vendredi 12 avril 2024
Emmanuel de Vaucelles

Emmanuel de Vaucelles

Âgé de 45 ans, ingénieur agricole, diplômé de l’IHEDREA (Institut des Hautes Etudes de Droit Rural et d’Economie Agricole en 1995), j’ai poursuivi mes études par un master de Gestion, Droit et Marketing du secteur Vitivinicole et des Eaux de Vie dépendant l’Université de Paris 10 Nanterre et de l’OIV (Organisation Internationale de la Vigne et du Vin - 1997). Lire la suite...

vendredi, 01 septembre 2017 09:12

Le plus vieux vin du monde serait italien

Nous ne sommes pas le 1er avril et selon un article publié par le Figaro-Vin sur son site le 30 aout 2017, le vin le plus vieux du monde pourrait bien être italien: une équipe de chercheurs vient en effet de découvrir sur la côte ouest de la Sicile des traces de raisin fermenté remontant à 4.000 ans avant Jésus Christ. Une découverte incroyable. 

«Lorsque nous avons publié notre article, nous n'imaginions pas qu'il pourrait s'agir du vin le plus vieux jamais découvert mais les informations qui nous parviennent nous portent à croire que c'est peut-être le cas», a expliqué Enrico Greco, chimiste à l'Université de Catane, en Sicile.

Le scientifique fait partie du groupe international de chercheurs, coordonné par l'archéologue italien Davide Tanasi (de l'Université de la Floride du sud), à l'origine de la découverte publiée dans la revueMicrochemical Journal.

L'équipe a étudié des résidus contenus dans des jarres découvertes probablement sur un site votif où l'on apportait des offrandes à des divinités. 

Le Figaro-Vin précise que plusieurs techniques d'analyse combinées, dont l'une par résonance magnétique nucléaire, ont révélé une présence importante d'acide tartrique, l'acide le plus abondant des acides du raisin. «Nous avons exclu que cela puisse être des résidus gras dérivés de viande ou d'huile et, comme il n'y avait pas de traces de graines ou de peau de raisin, nous en avons déduit qu'il s'agissait de raisin fermenté», poursuit Enrico Greco.

Après l'analyse du contenu par les chimistes, les archéologues ont procédé à la datation du contenant en comparant les poteries à d'autres vases provenant de sites voisins.

Selon leurs conclusions, celles-ci remonteraient aux environs du 4e millénaire avant J.C., soit 3.000 ans plus tôt que les premières traces de viticulture répertoriées en Italie, plus précisément en Sardaigne indique le Figaro-Vin. 

Dommage qu’il n’en reste pas une goutte pour pouvoir apprécier les méthodes de vinifications de l’époque… 

Source: Le Figaro-Vin

Le rêve pour un riche Chinois de posséder un domaine viticole en France serait-il entrain de devenir un cauchemar ? Choc de cultures ? Sous estimation des difficultés ? Clos des Quatre Vents et Château Bonneau sous pavillon chinois depuis 2014, connaissent depuis plusieurs mois des difficultés.

Les reproche que rapporte Vitisphère dans son article sur son site ce 23 aout font mentions de plusieurs griefs : « absence de management, salaires versés en retard, vignes à l’abandon et autres… Les salariés des châteaux Clos des Quatre Vents, 7 ha, à Margaux et château Bonneau, 21 ha, à Avensan, en Gironde, sont livrés à eux-mêmes et selon Vitisphère, quatre sur les neuf qui travaillent au Clos des Quatre Vents auraient décidé de s’en remettre aux Prudhommes.

Pour rappel, c’est en 2014 que les deux propriétés détenues par le belge Luc Thienpont, tombent dans l’escarcelle de Liaoning Energy Investment, un fonds d’investissement chinois déjà propriétaire au nord de la Chine de 500 hectares de vignes. Lina Fan, arrivée en France en 2003, diplômée d’un master Wine marketing et management de l’école de commerce Inseec, est directrice générale des propriétés, avec pour œnologue, Eric Boissenot. Les nouveaux propriétaires gardent cette équipe et s’adjoignent les services de Jérémie Lurton comme directeur technique.

