jeudi 18 octobre 2018
Roger Huet

Roger Huet

Roger Huet - Chroniqueur vins et Président du Club des Joyeux
Québécois d’origine sud-américaine, Roger Huet apporte au monde du vin sa grande curiosité et son esprit de fête. Ancien avocat, diplômé en sciences politiques et en sociologie, amoureux d’histoire, auteur de nombreux ouvrages, diplomate, éditeur. Il considère la vie comme un voyage, de la naissance à la mort. Un voyage où chaque jour heureux est un gain, chaque jour malheureux un gâchis. Lire la suite...

J’ai fait le voyage de Virginia Beach à Richmond par le train. Amtrak le fait en deux heures et comme ce n’est pas un train rapide, le paysage qui défile est beau à voir, avec ses petites fermes bien travaillées, ses villages, ses collines verdoyantes. Il est plaisant de s’attabler au wagon-restaurant pour déguster un bon café chaud. Le service est sympathique et le temps passe vite.

Le train est arrivé à la gare de Richmond à 11h et ma correspondante et guide, Brigitte Bélanger-Warner, Bri pour les amis, m’y attendait. Bri est Québécoise, et habite en Virginie depuis très longtemps. Elle a autrefois travaillé pour le Cirque du Soleil à Las Vegas, où elle a rencontré son mari, ensuite ils se sont installés dans la région. Ici, elle a d’abord œuvré dans le domaine du tourisme pour Charlottesville, et depuis très récemment, pour Virginia Tourism, où elle est en charge de l’accueil des francophones.

Bri a conçu mon itinéraire dans la portion Richmond et Charlottesville. Il est non seulement varié, mais très dense. Bri, qui connaît à fond la région, va me faire tout visiter; nous serons à l’heure à tous nos rendez-vous et elle me guidera avec tellement de gentillesse que pendant ces quatre jours intenses, je n’aurai jamais l’impression d’être pressé.

Nous nous sommes rendus au nouveau Tyler Potterfield Memorial Bridge, qui offre de très belles vues sur la ligne d’horizon et sur les rapides.

Ensuite, nous avions rendez-vous avec la responsable des relations publiques de l’Office du Tourisme de la région de Richmond, Meghan Gearino, au ZZQ Restaurant.

roger richmond megan brigitte rogerMeghan, Bri et Roger 

ZZQ est une vedette gastronomique dans la région. Il a été nommé Meilleur restaurant BBQ de la Virginie en 2018; et se classe parmi les 33 meilleurs restaurants BBQ des États-Unis. Sa spécialité: les viandes fumées au feu de bois.

On a le choix entre de magnifiques pièces de poitrine de bœuf, d’épaule de porc en tranches ou effilochées, des côtes levées de porc et des saucisses. Il y a aussi un bon choix de salades. On mange sur des rectangles de papier ciré, en guise d’assiette.

roger richmond viandes fumees

Chris Fultz nous a amenés dans la salle où il opère plusieurs files de fumoirs, car le restaurant marche très fort. C’est très impressionnant.

roger richmond salle fumoir

Les viandes sont cuites à la perfection, roses à l’intérieur et noires à l’extérieur.

roger richmond zzq

Nous avons profité ici d’un moment de grande convivialité et de gastronomie saine, délicieuse et sans artifice.

roger richmond meghanc hris roger alex briiMeghan, Chris le Chef, Roger, Alex la Boss et Bri 

ZZQ est un restaurant qu’il faut absolument essayer lorsqu’on visite Richmond. 3201 West Moore St, RICHMOND VA 23230 Phone: 804.528.5648

Nous avons ensuite parcouru la magnifique Monument Avenue, avec ses nombreux monuments dans la promenade du centre et ses demeures luxueuses qui se suivent à l’infini, et qui sont les demeures traditionnelles des notables. Elles sont très imposantes.

roger richmond monument avenue

Nous avions rendez-vous au Lewis Ginter Botanical Garden, un des dix plus beaux jardins botaniques des États-Unis. Nous avons été reçus à l’entrée par la directrice des relations publiques, Beth Monroe, qui nous a fait les honneurs du jardin.

roger richmond beth

En entrant, on admire tout d’abord l’architecture gracile du Conservatoire et de son bassin fontaine.

roger richmond lewis ginter

Nous avons eu la chance de voir l’exposition temporaire d’origami qui réunit plusieurs artistes nationaux et internationaux. Au Japon, l’origami est fait de petites pièces de papier. Ici, ce sont des sculptures en métal peint. Elles sont éparpillées dans les parterres du jardin.

roger richmond origamiOrigami Poney Painted 

Le jardin s’étend sur 20 hectares, incluant le Conservatoire et le Jardin pour les enfants. Il y a un jardin quatre saisons, un jardin méditerranéen, un élégant jardin classique du début du vingtième-siècle, un jardin avec des fontaines, une roseraie, un jardin horticole, un jardin de plantes asiatiques, un autre d’espèces natives et carnivores de la Virginie, et un jardin destiné aux vivaces et aux arbustes à bulbes. Ils ont également de magnifiques bassins pour les plantes aquatiques.

roger richmond botanical garden

Le Conservatoire accueille entre autres l’exposition des Papillons vivants.

roger richmond papillon2

Il y avait des centaines de papillons de plusieurs sortes, où prédominaient les merveilleux papillons bleus du Brésil. On les connait là-bas sous le nom de Morpho bleu.

roger richmond papillon

Leurs ailes ont des couleurs iridescentes dans tous les tons de bleu. On le chassait autrefois pour en faire des tableaux; aujourd’hui c’est une espèce protégée.

Toujours dans le Conservatoire, et à côté du Pavillon aux papillons, il y avait une magnifique collection d’orchidées.

roger richmond orchidees

Le Lewis Ginter Botanical Garden est une merveille qui mérite qu’on s’y attarde lorsqu’on visite Richmond.

Lewis Ginter Botanical Garden, 1800 Lakeside Avenue Richmond Virginia 23228-3700. Tel (804) 262-9887. 

Nous nous sommes rendus au Virginia Museum of Fine Arts VMFA, qui est un musée d’art et d’ethnographie très important. Il est logé dans un bâtiment ultramoderne, adapté aux besoins muséaux, avec contrôle de la température et de l’humidité et une parfaite utilisation de la lumière.

roger richmond virginia museum

Jessica Haddad, la directrice des relations publiques, nous a présenté les collections permanentes.

roger richmond jessisca haddad

Nous avons commencé par la section Arts décoratifs de 1890 à nos jours, où sont exposés les vases iridescents de Tiffany, et ceux des maîtres russes. Il y a un magnifique vitrail art-déco représentant une femme, dessinée par Georges de Feure et réalisée probablement par Hans Muller Hickler, pour l’exposition Universelle de Paris de 1900.

Nous avons été totalement éblouis par les œufs de Pâques de Fabergé qu’il a créés pour le tsar Nicolas II de Russie et pour sa femme, la tsarine Alexandra Feodorovna, entre 1903 et 1917.

roger richmond fabergeœuf de Pâques de Fabergé 

Nous avons passé dans la section africaine, qui contient des masques, et parcouru la section d’Amérique précolombienne, qui montre des bijoux en or et des poteries fines. Nous nous sommes attardés au département de la Méditerranéenne ancienne. Il y a aussi une section asiatique très intéressante.

roger richmond clopatra

Personnellement, j’ai été charmé par le Département d’art américain, qui contient des pièces uniques, comme cette statue de Cléopâtre du sculpteur américain William Wetmore Story, qui s’est expatrié en Italie, dans la deuxième moitié du dix-neuvième siècle. Pour la curiosité, il y a aussi la chambre de Worsham Rockefeller, qui a été déménagée au Musée.

roger richmond chambre

Je rends hommage à l’érudition de Jessica Haddad.

Virginia Museum of Fine Arts VMFA, 200 N. Boulevard, Richmond, VA 23220.

Notre visite se terminait à Richmond sur cette note culturelle. Nous avons pris la route vers Charlottesville, qui traverse des collines boisées et verdoyantes. C’était un plaisir pour les yeux.

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jeudi, 04 octobre 2018 08:00

Le Raspipav a le vent dans les voiles

Entrevue avec Benoît Lecavalier, président du Raspipav

À l’occasion du Salon des vins d’importation privée qui se tiendra les 27, 28 et 29 octobre prochains à Montréal et le 30 octobre à Québec, j’ai obtenu une entrevue avec Benoît Lecavalier, président du Regroupement des agences spécialisées dans la promotion des importations privées des alcools et des vins, mieux connu sous le nom de Raspipav.

ROGER HUET — Qui êtes-vous, Benoit Lecavalier?

roger raspipav benoit

BENOIT LECAVALIER — Ma famille est enracinée à Montréal depuis 1693. Mon grand-père maternel était restaurateur à Montréal et mon grand-père paternel était cultivateur à Saint-Laurent. J’ai toujours cru que bien manger et de manger des produits frais étaient la base d’une vie saine. Nous étions et sommes toujours, une famille très unie. Mes parents nous ont élevés, mon frère Patrick et moi, à nous dépasser tant au niveau scolaire que sportif, à respecter ceux et celles qui nous entourent, à aider les autres, et à profiter des moments que la vie nous apporte.

ROGER HUET — Parlez-nous de votre parcours académique.

BENOIT LECAVALIER — J’ai été choyé (mais je le méritais…), car j’ai fréquenté quatre grandes écoles qui m’ont amené là où je suis.

J’ai gradué au secondaire au Collège des Eudistes du quartier Rosemont en 1986 (maintenant le Collège Jean-Eudes), ensuite j’ai obtenu un diplôme d’études collégiales en administration au Collège Marie-Victorin à Montréal. J’ai fait mon BAA à HEC Montréal et ma scolarité de maîtrise en économie internationale, option commerce, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. C’est là qu’est née ma passion pour le vin.

ROGER HUET — Comment a germé l’idée de fonder une agence de vins?

BENOIT LECAVALIER — J’ai passé presque trois ans à Paris comme étudiant à parcourir la France, l’Espagne et le Portugal, avec un objectif bien précis: pouvoir commercialiser éventuellement au Québec des vins de petits producteurs authentiques et très réputés dans leur appellation, mais trop petits pour faire de la publicité dans les grands magazines pour se faire connaitre ailleurs. Dans les années 80-90 au Québec, il y avait beaucoup de vin de négoce et de très gros producteurs, et j’y avais vu une occasion de proposer des vins d’artisans de très grande qualité à la clientèle du Québec.

ROGER HUET — Avez-vous commencé à travailler dans l’importation privée avant même la fondation du Raspipav?

roger raspipav raspipav

BENOIT LECAVALIER — En 1998, quand j’ai créé l’Agence Benedictus avec ma femme Karine Bouchard, l’importation privée n’était pas très en vogue. Notre travail comme agent consiste à élaborer des stratégies commerciales pour obtenir des référencements en spécialité ou en régulier avec la SAQ et une fois obtenus, il fallait (et il faut toujours…) travailler sur le terrain et promouvoir le produit. Ça m’a pris cinq ans pour pouvoir en vivre! Ce sont les vins de spécialité SAQ qui ont créé ce qu’est aujourd’hui Benedictus. Et c’est dans les années 2000, avec les services de la SAQ, que nous avons décidé de faire venir des vins en importation privée. Nos fournisseurs, lors de leurs visites au Québec, présentaient, en plus de leurs vins vendus à la SAQ, d’autres vins de leur gamme. Les fournisseurs sont très heureux de venir promouvoir leurs produits au Québec et les demandes des restaurateurs pour avoir une gamme plus large du même fournisseur ne cessaient d’augmenter. Les restaurateurs choisissent leurs fournisseurs de vins comme ils choisissent leurs fournisseurs de viandes, de poissons, de légumes, de fruits. La variété et la constance dans la qualité sont les facteurs déterminants.

ROGER HUET — Sans négliger la distribution de la SAQ, puisque vous êtes très présent avec vos produits dans les succursales, vous êtes quand même un des leaders de l’importation privée. Qu’est-ce qui vous attire tant dans ce type de négoce?

BENOIT LECAVALIER — C’est la complémentarité avec la gamme de produits vendus dans les magasins SAQ. L’importation privée est payante pour la SAQ, car les produits importés sont aussi assujettis aux mêmes taxes et marges bénéficiaires que les produits vendus en magasins SAQ. Ce qui est attirant en importation privée, pour les agences de vins, c’est la flexibilité que la SAQ offre aux agences de vins d’importer des produits sélectionnés par ces agents et de les vendre à quiconque au Québec désire ces produits. C’est souvent le cas pour les restaurateurs, mais les particuliers en demandent de plus en plus

ROGER HUET — Quand ont débuté les importations privées au Québec?

BENOIT LECAVALIER — L’importation privée existe depuis toujours au Québec, mais son essor a commencé dans les années 2000, après la grève. Elle s’est popularisée dans les années 2010 lorsque la SAQ a fait sauter un règlement qui exigeait que pour faire de l’importation privée, il fallait être un agent accrédité par la SAQ et avoir au moins un produit actif dans le réseau des magasins SAQ. Quand je suis devenu agent, il y avait 76 agences au Québec; maintenant, il y en a presque 500.

ROGER HUET — Comment a germé l’idée du Raspipav et qui étaient ses fondateurs?

BENOIT LECAVALIER — Le Raspipav est né avec l’idée commune de quelques agences de vins, de faire ensemble un grand salon des vins, authentique et innovateur, essentiellement constitué de vignerons travaillant en culture raisonnée, biologique, biodynamique et en nature. Le premier président a été Alain Rochard, de l’Agence Plan Vin. Les membres cofondateurs sont Pierre Birlichi, de Raisonnance, Jean-Philippe Lefebvre, de Rezin, Francis Martin, du Maitre de Chai, André Papineau, de Vinealis ainsi que moi, Benoit Lecavalier, de Benedictus.

Le Raspipav regroupe, à l’heure actuelle, 49 agences avec chacune leurs spécificités.

ROGER HUET — Quels ont été les combats importants du Raspipav?

BENOIT LECAVALIER — Ils sont nombreux; rappelons les plus importants: le fameux permis d’alcool pour servir durant les dégustations et les salons des vins, l’amélioration du système électronique des commandes privées de la SAQ, la reconnaissance des ventes de produits d’importation privée dans les succursales SAQ qui les reçoivent, l’augmentation des succursales SAQ autorisées à recevoir les commandes d’importation privée, sans oublier la vente à l’unité, car vendre en caisse pleine, ce n’est pas évident pour les consommateurs.

