puissance des collines de la vallée d'Alexander avec une magnifique masse de fruits, mais aussi des notes d’herbes séchées et de poivre noir, et beaucoup de minéralité. Des tanins puissants mais intéressants, une belle acidité bien équilibrée avec l’alcool. Une finale longue et savoureuse.

Un très bon compagnon pour les grillades de bœuf, mais aussi avec le porc ou l’agneau en couscous. Il est bon également avec des champignons, et des pâtes. Je suggère de l’ouvrir au moins une demi-heure avant le service et de le servir autour de 16 degrés. Il est prêt à boire, mais pourra se garder en cave au-delà de 2020.

Le Rodney Strong Estate Vineyards Alexander Valley Cabernet Sauvignon 2015, est disponible en importation privée en caisses de 12 au prix de 32,25$ l’unité.

Dégustons maintenant un excellent vin d’assemblage à prédominance Cabernet Sauvignon: Rodney Strong Symmetry Red Meritage Alexander Valley 2014, 80% Cabernet Sauvignon, 8% Malbec, 5% Merlot, 4% Petit Verdot et 3% Cabernet Franc, 14,5o d’alcool.

roger symmetry

Ils ont plus de 40 ans d'expérience dans la culture des cépages classiques français, à Alexander Valley. Ils sont cultivés sur des sols rocheux bien drainés, où les jours sont chauds et ensoleillées et les nuits fraîches. Vendanges à la main, vinification séparée en petits lots, dans la section Artisan Cellar. Cette installation équipée de petits réservoirs calibrés offre un niveau exceptionnel de qualité et répond à l'engagement de la famille Klein à produire des vins dans la plus pure expression de l’art de faire du vin. Seules les levures indigènes et la fermentation malolactique naturelle sont autorisées. Après environ 6 mois, chaque lot est goûté et classé. Seuls les vins classés dans les niveaux les plus élevés sont réservés pour le Symmetry Meritage.

Assemblage en fûts pour faciliter l'intégration du goût. Le vin vieillit 18 mois en fûts de chêne français, dont 56% neufs. Le millésime 2014 est un millésime exceptionnel. Le responsable au vignoble est Doug McIlroy, avec Bob Steinhauer comme consultant. Les responsables de la production de ce vin étaient Rick Sayre, et Greg Morthole, Tom Klein, propriétaire, et David Ramy, consultant.

Le Symmetry Meritage 2014 a une robe rouge profond avec des reflets presque noirs. Bouquet luxuriant de cassis, de cerise noire, de prune, de figue et de pétales de rose avec des notes d’épices, de champignons, de tabac et de vanille.

En bouche c’est un vin ample et généreux, avec des arômes fruités abondants, une belle acidité et beaucoup de minéralité. Ses tanins sont ronds et savoureux. Il se termine dans une longue finale harmonieuse.

Ce vin accompagnera avec bonheur les légumes grillés, le porc grillé, le gigot d'agneau braisé. Il est également délicieux avec la volaille noble telle que le faisan, la pintade, les cailles et l’oie. Il aime les sauces et les fromages à pâte molle. Je suggère de le servir à 17o degrés. Il gagne à être mis en carafe pendant au moins une demi-heure. C’est un vin de longue garde qui est prêt à boire dès maintenant, mais qui s’améliorera en cave au moins jusqu’en 2024.

Le Symmetry Meritage 2014 est disponible en importation privée, en boîtes de 6, prix unitaire 75,25$.

Passons maintenant aux Pinot Noir de Rodney Strong. 

Après des Cabernet Sauvignon d’inspiration bordelaise, les Pinot Noir et les Chardonnay de Rodney Strong nous amènent à une facture carrément bourguignonne, avec des vins aussi présentés dans des flacons bourguignons. Ce sont toujours des vins travaillés artisanalement avec une vinification moderne, dont l’objectif c’est la plus grande qualité possible.

J’ai débuté la dégustation par le Rodney Strong Pinot Noir 2014 Appellation Sonoma Coast, 14,5o d’alcool.

roger rodneystrong sonomacoastpinotnoir

Sonoma Coast est située à l'extrémité sud et ouest du comté de Sonoma. C’est une région distincte, influencée par l'océan Pacifique, qui produit un Pinot Noir d'une complexité exceptionnelle. Ici, le climat produit des vins de Pinot Noir, très différents de ceux des régions plus chaudes.

Le raisin de ce vin provient de deux vignobles, dont l’un situé dans la zone la plus froide, la Green Valley, et l’autre dans la Petaluma Gap.

Après des soins particuliers dans la récolte et la sélection du raisin, le vin obtenu repose 10 mois en fûts de chêne français, dont 30% neufs. Ce vin porte la griffe de Rick Sayre et de Justin Seidenfeld.

Robe rubis clair, brillante. Bouquet de cerise rouge et noire, de fraise également, de framboise, de violette, de vanille et de pruneau. Un peu de sous-bois et de cuir.

En bouche c’est un vin équilibré, qui allie finesse et élégance à la puissance. Des tanins charmeurs et veloutés, une belle acidité. Des arômes de fruits rouges, mais aussi un peu épicés. Une longue finale parfumée.

Agréable à l’apéritif, surtout avec un plateau de charcuteries. Ce Pinot Noir accompagne avec gourmandise le risotto aux champignons, les pâtes aux palourdes, le saumon grillé et les fromages. Je suggère de le servir autour de 16 degrés, sans le carafer. Il est excellent aujourd’hui, mais on peut le garder en cave jusqu’en 2020.

Le Rodney Pinot Noir 2014 Appellation Sonoma Coast est disponible en IP en caisses de 12, au prix de 30$ l’unité. Il ne reste que quelques caisses, mais on attend un nouveau lot bientôt. 

Passons maintenant à un Pinot Noir d’une toute autre facture. Rod Strong a été le premier à cultiver du Pinot Noir dans la Russian River Valley en 1968. Les sols argilo-limoneux alluviaux sont très favorables à ce cépage et aujourd'hui, la Russian River Valley est l’une des principales régions productrices de Pinot Noir dans le monde.

Le Rodney Strong Estate Vineyards Pinot Noir Russian River Valley 2015, 14,5o d’alcool est un vin qui montre beaucoup de caractère.

roger rodneystrong russianriver pinotnoir

Après une surveillance minutieuse à la vigne et au chai pour laisser le terroir et le cépage s’exprimer, le vin vieillit 14 mois dans de petits fûts de chêne français, dont 35% neufs. Il porte la griffe de Rick Sayre et de Justin Seidenfeld.

Robe claire et lumineuse couleur rubis. Bouquet de cerise, de prune, de framboise et de fraise, avec une note de cassis, d’épices douces et un soupçon de vanille grillée.