Dans le portrait que réalise l’agence de communication Fleurie en septembre 2016, sur Lina Fan, cette dernière s’enthousiasme sur Clos des quatre Vents, dotée de vignes de plus de 80 ans et qui permettent de sortir « des vins extraordinaires ». L’embellie est de courte durée. Les changements internes au sein du groupe chinois vont avoir des répercussions sur le management des deux propriétés. « L’arrivé d’un nouveau dirigeant a provoqué des blocages. En filagramme, il y avait la guerre des chefs », estime sous anonymat un observateur rapporte Vitisphère.

Conséquences : des décalages dans le paiement des salaires, des travaux stoppés, des vignes qui ne seraient plus aussi bien entretenues. Pour ne rien arranger, le gel frappe en 2017 le château Bonneau. Au Clos des Quatre Vents, on n’est guère prolixe. « J’essaie de tenir la baraque comme je peux. Mais l’inquiétude est là » se borne à indiquer Jérémie Lurton. Contactée à plusieurs reprise, Lina Fan n’a pas répondu aux sollicitations de Vitisphere et nombreux sont les observateurs à s’interroger sur sa présence effective au Clos des Quatre Vents.

Outre la guerre des chefs, les difficultés économiques liés essentiellement aux aléas climatiques seraient une autre explication. « Dans l’agriculture, les scénarios de rentabilité ne peuvent se rapprocher de ceux de l’industrie. En viticulture, il y a des impondérables et des imprévus qui viennent peser sur la trésorerie. Les modalités d’exploitations sont compliquées. Pour les chinois, c’est un choc de culture » explique Claude Gaudin, directeur de Vitigestion, société de conseil en organisation et gestion d’entreprises viticoles à Vitisphère. Le groupe Liaoning Energy Investment ne serait pas le seul à découvrir les difficultés de rentabilité. Dans le bordelais, sur 140 châteaux acquis par des chinois, une cinquantaine serait à la revente annonce l’article.

Source: Vitisphère

La RVF sur son site internet nous apprend dans un article paru ce 10 aout qu’une nouvelle transaction d’un domaine phare de Bourgogne venait d’être conclue. Après un mois de juillet agité dans le Bordelais et plus particulièrement à Saint Emilion, les transactions dans le vignoble français continuent en cette période estivale.

André Hoffmann, héritier et vice-président des laboratoires pharmaceutiques Hoffmann-Laroche se présente comme un amoureux de la Bourgogne et de ses vins. 

« C’était un rêve de gosse » a-t-il indiqué dans son communiqué de presse. « C’est un domaine synonyme d’une vinification rigoureuse, de vins de grande tenue » a-t-il ajouté. 

La RVF rappelle dans son article que ce domaine d’une dizaine d’hectares situé à Magny-lès-Villers, à un kilomètre au nord de Ladoix-Serrigny et d’Aloxe-Corton, « a connu une certaine notoriété dans les années 1990 en signant des vins en rupture avec la tradition bourguignonne de l’époque. » 

Le domaine Jayer-Gilles exploite entre autre les crus Nuits-Saint-Georges Les Hauts Poirêts, Nuits-Saint-Georges 1er Cru les Damodes et du grand cru Echezeaux du Dessus. 

Le vigneron Gilles Jayer-Gilles, aux commandes du domaine depuis 1982, restera quelques temps encore le à la tête de la propriété, avant de céder la place à deux jeunes vignerons, Julien Gros (domaine Christian Gros – situé dans la Cote de Nuits), qui a œuvré précédemment aux châteaux de Beaucastel (Rhône) et Miraval (Provence) et Alexandre Vernet qui a aussi travaillé dans diverses propriétés Bourguignonnes et autres. 

André Hoffmann dont le groupe pharmaceutique pèserait plus de 26 milliards de Francs Suisse, entend poursuivre en Bourgogne ses efforts de conservation de la nature. Passionné par l’écologie et spécialiste des oiseaux sauvages de Camargue, il est aussi le vice-président du World Wide Fund for Nature (WWF). La Bourgogne qui tente aujourd’hui de se donner une image plus verte pour ses vins, va sans doute trouver là un allié de poids. Néanmoins, la WWF n’est pas réputé pour sa souplesse et il sera intéressant de voir si son vice-président sera aussi intransigeant sur sa façon de mener son domaine qu’il peut l’être sur les sujets agro-environnementaux.