ROGER HUET — Vous avez été nommé président du Raspipav en mai dernier. Quels sont vos projets immédiats face à la Régie des alcools, des courses et des jeux et à la Société des alcools du Québec?

BENOIT LECAVALIER — Poursuivre nos démarches avec la RACJ pour réduire les frais reliés au permis de réunion. Poursuivre nos démarches avec la SAQ pour avoir droit à des échantillons à moindre coût. Poursuivre nos démarches avec la SAQ afin de pouvoir vendre les vins d’importation privée à l’unité et en caisse panachée.

ROGER HUET — Combien représentent actuellement les importations privées en comparaison avec les vins importés par la SAQ?

BENOIT LECAVALIER — Seulement 5%, mais le secteur de l’importation privée a la plus forte croissance des ventes à la SAQ. Sur les 3 milliards de dollars, les ventes d’importation privée sont approximativement de 150 millions, avec un taux de croissance de plus de 15% par année. Au début des années 1990, les ventes représentaient 5 millions.

ROGER HUET — Croyez-vous à une privatisation de la Société des alcools du Québec et quelles seraient les conséquences pour l’importation privée?

BENOIT LECAVALIER — Le Raspipav ne croit pas en la privatisation. Le système actuel n’est pas parfait, mais il y a beaucoup plus d’éléments positifs que négatifs. Nous souhaitons permettre aux Québécoises et aux Québécois, ainsi qu’aux restaurateurs et aux agences de vins, de pouvoir se procurer à l’unité les produits d’importation privée. Les ventes de produits d’importation privée qui passent par les succursales de la SAQ (à remettre aux clients) sont reconnues comme une vente interne à ce magasin. En collaboration avec la SAQ, des comités sont formés pour discuter, entre autres, de ce sujet.

ROGER HUET — Quel est le travail d’une agence promotionnelle en importation privée?

BENOIT LECAVALIER — Le travail principal d’un agent promotionnel est de représenter légalement et commercialement les producteurs de vins, de bières et de spiritueux, de promouvoir leurs produits auprès de la clientèle potentielle du Québec. Je dis bien potentielle, car les vins d’importation privée sont aussi des vins de niche ou d’exclusivité pour des clients spécifiques. La SAQ est le plus gros client potentiel pour un fournisseur.

Tout passe par la SAQ. Même les importations privées sont vérifiées et contrôlées au moment même de passer la commande. Et c’est bien ainsi! Cela permet un contrôle absolu sur la qualité et les prix qui seront revendus au détail.

Je sors un peu du sujet, mais plusieurs pensent que la SAQ a les prix les plus élevés, croyez-moi que non! Quand vous pensez à tous les services qui accompagnent le produit, aucun autre réseau au monde ne peut se vanter d’avoir des employés aussi qualifiés ayant une connaissance générale sur à peu près toutes les appellations du monde.

ROGER HUET — Le Raspipav organise plusieurs salons de vins au Québec; pouvez-vous nous en parler?

BENOIT LECAVALIER — Notre force, comme regroupement, est la variété de produits offerts en importation privée dans les salons de vins et les événements que nous organisons: le Jugement de Montréal, un concours de vin reconnu par l’OIV avec une nouvelle thématique à chaque édition; le Salon des vins d’importation privée qui a lieu chaque automne à Montréal et à Québec, ainsi que le Salon Printemps DézIPpé, sans oublier nos projets sur la table à dessin.

Dans tous nos salons et événements, de nombreux producteurs y participent, et ce, pour le plus grand plaisir des amateurs.

ROGER HUET — Quand aura lieu la prochaine édition du Salon des vins d’importation privée?

BENOIT LECAVALIER — La 11e édition du Salon des vins d’importation privée, présenté par la SAQ, aura lieu du 27 au 30 octobre 2018 à Montréal et à Québec.

À Montréal, au Marché Bonsecours les samedi 27 octobre et dimanche 28 octobre pour le grand public, de 12h à 19h. La journée du 29 octobre est réservée aux professionnels, de 12h à 18h. À Québec, au Terminal de croisière de l’Espace Dalhousie, le mardi 30 octobre, de 12h à 17h pour les professionnels et de 17h à 21h pour le grand public.

Le forfait d’admission, d’une valeur réelle de 30$, est offert en prévente en ligne au coût de 25$ jusqu’au 26 octobre. Il comprend une entrée, un verre pour les dégustations et 15 coupons de dégustation. À la porte, le forfait d’admission est offert au prix de 30$. Pendant la visite du Salon, les visiteurs pourront se procurer des coupons de dégustation au coût de 1$ l’unité.

ROGER HUET — Combien d’agences seront présentes, et avec combien de produits?

BENOIT LECAVALIER — Le Salon des vins d’importation privée accueillera 42 agences qui proposeront plus de 1000 produits en dégustation et dont la plupart seront disponibles à la vente à l’unité.

ROGER HUET — Attendez-vous également beaucoup de producteurs de vins?

roger raspipav vignerons raspipavVignerons présents au salon

BENOIT LECAVALIER — Bien sûr! C’est notre force! Le salon des vins du Raspipav est le plus important salon des vins de vignerons artisans au Canada! Nous avons chaque année près de 150 vignerons du monde entier qui viennent et qui aiment venir au Québec pour faire découvrir leurs produits

ROGER HUET — Est-ce que les amateurs de vins pourront en acheter et sous quelles modalités?

BENOIT LECAVALIER — Pendant la durée du Salon des vins d’importation privée, la SAQ nous permet de vendre à l’unité les vins sélectionnés par les agences exposantes.

Le fonctionnement est simple :

  1. Dégustation
  2. Commande des produits directement auprès de l’agent sur un bon de commande SAQ
  3. Paiement sur place au comptoir SAQ
  4. Livraison: pour tout achat de 75$ et plus, la livraison est offerte gratuitement dans les succursales SAQ; pour les achats de moins de 75$, la livraison en succursale est offert au coût de 6$ plus taxes; pour les commandes livrées à domicile, les frais sont de 12$ plus taxes.
  5. Les produits commandés au Salon seront livrés avant le 1er décembre.

ROGER HUET — En dehors des salons, est-ce que les particuliers peuvent commander des vins d’importation privée?

BENOIT LECAVALIER — Les vins d’importation privée sont disponibles en tout temps pour tout le monde, restauration et individu. Les vins sont obligatoirement vendus en caisse pleine. La vente à l’unité, c’est seulement durant les quatre jours du salon des vins d’importation privée.

ROGER HUET — Merci de m’avoir accordé cette entrevue.

BENOIT LECAVALIER — Ce fut un grand plaisir, merci pour l’invitation, et au plaisir de vous accueillir au Salon des vins d’importation privée, à Montréal et à Québec!

Liens :

Raspipav. Les spécialistes de l’importation privée
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Roger Huet
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Les collines de Carneros, brumeuses et balayées par la brise marine, sont un microclimat frais, dans la vallée de Napa. Les sols sont arides, avec un fond argilo-limoneux, mais d’un bon drainage. Cet ensemble climatique crée un lieu idéal pour la production de grands vins de Chardonnay et de Pinot Noir. C’est là qu’exerce son art l’œnologue en chef de la Maison Robert Mondavi, Geneviève Janssens.

Je viens de déguster un Chardonnay Réserve 2015 exceptionnel.

roger mondavi chardonnay reserve

L’été avait commencé très chaud et sec et il a fallu irriguer certaines parcelles. Devant la menace des canicules on a vendangé plus tôt, mais le cépage avait une maturité optimale. Pour faire ce Chardonnay Réserve, les raisins du célèbre Hyde Ranch ont été récoltés au petit matin, dans la fraîcheur. Ils ont ensuite été sélectionnés à la main, ne gardant que les plus parfaits. Ils ont été délicatement pressés en grappes entières et soumis à une fermentation lente à basse température, en barriques de chêne français et avec des levures indigènes. La texture et le fruit ont été préservés et le vin a acquis une complexité aromatique extraordinaire. Pendant la fermentation malolactique, deux fois par semaine, le vin a été soumis à un bâtonnage pour remettre les lies en suspension afin d’enrichir sa texture et le doter d’un caractère crémeux. Lorsqu’il a atteint son équilibre optimal, le vin a été transféré dans des barriques neutres avec ses lies, pour un vieillissement de huit mois. Il n’a été mis en bouteille qu’en octobre 2016.

Ce vin a une superbe robe dorée avec des reflets verts. Il a des parfums de citron, de poire, de pomme verte, de biscuit aussi, et de noisette.

En bouche il est à la fois caressant et frais, on retrouve le goût des fruits perçus par le nez, avec un petit goût de coing. Il est velouté, équilibré charmeur, et se prolonge dans une longue finale gourmande.

Ce Chardonnay Réserve 2015, de la maison Robert Mondavi, est disponible à la SAQ, code 492134. Prix 45,25$. Il est tout simplement divin. 

Liens : 

Robert Mondavi Winery

Représenté au Québec par Vins Artera Canada

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., directeur du développement et événements spéciaux
Tél.: 1 800 561-8634, poste 5376 

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Tél.: 514 861-2404, poste 5212 

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., directrice des relations publiques

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mardi, 25 septembre 2018 07:30

Trois jours inoubliables à Virginia Beach

JOUR UN

Ayant reçu une invitation de Virginia is for Lovers, Georges Kahy, l’éditeur de Touristica International et moi-même, nous nous sommes rendus à Virginia Beach par l’aéroport de Norfolk. Jacinthe Paré, la représentante pour le Québec du Bureau du tourisme et des congrès de Virginia Beach, nous attendait et nous faisait le privilège d’être notre guide pendant la durée de notre périple. Ma valise n’était pas arrivée, mais les services de l’aéroport sont si efficaces qu’elle a été retracée en quelques secondes et embarquée dans le prochain avion. On me la livrera dans l’après-midi à mon hôtel.

À midi nous étions attablés au Catch 31, un joli restaurant au bord de mer, qui dispose d’une cuisine au feu de bois et de magnifiques terrasses avec vue sur le parc Neptune.

roger virginia catch31

Nous avons goûté pour la première fois aux délicieux vins de la Virginie, avec des mets à base de produits de la mer qui sont typiques d’ici, comme les petits pâtés de crabe, et le savoureux espadon et le thon, parmi d’autres.

roger virginia catch31 repas

La Virginie est une destination gastronomique extrêmement intéressante, car elle est orientée vers les produits biologiques de proximité.

roger virginia alliona talpi(Crédit photo: Georges Kahy)

L’ambiance était excellente, les mets et les vins de qualité et le service d’Alliona impeccable. Je recommande ce restaurant. 

Catch 31, 3001 Atlantic Avenue, Virginia Beach, VA 23451, Tél.: 757 213-3474.

Après le lunch, nous avons rejoint l’hôtel The Cavalier, où nous allions passer la nuit.

roger virginia thecavalier architecture

C’est un hôtel mythique de la chaîne Marriott qui été inauguré pour la première fois en 1927. C’était alors l’hôtel le plus luxueux et l’icône de la Virginie. Il a accueilli 10 présidents américains, dont Franklin D. Roosevelt, Harry Truman, Dwight Eisenhower, John F. Kennedy, Lyndon B. Johnson, Richard Nixon, Gerald Ford et Jimmy Carter.

Des orchestres de big band y ont joué, comme celui du roi du Swing, Benny Goodman. Imaginez que ses murs ont résonné avec Minnie's in the Money, Sing, Sing, Sing, Stealin’ Apples, Let's Dance, Don't Be That Way. Un autre orchestre célèbre a fait danser les clients, c'était celui de Glen Miller, qui y a joué In The Mood, Moonlight Serenade, Chatanooga Choo Choo, American Patrol, Medley. 

Il n’était pas rare de croiser alors Bing Crosby, Frank Sinatra, Doris Day, Judy Garland, Elizabeth Taylor, Bob Hope ou Mohamed Ali. Tout le gotha y a défilé et de nombreuses célébrités s’y sont mariées. 

Le temps a passé. L’hôtel demandait de gros investissements pour être rénové. On ne l’a pas fait et l’hôtel est resté en dormance, jusqu’à ce qu’un groupe de citoyens décidés s’est mis ensemble pour le faire renaître. Les rénovations ont couté 75 millions de dollars et The Cavalier a rouvert ses portes en 2018. Il est membre distingué du Marriott’s Authograph Collection et incarne à nouveau le luxe et le glamour de la Virginie. 

L’hôtel compte 85 chambres luxueuses, dont 22 suites et une suite royale. Ils ont conservé les colonnes de marbre d’origine, les moulures, les précieux jardins. Non seulement l’architecture a été respectée dans cet hôtel en forme d’Y, mais on y retrouve aussi tous les services exceptionnels qu’offrait son ancienne version. 

J’avais rendez-vous au spa pour un massage royal. 

roger virginia thecavalier spa

Ce spa a un très beau design, avec 9 salles de traitement de rêve, des suites d’hydrothérapie, une salle de co-ed réflexion, et naturellement des salles de vapeur et de sauna. Il y a des salles avec des lits de sable chaud et même des salles de massage pour se faire masser à deux. Je me suis soumis pendant une heure aux soins de Sophia, qui m’a plongé dans une sorte d’extase pour le corps, pour l’âme et pour l’esprit. De toute ma vie, je n’ai jamais connu une pareille paix. Toutes mes douleurs musculaires sont disparues et cet état m’a perduré toute la semaine, malgré une activité intense de visites pour mon travail de journaliste. En terminant ma séance, j’ai dit à Sophia: «Aujourd’hui, je crois en Dieu.» J’ai appris plus tard que The Cavalier était autrefois célèbre pour son spa et que le nouveau The Cavalier s’efforce de reproduire cette qualité exceptionnelle. 