Ample et généreux en bouche, où l’on retrouve la masse fruitée perçue au nez. Une bonne acidité et beaucoup d’équilibre et des tanins ronds et veloutés. Une fin de bouche gourmande et soyeuse.

Ce Pinot Noir sera délicieux à l’apéritif avec un plateau de charcuteries. Il sera également un merveilleux compagnon pour le poulet rôti, les aiguillettes de canard, le boudin blanc, un porcelet de lait rôti au four à bois. Je suggère de le servir à 16 oC sans le carafer. Il est prêt à boire, mais peut se conserver en cave jusqu’en 2022.

Le Rodney Strong Estate Vineyards Pinot Noir Russian River Valley dans le millésime 2015 sera disponible à la SAQ Spécialité en septembre. Code 11383502. Prix 27$.

La conclusion est que les vins de Rodney Strong Vineyards sont excellents. Ils embellissent une table, rehaussent les mets et moussent la convivialité entre les amis.

Liens: 

Rodney Strong Vineyards 

Pour les commandes en IP, ils sont représentés au Québec par Mark Anthony Wines & Spirits 

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Vins de Rodney Strong

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Roger Huet
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mardi, 17 juillet 2018 09:53

Les magnifiques vins du Brulhois

Pour célébrer les 20 ans de présence au Québec, les Vignerons du Brulhois et l’Agence Sylvestre vins et spiritueux ont réuni une quinzaine de chroniqueurs vinicoles dans un restaurant du centre-ville pour une expérience sensorielle inusitée.

roger christian guerinChristian Guérin un homme passionné 

Christian Guérin, directeur de la Cave des Vignerons du Brulhois, et Jonathan Houzelle, éducateur sensoriel, ont mis au point dans leur région du Sud-Ouest de la France, une dégustation d’un genre particulier qu’ils venaient réaliser pour la première fois hors de leur pays.

Vous avez sans doute entendu parler, sinon participé à une dégustation à l’aveugle. On vous sert plusieurs vins en vous cachant l’étiquette et vous devez deviner soit le cépage, soit l’origine ou le millésime. Pour corser le jeu, on utilise parfois des verres noirs, totalement opaques.

L’exercice est difficile et souvent les meilleurs dégustateurs échouent, comme on le voit dans les concours internationaux de sommellerie.

Ici, l’épreuve était encore plus déroutante, puisqu’il s’agissait de déguster les vins du Brulhois dans le noir total.

On nous a demandé de fermer nos cellulaires et de nous placer en file indienne, en nous tenant par les épaules. La file s’est mise en marche, on nous a introduits dans une salle, dans le noir total. On nous a demandé de toucher des chaises à côté de nous et de nous asseoir. Nous avons obtempéré. Devant nous il y avait une longue table et sur cette table, à notre gauche il y avait un verre, une petite bouteille d’eau et un crachoir. Devant nous il y avait une planche avec six trous et plus près de nous une feuille de papier et un crayon, et une soucoupe où on a déposé des tranches de pain. Sur la planche on a placé cinq petites bouteilles remplies de vin. Nous avons demandé pourquoi cinq et non six. On nous a répondu qu’on nous réservait une surprise pour la fin.

On entendait la respiration des participants et chez certains elle était saccadée, la preuve qu’on se sentait un peu opprimé, sans être claustrophobe. Quelqu’un a poussé un hululement lugubre, ce qui a augmenté notre sentiment d’angoisse. J’ai pris la main de ma voisine, elle était moite.

roger jonathan huzelleJonathan Houzelle, éducateur sensoriel

La voix rassurante de notre animateur nous a invités à tâter les objets sur la table, devant nous, pour prendre conscience de notre espace. Ensuite, on nous a demandé de nous servir le premier vin en introduisant notre index dans la coupe pour ne pas faire déborder le vin. Comme nous ne voyions rien, nous avons approché la coupe de notre nez pour sentir les arômes. J’ai pensé: ils ne sont pas très intenses, donc ce n’est pas du rouge, ils tirent vers les fruits rouges, donc ce n’est pas du blanc, c’est sans doute du rosé. Puisque c’était du vin du Brulhois, il pouvait bien être le Carrelot rosé, probablement 2017. Certains disaient que c’était du blanc, les avis étaient partagés. Nous avons écrit sur notre feuille, dans le noir, la couleur que nous pensions que c’était. Notre animateur nous a fait remarquer que malgré l’obscurité totale, nous n’avions aucune difficulté à acheminer notre coupe directement à notre bouche. Ce qui était vrai.

Toute notre angoisse était partie et nous avions même de la joie à faire cet exercice.

J’ai rincé mon verre dans le noir et je me suis servi le deuxième vin, toujours en comptant les bouteilles de gauche à droite.

Je n’aime pas tremper mon doigt dans le vin, mais au son je savais que j’avais versé environ un tiers du verre. Le deuxième vin était certainement un rouge. Les arômes étaient riches, il y avait un peu de minéralité. Je pensais au Vin noir. Peut-être un 2015?

J’ai noté sur ma feuille de papier et j’ai pris un peu de pain et une gorgée d’eau. Normalement, lorsqu’on travaille à la lumière, les vins sont dégustés à un bon rythme. Dans le noir, comme il faut raisonner chaque geste, on déguste en prenant tout son temps.

Le troisième vin était sans doute un autre vin rouge. Il était encore plus intense et plus riche que le premier. Soit qu’il était plus vieux, soit qu’il s’agissait d’une nouvelle étiquette. Il m’a semblé plus boisé et j’ai fini par me dire qu’il s’agissait peut-être du Château Grand Chêne 2014 ou 2015.

Le troisième vin était sans doute un blanc, car les arômes étaient dans les fruits blancs et les agrumes. Probablement un Carrelot des amants blanc. Aucune idée du millésime.

Le vin suivant était un vin rouge plus léger que les deux rouges précédents. Il pouvait bien être un Carrelot des amants rouge, 2017.

La surprise était un vin doux naturel, qui m’a un peu déstabilisé car habitué aux vins doux naturels de cépages blancs, celui-ci avait certes un goût de pêche, de litchis, mais aussi de rose et de framboise. Il n’était pas non plus très sucré. Nous avons appris plus tard qu’il s’agissait du Mademoiselle Amour rosé doux, Appellation Vin de France, 100% Muscat de Hambourg. Il n’est pas disponible au Québec.

roger vins brulhois

Nous avons été ravis de revenir à la lumière; nous avons pu déguster à loisir les vins que nous avions bus à l’aveugle, avec de très bonnes tapas préparées par le chef du Restaurant O Noir. J’ai été très heureux d’apprendre que tous les vins dégustés dans le noir étaient ceux que j’avais notés, incluant le millésime, sauf pour le vin Noir, qui était un millésime 2014 et non 2015.