Aucune des parties n’a souhaité communiquer  le montant de la transaction.

Source: La Revue du vin de France 

Classement aypique et parfois contesté mais peu d’évolution par rapport à celui de 2016. Néanmoins, le prix moyen de ces vins d'exception affiche une hausse conséquente, une fois de plus.

Une nouvelle fois cet été, la liste des cinquante vins les plus chers réalisée par le site néo-zélandais Wine Searcher parait. Il ressemble fortement à celle de l’an passé (voir ci-dessous pour la liste 2017 complète). La Romanée-Conti du domaine éponyme arrive de nouveau largement en tête, avec un prix de vente moyen de 13 000 euros/col. La maison Bourguignone est suivie de loin par le Riesling Trockenbeerenauslese d’Egon Müller (9 000 €/col). En forme de chaise musicale, le Musigny du domaine Leroy prenant la troisième place au Montrachet du domaine Leflaive (respectivement 6 400 et 5 700 €/col).

Si le podium n’évolue qu’à la marge, les tarifs sont en nette hausse. Sur un an, le prix moyen constaté par Wine Searcher* augmente ainsi de 9 % pour la Romanée Conti, de 27 % pour Egon Müller, de 11 % pour le domaine Leroy, de 6 % pour le domaine Leflaive… Et dire que nos politiques se plaignent qu’il n’y a pas d’inflation…

Les cuvées françaises, avec 37 étiquettes provenant des vignobles de l’Hexagone domine ce top 50. Avec 33 références, la Bourgogne truste le classement, avec une nette domination de la Côte de Nuits (25). Le grand vainqueur de ce classement est indéniablement le Domaine de la Romanée Conti, qui place ses huit crus. Le site Internet Vitisphère rappelle dans son article consacré à ce classement publié mardi 1er aout, que cette performance ne serait sans doute pas du goût d’Aubert de Villaine, le copropriétaire de la DRC, qui confiait récemment que cette spéculation autour de ses bouteilles le « fait beaucoup souffrir. Ça enlève une partie du charme du métier. »

Pour les autres vignobles français, nous notons deux Pomerol et deux champagnes. Avec onze cuvées (dont cinq de Moselle), l’Allemagne conforte sa réputation de grand vignoble. Sont également présents dans ce classement un vin californien et un Porto.

Classement des 50 vins les plus chers au monde au premier août 2017, d’après les données du site Wine Searcher (en prix moyen par bouteille de 75 cl) :