J’ai retrouvé ma luxueuse chambre, où se trouvait déjà ma valise livrée par le service de l’aéroport. 

roger virginia thecavalier chambre

Le directeur de l’hôtel, Brad Cance, nous a fait visiter les salons un peu plus tard. 

roger virginia jacinthe brad georges

Le Raleigh Room est un mélange de vieux et de nouveau monde, dans une interprétation de Grand Salon. On y sert du café le matin, du thé en après-midi et des cocktails le soir. 

roger virginia thecavalier raleighroomThe Raleigh Room 

Le Becca est un restaurant réinventé, moderne et sophistiqué, élégant, tout en demeurant décontracté. 

roger virginia thecavalier centre

roger virginia thecavalier resto

Nous avons admiré la magnifique piscine couverte. 

roger virginia thecavalier piscine

Le directeur nous avoué à voix basse qu’il y avait un supposé fantôme de chat qui hanterait l’hôtel. Il paraît qu’effectivement un chat se serait noyé dans la piscine externe, dans les années 40. À l’intérieur de l’hôtel il n’y a jamais eu de chat, et pourtant… et pourtant, dans un escalier de service, il nous a montré des traces très visibles de pas de chat, gravées dans le marbre. 

roger virginia thecavalier chatfantome

Nous les observions attentivement, lorsque nous avons entendu un miaulement déchirant qui nous a fait dresser les cheveux sur la tête. Mes amis, se sont tournés vers moi et en me pointant de leurs doigts m’ont dit: «C’est toi». Bien sûr, ce n’était pas moi, mais ma réputation de blagueur a fini par me jouer un tour. Lorsque vous passerez par The Cavalier, ne manquez pas de demander à voir les traces du chat fantôme; c’est très excitant. 

Nous avions rendez-vous pour un cours de mixologie personnalisée sur la magnifique terrasse vitrée. La mixologue Rachael Blake nous a ravis avec les délicieux cocktails qu’elle nous a fait préparer. 

roger virginia cours mixologie

Nous avons ensuite visité la Distillerie de Whisky qui se trouve au sous-sol de l’hôtel. Elle a été fondée en 2013 par deux natifs de la Virginie sous le nom de Tarnished Truth Distilling Company

roger virginia thecavalier alambic

Cette distillerie met en évidence une fusion entre les anciennes et les nouvelles techniques.

roger virginia thecavalier whisky

Nous avons dégusté une eau de vie nouvellement sortie de l’alambic, un whisky d’un an et finalement, le whisky de trois ans qui est celui qui est vendu, et qui est superbe! 

roger virginia thecavalier whisky verres

Nous nous sommes ensuite arrêtés à la boutique contigüe qui propose notamment des whiskies et des bourbons de la Tarnished Truth Distilling Company, ainsi que des vodkas AVA. 

Nous sommes revenus sur nos pas pour aller souper au Becca, réputé pour sa cuisine.

 roger virginia crabsoupCoastal Virginia She Crab Soup 

Le décor est somptueux et la cuisine offre un concept de la ferme à la table qui est délicieux et santé. La carte des vins est à la hauteur de sa réputation. 

roger virginia dessert

Pour terminer la soirée, nous sommes allés prendre un verre au Hunt Room, qui est adjacent à la Distillerie et sert de la salle de dégustation à la Tarnished Truth. C’est une belle salle avec des trophées de chasse et un bar où les clients peuvent venir déguster un verre dans une ambiance conviviale. On y sert aussi une cuisine simple et rustique. 

roger virginia thecavalier huntroom

Pour la beauté de son architecture et ses services incomparables, The Cavalier Hôtel est l’expérience à ne pas manquer à Virginia Beach. Les bars, les restaurants et le spa sont ouverts à tout le monde. 

The Cavalier, an Autograph Collection, 4200 Atlantic Avenue, Virginia Beach, VA 23451, Tél.: 757 425-8555.

JOUR 2 

Nous avons quitté l’hôtel de bonne heure et nous sommes partis prendre un copieux petit déjeuner dans un charmant restaurant rustique situé au carrefour principal de Pungo, appelé The Bee and the Biscuit. Il occupe un cottage qui date de 1919. Il est en pays agricole et les produits sont frais, cultivés par les agriculteurs locaux. Comme il faisait bon, nous avons pris place sur la terrasse ombragée.

roger virginia bee biscuit

Nous avons dû choisir parmi une variété de biscuits, d’assiettes, de sandwichs, de salades et de spécialités de saison. Le petit déjeuner rustique est consistant. Nos lattés étaient de taille, avec plein de gâteries dessus, l’œuf bénédictine était double et avec des compléments. Le café à la française était parfumé et fumant.

roger virginia bee biscuit repas

Tout y était bon, mais Amber, notre serveuse, était tellement gracieuse qu’elle nous a mis de bonne humeur. 

roger virginia aliona talpi

The Bee & the Biscuit, 1785 Princess Anne Road, Virginia Beach, VA 23456.

Il y a dans la vie des moments magiques. J’ai pris une photo de notre amie Jacinthe, et sur ses lunettes est apparu le reflet de deux roses du jardin. 

roger virginia jacinthe beebiscuit

Comme nous avions besoin d’exercice, nous sommes allées au Back Bay National Wildlife Refuge (parc protégé pour la faune de l’arrière baie), créé en 1938.

Ce refuge de 3237 hectares d'eau douce borde l'océan Atlantique à l'est et la Back Bay à l'ouest. Les îles-barrières comportent de grandes dunes de sable, des forêts maritimes, des marais d’eau douce, des étangs, des plages d’océan et de grands bassins de retenue pour la sauvagine. Nous avons visité le parc en compagnie de Kyle Barbour, directeur du False Cape State Park.

roger virginia national wildlife refuge

Nous avons découvert des refuges pour les œufs des tortues, qui sont mis sous la protection d’un grillage contre les prédateurs. À leur naissance, les petites tortues passent sans encombre entre les mailles du grillage et sont acheminées par un chemin balisé jusqu’à l’eau.

roger virginia nursery tortues

Ce parc a des installations qui permettent de soigner les poissons et les autres animaux marins blessés, pour être remis en liberté une fois guéris.

Notre van s’est ensablé, et nous avons été secourus par les fils américains du Dieu Neptune.

roger virginia neptune enfants americains

Back Bay National Wildlife Refuge, 4005 Sandpiper Road, Virginia Beach, VA 23456, Tél.: 757 301-7329.

Nous avons continué notre visite jusqu’au False Cape State Park, de 1750 hectares, qui est une barrière d’un kilomètre et demi de large entre Back Bay et l'océan Atlantique, à l'extrême sud-est de Virginia Beach.

roger virginia falsecapestatepark

Il a 6 miles de plages vierges, 12 terrains de camping primitifs et 9 miles de sentiers de randonnée à vélo. L'accès se fait uniquement par la Réserve faunique nationale de Back Bay. Tous ces parcs nationaux ont des pistes cyclables et des services pour permettre aux visiteurs de parcourir les lieux en sécurité.

roger virginia falsecapestatepark eau

Les paysages sont magnifiques.

Refuge de False Cape State Park. Tél.: 757 426-3643.

Midi approchait, et nous avions rendez-vous pour visiter la New Earth Farm, une ferme biologique située à Pungo.

Ils cultivent des légumes sans produits chimiques et élèvent des poulets en liberté nourris au grain et aux produits de la ferme. Ils mettent l'accent sur la création de sols sains grâce au compostage, à l'apport de matériel biologique et à l'utilisation de cultures de couverture. Ils font la rotation des cultures, et laissent les terrains en dormance avant de replanter. Si nous étions arrivés plus tôt, nous aurions pu cueillir nos propres légumes et les apprêter pour le repas.

roger virginia newearthfarm

Notre guide, Theren, nous a parlé avec enthousiasme de leur effort pour une gastronomie où l’on utilise même des herbes non-conventionnelles. Le repas qu’on nous a servi était délicieux et varié.

roger virginia newearthfarm repas bio

Cette ferme a une vocation éducative et reçoit des familles et des écoles.

roger virginia marions stewart

Ils ont un petit magasin pour la vente de leurs produits, tenu par Marion, qui est une experte en épices et aromates.

À 15h nous déposions nos valises au Sheraton Oceanfront Hôtel. Ma chambre a une magnifique vue sur la plage. 

roger virginia sheraton oeanfront hotel

Nous nous sommes rendus au One Fish-Two Fish pour souper. C’est un restaurant chic mais décontracté, où il est possible de se rendre en bateau ou en voiture. C’est un endroit de rêve d’où on assiste à de magnifiques couchers du soleil. 

roger virginia onefish twofish eau

Le site est rempli de poésie.

roger virginia marina

Il fait rêver.

roger virginia jacinthe luis georgesJacinthe, Louis et Georges

La cuisine du One Fish-Two Fish est créative, inspirée du marché. Sa carte offre certains des vins les plus difficiles à trouver en Amérique. La section des vins de la Virginie est particulièrement intéressante.

roger virginia fish dishes

Le bar est un des mieux fournis que j’ai vus en Virginie. 

roger virginia onefish twofish

One Fish-Two Fish, 2109 West Great Neck Road, Virginia Beach, VA 23451, Tél.: 757 496-4350.

JOUR 3 

Nous avons commencé notre journée avec un déjeuner au restaurant Commune, qui est aussi boulangerie et café durable, au cœur du ViBe Creative District, à Virginia Beach.  

roger virginia felicia allieFelicia et Allie 

Nous avions rendez-vous avec Kate Pittman, la directrice exécutive du Projet ViBe Creative District, qui travaille pour dynamiser l’arrière-zone de Virginia Beach.  

roger virginia kate pitmanKate Pittman 

Le propriétaire de Commune, Kevin Jamison, était agriculteur pendant de nombreuses années avant de se lancer dans la restauration. Il achète ses produits dans des fermes avoisinantes qui utilisent des techniques durables et fabriquent tout à partir de zéro.  La philosophie derrière Commune est que les aliments que nous choisissons de manger sont importants pour notre santé et pour l’environnement. Les aliments frais et bio sont aussi les plus savoureux! 

J’avoue avoir très bien mangé en dégustant un délicieux latté à la lavande. 

roger virginia dejeuner

Commune, 501 Virginia Beach Boulevard, Virginia Beach, VA 23451, Tél.: 757 963-8985.

En dépit des mets copieux que l’on déguste un peu partout en Virginie, je n’ai pas vu de personnes en surpoids. Les gens font beaucoup de course, ils prennent soin d’eux et ont des corps élancés avec une belle élasticité. Les Virginiens et les Virginiennes sont en vérité magnifiques!

Visiter le Virginia Beach Creative District, appelé communément VIBe, en compagnie de Kate Pittman, c’est passionnant.

C’était un quartier qui se dégradait et c’était dommage, car il n’est qu’à quelques mètres de la plage et de ses merveilleux hôtels. La mairie a voulu le remonter et le dynamiser. 

Pour commencer, ils ont appelé les artistes de toute la région pour exercer leur talent sur les murs, en leur attribuant des sommes d’argent. 

roger virginia vibe muraux

Le quartier s’est rempli de jolies murales très colorées et a changé d’aspect. 

Même les enfants ont participé au projet:

roger virginia cabanes oiseaux

Ensuite, la ville a invité les artisans à venir occuper des locaux d’arrière-plan qui étaient à l’abandon. On a aussi convaincu des restaurateurs à venir s’installer sur les rues passantes, car il y a une clientèle locale, mais aussi une clientèle touristique qui veut se nourrir sainement sans se ruiner. Des développements immobiliers d’intérêt local commencent à pousser. Dans cinq ans, ce quartier sera très dynamique, parce qu’il a été conduit par des gens de vision.

J’ai visité la Maison communale, qui est destinée à permettre à des travailleurs autonomes de passer quelque temps avec leur ordinateur et à côtoyer d’autres travailleurs autonomes pour briser leur isolement. 

roger virginia maison communale

Il y a une salle qui peut se transformer pour certaines performances artistiques ou littéraires. Il y a aussi un petit café. 

ViBe Creative District, PO Box 3601, Virginia Beach, VA , Tél.: 757 202-9533.

Un peu plus tard, nous avons embarqué à bord du bateau de plaisance Pleasure House Oyster pour naviguer sur les eaux de la rivière Lynnhaven. Pleasure House était le nom d’une des plus anciennes tavernes du Nouveau Monde, construite vers 1650.

Lorsque les immigrants anglais débarquèrent au Cap Henry en 1607, ils découvrirent des huitres grosses comme des assiettes qui reposaient dans des eaux tellement cristallines qu’on pouvait les apercevoir à 20 mètres de profondeur.

Adam Thoroughgood donna à cette rivière le nom de Lynnhaven à cause de ces huitres extraordinaires.

En raison de la pollution, Lynnhaven fut fermée dans les années 1960, mais l’élevage des huitres est autorisé à nouveau depuis 2007.

L’expérience des huitres est intéressante. On les voit par milliers qui reposent sur des bancs de sable, qui sont arrosés par la marée haute. Le capitaine éleveur apporte des cages en fer, qu’il remplit de quelques douzaines d’huitres. Ensuite, il plonge les cages dans les eaux fraîches de la rivière pendant une quinzaine de minutes, pour purifier les bivalves de leurs toxines.

roger virginia huitres fraiches

Il les place dans un sceau d’eau et les frotte pour leur enlever le sable. Il installe une tente et une table de fortune dans un banc de sable et ouvre les huitres. Inutile de demander du citron, il n’en a pas. Heureusement, notre accompagnatrice avait apporté une bonne bouteille de Chardonnay de la Virginie pour accompagner la dégustation, et nous en fûmes ravis.

roger virginia huitres ouverture

Les huitres étaient de taille moyenne, mais la chair remplissait les coquillages. On nous montra une huitre en processus de faire une perle. Une autre contenait un petit crabe. L’éleveur la donna à un de nos camarades de voyage en lui disant qu’il était chanceux d’avoir ce cadeau, et l’autre l’avala. Sacré farceur de capitaine!

Avant de remonter dans le bateau, nous avons pu admirer de près l’élevage d’huitres.

roger virginia huitres sol

En général, seulement une partie de leur coquille repose dans le sable humide, et l’autre partie prend l’air. Des mâles prennent de petites femelles sous leurs coquilles pour les protéger jusqu’à ce qu’elles soient pubères, si j’ose dire, et alors ils les épousent. 

Pleasure House Oyster Farm, 3211 Lynnhaven Drive, Virginia Beach, VA 23451, Tél.: 757 663-6970.

Nous avons quitté la charmante compagnie des huitres, qui ne sont pas très bavardes, et nous sommes allés nous restaurer au Dockside Restaurant and Marina.

roger virginia dicksideresto

Nous avions rendez-vous avec Kelli Norman pour luncher. Kelli est la directrice de Tourisme, ventes et marketing. Elle a un fabuleux sens de l’humour qui a apporté beaucoup de joie au repas.

roger virginia jacinthe roger kelliJacinthe, Roger et Kelli (Crédit photo: Georges Kahy)

Les spécialités du Dockside Restaurant and Marina sont les fruits de mer, les crabes à la vapeur et les poissons vendus sur le quai au petit matin par des pêcheurs qui viennent d’arriver. 

roger virginia docksidedelice

Dockside Restaurant and Marina, 3311 Shore Drive, Virginia Beach, VA 23451, Tél.: 757 481-4545. 