Les vins du Brulhois sont prisés des connaisseurs depuis le Moyen Âge. Au XIVe siècle, ils étaient transportés sur des bateaux à coque plate, appelés gabarres, jusqu'au port de Bordeaux, pour être ensuite exportés vers l’Angleterre et les Pays-Bas. À cette époque les vins du Brulhois étaient connus sous la dénomination de "Vins noirs" du Brulhois à cause de leur robe rouge foncé, intense.

Dans les années mil neuf cent soixante, les vignerons de la région se sont regroupés en deux caves coopératives: la Cave de Donzac avec 82 membres et la Cave de Layrac avec 47 membres, Elles se sont fondues en 2002 sous le nom de Vignerons du Brulhois.    

L’Appellation d’Origine Vin Délimité de Qualité Supérieure Côtes du Brulhois est devenue AOC Brulhois en 2011.

Le Carrelot des Amants rouge est référencé par la Société des alcools du Québec depuis 1998 et aujourd’hui, quatre autres vins se sont ajoutés: Le Vin Noir, le Grand Chêne et le Carrelot des Amants rosé et blanc. Ce sont tous des vins conviviaux et gourmands. Les Carrelot des Amants sont accessibles à toutes les poches, mais mes coups de cœur sont allés à deux vins plus haut de gamme:

Le Vin Noir du Brulhois 2014, 50% Merlot, 30% Tannat, 15% Cabernet franc et 5% Malbec, 14o d’alcool.

roger le vin noir

Vinification traditionnelle, macération de 4 à 5 semaines. Élevage en cuves inox uniquement.

Robe rouge sombre. Bouquet de mûre, de groseille, de cerise noire et de prune, des notes de réglisse et de fenouil. En bouche c’est un vin ample, avec des tanins généreux mais plutôt ronds, un bon équilibre entre l’alcool et l’acidité, une masse fruitée très agréable. Une belle finale, assez longue et invitante.

Ce vin aime les viandes: le bœuf, l’agneau, le porc, le canard. Il aime aussi les pâtes et les fromages. Je suggère de le servir à 16 oC et de le passer en carafe. Il est prêt à boire, mais peut se garder en cave jusqu’à 10 ans.

Le Vin Noir du Brulhois 2014 est disponible à la SAQ, code 11154822. Prix 19,15$.

Le Château Grand Chêne 2014, prend son nom d’un immense chêne très ancien qui domine la région du Brulhois. C’est un vin d’assemblage, 60% Tannat, 20% Cabernet Franc, 10% Merlot et 10% Cabernet Sauvignon, 13,5o d’alcool.

roger chateau grand chene

Vinification traditionnelle, macération pendant 21 jours. Élevage à 70% en barriques pendant 12 mois, et 30% en cuves inox.

Belle robe brillante, rouge cerise noire. Bouquet complexe de cassis, de champignons, de pain grillé, de vanille, d’épices: poivre noir et cardamone, même une note de pierre à fusil et de cuir.

Une bouche riche, aromatique, avec des tanins joyeux et bien fondus, une belle acidité, une grande masse fruitée et épicée. Une longue finale gourmande.

Ce vin de gastronomie s’accorde très bien avec le gibier à poil et à plume, avec un bon gigot d’agneau ou une oie bien dodue. Il est également parfait avec un plateau de fromages. Je suggère de le laisser reposer en carafe pendant une heure et de le servir à 17 oC.

Il est prêt à boire, mais peut se conserver en cave jusqu’en 2024

Le Château Grand Chêne 2014 est disponible à la SAQ, code 10259770. Prix 19,65$.

LIENS : 

Les Vignerons du Brulhois

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Représentés au Québec par Sylvestre, vins et spiritueux

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Roger Huet
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vendredi, 13 juillet 2018 08:00

Santa Cristina Cipresseto Toscane Rosé 2017

Sur une haute colline de la Toscane, non loin de Sienne et de Pérouse, se dresse l'ancienne ville de Cortona. Elle regarde d'un côté la plaine spacieuse, et de l'autre la colline et le village.

Ses origines sont très anciennes. Elle a été l’un des plus influents foyers de la culture étrusque, encensée par des écrivains grecs et latins comme Hérodote, Denys d'Halicarnasse, Tite-Live et Pline. Elle était parsemée de villas, de fermes et de vignobles réputés. Pline le Jeune parle d'un bon vin blanc de Cortona appelé Etesiaca. Plus tard, à la Renaissance, le pape Paul III, aimait faire de grandes réserves de vin de ces vignes, tandis que Joshua Carducci trouvait son inspiration poétique en face d’une barrique de "Merveilleux vin" de Cortona.

Le territoire est composé de grès, de marnes et de schiste, avec des dépôts fluvio-lacustres et des argiles. Ses sols sont peu calcaires et présentent un excellent équilibre. Santa Cristina a toujours été identifiée avec ce territoire et avec les vignes typiques de cette région.

Le premier millésime de Santa Cristina a été produit en 1946.

Le soin et l'attention toujours accordés à la culture des vignes et au travail dans la cave ont été le stimulant d'innovations constantes. Les variétés indigènes et internationales ont donné ici naissance à une gamme de produits différents, mais qui se caractérisent par le même style, qui résulte d’un lien indissoluble entre le vignoble, le terroir et le travail humain.

La nouvelle cave Santa Cristina, créée en 2006, confirme et renouvelle la tradition de son vin, 60 ans après son premier millésime.

roger santa cristina cipresseto

Le Santa Cristina Cipresseto Rosé IGT Toscane 2017 est 85% Sangiovese et 15% Merlot, 12o d’alcool, 4g de sucre au litre.

Robe rose enflammé légèrement grenat, très invitante. Laissez parler le vin : versez-le très frais, tout doucement, et vous croirez entendre les gouttelettes givrées qui couvrent les champs au petit matin. Approchez alors votre nez de votre coupe et sentez comment vous envahissent ses délicates notes de framboise et de fraise, de mûre et de violette. Trempez tout doucement vos lèvres et laissez le vin les caresser, c’est très sensuel. Seulement alors, permettez-lui de pénétrer dans votre bouche. Sa fraîcheur, son goût délicat de fruits des bois, son acidité avec une certaine rondeur, vous raviront. Ensuite, tout doucement, laissez-le s’écouler dans le fond de votre gorge dans une caresse interminable. Méditez-le quelques secondes, avant d’exprimer votre joie et de vous servir une autre gorgée.

Vous pouvez le boire à n’importe quel moment de la journée, rien que pour célébrer l’été. Il est excellent sur une terrasse avec des amis. C’est aussi un vin gourmand, qui accompagne merveilleusement les huitres, le crabe des neiges, le homard, le ceviche, et qui peut être un merveilleux modérateur avec les tartes aux fraises et aux framboises.