1. Domaine de la Romanée-Conti : Romanée-Conti Grand Cru (Côte de Nuits), avec un prix de vente moyen de 13 000 euros/bouteille.
2. Egon Muller Scharzhofberger : Riesling Trockenbeerenauslese (Moselle, Allemagne), 9 000 €/col.
3. Domaine Leroy : Musigny Grand Cru (Côte de Nuits), 6 400 €/col.
4. Domaine Leflaive : Montrachet Grand Cru (Côte de Beaune), 5 700 €/col.
5. Domaine Georges & Christophe Roumier : Musigny Grand Cru (Côte de Nuits), 5 400 €/col.
6. Domaine de la Romanée-Conti : Montrachet Grand Cru (Côte de Beaune), 4 600 €/col.
7. Joh. Jos. Prum Wehlener Sonnenuhr : Riesling Trockenbeerenauslese (Moselle, Allemagne), 4 200 €/col.
8. Fritz Haag Brauneberger Juffer Sonnenuhr : Riesling Trockenbeerenauslese Goldkapsel, (Moselle, Allemagne), 3 500 €/col.
9. Domaine Leroy : Chambertin Grand Cru (Côte de Nuits), 3 500 €/col.
10. Kloster Eberbach Erbacher Steinberger : Riesling Trockenbeerenauslese (Rheingau, Allemagne), 3 100 €/col.
11. Domaine Leroy : Richebourg Grand Cru (Côte de Nuits), 3 000 €/col.
12. Domaine de la Romanée-Conti : La Tache Grand Cru Monopole (Côte de Nuits), 5 800 €/col.
13. Graf von Schönborn-Schloss : Schonborn Erbacher Marcobrunn Riesling Trockenbeerenauslese (Rheingau, Allemagne), 2 800 €/col.
14. Domaine du Comte Liger-Belair : La Romanée Grand Cru (Côte de Nuits), 2 800 €/col.
15. Egon Muller Scharzhofberger : Riesling Beerenauslese (Moselle, Allemagne), 2 800 €/col.
16. Coche-Dury : Corton-Charlemagne Grand Cru (Côte de Beaune), 2 800 €/col.
17. Screaming Eagle : Cabernet Sauvignon (Napa Valley, États-Unis), 2, 600 €/col.
18. Domaine Faiveley : Musigny Grand Cru (Côte de Nuits), 2 500 €/col.
19. Taylor Fladgate : Scion Vintage Port (Portugal), 2 500 €/col.
20. Domaine Leroy : Romanée-Saint-Vivant Grand Cru (Côte de Nuits), 2 400 €/col.
21. Petrus : Pomerol, 2 400 €/col.
22. Le Pin : Pomerol, 2 300 €/col.
23. Domaine Leroy : Clos de la Roche Grand Cru (Côte de Nuits), 2 300 €/col.
24. Kloster Eberbach : Rüdesheimer Berg Rottland Riesling Trockenbeerenauslese (Rheingau, Allemagne), 2 200 €/col.
25. Egon Muller Scharzhofberger : Riesling Eiswein (Moselle, Allemagne), 2 100 €/col.
26. Krug : Clos d’Ambonnay (Champagne), 2 000 €/col.
27. Domaine Leroy : Latricières-Chambertin Grand Cru (Côte de Nuits), 1 900 €/col.
28. Domaine de la Romanée-Conti : Richebourg Grand Cru (Côte de Nuits), 1 800 €/col.
29. Domaine Dujac : Chambertin Grand Cru (Côtes de Nuits), 1 800 €/col.
30. Domaine Dugat-Py : Chambertin Grand Cru (Côte de Nuits), 1 800 €/col.
31. Domaine Leroy : Corton-Charlemagne Grand Cru (Côte de Beaune), 1 700 €/col.
32. Dr. von Bassermann-Jordan : Forster Jesuitengarten Riesling Trockenbeerenauslese (Pfalz, Allemagne), 1 700 €/col.
33. Coche-Dury : Les Perrières, Meursault Premier Cru (Côte de Beaune), 1 700 €/col.
34. Domaine Leroy : Corton-Renardes Grand Cru (Côte de Beaune), 1 600 €/col.
35. Domaine Georges & Christophe Roumier : Les Amoureuses, Chambolle-Musigny Premier Cru (Côte de Nuits), 1 600 €/col.
36. Sylvain Cathiard : Romanée-Saint-Vivant Grand Cru (Côte de Nuits), 1 600 €/col.
37. Weingut Keller : G-Max Riesling Trocken (Rheinhessen, Allemagne), 1 500 €/col.
38. Domaine Leroy : Clos de Vougeot Grand Cru (Côte de Nuits), 1 500 €/col.
39. Domaine Ramonet : Montrachet Grand Cru (Côte de Beaune), 1 500 €/col.
40. Domaine de la Romanée-Conti : Romanée-Saint-Vivant Grand Cru (Côte de Nuits), 1 500 €/col.
41. Domaine de la Romanée-Conti : Grands Échézeaux Grand Cru (Côte de Nuits), 1 400 €/col.
42. Dom Pérignon : P3 Plenitude Brut (Champagne), 1 400 €/col.
43. Domaine des Comtes Lafon : Montrachet Grand Cru (Côte de Beaune), 1 300 €/col.
44. Emmanuel Rouget : Cros Parantoux, Vosne-Romanée Premier Cru (Côte de Nuits), 1 300 €/col.
45. Domaine de la Romanée-Conti : Échézeaux Grand Cru (Côte de Nuits), 1 300 €/col.
46. Domaine Armand Rousseau Père et Fils : Chambertin Grand Cru (Côte de Nuits), 1 300 €/col.
47. Maison Dujac Fils & Père : Romanée Saint Vivant Grand Cru (Côte de Nuits), 1 300 €/col.
48. Kloster Eberbach : Rauenthaler Baiken Riesling Trockenbeerenauslese (Rheingau, Allemagne), 1 200 €/col.
49. Domaine Armand Rousseau Père et Fils : Chambertin Clos-de-Bèze Grand Cru (Côte de Nuits), 1 200 €/col.
50. Domaine Méo-Camuzet : Au Cros Parantoux, Vosne-Romanée Premier Cru (Côte de Nuits), 1 200 €/col.