Notre dernière visite était pour la découverte du First Landing State Park, qui fut l’endroit où débarquèrent les premiers colons anglais en 1607. L’endroit était marécageux, mais était à l’abri des navigateurs basques et espagnols qui sillonnaient la mer. C’est un endroit admirable, un habitat unique avec des lagunes, de grands cyprès et des plantes rares. Plus de 25 kilomètres de sentiers de randonnée traversent ce parc naturel.  

roger virginia serpentLe paysage est à couper le souffle (Crédit photo: Georges Kahy) 

Le parc propose des cabines climatisées, des emplacements de camping, des aires de pique-nique, une plage de baignade, des rampes de mise à l'eau, des locations de kayaks et des excursions, ainsi qu'une piste cyclable. On a aussi rencontré un joli serpent; Jacinthe s’est éloignée rapidement lorsqu’il a essayé de lui vendre une pomme, même s’il affirmait qu’elle était bio. On n’a pas oublié que la pomme qu’il a vendue à la Mère de l’humanité nous a empoisonné la vie.  

First Landing State Park, 2500 Shore Drive, Virginia Beach, VA 23451, Tél.: 757 412-2300. 

Nous avions la soirée libre et nous devions faire nos valises, puisque le lendemain nous allions prendre, de bonne heure, le train pour Norfolk, pour explorer les régions de Richmond et de Charlottesville.

Virginia Beach m’a enchanté. Jacinthe Paré est une personne et une guide exceptionnelle. Merci.

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Roger Huet
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mercredi, 12 septembre 2018 09:06

Chroniques gourmandes et littéraires d’automne

LE MOUSSEUR À LAIT CAFFITALY 

roger chroniques mousseur

Un petit électroménager à deux vitesses, très facile à utiliser. On peut obtenir en soixante secondes une mousse chaude, une mousse crémeuse ou une mousse froide pour les meilleurs capuccino, latte et macchiato. Très convivial, très facile à nettoyer, et de plus, avec un très beau design. Vient en plusieurs couleurs: noire, blanche ou métal.

Disponible chez Linen Chest au prix de 79,95$. 

 

MAISON MAILLE - COLLECTION DES MOUTARDES DU VIGNOBLE

roger chroniques maille

Les moutardes les plus exquises, les plus légères, les plus raffinées. La première est travaillée au Sauvignon blanc, ce vin blanc aromatique qui se marie si bien avec les poissons, le boudin blanc ou la blanquette de veau.

La deuxième est macérée au pinot noir, qui la rend incomparable avec les mets aux viandes rouges comme le bœuf bourguignon, ou simplement les grillades ou le tournedos Rossini.

En vente dans les grandes surfaces et les magasins gourmets, au prix de 3,49$ le pot de 210 grammes.

 

AM GIST, DES PRODUITS BIOLOGIQUES ET SANTÉ

roger chroniques snacks

Une entreprise canadienne qui s’occupe de sélection et de commercialisation d’aliments innovants du Brésil: noix de cajou, jus divers à base de noix de cajou, tartinades de cacao, collations, craquelins de tapioca, bananes vertes organiques et tartinades salées biologiques à base d’artichaut, de courge, de tomate séchée. Leurs produits sont 100% naturels, sans additif, ni préservatif.

AM Gist propose une collection fascinante de produits alimentaires:

Les Wander nuts sont des fruits secs biologiques, des boissons à base de fruits secs et des beurres de noix de Cajou, bien plus délicats que les beurres d’arachide. 

La Pianezza regroupe des tartinades salées et sucrées biologiques. 

Les Vergan sont de délicieux snacks bio pour accompagner les apéritifs ou à mélanger avec les salades. Mes préférés sont les multigrains et les snacks faits de patates douces.

AM GIST Healthy Food inc. Pour les prix contactez Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., présidente ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., directrice financière

 

MIEL NATURE INC. 

roger chroniques hydromellerie

L'hydromellerie Miel Nature est un fournisseur important d’hydromels de la Société des alcools du Québec (SAQ). C’est aussi une des hydromelleries les plus médaillées au monde, avec plus de 232 médailles.

L’histoire de son fondateur, Ali Agougou, n’est pas banale. Il est né en Algérie. Il obtient un doctorat en chimie en 1985 et travaille comme consultant à l'Office national des vins d'Algérie. Il est aussi directeur de recherches à l'Institut alimentaire et maître de conférences.

Il fait un stage postdoctoral à l'Institut alimentaire de Moscou en 1991, où il y rencontre Elena, qui devient sa femme. Le couple s’installe au Québec en 1997. Après un passage dans plusieurs entreprises alimentaires, les Agougou décident de se mettre à leur compte, en achetant une entreprise apicole en 2000. C’est ainsi que Miel Nature inc. est née.

Ils sont spécialisés dans la production des miels extraits à froid pour conserver le miel dans son état naturel et sauvegarder ses enzymes, qui jouent un rôle important dans la digestion. Ils gèrent plus de 800 ruches et produisent 80 produits de miel, dont 24 hydromels tranquilles et 3 hydromels mousseux.

J’ai dégusté plusieurs boissons d’hydromel, en commençant par un Poiré et Miel, qui est une vraie merveille, 11o d’alcool, à boire bien frais ou on the rocks. Il accompagne merveilleusement les canapés au foie gras à l’apéritif, les fromages bleus et les desserts aux fruits.

J’ai aussi apprécié une préparation de Miel aux fruits secs: amandes, noisettes et noix de Grenoble. À prendre seul ou en bonne compagnie. 

roger chroniques poire miel

J’ai ensuite dégusté la Cuvée Prestige présentée dans une très belle bouteille en céramique de 500 ml. C’est est un vin de miel fortifié au rhum et vieilli en fût de chêne; 20o d’alcool.

À prendre comme apéritif ou comme digestif, frais ou sur glace. Délicieux avec de la crème glacée à la vanille, du café, des boissons gazeuses, des cocktails et des fromages forts. 

Je me suis damné avec un hydromel Pomme & miel, 15o d’alcool, très doux, avec des arômes de pomme et de miel. Parfait comme apéritif et comme digestif. Il se marie merveilleusement avec le foie gras, les sushis, les poissons, la fondue chinoise, la volaille et avec les tartes aux fruits au dessert.

roger chroniques pomme miel

Neuf produits de Miel Nature sont disponibles à la SAQ; les autres sont disponibles à leur boutique.

Miel Nature inc., 675 chemin de la Beauce, Beauharnois (Québec) J6N 3B8. Tél.: 450 429-5869.  

 

UN PEU DE LITTÉRATURE 

Le monarque aux ailes d’or, de Marguerite Houle 

roger chroniques monarque

Un livre merveilleux, mi-roman, mi-conte, mi-rêverie. L’histoire d’un monarque sauvé de la Grande Serre du Jardin botanique et amené au Mexique, où il retrouvera ses congénères.

Un livre avec une information très complète sur ces merveilleux papillons, sur leur mode de vie, sur le grand voyage qu’ils entreprennent chaque année du Canada jusqu’au Mexique pour se reproduire, et le retour de la génération suivante au Canada au printemps.

Un monarque très spécial est l’hôte d’un capitaine de yacht qui descend jusqu’à Key West, en Floride, avec sa famille; en face il y a la côte du Mexique, qui est la destination finale du monarque.

Le livre a une conclusion surprenante, quoique logique.

Le monarque aux ailes d’or est publié aux Éditions sans fin, 174 pages, préface de Sonya Charest. Prix 25$ chez Renaud-Bray. 

 

Lucy et Leila se mêlent des affaire$ de Simon 

roger chroniques lucy leila

De Luce et Hugues Morin, illustrations de Julie et Lydia Ferron et Guillaume Boucher, scénario de Manon et Muguette Berthelet, mise en page de Léa Joannette.

Un livre plein de bon sens, en bande dessinée, où on explique à un adolescent l’argent, le crédit, la mode, le budget, le contrôle de ses dépenses, l’épargne, les dépenses folles, le danger des jeux vidéo, les bébelles qui n’ont pas de sens, la faillite, les employeurs, les dépenses nécessaires, et tellement plus. Un livre à mettre de toute urgence entre les mains des adolescents pour leur ouvrir les yeux et leur permettre de contrôler et d’épargner leur argent.

Lucy et Leila se mêlent des affaire$ de Simon, bande dessinée, 48 pages. Prix 25$ taxes incluses à l’unité et 20$ taxes incluses pour groupes ou écoles. Achat en ligne

 

Roger Huet
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Camille Alarie recevait aujourd’hui son diplôme de finissante de l’École des métiers de la restauration et du tourisme de Montréal; elle était radieuse. J’ai pu recueillir ses émotions. 

RH – Bonjour Camille. Alors, c’est aujourd’hui que se termine votre vie d’étudiante et commence votre vie d’adulte, avec une carrière dans le monde de la restauration? 

CAMILLE – Effectivement, j’ai bien hâte de voir ce que l’avenir me réserve. J’ai aussi d’autres projets enrichissants en tête, que j’aimerais accomplir. 

RH – Beaucoup d’émotion? 

CAMILLE – Oui, avec mon diplôme qui m’ouvre des portes, j’ai enfin la chance de pouvoir travailler dans le domaine formidable de la restauration. 

RH – Combien de temps ont duré vos études? 

CAMILLE – Mes études on durée 1 an, jour pour jour. J’ai commencé ma formation exactement le 28 août 2017. Mais j’ai eu la chance de pouvoir adapter mon horaire d’école à mes besoins, donc et je suis une étudiante à temps partiel, et cela m’a ralentie un peu, si on veut. 

RH – Quelle est la formation que vous avez obtenue? 

CAMILLE – J’ai obtenu la formation de service de la restauration. Cette formation m’a permis d’obtenir mon cours de bar officiel et une base de sommellerie. J’ai appris entre autres choses: comment ouvrir professionnellement une bouteille, comment passer un vin en carafe et comment le décanter. Cette formation m’a aussi permis de travailler au guéridon, de faire des cafés flambés et de pratiquer un service gastronomique de 3 services du mardi au vendredi, à l’heure du dîner, avec mes collègues. 

RH – Quand avez-vous découvert votre vocation pour la gastronomie et la restauration? 

CAMILLE – À vrai dire, je ne savais pas trop dans quoi je m'embarquais. C'est seulement après quelques semaines de cours que j’ai compris qu’il était fait pour moi. Beaucoup de jeunes se précipitent après le secondaire et parfois, prennent des années à savoir ce qui les intéresse vraiment. Heureusement pour moi j’aime les vins, j’aime la nourriture, et j’aime que les clients repartent avec un grand sourire. Ma passion m’a été transmise surtout par mes professeures, avec ce qu’elles m'ont fait vivre au cours de cette année. Je pense entre autres à Sophie Vincent, qui est une femme qui pétille 24h/24. Elle nous a choisies, une de mes camarades et moi, pour participer au banquet qui soutenait la lutte contre la sclérose en plaques, en collaboration avec le Toqué! Une soirée fantastique que j’ai adorée. 

RH – La restauration est vaste; quel est le domaine dans lequel vous voudriez travailler? 

CAMILLE – En m’inscrivant au DEP, j’avais en tête de travailler sur un bateau de croisière, ce qui me permettrait de voyager par la même occasion, mais je ne suis plus très sûre. Le principal c’est que je me sente bien dans mon environnement de travail et que j’aime ce que je fais. Peut-être que dans un avenir je vais pouvoir voyager en travaillant. 

RH – Quels sont vos modèles? 

CAMILLE – Les personnes qui m'ont marquée sont celles que j'ai rencontrées durant mon parcours. Tout d'abord mes professeures: Sophie Vincent, Caroline Raymond et Chrystelle Lamarque. Ensuite un homme persévérant, le chef Normand Laprise, que j’admire beaucoup, et d’autres chefs comme Marcel Kretz, Martin Picard, Colombe St-Pierre... Ils sont les piliers de la gastronomie québécoise. 

RH – L’École des métiers de la restauration et du tourisme de Montréal est l’une des plus récentes, mais jouit déjà d’une excellente réputation. On dit que l’enseignement se fait dans la convivialité plutôt que dans une discipline rigoureuse. Est-ce que c’est vrai? 

CAMILLE – Totalement. J’ai toujours eu du plaisir à apprendre de nouvelles choses à cette école, et je n’ai pas hésité à poser des questions. Mes enseignantes et les chefs, sans oublier le personnel qui nous entourent, sont toujours de bonne humeur et attentifs. 

RH – Pour votre vie professionnelle, ce sera toujours important de garder le contact avec votre promotion. Combien de finissants compte la Promotion 2018? 

CAMILLE – Puisque l’horaire est flexible, certaines personnes avec qui j’ai débuté ma formation ne finiront pas en même que moi. Je dirais que nous sommes environ une douzaine. 

RH – Lorsqu’un jeune termine sa formation et n’a pratiquement aucune expérience en entreprise, il se heurte souvent à des difficultés d’embauche. Cela arrive dans tous les métiers. De plus, les salaires des débutants sont souvent assez ridicules. Mais il ne faut pas vous décourager car avec le temps, vous trouverez le bon emploi, et vos conditions passeront d’acceptables à formidables! Êtes-vous prête à vous battre pour avoir votre juste part? 

CAMILLE – Comme vous le dites, nous commençons tous en bas, quelque part. Je suis une fonceuse je ne vais jamais arrêter de persévérer pour avoir ce que je veux et ce j’aime dans la vie. On n’a qu’une vie et il faut en profiter, être heureux et fier de soi et de ce que l’on accomplit. 

RH – Le secret c’est de s’appliquer sans cesse et parfois de regarder beaucoup plus loin. Il y a des restaurants dans le monde entier. Une de mes connaissances a trouvé très vite un bon emploi dans la restauration d’un bateau de croisière. Ces immenses bateaux de grand luxe où les gens vivent à l’année. Elle a pratiqué la haute gastronomie et son magnifique curriculum lui a permis plus tard de se trouver une très belle situation en terre ferme. Le plus important, c’est de viser l’excellence. Dans votre regard, il y a la flamme de l’excellence. Je vous souhaite une magnifique carrière dans le merveilleux monde de la restauration. 

CAMILLE – Merci pour cette belle opportunité; je vous suis reconnaissante de cette attention. Merci aussi à mes professeures. Je leur souhaite une belle continuité à elles aussi. 