Le Santa Cristina Cipresseto Rosé 2017 est disponible à la SAQ, code 13567188. Prix 18,95$.

Liens :

Cantine Santa Cristine SPA Firenze Italia 

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Roger Huet
Chroniqueur vins et spiritueux
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Kuniko Fujita est l’unique sommelière de saké à Montréal. Je lui ai demandé de nous parler de cette fascinante boisson japonaise.

RH – Kuniko-san, vous avez une riche culture gastronomique acquise sur plusieurs continents et vous êtes devenue, dans le domaine de la gastronomie, un vecteur précieux des échanges entre le Japon et le monde.

KUNIKO FUJITA – J’ai vécu cinq ans à Paris, trois ans à Dakar, trois ans à Rabat et, depuis 2004, je suis à Montréal. Ces endroits magnifiques et tellement différents les uns des autres m’ont fait aimer de nouveau la culture et la gastronomie de mon pays natal.

C’est un itinéraire assez inhabituel pour une Japonaise résidant à Montréal. Je me trouve chanceuse d’avoir pu découvrir ces pays et leur culture.

RH – Vous êtes l’unique sommelière de saké de Montréal; quel est le titre officiel en japonais?

KUNIKO FUJITA – Je suis accréditée de Kikisake-shi international, sommelière internationale de saké, par le Saké Service Institute International, Tokyo. 

RH – En quoi consiste le métier de sommelière internationale de saké?

roger kuniko kimono mauve

KUNIKO FUJITA – Un ou une Kikisake-shi international(e) est essentiellement une personne-ressource qui transmet les joies de la dégustation du saké et qui sait adapter sa consommation aux goûts de chaque pays, en se référant à la réalité de leurs marchés, à leurs cultures et à leurs gastronomies.

RH – Quelle est l’origine du saké?

KUNIKO FUJITA – La fabrication du saké a été introduite de la Chine au Japon, tout de suite après l’arrivée de la riziculture, il y a deux mille ans. Au début, le saké était servi surtout lors de cérémonies religieuses, mais au VIIIe siècle, on a commencé à le brasser pour une consommation tout à fait profane. Il est commercialisé depuis le XIIIe siècle. 

RH – De quoi est fait le saké? 

KUNIKO FUJITA – Uniquement de riz, d’eau et de micro-organismes: les spores de kôji, des levures et des levures lactiques. 

RH – Comment classe-t-on les sakés? 

KUNIKO FUJITA – Nous pouvons classer les sakés selon l’ingrédient et le ratio entre le riz blanc et le riz brun (Daiginjo, Ginjo, Junmai, Honjozo, etc), ou selon le procédé de fabrication (Namazake, Namachozo-shu, Nigorizake, Happoshu). 

RH – Est-ce qu’il y a une cérémonie pour boire le saké comme il y en a une pour le thé? 

KUNIKO FUJITA – Il n’y a pas de cérémonie particulière. Mais au Nouvel An, on fabrique un saké médicamenté et on le boit dans une tasse en laque en se souhaitant bonne santé. Il y a également des coutumes telles que le Hanami-saké, qui veut dire boire du saké en contemplant des fleurs de cerisiers au printemps, le Tsukimi-saké, en contemplant la pleine lune à l’automne, ou le Yukimi-saké, en contemplant la neige en hiver. 

RH – Comment et quand on boit le saké? 

KUNIKO FUJITA – C’est comme le vin chez vous. Quand on veut se détendre, apprécier mieux les repas, bavarder ou méditer.

Pour boire le saké chauffé, on utilise une petite tasse et un pichet minuscule. Pour le saké froid, ce sera un verre plus grand. 

RH – Quand associons-nous le saké et le kimono, au Japon?

roger kunico san kimono rose

KUNIKO FUJITA – Le saké est une boisson qui existe depuis deux mille ans. Le kimono est notre habit traditionnel. Tous les deux se sont dynamiquement adaptés à notre vie moderne. De plus en plus, les gens reconnaissent la beauté de la culture traditionnelle et essaient de la préserver. De mon côté, j’essaie, comme je peux, de faire vivre ces deux éléments de la culture japonaise. Je porte souvent le kimono lors des présentations de saké. 

RH – En tant qu’internationale Kikisake-shi, vous êtes aussi une ambassadrice du saké. 

KUNIKO FUJITA – Ambassadrice, c’est un mot très grand pour moi, mais c’est toujours avec une grande joie que je partage mon amour pour le saké avec le plus de personnes possible. Surtout avec des gens qui connaissant peu le saké et qui sont curieux de le découvrir.

Tous mes amis m’appellent Nico, mon surnom, qui désigne en japonais le son du sourire. Quand je vois les gens sourire pendant mon événement du saké, je me sens tellement heureuse.

roger kuniko bal kimono

RH – Je vous ai vue plusieurs fois dans les médias.

KUNIKO FUJITA – J’ai participé à plusieurs émissions d’alimentation ou de cuisine et j’y ai présenté le saké. Chez Ricardo, nous avons dégusté le saké en accord avec la cuisine asiatique.

Dans l’émission L’Épicerie, j’ai montré comment marier le saké avec les fromages. J’ai fait déguster quelques bouteilles de saké à la radio aux invités de l’émission Samedi et rien d’autre. 

RH – Est-ce que les gens vous demandent de les initier au saké? 

KUNIKO FUJITA – Certainement, j’offre un cours d’initiation au saké et un atelier avec dégustation de saké. 

RH – Comment se déroule un cours d’initiation? 

KUNIKO FUJITA – Je parle de saké, dans une ambiance bien amicale, de son histoire, de ses ingrédients, de sa fabrication, de sa culture et aussi de la manière qu’il peut être dégusté. La durée varie entre une et deux heures, selon le nombre de participants et de sakés à déguster. Je sers dans des contenants japonais authentiques, mais certains sakés se dégustent dans des verres à vin. À la fin, je donne aux participants des certificats selon leur niveau: Initié au saké, Connaisseur de saké et Grand connaisseur de saké. 

roger kuniko sake

RH – Quels autres services proposez-vous aux particuliers et aux entreprises?

KUNIKO FUJITA – Essentiellement, j’organise des soirées complètes chez des clients; le repas est concocté sur place par un chef japonais. C’est généralement un menu de cinq services ou plus avec un saké particulier s’accordant avec chaque mets.

Cette formule permet de découvrir des harmonies mets-sakés intéressantes.

Par ailleurs, il m’arrive de plus en plus d’explorer des agencements mets-sakés avec un menu à l’occidentale. J’aime bien avec la cuisine végétarienne et surtout avec les fromages. Tout ça peut être facilement préparé pour une dizaine de personnes.