Le site Vitisphère nous indique la méthodologie retenu par les Néo-zélandais :

Ce top 50 est une photographie du marché international à la vente. Les prix moyens affichés sont calculés à partir des listes de cavistes, distributeurs et grossistes répertoriées par WineSearcher (prix tout millésime confondu et ramené à 75 cl). Pour assurer la représentativité des lots retenus, la plateforme néozélandaise ne garde que les cuvées référencées au moins cinq fois à la vente sur quatre millésimes. Dont deux sur la dernière décennie. Mécaniquement, les cuvées du défunt Henri Jayer sont mises hors-jeu, alors qu’elles trustaient encore récemment ce classement. Actuellement, WineSearcher recense plus de 87 000 metteurs en marchés, pour 9,4 millions de références de bières, vins et spiritueux.

Source: Info-Viti

Si entre le PSG et le Barça, le suspense sur le transfert ou non de Neymar n’en finit plus, à Saint Emilion, à l’inverse, les contrats n’en finissent plus de se signer. Château Troplong Mondot, Premier Grand Cru Classé B, vient d’être vendu au groupe de réassurance français SCOR annonce sur son site, Terre de Vins ce vendredi 28 juillet.

C’est le groupe SCOR, une société française de réassurance qui vient de racheter le domaine grand de 33 Ha d’un seul tenant avec un encépagement à 95% de Merlot et 5% de Cabernet Franc.

SCOR sera seul maitre à bord puisque le rachat porte sur l’ensemble des parts du Château Troplong Mondot, qui appartenait à Xavier Pariente et aux ayants droit de Christine Valette-Pariente décédé début 2014.

Le Château Troplong Mondot est situé  sur un des points culminants de Saint-Émilion, la butte de Mondot (106 mètres) et sur le plateau calcaire qui va jusqu’à la côte Pavie. Une situation d’exception selon les experts.

Le Château possède également un restaurant étoilé, Les Belles Perdrix,  et qui fait, comme le confirme Myriam Ruer, la directrice de la communication de Château Troplong Mondot à Terre de Vins, parti du rachat.

Les transactions s’enchainent sur cette appellation qui rappelons-le cette année a été très fortement touché par le gel fin avril début mai. Les parties, comme sur les autres dossiers n’ayant pas souhaité communiqué sur le prix d’acquisition, il est difficile de savoir si l’impact de la petite récolte 2017 a eu ou non un effet sur le prix de vente. D’autant qu’en 2015 et 2016, les dieux du vin avait particulièrement bénit la récolte tant en volume qu’en qualité.

Source: Terre de Vins

Saint-Emilion en cet fin juillet fait parler de lui au moins tout autant que le « mercato » en football sur le marché des transferts. Ainsi, le Clos la Madeleine et Château Magnan la Gaffelière vont passer entre les mains de la famille Moueix.

Terre de Vins dans un article publié sur son site ce mercredi 26 juillet nous précise que la famille Moueix est propriétaire de plusieurs domaines de renom comme les châteaux Trotanoy, Bélair-Monange où Latour à Pomerol. Par l’intermédiaire du Château Belair-Monange, elle vient de racheter Clos la Madeleine, son proche voisin, ainsi que Château Magnan La Gaffelière.

« Le rachat est en cours » confirme Christian Moueix à Terre de Vins, tout en précisant que les délais légaux n’ont pas atteint leur date butoir. Un achat qui sera effectué auprès des 84 investisseurs privés gérés par la Société Générale qui détiennent les deux propriétés. Les montants n’ont pas été indiqués à la presse.