Liens :

roger camille alarie 

Si un restaurateur souhaite donner une chance à Camille et l’intégrer à son équipe, il peut la joindre ici: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  

L’École des métiers de la restauration et du tourisme de Montréal se trouve au 1822 boulevard de Maisonneuve Ouest, Montréal.

Roger Huet
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RH – Dix ans déjà, Samy Rabbat?

SAMY RABBAT – Dix ans, et je n’ai pas vu le temps passer… Que de projets et de transferts de portails ont eu lieu!

RH – Qui êtes-vous, Samy Rabbat?

SAMY RABBAT – Je suis né au Caire, en Égypte. Mon enfance s’est passée dans ce pays, au Liban, où mon frère Charles est né, au Ghana, en Côte d’Ivoire, en Iran, et finalement au Canada. Nous sommes arrivés au Québec en août 1965.

Mon père était directeur commercial de la compagnie d'aviation libanaise MEA (Middle East Airlines) et il couvrait à l'époque les stations en Afrique et en Iran. Il est l'homme qui a ouvert toutes les compagnies d'aviation arabes au Canada, ce qui est surprenant pour un chrétien dans un monde de confession musulmane, mais il était reconnu comme un homme droit, respectueux et professionnel. Ma mère a toujours eu la touche culinaire et l'art de recevoir. Nous n'avions pas besoin de chefs, ni de traiteurs pour toutes les réceptions où mon frère et moi étions cachés pour observer celles-ci, et ce, dans tous les pays où nous avons vécu.

Dès l'âge de 17 ans, on nous a demandé, au secondaire, ce que nous voulions faire dans notre vie, et après mûre réflexion, je me suis dit qu'il était temps que j'aille voir ce qui se passe derrière les rideaux des restaurants et des hôtels. Dans ma jeunesse, nous avons eu la chance de voyager en première classe, d'aller dans les hôtels de luxe. Le premier jour où j'ai mis les pieds à l'ITHQ (Institut de Tourisme et d’Hôtellerie du Québec), en 1973, j'ai su que j'étais dans la bonne voie, et cette passion ne m'a jamais quitté.

Trois belles années de cours théoriques et de pratiques sans aucune interruption et aucunes vacances. Je suis issu de la promotion 1976, avec qui je suis en contact permanent. Ce furent des années de découverte, sur moi-même, entre autres, et de travail acharné.

Après mes études, j’ai travaillé comme barman au Salon des commanditaires durant les jeux olympiques de 1976, ensuite je me suis retrouvé à titre de concierge et «bell boy» au Méridien Montréal du Complexe Desjardins, pour passer ensuite à la réception de l'hôtel. Je passais d'un revenu assez substantiel à 600$ brut par mois; heureusement que j'habitais chez mes parents, mais j'avais un but, qui était de devenir directeur marketing de l'hôtel. Un jour, une opportunité s'est ouverte à moi, et je suis passé aux ventes du même établissement avec un salaire de crève-faim. Dans le cadre de mon travail de délégué commercial, j'ai frappé à toutes les portes de l'île de Montréal pour offrir les services de l'hôtel, et ce, sans compte de dépenses et de déplacements... J'ai adoré la technique du «cold call». Un jour, le représentant commercial faisant les États-Unis ne s'est pas présenté au travail, et on m'a proposé de prendre sa place à main levée... Ce fût une révélation, et durant quelques mois j'ai parcouru ce pays de long en large. Je remercie mes deux mentors de l'époque, Mme Claude Zalloni et feu Yvan de Poncharra.

Pour une raison bizarroïde, le Méridien Montréal m'a congédié pour des motifs nébuleux (il faut croire que je dérangeais l'entreprise), et croyez-le ou non, c'est l'avocat du syndicat de la CSN qui m'a défendu. Du jamais vu qu'un avocat syndicaliste défende un cadre dans l'hôtellerie. J'ai été blanchi de toutes les accusations, mais je n'étais plus au Méridien. Quelques semaines plus tard, je me suis retrouvé à la direction des ventes de l'hôtel Alpine Inn de Ste-Marguerite, pour être remercié trois mois tard car une fois de plus, je dérangeais le système. Les patrons me demandaient 7 visites par jour et j'en faisais 25!

En 1979, je me retrouve avec l’agence Desautels à titre de représentant de vins, car durant mes fins de semaine, je travaillais comme garçon de table pour servir les dégustations de vins et fromages. Une fois de plus, une opportunité s'est présentée et me voilà sur la route sur les territoires de Montréal, Laval et les Laurentides. C'est là que je croise Philippe Dandurand (Réf.: Une chronique sur cette personnalité vinicole).

Sur une période de 30 ans en représentation de vins, les professionnels se rappellent de quatre éléments particulièrement bien différents de ma personne:

  1. Le lancement des vins mousseux Freixenet, car nous avions fait construite une bouteille géante dans le vélodrome du Parc olympique, au Salon des vins de Montréal (une idée de feu André Girouard, mon patron de l’époque).

roger samy freixenet

roger samy charles karimDe gauche à droite: Charles Rabbat et Karim Waked, mon cousin

  1. Le lancement des lions rouge et blanc de Calvet, car je m’étais déguisé en dompteur de lions durant le Salon des vins de Montréal.

roger samy lions calvet

  1. La promotion du Beaujolais Château des Tours, et par la suite le Grille-Midi.

roger samy tours

  1. Le lancement des 250 ml de la marque Cellier des Dauphins.

roger samy dauphins

Trente ans plus tard, après avoir fait le tour de l’industrie, à l’exception de travailler à la SAQ, je me suis dit qu'il était temps de faire autre chose, car je manquais de «Woumph!». J'en avais assez de me heurter à des règlements de plus en plus durs du monopole. J'ai écouté le slogan de nos cousins américains: «If you don't beat them, join them or confuse them»... J'avais surtout retenu la dernière partie de la phrase.

Le 3 septembre 2018, cela fera dix ans que le site existe, et j'ai débuté avec 1700 noms. Je faisais des envois par courriel alors que j'étais agent, car tout seul dans une jungle, on ne va pas bien loin, et mes collègues de la compétition étaient également mes alliés.

En 2007, j'étais partenaire avec deux autres personnes et nous avions lancé l'academievinicole.com, qui était une plateforme destinée à vendre les importations privées, via la SAQ. Nous avons dû fermer nos portes, car après avoir été approuvés par la SAQ, elle a envoyé une lettre informant l'industrie que seul le monopole avait le droit d'annoncer, de distribuer et de vendre via Internet. Les agences de vins se sont retirées de notre portail.

Après avoir perdu ma chemise, je me suis redirigé vers une nouvelle plateforme sur mon nom de domaine, afin de donner de l’information, de partager des bonnes nouvelles pour les communautés de l'agroalimentaire, des vins & spiritueux et du domaine de l'accueil HRI. Je m'étais rendu compte que personne ne se parlait entre toutes ces communautés.

Aujourd'hui, les œnologues travaillent de concert avec les sommeliers, l’Association québécoise des agences de vins bières et spiritueux (AQAVBS) est en communication avec l'Association des Restaurateurs... Disons que je ne suis pas le seul à avoir fait avancer les dossiers...

RH – Par quelles avenues êtes-vous arrivé à lancer ce site Web destiné à une communauté très ciblée de la restauration et du vin?

SAMY RABBAT – Depuis des années, j’écrivais toutes les nouvelles de l’industrie HRI avec feu l’Association des diplômés de l’ITHQ. Ensuite, j’ai tenu durant quelques années (2003-2018) une rubrique sur le site de PlanèteQuébec et qui existe encore: Les bonnes nouvelles de Samy Rabbat. Pour cette entrée sur le Web, je dois une fière chandelle à Richard Johnson; ex-directeur finance et marketing du Journal de Montréal.

Quant au lancement de SamyRabbat.com, je dois une autre fière chandelle à Carole Lemay, de Cité Boomers, qui m’a encouragé à sauter dans l’arène.

RH – Qui a été votre premier client du site?

SAMY RABBAT – En parlant au téléphone avec Thérèse Vanasse, de Vanasse & Associése & Associés, qui me demandait où j’en étais dans mes projets, je lui racontais que je cherchais un montant d’argent pour lancer mon nouveau site Web, qui serait conçu par Pascal Jarry, d’HPJ Solutions. Elle m’a demandé quel était le montant, qui était minime à l’époque, soit 2500$, et m’a répondu qu’elle allait prendre la bannière principale pour ce montant. Thérèse a été ma première cliente. Aujourd’hui, il serait impossible de le faire avec cette somme.

RH – Est-ce qu’à l’époque où vous étiez agent avait déjà germé l’idée de créer un organe d’informations sur le vin?

SAMY RABBAT – Certainement! Je donnais déjà de l’information de façon informelle à mes collègues dans l’industrie et chaque dimanche, je passais près de 6 heures à faire les envois à coup de 40 noms en visible.

RH – Qu’est-ce qui vous a amené à concrétiser votre idée à fonder SamyRabbat.com?

SAMY RABBAT – En donnant un séminaire à l’ITHQ sur la manière de lancer son agence de vins, un participant m’a posé une question dont je n’avais pas la réponse, et m’a placé en contact avec Pascal Jarry, concepteur de sites Web, et avec qui je me suis associé quelques années plus tard. Nous nous sommes séparés au bout de deux ans, car nous n’avions plus la même vision.

RH – Pour quelle raison avez-vous choisi votre nom pour le site Web?

SAMY RABBAT – Pour l’unique raison que tout le monde me connaissait dans l’industrie vinicole!

RH – Étant donné l’omniprésence du monopole, est-ce que la SAQ vous a aidé lors de votre lancement?

SAMY RABBAT – Merci Roger de me faire rire aux éclats!

L’agence de marketing de la SAQ, lors du lancement, m’avait clairement indiqué que le monopole n’avait pas de budget pour des sites tels que le mien!

RH – Auriez-vous pu faire ce site et ce travail de Réseauteur en partant d'une simple idée, sans expérience de l'industrie?

SAMY RABBAT – I-M-P-O-S-S-I-B-L-E! Je pèse chaque lettre du mot IMPOSSIBLE.

Cela m’a pris 30 ans pour bien décortiquer les tenants et aboutissants de l’industrie vinicole, autant pour le réseau de la SAQ que celui de l’épicerie. Durant toutes ces années, j’ai parcouru la province de Québec, le Canada, et une partie de l’Europe, autant à mes frais qu’avec mon employeur de l’époque, qui était le Cellier des Dauphins, dirigé par le charismatique François Boschi.

RH – Comment les professionnels du monde du vin et de la restauration vous ont-ils vu arriver du jour au lendemain?

SAMY RABBAT – 50% ont trouvé que cela était naturel, car ils recevaient déjà mes Nouvelles hebdomadaires par courriel. L’autre 50%, je vous épargne tous les commentaires à mon égard, à savoir de quoi je me mêlais et que je n’avais rien à faire dans l’industrie médiatique… ils n’avaient pas encore compris!

RH – Comment définiriez-vous SamyRabbat.com?

SAMY RABBAT – C'est un magazine Web, un organe de réseautage, un puissant outil de promotion, un outil unique de recrutement de personnel pour les agences & institutions, et de recherche d’emploi. Je suis constamment sur le terrain, pour les personnes avec une expérience de la vente dans le milieu du vin et de la gastronomie. Mon site est une source unique d’information officieuse pour les acteurs dans le milieu du vin et de la restauration. C’est un outil de travail pour les PROS et une source valable d’informations pour les amateurs de vins avertis.

RH – Vous avez aussi un instrument supplémentaire très dynamique, votre infolettre, Les nouvelles de SamyRabbat . com, qui paraît tous les mercredis.

SAMY RABBAT – En 2008, j’envoyais 3 nouvelles par semaine avec 3 éditoriaux. Après un sondage maison, on a réduit à un envoi officiel, le mercredi. En 10 ans, il n’y a jamais eu une semaine d’interruption!

RH – À qui s'adressent vos nouvelles?

SAMY RABBAT – Des agents commerciaux touchant au monde de la restauration, des chefs de cuisine, des cuisiniers et des pâtissiers, des transformateurs alimentaires, des producteurs dans l'agroalimentaire, des acheteurs F&B (Food and Beverages), des directeurs d’écoles hôtelières, des consultants en restauration, des planificateurs d’évènements, des membres de la presse spécialisée, des professeurs de cuisine et de sommellerie, des producteurs de vins locaux et internationaux, des sommeliers membres de l’Association canadienne des sommeliers professionnels (ACSP), des œnologues et des chimistes du domaine vinicole membres de l’Association canadienne des œnologues, des mixologues, des serveurs de tables, des représentants et des cadres des 450 agences de vins du Québec, des membres de la haute direction de la SAQ et de GWS (Global Wines & Spirits), les membres des délégations étrangères des pays producteurs de vins, des producteurs de vins et de cidres du Québec, des amateurs avertis de vins.

RH – Quelles sont les segmentations des nouvelles hebdomadaires et du site?

SAMY RABBAT – Nous faisons notre possible pour nous adresser à toutes les professions qui sont autour de la table du partage.

RH – Comment avez-vous fait pour passer à 7000 abonnés professionnels autorisés en si peu de temps?

SAMY RABBAT – À chaque personne que je rencontre sur mon chemin, je lui donne ma carte d’affaires et j’enregistre ses coordonnées dans nos bases de données. La majorité des abonnés ont été rencontrés lors d’activités vinicoles.

RH – Est-ce que votre activité de réseauteur va au-delà de SamyRabbat.com?

SAMY RABBAT – Comme se plaisait à dire Philippe Duval, l’ex-président de la SAQ: «Samy Rabbat est le ciment de l’industrie!» C’est clair que dans le monde du Réseautage, je suis devenu à mon insu une sorte de Pages Jaunes pour toutes sortes de demandes. Heureusement, je suis entouré d’excellentes personnes-ressources.

RH – Dans votre concept de Réseauteur-Rassembleur, vous avez connu de très belles réussites.

SAMY RABBAT – Elles sont nombreuses, mais je ne peux pas les nommer par éthique professionnelle. Une des clés de la réussite dans ce domaine est une totale discrétion sur les nouvelles commerciales, ainsi que sur les nombreux secrets qu’on nous confie.

RH – Quels sont les facteurs de succès du site et des infolettres?

Ma priorité de donner un service hors pair à nos clients et à nos lecteurs en leur apportant des nouvelles inédites, des éditoriaux parfois humoristiques, et parfois incisifs.

RH – Il y a aussi dans votre système certains aspects ludiques très innovateurs. 