Sinon, je fais également la présentation de la culture japonaise gastronomique. Je coordonne des événements japonais et organise des séjours gourmands au pays du Soleil levant.

roger kuniko kimono orford

RH – Avez-vous des services pour les restaurants?

KUNIKO FUJITA – Oui, mes services sont, par exemple, la création et l’analyse de la carte de sakés pour l’harmoniser avec le menu. Pour certaines occasions, je me déplace dans leur établissement pour un service du saké à table, en kimono ou en vêtements occidentaux.

RH – Vous êtes également engagée par des festivals gourmands. 

KUNIKO FUJITA – Cette année, j’ai fait déguster le saké à Sherbrooke, au mois de juin, pour un grand événement festif. Cet été, je suis invitée à donner des ateliers à Orford et à Repentigny. À Montréal, je serai au festival Yatai Montréal au mois de juillet, pour y donner plusieurs ateliers. 

RH – Merci Kuniko-san, grâce à vous nous avons compris bien des mystères du saké et vous nous avez donné l’envie d’en déguster. 

KUNIKO FUJITA – Bonne nouvelle! C’est toujours avec grand plaisir que je partage le saké et du joyeux temps avec les autres.

Roger-san, je vous ai apporté aujourd’hui un de mes sakés préférés. Il s’agit de Hakurakusei, Junmai Ginjo de Niizawa Shuzo. 

RH – Voulez-vous présenter ce saké? 

roger kunico sake nouveau

KUNIKO FUJITA – Ginjo est une classe de saké brassé avec du riz dont il reste, après le polissage, moins de 60% de son poids.

Junmai désigne les sakés embouteillés sans ajout d’alcool distillé pur. C’est un saké élégant au nez et plaisant en bouche; à la texture délicate et à l’arôme exquis. Un saké parfait pour accompagner l’entièreté du repas, c’est-à-dire: à l’apéritif, pendant le repas et même à la conclusion du repas. 

RH – Kampai (à votre santé en japonais), Kuniko-san. 

KUNIKO FUJITA – Kampai, Roger-san! Je vous remercie pour cette entrevue.

Liens : 

Kuniko Fujita, sommelière internationale de saké

Nico savoure, sommelière de saké

Kuniko Fujita - Sommelière internationale de saké à Montréal - Nico Fujita

Le saké Hakurakusei, Junmai Ginjo de Niizawa Shuzo, 16o d’alcool, que Mme Fujita m’a fait l’honneur de me faire découvrir, est une exclusivité SAQ Signature, code 12878128. Prix 58,25$

Roger Huet
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Le brouillard dense, le soleil éclatant, les vents forts et la brise constante du Pacifique, les montagnes et les vallées de Monterey, de Sonoma, de Santa Barbara, et le talent de la Winemaker Melissa Stackhouse, créent le miracle de ce rosé lumineux, à la robe rose très pâle.

roger meiomi rose

Vous le versez très frais dans votre coupe, tout doucement. Vous entendez la rosée du matin, à l’aube ou à l’aurore, qui mouille doucement la terre. Ne soyez pas pressé, c’est magique. Vous l’approchez de votre nez et vous aspirez son doux parfum de pastèque et d’orange, une subtile note de pétale de rose, ensuite un peu de fraise. Arrêtez-vous un moment et sentez l’air de l’océan, les montagnes et les bois de la Californie dans votre verre. Ensuite, trempez doucement vos lèvres sensuelles et laissez ce rosé les caresser doucement, avant de lui permettre de pénétrer dans votre bouche où votre langue gourmande va percevoir son acidité, sa minéralité, sa légère salinité et sa belle texture. En même temps votre palais va se remplir de sa vitalité généreuse et de ses arômes fruités. Après avoir prolongé votre plaisir, le vin va s’écouler dans une finale qui sera comme une interminable caresse. Vous et vos amis pourrez répéter ce bonheur jusqu’à la dernière goutte de la bouteille.

Ce rosé merveilleux est un vin qui meublera vos soirées d’été. Il est le compagnon idéal des fruits de mer, du saumon et de la truite, des pâtes sauce Alfredo, des fromages doux, et va tempérer le sucré des desserts aux fruits. Servez-le très frais, à 5 ou 6 degrés C; en se réchauffant dans votre verre, il va vous livrer tous ses arômes.

Le Meiomi rosé 2017 est disponible à la SAQ, code 13679833. Prix 26,50$.

Liens : 

Meiomi Wines  

Représenté au Québec par Vins Arterra Canada

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Roger Huet
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Entrevue avec Esther de la Durantaye

La Tournée du Littoral m’a permis de rencontrer Esther de la Durantaye, directrice des ventes chez Authentic Vins et Spiritueux, avec qui j’ai eu cet échange.

RH – Bonjour Esther. Combien de producteurs l’agence Authentic Vins et Spiritueux présentait-elle à la Tournée du Littoral en mai dernier?

ESTHER DE LA DURANTAYE – Bonjour Roger! Je dois d’abord te dire que la Tournée du Littoral en est à sa première édition. Nous sommes enchantés du succès obtenu et des commentaires positifs des clients, des amateurs de vins et des restaurateurs que nous avons eu le plaisir de rencontrer. Tout en remontant le littoral du fleuve, nous sommes allés à la rencontre de consommateurs curieux et passionnés à Montréal, Québec et Chicoutimi! Chez Authentic, nous avions la grande fierté d’accueillir 11 fournisseurs et producteurs de diverses régions vinicoles que nous représentons au Québec. Chacun d’eux présentait et faisait déguster un total de 6 vins et/ou spiritueux.

RH – À la table de SOGRAPE VINHOS se trouvait Filipe Neves, ambassadeur Vins Fins. Il présentait les vins de Sogrape en compagnie de Tania Lyssan, représentante des ventes chez Authentic Vins et Spiritueux. 

roger littoral 28juin2018 9

ESTHER DE LA DURANTAYE – Fondé en 1942, Sogrape est un producteur portugais de marques reconnues dont: Casa Ferreirinha, Porto Ferreira et Porto Offley. Groupe Sogrape se concentre principalement sur des produits de la péninsule Ibérique, exporte dans près de 120 pays et est aujourd’hui dirigé par la 3e génération de la famille Guedes. En faisant l’acquisition du prestigieux vignoble Casa Ferreirinha en 1987, Sogrape renforce son portefeuille avec l’une des marques de vins les plus prestigieuses du Douro, et ajoute à son portfolio un héritage historique et culturel. C’est ainsi depuis la fondation de la compagnie au 18e siècle par Bernardo Ferreira, dont les formules d’assemblage seront affinées par ses descendants, et plus particulièrement au 19e siècle par son arrière-petite-fille, Dona Antónia Adelaide Ferreira, personnage visionnaire et respecté encore aujourd’hui dans le Douro, pour son apport à la région. On la surnommait affectueusement “Ferreirinha”.