Avec seulement 2,30 hectares, Clos La Madeleine est situé juste en dessous de Château Bélair Monange, anciennement Château Bélair avant son rachat par la famille Moueix en 2008 et l’intégration de Château Magdelaine en 2012. Clos La Madeleine est située sur un terroir calcaire et un encépagement de 76% merlot et 24% cabernet franc. Château Magnan la Gaffelière, quant à lui, est morcelé en de très nombreuses parcelles et s’étend sur 10ha39.

Compte tenu de la diversité des terroirs, la famille Moueix souhaite conserver l’indépendance de chaque entité.

Source : Terre de Vins

Les acquisitions s’enchaînent dans le vignoble français, après E. Guigal à Châteauneuf et Jadot en Côte de Beaune, c’est maintenant le groupe Chanel qui passe à l’offensive.

Le Château Berliquet, Grand Cru Classé de Saint-Émilion, est une propriété de 9 Ha planté à 70% de Merlot, 25% de Cabernet Franc et 5% de Cabernet Sauvignon. Situé sur le plateau calcaire de Saint-Émilion, entre Château Canon et Château Belair-Monange, cette propriété était une belle cible pour le groupe Chanel qui ne cachait pas ses ambitions d’agrandissement. Le groupe Chanel est aussi propriétaire en plus de château Canon du Château Rauzan-Ségla à Margaux.

Terre de vins dans un article paru sur son site le 25 juillet, nous indique qu’auparavant conseillé par Stéphane Derenoncourt, Berliquet sera désormais directement gérée par Nicolas Audebert, vinificateur et directeur de Château Canon, Château Rauzan-Ségla.

Pour rappel, Château Canon, Premier Grand Cru Classé B, situé sur le plateau calcaire de Saint-Émilion est une propriété de 34 hectares, composée majoritairement de merlot et de 30% de cabernet franc. Depuis le millésime 2015, et l’arrivée de Nicolas Audebert, le vin connait un regain d’intérêt de la part des critiques professionnels et donc du négoce et des marchés internationaux. Terre de Vins lui a d’ailleurs décerné un coup de cœur pour son millésime 2016 avec la note de 19/20 à l’occasion des Primeurs.

Apparemment, et selon les lois en vigueur, il ne sera pas possible d’intégrer Château Berliquet dans l’assiette foncière de Château Canon. Contactées par Terre de Vins, les deux parties n’ont pas souhaité faire de commentaires.

Source : Terre de Vins

mercredi, 26 juillet 2017 08:37

Jadot achète le domaine Prieur-Brunet

La maison Louis Jadot vient d’acquérir un important domaine en Côte de Beaune. Elle renforce sa position parmi les grands propriétaires de vignes en Bourgogne.

Vigneron ou négociant ? Les frontières sont de plus en plus ténues entre les deux grandes familles historiques de la production des vins de Bourgogne. L’achat du conséquent domaine Prieur-Brunet basé à Santenay (18 hectares), par la maison beaunoise Louis Jadot confirme la tendance.

Le domaine Prieur-Brunet, installé au sud de la Côte de Beaune depuis plus de 200 ans, compte une belle gamme d’appellations. On citera en tête d’affiche le Bâtard-Montrachet (même si la parcelle se limite à 0,08 ha) asseyant ainsi un peu plus la présence de la maison dirigée par la famille Gagey dans ce secteur des grands crus blancs de la Côte de Beaune. S’y ajoute, non loin de là, les chassagne-montrachet premiers crus Morgeot et Les Embazées. En blanc toujours, la liste compte aussi le premier cru Les Charmes à Meursault.

En rouge, la gamme de santenay premier crus mérite elle aussi une mention spéciale (Maladière, Comme, Clos Rousseau, Clos Faubard). Les regards des amateurs avisés de pinot noir noteront la présence de vignes en volnay Santenots et pommard Les Platières. La déjà très solide présence de Jadot dans le trop méconnu vignoble de Beaune (plus de 23 hectares dans cette seule AOC) se voit renforcée par l’arrivée d’une parcelle de premier cru Clos du Roy.

Louis Jadot exploite dorénavant 243 hectares de vignobles en Bourgogne dont près de 140 en Côte-d’Or avec le Domaine des Héritiers Louis Jadot, le Domaine Louis Jadot, le Domaine Gagey et le Domaine du Duc de Magenta. La maison Jadot possède également le Château des Jacques, en Beaujolais et le Domaine Ferret, à Fuissé, en Mâconnais. 