SAMY RABBAT – Vous pensez sans doute aux cartes d’affaires numérotées, dont l’idée originale me vient de mon ami Roger Grégoire. Avec elles, j’ai développé un programme promotionnel très intéressant pour les commanditaires et pour enrichir nos bases de données.

roger samy carte numerotee

RH – Je pense aussi à vos concours spontanés, comme celui qui consiste à deviner combien de bouchons ou de capsules il y a dans des contenants.

SAMY RABBAT – Vous parlez des quizz que je mets sur ma page Facebook personnelle! Ce sont des jeux pour placer en alerte mes abonnés et garder le contact avec eux en permanence. Sur ce réseau social, j’exploite 3 thèmes:

Où suis-je làlà? Les lecteurs adorent les commentaires des uns et des autres.

roger samy ou suis je la la

La réflexion existentielle

roger samy reflexion existentielle

Sur cette photo, que remarquez-vous de particulier?

roger samy reflexion existentielle2

RH – Vous êtes le seul média du monde des vins qui rend hommage à des personnages qui ont contribué à la connaissance et à la promotion des vins au Québec. 

SAMY RABBAT – Les succès des vins au Québec, on les doit à des pionniers qui sont énumérés sur mon site dans la section Les personnalités du Vin, à qui on doit énormément pour leur vision et leur implication. La première entrevue a été faite avec Philippe Dandurand. 

Nous avons également une section consacrée aux personnalités locales et internationales, pour perpétuer leur héritage, que l’on retrouve dans la section Les disparus. Finalement, nous avons porté un hommage aux commerciaux qui ont travaillé d’arrache-pied pour populariser les vins & la restauration au Québec dans une section que nous avons nommé Les inconnus célèbres (une idée originale de Gérard Spitzer, d’Infotel).

RH – Comment apparaissait le monde du vin en 2008?

SAMY RABBAT – Les vins en épicerie ont commencé à sortir de leur torpeur en apportant plus de qualité. Les vins en importation privée avaient déjà le vent dans les voiles et ils ont fait énormément de progrès avec l’apport de nouvelles règles plus souples à la SAQ et à la RACJ. Les salons de vins et les activités vinicoles ont vécu bien des angoisses à cette époque, avec la RACJ. Il a fallu de très nombreuses réunions et des intervenants passionnés et coriaces dans ces dossiers, dont Alain Rochard, Pierre Birlichi, Benoit Lecavalier et autres professionnels, qui étaient de toutes les tribunes, pour faire avancer la cause des agents et des producteurs de vins.

Aujourd’hui, les consommateurs ne sont pas à plaindre au Québec, car ils disposent d’une variété de produits, tant dans les succursales du monopole comme en importation privée, et même dans les grandes surfaces, pour répondre à leurs envies les plus folles.

RH – Est-ce que la Société des alcools du Québec a une mission secrète, non connue du grand public?

SAMY RABBAT – LA SAQ est un des bras du gouvernement du Québec, tout comme Hydro-Québec. La mission première de ces entités est d’apporter des revenus importants au ministère des Finances. Ces entités sont avant tout une affaire financière; ensuite, elles remplissent leur mission sociale.

RH –  Comment ont évolué dans les derniers trente ans, les relations des producteurs de vins avec leurs agents, et des agents avec leur marché local? 

SAMY RABBAT – Dans les années 80/90, lors de la venue d’un producteur de vins à Montréal, l’agence promotionnelle de vins & spiritueux était en branle-bas de combat pour l’accueillir. Il fallait préparer un dossier complet avec les marques de vins du producteur par restaurant, les ventes mensuelles sur un tableau, les budgets, combien avait été investi? Les médias qui avaient écrit sur les produits… Bref! Un énorme stress avant l’arrivée du producteur.

Aujourd’hui, ils ont directement accès à l’intranet, de n’importe quelle partie du monde, et ils savent en temps réel ce qui se passe avec leurs ventes, leurs quotas, leur budget et la distribution. Leur visite, de nos jours, consiste à rencontrer les cadres de la SAQ, les sommeliers, les médias et les amateurs de vins. Avec Internet, l’amateur de vin en sait autant que les commerciaux de la profession.

RH – Comment vous voyez-vous dans l'industrie des médias?

SAMY RABBAT – Le site est un outil de travail pour les professionnels des communautés de l’agroalimentaire, des vins & spiritueux et du domaine de l’accueil HRI. Nous sommes ici pour construire, et non pour nuire. Chaque rumeur est validée avant de la diffuser. Nous sommes un média très spécialisé et nous essayons d’éveiller la conscience collective de nos lecteurs, sur les manipulations de masse et les enjeux mondiaux de l’agroalimentaire.

RH – Le Web et les médias sociaux sont venus bouleverser les fondements même de la communication, mettant à mal la presse écrite. Que pensez-vous des nouveaux médias Web?

SAMY RABBAT – Pour beaucoup de magazines et de journaux, leur conversion au Web signifie une diminution de leurs frais de fonctionnement. Ce qui ne veut pas dire qu’ils sont pour autant hors de danger, à cause de la capacité des grands moteurs de GAFA (acronyme formé par la lettre initiale des quatre entreprises Google, Apple, Facebook et Amazon).

RH – Et les blogueurs dans tout cela? 

SAMY RABBAT – Dans le passé, j’avais écrit une chronique sur ce sujet.

Les blogues et les blogueurs sont un phénomène récent et puissant. Dans notre milieu, il y a deux sortes de blogueurs: les foodies dans la gastronomie et les blogueurs vins. Les premiers sont constitués généralement de jeunes, avides de sensations gustatives, qui n’ont pas toujours une grande formation culinaire, mais une énorme curiosité et une grande disponibilité. À chaque lancement d’un nouveau restaurant ou bar, à chaque changement de menu, ils sont invités et se font un plaisir de faire de nombreuses et belles photos, qu’ils accompagnent ou non d’un petit texte. Grâce aux personnes qui les suivent, ils réussissent à créer une vague. Les restaurateurs qui les sollicitent doivent aussi avoir recours à d’autres moyens de publicité, car les foodies ne touchent généralement qu’un public jeune (25-35 ans).

RH – Comment sont les blogueurs vins?

SAMY RABBAT –. À la différence des foodies, les blogueurs vins sont plus âgés, avec une bonne formation dans le monde du vin, et très souvent avec une réelle expérience de travail dans ce milieu. Au Québec il y a de nombreux chroniqueurs vins, remarquables et fiables.

RH – Est-ce qu’ils sont bien rémunérés?

SAMY RABBAT – Les blogueurs et une grande partie des chroniqueurs ne sont pas rémunérés, aujourd’hui. Ils font ce métier par passion et font leur argent ailleurs, soit dans l’enseignement, avec des animations d’ateliers et de dégustation, ou avec d’autres sources. Plus ils ont de visibilité, plus ils ont de chances de décrocher des contrats ailleurs. Pour ma part, mes collègues chroniqueurs ne sont pas rémunérés, mais mon vaste réseau de contacts et des facilités de communication sont à leur service.

RH – Avez-vous une politique éditoriale et une règle de conduite éthique pour vous et vos collaborateurs?

SAMY RABBAT – Nous avons consulté nos collègues éditeurs de sites, nous avons échangé avec les chroniqueurs et une politique écrite a été établie pour protéger la réputation de l’entreprise, des chroniqueurs et des clients.

RH – Parmi vos principales actions, grâce à votre site, à votre infolettre et à votre énorme réseau de relations, il y a la promotion des salons.

SAMY RABBAT – Depuis maintenant dix ans, nous couvrons les pays producteurs de vins qui organisent des salons, des dégustations, des séminaires, des conférences, afin de promouvoir la qualité de leurs événements.

À chaque événement d’un de nos clients, notre site, notre infolettre et notre calendrier médiatisent l’événement longtemps à l’avance et sans interruption, jusqu’à la date de sa réalisation. Le jour J, je suis sur place du début à la fin, pour aider à tisser des liens entre les producteurs participants et les visiteurs. Par la suite, nos chroniqueurs donnent une couverture médiatique à l’événement, sur notre site et sur les autres médias avec lesquels ils collaborent.

Nous sommes les premiers à avoir ouvert le marché aux vins grecs. Nous sommes également les premiers à avoir fait la promotion des vins du Chili et de l'Afrique du Sud, via nos envois destinés aux professionnels décideurs et influenceurs, sans oublier les amateurs avertis.

Nos clients organisateurs de salons reçoivent de notre part de précieux conseils pour le succès de leurs événements, ainsi qu’un rapport postérieur avec des suggestions de choses à améliorer dans le futur.

Depuis plusieurs années, nous collaborons avec ces salons de très grande importance:

  • Le Festival des vins de Saguenay, qui est le plus grand au Québec et qui attire plus de 50 000 visiteurs en trois jours
  • Le Salon des vins d'Italie sur le thème: Une Dégustation de vins d’Italie
  • Le Salon des Vins Printemps DézIPpé, ainsi que le Salon VIP du RASPIPAV
  • La Grande Dégustation des Vins de Grèce
  • Le Salon des vins d'Espagne 
  • Le Festival des vins de Californie
  • Les grandes dégustations de vins du Brunello di Montalcino
  • Bordeaux fête le vin à Québec, aux deux ans

Un de nos premiers salons fut avec la Délégation commerciale d’Italie. Nous nous sommes joints à eux, alors qu’ils étaient déjà des leaders dans l’organisation d’événements.

RH – Quelles sont les étapes indispensables pour s’assurer de la tenue d’un salon de vins?

SAMY RABBAT – Un pays producteur de vin mandate une agence de planification événementielle qui a souvent de l’expérience en la matière et qui se doit d’avoir les listes des médias, des professionnels de la restauration et des consommateurs membres de clubs d’achats vinicoles. En général, nous sommes bien placés pour les aider avec ces fameuses listes en devenant le fournisseur de ladite agence.

Cette agence doit s’assurer que la SAQ soit intéressée à envoyer des émissaires au Salon des vins, et surtout de faire accréditer leur salon afin que les conseillers en vins puissent se déplacer sur leur horaire de travail.

L’agence doit aussi avoir les budgets du pays en question pour:

  • S’assurer que d’autres événements n’ont pas lieu en même temps que leur activité.
  • Réserver la salle en faisant un dépôt initial assez important.
  • Imprimer un cahier ou figurent les domaines vinicoles présents et déjà représentés au Québec ou en recherche d’agences.
  • S’entourer de professionnels, autant les services d’un traiteur, un photographe, un service de sécurité, etc.
  • Coordonner une promotion avec les agences de vins et les représentants des domaines du pays, soit durant la durée du salon, soit après l’événement, pour que les consommateurs puissent trouver facilement les produits.
  • Sélectionner des chroniqueurs et des blogueurs sérieux qui seront invités, afin que leurs commentaires soient diffusés dans leurs communautés.
  • Avoir les échantillons requis pour les médias et d’autres besoins spécifiques.

Si les agences n’ont pas ces principaux éléments, les efforts des pays producteurs de vins vont tomber à l’eau très rapidement. La concurrence est féroce. Les professionnels et les amateurs de vin sont très choyés au Québec et ils ont l’embarras du choix.

Nous l’avons constaté avec le CHILI, qui avait fait organiser durant trois ans des salons, et d’un coup plus rien!!! Pendant ce temps, la FRANCE revenait à la charge avec la promotion de diverses régions vinicoles, l’ITALIE toujours aussi forte n’a jamais, jamais, jamais lâché le Québec et le Canada. L’ESPAGNE a fait son premier salon en 2017, en plein tumulte politique… Je pourrais vous citer d’autres exemples.

RH – Vous avez participé à la naissance et au succès du Festival des vins du Saguenay.

SAMY RABBAT – Ce Festival en sera à sa douzième édition en 2019, et depuis 8 ans, j’ai le privilège d’être le consultant externe du Festival. Notre premier rapport était de 14 pages et en 2017, le rapport ne comprenait que deux pages, car 90% des recommandations avaient été appliquées.

RH – D’après vous, quel est le secret de son succès? 

SAMY RABBAT – Le succès de ce Festival repose sur un travail d’équipe extraordinaire et une synergie reliée au populaire porte-parole depuis 12 ans qu’est Philippe Lapeyrie. Ce Festival a un conseil d’administration digne des grandes corporations et tout passe par ce comité, qui montre patte blanche à quiconque demande des explications.

Un ingrédient gagnant c’est la population de cette région, qui est accueillante et chaleureuse.

Le comité exécutif a visité tous les salons des vins et festivals vinicoles du Québec durant une année complète.

C’est une organisation qui tourne au quart de tour, avec des responsables qui savent exactement qui fait quoi.

RH – Quels sont, à votre avis, les autres Salons et Festivals de vins qui comptent au Québec?

SAMY RABBAT – Remarquez qu’un Salon de vins n’a rien à voir avec un Festival de vins.

Dans un Salon, on circule tranquillement à l’air climatisé, avec un guide du salon imprimé, et on peut déguster à notre rythme.

Dans un Festival, on circule avec empressement ou en lenteur, selon la température; il n’y a pas de guide papier et pour déguster, disons qu’il faut essayer des produits… L’événement est festif!

Les salons les plus importants, à mon avis, sont:

  • La Grande Dégustation de Montréal
  • Le Printemps DézIPpé du RASPIPAV
  • Le Salon des vins d’Importation Privée du RASPIPAV
  • Le Salon des vins de Québec, aux deux ans
  • La Dégustation de vins d’Italie
  • La Grande Dégustation des Vins de Grèce
  • Le Salon des vins du Portugal
  • Le Salon des vins, bières et spiritueux de Trois-Rivières
  • Salon des vins et saveurs régionales de Rouyn-Noranda
  • Salon des vins, bières et spiritueux de Saint-Léonard-d'Aston
  • Salon des vins de Saint-Georges

Les festivals les plus achalandés sont:

  • Le Festival des vins de Saguenay
  • Bordeaux fête le vin à Québec (aux deux ans)
  • Le Festival des vins de Terrebonne
  • La Fête des vendanges de Magog-Orford (100% vins et cidres du Québec)

RH – Pourquoi pensez-vous que le salon Une dégustation de vins d'Italie, qui se tient fin octobre cette année, plait et attire de grands éloges et La Grande Dégustation de Montréal, qui se tient tout de suite après, reçoit de nombreuses critiques? 