Les vins présentés étaient:

Casa Ferreirinha Papa Figos DOC Douro: rabigato, viosinho, arinto, códega, moscatel. 20,05$ importation privée - prix resto 17,44$.

Casa Ferreirinha Callabriga DOC Douro: touriga franca, touriga nacional, tinta roriz. 37,50$ importation privée - prix resto 32,62$.

DOC Porto, Dona Antónia Reserva Tawny: touriga franca, touriga nacional, tinta barroca, tinta roriz, tinta cão, tinta amarela 20,05$ - prix resto 17,42$.

RH – Parlez-nous de la maison Offley Porto.

ESTHER DE LA DURANTAYEOffley Porto est établie dans le commerce de négoce en 1737 à Londres par William Offley, qui installe une filiale à Porto. La maison connait un grand essor lorsque Joseph James Forrester arrive au Portugal en 1831 et s’y associe. Il dédie sa vie au Douro et aux vins de Porto. On retiendra son travail de cartographie de la Vallée du Douro et de la rivière éponyme, cette réalisation lui rapportant une reconnaissance internationale. Il fait aussi de nombreuses recherches sur la viticulture, l’ampélographie, les sols et les raisins indigènes. Le roi du Portugal lui accorde le titre de Baron de Forrester en 1855. Offley-Forrester est acquise par le groupe Sogrape Vinhos en 1996.

Vin présenté: DOC Porto, Baron de Forrester Tawny 10 ans: touriga franca, tinta roriz, tinta amarela, tinta barroca tinta cão 30,50$ - prix resto 26,33$.

RH – À la table de BODEGAS FONTANA, Noemi Sande, directrice Export, nous accueillait avec un grand sourire. 

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ESTHER DE LA DURANTAYEBodegas Fontana appartient à la famille Cantarero Morales, qui œuvre dans l’industrie vinicole depuis plus de 30 ans. Pour Bodegas Fontana, tout repose dans le choix de ses vignobles. Elle possède 500 ha dans les régions de Baja Alcarria (Cuenca) et de Mancha Alta (Tolède), au sud de Madrid. 30km seulement séparent les deux provinces de Cuenca et de Toledo, mais il existe des différences subtiles au niveau des sols et des climats. La région de Baja Alcarria est située à 850 m au-dessus du niveau de la mer et son sol est aéré, reçoit plus de pluie, connaît des écarts marqués entre les températures diurnes et nocturnes. Le Tempranillo y pousse parfaitement. La région de Tolède, quant à elle, avec ses 750 m au-dessus du niveau de la mer et son sol sablonneux, peu irrigué, plus chaud, accueille les cépages internationaux: Cabernet Sauvignon, Merlot et Syrah. La famille Cantarero apporte une contribution majeure à l’ensemble de la région, par son travail de reconnaissance de nouvelles zones au statut de Denominacíon de Origen (D.O.), telle que Uclès.

Leurs vins les plus remarqués étaient:

D.O. Uclès, Quinta de Quercus: tempranillo 24,75$ importation privée - prix resto 21,53$.

D.O. Uclès, Quercus: tempranillo 49,50$ importation privée - prix resto 43,06$.

RH – À la table du DOMAINE CHANSON, Vincent Wallays, responsable Commercial, est inépuisable lorsqu’il nous parle des vins de la maison Chanson. 

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ESTHER DE LA DURANTAYE – Fondé en 1750 et partie intégrante de Bollinger depuis 1999, Chanson est propriétaire d’un domaine de 45 ha de Premiers Crus et Grands Crus à Santenay, Chassagne- Montrachet, Puligny-Montrachet, Beaune, Pernand-Vergelesses, Saviny-les-Beaune et Corton. Sous la direction de Vincent Avenel, assisté de l’œnologue Jean-Pierre Confuron, qui assure le suivi du vignoble et les vinifications, Chanson a développé une philosophie de vins de domaine pour l’ensemble de sa production de Bourgogne par des partenariats étroits avec des vignerons sélectionnés sur les principaux vignobles de la Côte de Nuits et de la Côte de Beaune. Sélection parcellaire, contrôle des vendanges et conduite des vinifications sont intégralement réalisés par Chanson, pour une meilleure expression qualitative des terroirs bourguignons.

Les vins présentés: 

Domaine Chanson AOC Viré-Clessé: chardonnay. 24,35$ - prix resto 21,18$.

Domaine Chanson La Roche Vineuse AOC Mâcon: chardonnay. 29,50$ importation privée - prix resto 25,66$

Domaine Chanson Le Bourgogne: pinot noir. 23,65$ - prix resto 21,78$

Domaine Chanson Sur le Sentier du Clou, AOC Saint-Aubin Premier Cru: chardonnay. 72,25$ - prix resto 64,06$.

Domaine Chanson Montmains AOC Chablis 1er Cru: chardonnay. 47,75$ importation privée - prix resto 41,54$.

Domaine Chanson AOC Mercurey: pinot noir. 41,75$ importation privée - prix resto 36,32$.

RH – À la table de la MAISON BRILLET, Jean-Louis Brillet, le propriétaire vigneron, nous accueillait avec une dégustation de ses alcools remarquables.

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ESTHER DE LA DURANTAYE – La Maison Brillet représente plus de 350 ans d’histoire. Ses vignobles sont situés au cœur de la région de Cognac, en Petite Champagne et Grande Champagne. L’Ugni Blanc est le cépage principal produisant les vins destinés à la distillation du Cognac et à la production du Pineau des Charentes. En 1656, Guy Brillet fonde le Domaine Brillet au Bois d’Angeac, en Grande Champagne. Deux siècles plus tard, Vivien Brillet agrandit les vignobles et installe les chais et les distilleries à Graves, en bordure de la Charente, siège actuel de la Maison Brillet. En 1920, Raymond et Jean Brillet lancent la marque BRILLET avec les Cognacs et les Pineaux des Domaines Brillet. En 1985, Jean-Louis Brillet, 10e génération, fort de cet héritage et d’un savoir-faire familial de plus de 3 siècles, crée la fameuse liqueur Belle de Brillet. M. Brillet nous la présentait pour notre plus grand bonheur en cocktail délicieux, coupée de jus de citron frais!

Les alcools en dégustation étaient:

Cognac Brillet Grand Cru Petite Champagne, Réserve VSOP: ugni blanc 69,50$ importation privée - prix resto 60,29$.

Cognac Brillet Grande Champagne 1er Cru, Très Vieille Réserve XO: ugni blanc, 175$ - prix resto 147,01$.