Source: Terre de vins

dimanche, 23 juillet 2017 12:06

E. Guigal investi à Châteauneuf

La maison de négoce E. Guigal à annoncer avoir racheté le domaine de Nalys à Châteauneuf-du-Pape. Il s’agit de la première acquisition de la famille  en vallée du Rhône méridional.

À l’instar des autres grandes maisons de négoces des Côtes du Rhône septentrionales qui s’intéressent de plus en plus au vignoble du sud le plus souvent en développant une activité de négoce, les Guigal ont investi dans les vignes de Châteauneuf-du-Pape en reprenant une propriété, le Domaine de Nalys, un vignoble de plus d’une cinquantaine d’hectares tout en coteaux sur la route de Courthézon.

L’acquisition vient d’être signée avec les Assurances Mutuelles Agricoles Groupama qui en étaient propriétaires depuis 1976. La SAFER a autorisé cette transaction.  « Le fait que nous soyons déjà vignerons dans la vallée du Rhône et déjà impliqué dans celui de Châteauneuf a joué en notre faveur, a commenté Philippe Guigal.

La maison du Rhône Nord est déjà un « acteur significatif » de l’appellation en commercialisant environ 300 000 bouteilles par an en partenariat avec une quarantaine de vignerons.

Le domaine Nalys est reconnu pour ses blancs, environ 15% de la production, ce qui est important par rapport à l’AOP et des autres domaines du secteur.

Selon le site Internet Terre de Vin, l’équipe ne devrait pas trop évoluer, Isabelle Ogier qui gère déjà le domaine restera en place et le maître de chai est en cours de recrutement, le précédent, Pierre Pélissier, étant parti à la retraite en début d’année. Le domaine qui emploie une douzaine de personnes regroupe trois grands îlots avec vue sur le château de Châteauneuf, le Ventoux et les Dentelles de Montmirail.  

Le domaine légèrement en altitude est planté avec les 13 cépages de l’appellation mais principalement en grenache, à 60%, cultivée en agriculture raisonnée. « Ce terroir est le principal atout de cette acquisition, une opportunité fantastique, estime Philippe Guigal. C’est un vignoble bien entretenu et un beau potentiel de par une unité rare sur le secteur. Mais la cave méritera sans doute quelques aménagements » a-t-il ajouté.

De son coté, Amaury Cornut-Chauvinc, président de Groupama Méditerranée a déclaré: «Nous sommes ravis que le domaine de Nalys soit repris par une maison aussi prestigieuse que la Maison Guigal qui en apportant son savoir-faire, assurera à coup sûr un avenir radieux aux vins du domaine».

En revanche, les parties n’ont pas souhaité communiquer sur le montant de la transaction. Le prix de l’hectare dans l’appellation oscille actuellement entre 300 et 400 000 €, installations non comprises indique le site Terre de Vin.

Source: Info-Viti

Finie l’époque où en en Afrique du Sud 50% de la production se faisait autour du cépage Chenin et ou le volume préoccupait plus les vignerons que la qualité. Depuis maintenant 20 ans, la mue vers le haut de gamme a commencé à l’instar des autres vignoble du nouveau monde.

Pour illustrer cette transformation, voici le projet « Old vine », soit « Vieille vigne » qui a pour objectif de repérer, préserver et surtout mettre en valeur les vignes âgées de plus de 35 ans.

Les vinificateurs, membres (8 pour l’instant) ont désormais la possibilité de faire certifier leur production issue de vieilles vignes et de gagner en visibilité aux yeux du grand public. Cette certification sera disponible pour le millésime 2017. Considéré comme un « héritage » précieux, les vignes doyennes sont mises en avant en Afrique du Sud mais aussi partout dans le monde.

Le projet « Old vine » a notamment fait la promotion de ses vins au Royaume-Uni en juin dernier, proposant une dégustation à Londres de plus de 40 vins.

Il sera intéressant de mesurer l’impact que toutes ces campagnes de mises en valeur fait par les pays producteurs aura sur le marché des consommateurs tant en terme de consommation qu’en terme de guerre des prix.

À suivre...

Source: Info-Viti