SAMY RABBAT – La Dégustation de vins d'Italie célèbre, en 2018, sa vingt-troisième édition à la même période de l’année. La Grande Dégustation de Montréal, qui s’appelait auparavant Le Salon des vins de Montréal, se tenait en mars. En effectuant ce changement de date et de nom, pour faire évoluer le salon, ils ont perdu des visiteurs, car le nouveau nom faisait peur aux amateurs de vins, qui ne se sentaient pas à la hauteur.

Le temps a passé, les mentalités aussi, et de nouveau on se remet en question pour assurer la pérennité de la Grande Dégustation de Montréal, qui est restée quand même toute une référence.

RH – Le monde politique s’interroge de plus en plus sur l’intérêt d’avoir un monopole pour les vins et spiritueux. Comment voyez-vous l'avenir de la Société des alcools du Québec?

SAMY RABBAT – Voici ce que j’ai écrit dans mon éditorial du 25 juillet dernier:

«Au sujet de la libéralisation de la SAQ, annoncée récemment...

Philippe Couillard me fait sourire lorsqu'il l'annonce à mots couverts que le système privé donnera plus de choix aux consommateurs québécois. Il faut croire qu'il n'a pas visité les magasins de vins & spiritueux en Alberta, surtout ceux entre Edmonton et Calgary. L'Alberta a un modèle semi-privé et qui s'est avéré plus ou moins un succès.

Le monopole vertement critiqué de tous les côtés est une belle entreprise de rentabilité pour les gouvernements, tant fédéral que provincial (dividendes de la SAQ en 2017-2018: 1,114 milliard $. (Source: Journal de Montréal du 20-07-2018). La SAQ possède plus de 6000 références et un choix extraordinaire de produits, autant en succursales qu'en importations privées, et ce, pour toutes les bourses. Aux îles de la Madeleine, la SAQ vend la vodka, le scotch, et les vins au même prix que dans votre succursale de quartier. On se procure des vins de bonne qualité à des prix très abordables, en succursales.

Les consommateurs qui décrient le monopole sur les sites sociaux, je les invite à visiter les succursales des monopoles canadiens et d'aller voir ce qui se passe en Europe. Essayez de demander un vin d'Italie à Bordeaux, ou de toute autre région vinicole de la France!.... Bonne chance.

En tant que consommateurs, les Québécois nous sommes très choyés par la variété des produits vendus autant à la SAQ, qu'en épicerie (oui, en épicerie!).

Je suis contre la privatisation de la SAQ, au profit des grands cartels... Disons que la conscience collective a fraîchement en mémoire le dossier de Bombardier.

Quant aux opérations internes entre les agences de vins & spiritueux et la SAQ, chacun a ses réponses et ses solutions aux soucis des processus d'affaires.»

RH – Revenons à vous, qui êtes un incontournable de l’industrie vinicole, sans vantardise!

SAMY RABBAT – Les pros de l’industrie me l’ont tellement dit, que j’ai fini par l’inscrire sur mes cartes d’affaires!

RH – Certains de vos services sont indispensables à l’industrie vinicole du Québec, comme la recherche du personnel. 

SAMY RABBAT – Essayez de joindre un humain sur les sites d’emplois spécialisés… Bonne chance. Nous, on peut nous joindre autant par le téléphone, les réseaux sociaux, le tam-tam ou la télépathie, 365 jours par année. Je suis constamment sur le terrain afin de garder le contact avec mes lecteurs.

Heureusement que j’ai l’expérience de la route, autant comme représentant que comme directeur des ventes & marketing et propriétaire d’une agence de vins.

RH – Comment voyez-vous l’avenir de votre site?

SAMY RABBAT – Le site doit absolument passer par le développement de nouveaux services utiles aux communautés que nous couvrons, et par un contenu écrit diversifié.

RH – Travaillez-vous en partenariat?

SAMY RABBAT – Oui, et c’est très important. Je suis entouré de fournisseurs de qualité et qui donnent un excellent service, mais je n’ai plus d’associés.

Voici une panoplie des services que nous proposons maintenant, via nos partenaires:

  • Une solution pour paiements avec les cartes de crédit & de débit en ligne, en magasin et mobile.
  • Une Formation en Ventes sur le terrain pour vos représentant(e)s.
  • Une carte de fidélité réinventée au service des PME.
  • L’Audit pour les domaines à vendre:
    • Pour mieux comprendre l’entreprise
    • S’assurer de l’exactitude des comptes et des bilans
    • Mesurer les risques, les chiffrer et s’assurer, ainsi que les conditions de la garantie d’actif et de passif qui permettront de les couvrir
    • Analyser les risques contractuels de l’entreprise
    • Le respect des conventions collectives, des contrats de travail et des normes environnementales du domaine d’activité.
  • La diffusion de communications via nos services, avec possibilité de travailler via les sites de nos partenaires Web.
  • La correction de contenu Web.
  • Un service de traduction (anglais-français)
  • Des services de consultation avec les monopoles du Canada. 

RH – La perception est que tout est gratuit sur Internet. Avez-vous beaucoup de demandes de gratuités pour diffusion?

SAMY RABBAT – Mon site Web est de nature commerciale. Pour le faire fonctionner, il est vital de rester en contact permanent sur le terrain et de visiter nos partenaires commerciaux et nos clients. Un site Web est comme une entreprise qui a pignon sur rue, avec des investissements et des dépenses quotidiennes et mensuelles.

On est inondé de demandes de gratuités. Nous offrons 20% du contenu aux véritables organisations à but non lucratif. Nous savons très bien que beaucoup d’affaires se transigent via notre site et nos nouvelles.

Notre site Web est pratiquement vu 24h/24h, et chaque jour nous ajoutons du contenu spécialisé.

RH – Lorsque vous regardez en arrière, quel est votre constat?

SAMY RABBAT – Jamais je n’aurais pu réussir tout seul ce site et ces infolettres. J’ai eu le privilège de m’entourer de collègues chroniqueurs et de correspondants en Europe qui m’ont épaulé depuis le début. J’ai une précieuse assistante en Annie Tremblay, qui est d’une redoutable efficacité, et mon webmestre actuel, Erik Villeneuve, qui est hors pair. Je suis reconnaissant envers eux et aussi envers les agences de vins et mes nombreux clients, qui ont cru en moi et m’ont soutenu. Je rends aussi hommage à ma conjointe Diane Senez, qui m’a encouragé à lancer mon site basé sur le réseautage.

RH – Merci de m’avoir accordé cette entrevue, SAMY RABBAT. Joyeux 10e anniversaire et longue vie à SamyRabbat.com!

banniere 10e anniversaire

 

Roger Huet
Chroniqueur vins et spiritueux
Président du Club des Joyeux
SamyRabbat.com
LaMetropole.com
Touristica.ca

Sylvain Haut et sa conjointe Denise Lavoie rêvaient d’une vie saine pour eux et leurs deux filles, Karelle et Camylle. Ils se sont établis en 2001, à la campagne, dans la région d’Hemingford, où le coloris des saisons éblouit le paysage.

Par amour du bon vin, ils décident, trois ans plus tard, de planter quelques vignes de Vidal, de Geisenheim, de Seyval blanc et de Frontenac rouge et gris. Au printemps 2005, un gel printanier détruit la moitié de leurs ceps et les force à se remettre en question. Seulement, à ce moment, ils savent que leur vocation est dans le vin et en 2006, ils décident de se lancer à pieds joints dans l'aventure en créant le Domaine des Salamandres avec 8 000 ceps, auxquels ils ajoutent aussi des poiriers.

roger salamandres sylvain denise

Les Haut sont conscients qu’ils doivent travailler dans le respect de la nature. Pour maintenir la diversité biologique de l'écosystème, ils prennent soin de leurs vignes et de leurs poiriers en respectant les cycles saisonniers et la capacité nourricière de la terre.

Ils pratiquent une agriculture raisonnée et une vinification naturelle sans surextraction. Conscients de la nordicité québécoise, ils vont faire du froid un allié pour un goût d’exception pour leurs produits.

Les Poirés de glace, une merveille! 

Ils cultivent avec amour 300 poiriers dans 3 variétés: Beauté Flamande, Bosc et Bartlett sur 1 hectare.

Pour les Poirés de glace, les fruits sont cueillis très mûrs à l'automne. Ils les gardent au frais et ils sont ensuite gelés pour les vinifier par cryoconcentration ou par cryoextraction.

La cryoconcentration consiste à presser les poires en début d'hiver et à mettre le jus dans des contenants dans le verger subissant les aléas climatiques de la saison. Après plusieurs semaines, les jus concentrés naturellement par le froid hivernal sont collectés au fur et à mesure.

La cryoextraction exige toujours une récolte automnale, mais les poires sont déposées sur des cagettes pour être laissées dehors, les jours de grand froid. Au fil des gels et des dégels, les sucres se concentrent dans le fruit plutôt que dans le jus. Cette méthode est plus délicate, mais beaucoup plus satisfaisante!

Poiré de glace édition limitée. Variété: Beauté Flamande. 12o d’alcool.

Robe de couleur ambré de bonne intensité. Nez aux accents de poire caramélisée, de vanille et de brioche. Laissez-vous charmer par ce doux nectar. Il offre une bouche grasse qui perdure dans une finale persistante.

Excellent avec un plateau de fromages.

Produit disponible à la SAQ en format 200 ml, code 11172300. Prix 24,55$. 

Poiré de glace « LE CLASSIQUE ». Assemblage de poires Beauté Flamande, Bosc et Bartlett, 10o d’alcool.

Les poires bien mûres sont cueillies à l’automne et pressées en décembre. Le jus obtenu est alors entreposé dans des contenants placés au cœur du verger. Les aléas de l’hiver font le travail par cryoconcentration, pour permettre la création de l’élixir.

À déguster glacé en digestif, ou avec un chocolat noir ou un sorbet.

Produit disponible à la SAQ en format 200 ml, code 11172254. Prix 18,55$

POIRÉ DE GLACE cuvée tabarnak! Beauté Flamande et Bosc, 11o d’alcool. 

Produit par cryoextraction, ce poiré a une robe cuivrée et un bouquet de poires confites qui rappelle des notes de crème brûlée. Sans sucre ajouté, la transformation est naturelle et le moût est fermente 8 mois en barrique.

Disponible en format 200 ml.

Les poirés de glace se marient admirablement avec le foie gras, les fromages, les tartes aux fruits et les sorbets.

LA GAMME DES VINS 

Depuis 2004, les Haut ont planté un vignoble de 1,8 hectare composé à ce jour de 8000 vignes de Geisenheim, de Vidal, de Seyval et de Frontenac rouge et gris. Selon les aléas de Mère Nature, chaque saison ils étudient l'état du terroir et sa capacité à nourrir leurs vignes.

Cette approche en culture raisonnée leur permet de vinifier selon le rendement et la qualité propre à un environnement naturel.

VIN DE VENDANGE TARDIVE 100% Vidal, 11o d’alcool, vient en format 375 ml. 

J’ai dégusté le millésime 2016. 

roger salamandres vendange tardive vidal

Robe jaune dorée légèrement ambrée. Parfum de raisin vert et de pêche, avec une pointe de vanille sucrée. Bouche ample aux saveurs de sucre d’orge. Finale légèrement herbacée, avec une acidité bien balancée.

La ferme Les Canardises fait un foie gras qui est une merveille, lorsqu’il est accompagné de ce vin Vendange Tardive du Domaine des Salamandres.

Le Domaine des Salamandres, Vendange Tardive 2016, est disponible à la SAQ, code 13835592. Prix 29,55$.

VIN BLANC 100% Geisenheim, 11o d’alcool, vient en format 375 ml. 

Dès l'automne, la vendange est retardée pour obtenir un raisin surmûri qui possédera un sucre naturel plus élevé. Le jus est fermenté en cuve d’acier inoxydable durant 2 mois. Élevage sur lie pendant 10 mois sans sucre ajouté.

Robe jaune pâle, nez très aromatique fruité, fleuri, rappelant certains vins de Sauvignon, belle trame minérale.

Un merveilleux compagnon avec des fruits de mer, des poissons et des sushis.

roger salamandres sylvain samyLes 2 amigos Sylvain Haut et Samy Rabbat 

La gamme des Cuvées Spéciales : 

Chaque année, selon l’inspiration du vigneron, le domaine produit une Cuvée Spéciale unique et surprenante! 

MISTELLE DE POIRES GELÉES, Assemblage de poires Beauté Flamande, 11o d’alcool, en format 200 ml.

Fin novembre ou décembre, les poires fraîches sont pressées pour obtenir un jus naturellement concentré par le froid de l'hiver et récolté par gravité. La fermentation est arrêtée avec de l'eau de vie de pommes du Québec.

Robe cuivrée avec des reflets tuilés. Bouquet de poires à l'eau de vie, notes de torréfaction, de pain d'épice. En bouche, un grand équilibre entre l'alcool, le fruit et la structure. Une belle longueur en fin de bouche.

Une boisson à prendre en apéro ou en digestif.

VIN PASSERILLÉ 100% Frontenac rouge et gris, 15o d’alcool, en format 200 ml. 

La technique de passerillage consiste à recueillir les grappes de raisin en automne pour ensuite les placer sur des cagettes afin de déshydrater les grappes. Dans une seconde étape, le raisin est trié et ensuite pressé durant le mois de décembre.

Fermentation de 6 mois et 4 mois d'élevage oxydatif en fût sur ses propres levures. Non filtré, non clarifié et non sulfité, ce produit est issu d'une transformation naturelle et sans ajout d'artifice œnologique. Avec un nez rappelant un porto rouge aux effluves de petits fruits rouges confits. Une bouche fraîche avec un bel équilibre entre le caractère aromatique du Frontenac et les notes tertiaires liées à l'élevage. Une très longue finale.

Excellent avec des fromages forts, des terrines et des charcuteries, et pour les amateurs, en fin de repas avec un long havane.

VIN BLANC DOUX 100% Geisenheim, 11o d’alcool, vient en format 375 ml.

Robe dorée, brillante et claire. Parfum de pomme jaune et de miel, avec une touche florale délicate. La bouche est douce et fruitée, très fluide, avec une bonne acidité. Une finale persistante de noix caramélisée.

Parfait en accompagnement de fromages, de salade de fruits ou avec un dessert.

roger salamandres vignoble

Les produits du Domaine des Salamandres ont gagné une belle brochette de médailles au fil des ans et sont disponibles au domaine.

Le Domaine des Salamandres est situé sur le chemin Covey Hill, à Hemmingford. Il dispose d’une boutique sur place et d’une salle de dégustation.

Heures d’ouverture :

De janvier à avril: sur réservation.