Belle de Brillet, Liqueur poire et Cognac ugni blanc 48$ - prix resto 41,65$.

RH – À la table de la FAMIGLIA CECCHI, Giacomo Catacchini, directeur Export, accueillait les visiteurs en compagnie d’Isabelle Nadeau, coordonnatrice Marketing chez Authentic.

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ESTHER DE LA DURANTAYE – En 1893, Luigi Cecchi pose les fondations de la compagnie que nous connaissons et apprécions aujourd’hui. Dans les années 70, la famille s’installe à Castellina in Chianti, site historique de production du Chianti Classico. Dès la fin des années 80, la famille étend ses domaines: San Gimignano et Maremma et ses Morellino. En 2000, ils traversent la frontière en Ombrie, dans la zone de Montefalco, et produisent le Sagrantino. En 2015, Cesare et Andrea acquièrent au cœur du Chianti l’historique Villa Rosa. Au début des années 90, les Cecchi sont les premiers à construire un bassin de traitement des eaux usées à base de plantes afin de réduire la consommation d’énergie et réutiliser l’eau ainsi purifiée. 2018 marque les célébrations du 125e anniversaire de Cecchi.

Cecchi DOC Maremma Toscana, La Mora: vermentino 19,85$ importation privée - prix resto 17,30$.

Cecchi DOCG Chianti, Governo all’uso Toscano: sangiovese et autres 19,85$ importation privée - prix resto 17,30$.

Cecchi DOCG Chianti Classico, Storia di Famiglia: sangiovese, canaiolo, colorino 23,70$ importation privée - prix resto 21,80$.

Cecchi Val delle Rose, DOC Maremma Toscana, Aurelio merlot: cabernet franc 38,50$ importation privée - prix resto 33,48$

Cecchi DOCG Vino Nobile di Montepulciano, Le Cifre: sangiovese et autres 23$ - prix resto 19,97$.

Cecchi IGT Toscana, Coevo: sangiovese, cabernet sauvignon, merlot, petit verdot 92,50$ importation privée - prix resto 80,26$.

RH – À la table de CANTINE ERMES, Alessandro Costantini, directeur Export, nous présentait des vins au rapport qualité-prix impeccable.

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ESTHER DE LA DURANTAYE – Cantine Ermes est une coopérative qui compte plus de 1200 membres et possède plus de 5000 ha dans les régions d’Agrigento et de Trapani. Elle a été fondée en 1988 dans la province de Trapani, en Sicile, et se classe au premier rang régional par son volume de production, qui représente 10% des vins de Sicile. Son attrait pour les marchés internationaux l’amène à étendre sa production à Salemi, Marsala et Gibellina.

Les vins présentés sont très accessibles et d’un excellent rapport: 

Sirocco IGT Terre Siciliane: pinot grigio.

Cademusa rosé IGT Terre Siciliane: nero d’avola, syrah.

Vento di Mare IGT Terre Siciliane: nero d’avola, cabernet sauvignon.

Sirocco DOC Sicilia: nero d’avola, cabernet sauvignon.

Cademusa IGT Terre Siciliane: nero d’avola.

Orestiadi, IGT Sicilia, Ludovico: nero d’avola, cabernet sauvignon 19,90$ - prix resto 17,35$.

RH – À la table de MASI AGRICOLA, Benoit Desormiers, consultant Masi au Québec, accueillait les visiteurs avec sa gentillesse proverbiale.

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ESTHER DE LA DURANTAYE – Masi, c’est l’histoire de la famille Boscaini et de sa passion pour le terroir vénitien. Le nom dérive de Vaio dei Masi, et réfère au vignoble qu’elle a acquis à la fin du 18e siècle en Valpolicella. Sandro Boscaini, son actuel propriétaire, avec ses enfants Alessandra et Raffaele, produit des vins qui expriment le style, les caractéristiques et les valeurs de la région. En 1973, la famille Boscaini et les Comtes Serego Alighieri, descendants du poète Dante, s’allient pour produire des vins exceptionnels sur les vignobles des Serego Alighieri, en Vénétie et en Toscane. Une autre collaboration voit le jour dans les années 2000 avec les Comtes Bossi Fedrigotti, qui produisent des vins dans le Trentin. Enfin, en 2016, Masi développe une collaboration avec la Maison Canevel, producteurs de Prosecco.

Les vins présentés étaient:

Valdadige, Pian del Griso: pinot grigio 24,95$ importation privée - prix resto 21,70$.

Modello Prosecco Brut DOC Prosecco: glera. 

Brolo di Campofiorin Oro IGT Rosso del Veronese: corvina, rondinelle, oseleta 25,75$ - prix resto 23,60$.

Serego Alighieri Monte Piazzo DOC Valpolicella Classico Superiore: corvina, rondinella, molinara 23,55$ - prix resto 21,70$.

Toar DOC Valpolicella Classico Superiore: corvina, rondinella, oseleta 22,95$ - prix resto 21,16$.

Costasera DOCG Amarone della Valpolicella Classico: corvina, rondinella, molinara 39,60$ - prix resto 35,66$.

Serego Alighieri Vaio Armaron DOCG Amarone della Valpolicella Classico: corvina, rondinella, molinara 89$ - prix resto 77,29$.

RH – À la table de CONO SUR VINEYARDS, Marine Séon, directrice des comptes majeurs, se faisait un plaisir d’accueillir et de renseigner les visiteurs. 

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ESTHER DE LA DURANTAYE – Cono Sur Vineyards, créé en 1993, a pour objectif de produire des vins de qualité tout en mettant de l’avant le caractère spécifique des vins du Nouveau-Monde. Le nom Cono Sur et son logo rappellent la situation géographique du Chili, à la pointe de l’Amérique du Sud.

Toujours à l’affût des meilleurs terroirs pour chaque variété de raisins, Cono Sur diversifie ses sources du nord au sud du pays. Leader en viticulture au Chili, il est le premier producteur chilien à cultiver le Viognier, et le plus gros producteur de Riesling et de mousseux d’appellation Vallée de Bio-Bio. Il est aussi reconnu comme l’un des plus grands producteurs de Pinot Noir au monde. Animé par une conscience environnementale, Cono Sur produit des vins agrobiologiques et utilise des techniques de production naturelles dans le vignoble et dans les chais.

Les vins présentés étaient d’un très bon rapport qualité prix:

D.O. San Antonio Valley, Organic: sauvignon. 

D.O. San Antonio Valley, Reserva Especial: pinot noir. 

DO Central Valley, Bicicleta: cabernet sauvignon. 

DO Colchagua Valley, Organic: cabernet sauvignon, carmenère, syrah. 