De mai à septembre: du mercredi au dimanche, de 11h à 17h.

D’octobre à décembre: samedi et dimanche, de 11h à 17h

Liens :

DOMAINE DES SALAMANDRES
196, chemin Covey Hill
Hemmingford (Québec) J0L 1H0
Tél.: 450 247-9000
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Roger Huet
Chroniqueur vins et spiritueux
Président du Club des Joyeux
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Couvreur Philippart est une marque de champagne créé par Élisabeth et Jacques Couvreur en 1974. Ils venaient d’une longue lignée de viticulteurs. Leur fils Emmanuel a pris la suite en 1990, et a été rejoint en 2000 par son épouse Christelle.

roger champagne emmanuel christelle couvrerur

Leur domaine familial de 8,5 hectares s’étend sur des sols argilo-calcaires. Il est situé au cœur de la Montagne de Reims, dans les villages de Premier cru de Chigny Les Roses, Écueil, Ludes, et Rilly La Montagne, et en Grand cru à Verzy et à Nogent l’Abbesse. 

Ils cultivent les trois principaux cépages champenois, le Chardonnay (28%), le Pinot noir (27%) et le Pinot meunier (45%). Ils sont en cours de certification Haute Valeur Environnementale (HVE) et Viticulture durable en Champagne (VDC).

Leur production globale est de 55 000 bouteilles par année en champagnes blancs et rosés.

Les champagnes Couvreur Philippart ont comme commun dénominateur un nuage abondant de bulles parfumées qui se transforment en un cordon persistant qui joue avec notre langue et notre palais de manière très sensuelle.

Les Couvreur ont la passion de leur métier et la qualité de leurs vins à cœur. Ils  produisent 6 cuvées : 

Champagne Couvreur Philippart Carte d'Or Premier Cru, composé à 40% de vin de réserve, 8% de Pinot Noir, 34% de Pinot Meunier et de 18% de Chardonnay, 12o d’alcool. 

Je l’ai dégusté :

roger champagne couvreur philippart

Robe jaune or pâle brillante. Bouquet expressif, frais et délicat, dominé par des arômes de fruits à chair blanche : pêche, poire, une note de citronnelle et des subtiles notes florales.

L'attaque en bouche est souple, riche, charnue et équilibrée, où les saveurs de fruits à noyau et le caractère floral s'harmonisent parfaitement. La finale regagne du mordant, et donne à ce vin une bonne longueur sur la fraîcheur.

Il existe en brut : en demi-bouteille, en 750 ml et en Magnum et en demi-sec en demi-bouteille et en format 750 ml.

Champagne Couvreur Philippart Grande Réserve, assemblage de Pinot Noir et de Pinot Meunier 2009/2010, 12o d’alcool. 

Robe couleur jaune or clair et brillant. Parfum puissant et expressif dominé par des arômes de fruits mûrs.

Une bouche franche et vive, qui devient ample et vineuse. Les arômes de fruits mûrs, en accord avec le nez, apportent à ce vin une grande richesse aromatique mise en relief par une acidité bien équilibrée par le dosage. Une longue finale, fraîche et épicée, très charmante.

Champagne Couvreur Philippart Rosé, 12o d’alcool. 

Robe rose saumon avec de légers reflets tuilés. Nez subtil et fin marqué par des arômes de fruits rouges (griottes). 

Attaque en bouche franche, charnue, fraîche, une bonne masse fruitée sur la cerise, de légères notes florales. Un équilibre parfait entre l’acidité et l’alcool. La finale est persistante et prolonge le caractère fruité de ce vin.

Champagne Couvreur Philippart Millésime 2011, 50% de Chardonnay, un quart de Pinot Meunier et un quart de Pinot Noir issu de la vendange de 2011, 12o d’alcool.

Robe jaune or, brillante, avec de légers reflets couleur paille. Nez expressif et riche où l'évolution se caractérise par le mélange d'arômes de fleurs séchées et de viennoiseries avec de légères notes miellées.

L'attaque en bouche est franche, riche et équilibrée. Elle est dominée par des saveurs de fleurs sèches, d’agrumes et d’épices. Une grande harmonie avec de légères notes de fruits confits, compotés, qui expriment la pleine maturité de ce vin.

Champagne Couvreur Philippart Blanc de Blancs Grand Cru, constituée uniquement de Chardonnay, 12o d’alcool. Cette cuvée est issue des parcelles de Nogent l'Abbesse. 

Robe limpide et brillante jaune doré. Parfums de fleurs blanches, suivis de fruits blancs : pêche, pomme verte, poire, avec des notes d’agrumes.

Une belle fraîcheur en bouche, mais également une belle onctuosité, et de la douceur avec les arômes fleuris et fruités perçus par le nez. Cette cuvée ravira vos apéritifs par sa fraîcheur et son élégance.

Champagne Couvreur Philippart Blanc de Noirs Grand Cru.

Cette cuvée est composée uniquement de Pinots noirs des parcelles de Verzy, élevés en fût de chêne.

Le Millésime 2012 est tout en finesse et subtilité, tout en restant fruité et puissant.

Robe jaune doré. Des parfums sur les fleurs rouges et des fruits rouges délicats, framboise, groseille, une touche de mandarine, un soupçon épicé et un cordon de bulles persistant, qui joue avec notre langue et notre palais, apportant de la fraîcheur et des arômes jusqu’en finale.

Les agents intéressés peuvent contacter directement Mme Christelle Couvreur, qui répondra à leurs questions et leur fournira des échantillons.

roger champagne christelle couvreur

Champagne Couvreur Philippart

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12 rue de Reims
51500 Rilly la Montagne
Téléphone : +33 3 26 03 40 05
Télécopieur : +33 3 26 03 55 10

Roger Huet
Chroniqueur vins et spiritueux
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Le Moulin de la Touche est un domaine vinicole familial de 16 hectares qui entoure un vieux moulin du XVIIIe siècle. Il a été créé en 1970 par le grand-père de l’actuel propriétaire, Vincent Hérissé.

roger moulin touche vincent

La propriété est située au sud de l’estuaire de la Loire, dominant le marais breton et la baie de Bourgneuf. Ses vignobles sont dans l’AOC MUSCADET et l’AOC VINS DE PAYS DU VAL DE LOIRE.

Les vignes dominent le Marais breton et la baie de Bourgneuf en Retz, au carrefour de la Bretagne et de la Vendée. Les sols sont soit sablo-limoneux sur schistes qui reflètent en surface les rayons du soleil et leur permettent de pénétrer à l'intérieur de la souche, soit des roches volcaniques, de couleur rouge, qui emmagasinent la chaleur de la journée et la restituent pendant la nuit, ce qui permet une meilleure maturité.

On y pratique une agriculture raisonnée dans le respect de l’environnement. Les vignes sont enherbées naturellement afin de limiter le désherbage. Les traitements sont en fonction de la pression des maladies et des conditions climatiques. Le vignoble est équipé de petites capsules de phéromones qui brouillent les papillons et empêchent la prolifération des chenilles sans avoir recours aux insecticides.

roger moulin touche vignes

Les vignes sont exposées plein sud pour profiter du soleil et que les raisins concentrent le sucre et les arômes.

Le vignoble présente une diversité de cépages destinés à produire des vins IGP Val de Loire, comme le Sauvignon Gris, le Chardonnay, le Grolleau Gris, le Grolleau Rose, le Gamay, le Cabernet Sauvignon, le Merlot, le Pinot Gris et le Melon de Bourgogne.

roger moulin touche chai

Le chai est équipé de cuves thermo-régulées. Élevage des vins pendant tout l’hiver, uniquement en cuves inox sur lie pour mieux préserver et développer les arômes des vins; mise en bouteille au printemps.

La production globale annuelle est de 60 000 bouteilles, en vins tranquilles rouges, blancs et rosés, et Crémants de Loire blancs.

Les vins qu’ils produisent : 

Chardonnay Pays de Retz, IGP Val de Loire, 100% Chardonnay, 12o d’alcool. 

J’ai dégusté le millésime 2017

roger moulin touche chardonnay2017

Robe jaune paille aux reflets émeraude. Parfums complexes de fleurs d’acacia, de fruits exotiques: ananas et goyave, de poire également, de tilleul, de biscuit, et un peu de minéralité. En bouche c’est un vin élégant, parfaitement équilibré, soyeux, parfumé, avec une longue finale vraiment gourmande.

Ce vin est un compagnon merveilleux avec des fruits de mer: homard et crabe; également avec des palourdes en sauce, des poissons grillés, ou des viandes blanches: poulet, dinde rôtie ou poitrine de porc. Je suggère de le servir à 8 °C. Il peut se garder en cave pendant 5 ans.

Muscadet sur Lie AOC Vin du Val de Loire, 100% Melon de Bourgogne, 12o d’alcool.

Robe jaune clair avec des reflets verts, ce Muscadet, produit tout près de l'océan Atlantique, développe au nez et en bouche des arômes de fruits blancs auxquels s'ajoutent des notes minérales qui expriment le terroir avec élégance et beaucoup de fraîcheur.

Il s’accorde avec des fruits de mer, des poissons en ceviche ou grillés, et des coquillages; à servir à une température de 8-10 °C. Peut se conserver facilement 2 ans en cave.

Sauvignon gris IGP Val de Loire Vin du pays de Retz, 100% Sauvignon gris, 12o d’alcool.

Robe jaune pâle, brillante, aux flammèches vertes. Nuances florales très aromatiques de buis et de genêt, qui rappellent le goût du raisin. En bouche c’est un vin ample, élégant et plein de fraîcheur.

Il s’accorde avec du saumon fumé, des poissons grillés (bar, sandre), du fromage de chèvre. À servir à une température de 8-10 °C. Peut se conserver 2 ans en cave.

Pinot gris Pays de Retz IGP Val de Loire

Vin blanc moelleux 100% Pinot Gris, 12o d’alcool. Les raisins sont récoltés en surmaturité.

Robe jaune soutenue. Parfum d’une grande complexité aromatique avec des notes miellées, de fleurs de champs, de fruits exotiques, des touches de musc, pain d’épices.

En bouche c’est un vin qui allie finesse et puissance, une onctuosité légendaire et une acidité mesurée. Une note pleine de douceur en fin de bouche.

Délicieux en apéritif avec des canapés au foie gras, parfait au dessert avec des tartes aux fruits ou un sorbet, ou encore avec une galette sablée ou un délicieux "quernon d'ardoise", spécialité angevine à base de nougatine caramélisée enrobée de chocolat bleu. À boire entre 8 et 10°C. Il peut se conserver 2 ans en cave.

Grolleau gris Vin du pays de Retz IGP Val de Loire, 100% Grolleau Gris 12o d’alcool

roger moulin touche grolleau gris

J’ai dégusté le millésime 2017 

Ce vin original, typique du pays de Retz, a une robe lumineuse, couleur topaze. Parfums de pêche blanche et jaune. En bouche c’est un vin équilibré, frais, très charmeur; on retrouve les fruits perçus par le nez et une pointe de salinité marine.

Il est délicieux avec le ceviche de poisson, une bonne chaudrée nantaise, qui est une soupe à base de poissons plats comme les limandes, les soles et les carrelets, les raiteaux (petites raies), les seiches et les petites anguilles, cuisinés au Muscadet. Il est aussi délicieux avec des coquillages en sauce et avec du fromage de chèvre. Je suggère de le servir assez frais, autour de 7 °C surtout pendant les journées chaudes de l’été. Il peut se conserver 2 ans en cave.

Grolleau Rosé Vin du pays de Retz IGP Val de Loire, 100% Grolleau, 12o d’alcool.

Belle robe rose soutenue. Parfums sur le fruit: pêche et framboise. Très gouleyant en bouche, avec des arômes de framboise et une très belle fraîcheur.

Un vin charmant pour accompagner les salades de saison, la pizza, les grillades, la volaille, le melon au dessert et les tartes aux fruits.

À servir à une température de 10 °C. Peut se conserver 2 ans en cave.

Gamay Vin du pays de Retz IGP Val de Loire, 100% Gamay 12o d’alcool.

Robe rouge nuancée de violet. Bouquet de griottes et de mûres, de cerise rouge et de fraise.

En bouche c’est un vin léger, fruité et épais, résultant d'une vinification courte pour qu'il conserve tous ses arômes. Il n’est pas très tannique, mais offre une bonne acidité. Il est agréable, très gouleyant.

Ce vin s’accorde parfaitement avec un rôti de dinde, un filet de saumon grillé, un tajine d'agneau ou un ris de veau. À servir à une température de 12 à15 °C; il peut se conserver jusqu’à 3 ans en cave. 

Cabernet-sauvignon Vin du pays de Retz IGP Val de Loire, 100% Cabernet sauvignon, 12o d’alcool.

Robe rouge intense. Bouquet de cassis et de mûre, avec des notes de musc et de cuir et des senteurs épicées. En bouche les fruits rouges, où le cassis domine, sont agréables. C'est un vin charpenté, riche en tanins souples.

Ce vin puissant se marie très bien avec les viandes rouges grillées ou en sauce, avec un tournedos béarnaise, avec des fromages à pâte molle comme le "Curé nantais", fabriqué à Pornic, ou le Saint Paulin. À servir à une température de 12-15 °C. Il peut se conserver 5 ans en cave. 

Merlot Vin du pays de Retz IGP Val de Loire, 100% Merlot, 12o d’alcool.

Robe rouge intense aux reflets rubis. Bouquet de fruits rouges: fraise, framboise, groseille, cerise rouge et un peu d’épices.

Puissant et rond en bouche, charnu, équilibré, avec des tanins bien présents et des arômes fruités abondants. Une longue finale gourmande.

Il s’accorde merveilleusement avec les viandes rouges, le gros gibier, les champignons en sauce. À servir à une température de 16 à 18 °C. Il gagne à reposer en carafe une trentaine de minutes. Peut se conserver en cave pendant 5 ans.

Perles de la Touche, Mousseux blanc, méthode traditionnelle 100% Chardonnay. 

Un vin de célébration et d’apéritif, qui s’accorde également très bien avec des canapés et au dessert avec des tartes aux fruits, des mousses et des sorbets. À servir à une température de 7 à 9 °C

roger moulin touche vue

Les agents intéressés peuvent contacter directement Vincent Hérissé, qui répondra à leurs questions et leur fera parvenir des échantillons

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Le Moulin de la Touche
44580 Bourgneuf en Retz, France
+ 33 2 40 21 47 89
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Roger Huet
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