DO San Antonio Valley, Single Vineyard: pinot noir 20,30$ - prix resto 17,64$. 

DO Limarí Valley, 20 Barrels: syrah 20,05$ - prix resto 17,44$. 

RH – À la table de PAUL HOBBS WINERY et de VIÑA COBOS, Michelle Schromm, directrice Commerciale Amérique du Nord, nous faisait découvrir des vins exquis.

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ESTHER DE LA DURANTAYEPaul Hobbs est à la fois propriétaire et maître de chais de Paul Hobbs Winery, qu’il fonde en Californie en 1991. Paul Hobbs sait que l’essence même de la qualité des vins provient de l’expertise, des soins méticuleux apportés à la vigne, et du climat. Il est reconnu internationalement pour sa capacité à identifier des sites exceptionnels, grâce à son expertise novatrice, autant sur des vignobles nouvellement cultivés que sur les plus anciens.

Les vins présentés étaient:

Sonoma Coast, Crossbarn Chardonnay 37,75$ importation privée - prix resto 32,84$. 

Sonoma Coast, Crossbarn Pinot Noir 48,25$ importation privée - prix resto 41,97$. 

RH – Esther, parlez-nous maintenant de l’autre vignoble appartenant à Paul Hobbs, Viña Cobos. 

ESTHER DE LA DURANTAYE – Lors d’un voyage en Argentine en 1988, Paul Hobbs tombe amoureux de ce pays, et comprend son immense potentiel vinicole. En 1997, avec Andrea Marchiori et Luis Barraud, il fonde Viña Cobos en Argentine. Paul Hobbs explore la province de Mendoza, recherchant les régions les plus distinctives de Lujan de Cuyo et de la Vallée de Uco, et contribue à positionner le Malbec d’Argentine sur la scène internationale. Ses méthodes agricoles suivent les principes de l’agriculture durable. Nommé à deux reprises Wine Personnality of the Year par Robert Parker, Paul Hobbs est l’un des viticulteurs consultants les plus reconnus dans le monde.

Les vins présentés étaient:

Felino I.G. Mendoza: chardonnay. 

Felino I.G. Mendoza: cabernet sauvignon 23,80$ importation privée - prix resto 20,70$. 

Cocodrilo Corte I.G. Valle de Uco: cabernet sauvignon, cabernet franc, malbec 29,60$ importation privée - prix resto 25,75$. 

Bramare I.G. Lujan de Cuyo: malbec 46$ importation privée - prix resto 40$. 

RH – À la table de MAN FAMILY WINES et de STARK CONDÉ, en Afrique du Sud, nous étions accueillis par François Cillie, directeur Marketing.

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ESTHER DE LA DURANTAYE – MAN Family Wines, c’est l’histoire de trois partenaires: José Condé et les frères Tyrrel et Philip Myburgh, dont le projet vinicole débute en 2001. Ils proposent aujourd’hui des vins gourmands, agréables à boire et qui sont le fruit du terroir riche et généreux de l’Afrique du Sud. MAN sont les initiales des prénoms de leurs conjointes: Mary, Anette et Nicky; leurs familles sont devenues inévitablement complices de leur projet! MAN travaille en collaboration avec des vignerons, « fermiers socialement responsables », reconnus pour leur engagement et leur respect de l’environnement. Ils sont certifiés IPW et WIETA.

RH – Et maintenant, parlez-nous de Stark-Condé. 

ESTHER DE LA DURANTAYE – L’entreprise Stark-Condé est nichée dans la pittoresque vallée de Jonkershoek, à seulement 3 km de la ville de Stellenbosh. José Condé produit son premier Cabernet Sauvignon en 1988. José croit en la méthode traditionnelle de vinification: cueillette manuelle, sélection des raisins, fermentation en cuves ouvertes et maturation lente pendant plusieurs mois en barriques de chêne français.

Les vins présentés des deux maisons étaient irréprochables et à prix très abordables:

WO Coastal Region, Free-run Steen: chenin blanc.

WO Coastal Region, Ou Kalant: cabernet sauvignon.

WO Overberg, The Grail Stark Condé: pinot noir.

WO Coastal Region, Padstal: chardonnay. 

WO Coastal Region, Skaapveld: shiraz. 

WO Jonkershoek Vallée, Stark Condé: cabernet sauvignon, petit verdot, malbec, merlot 21,35$ - prix resto 18,54$. 

RH – À la table du DOMAINE LABRANCHE, nous étions accueillis par Catherine Bonin, représentante au Québec.

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ESTHER DE LA DURANTAYE – Le Domaine Labranche, c’est l’histoire de la famille DesGroseilliers, qui travaille la terre de la région de Roussillon, sur la Rive-Sud de Montréal, depuis 8 générations. Ils sont les descendants de Médard Chouart des Groseilliers, qui mène le premier navire jusqu’à la Baie d’Hudson par des voies maritimes nordiques. Au retour de cette mission, en 1670, il participe à la création de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Après la conquête britannique en 1772, Joseph Prosper, arrière-petit-fils de Médard, s’installe à Saint-Isidore et se consacre à l’agriculture. En 2009, le Domaine Labranche voit le jour. Il comprend l’érablière, la cidrerie et le vignoble. Le domaine nous offre des produits uniques mettant en relief l’unicité du terroir québécois.

Les produits présentés étaient:

Mousseux d’Érable carbonaté 24,95$ - prix resto 21,70$. 

Vin Blanc: frontenac blanc, frontenac gris. 

Vin d’Érable 19,95$ - prix resto 17,35$ 

Cidre de Feu 24,95$ - prix resto 21,70$. 

Apéritif de Feu 33,90$ - prix resto 29,49$. 

Fortifié d’Érable 33,90$ - prix resto 29,49$. 

RH – Quelle belle brochette de marques de vins et d’alcools. Merci de m’avoir accordé cette entrevue, Esther. 

ESTHER DE LA DURANTAYE – Roger, c’était très agréable de vous faire connaitre un peu plus ces domaines qu’Authentic Vins et Spiritueux a le plaisir et la fierté de représenter au Québec. Le monde du vin est fascinant à plusieurs égards, et il doit demeurer simple et accessible. Ce qui est agréable dans notre travail, c’est de côtoyer ces personnes passionnées par ce qu’elles font et dont le plaisir est de partager leurs connaissances et leur savoir-faire. Merci Roger. Santé à tous!

LIENS: 

Authentic Vins et Spiritueux  

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Tél.: 514 386-3398

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Tél.: 514 356-5222, poste 406

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., représentant des Ventes et responsable Presse
Tél.: 514 242-7097

Roger Huet
Chroniqueur vins et spiritueux
Président du Club des Joyeux
SamyRabbat.com
LaMetropole.com
Touristica.ca