mercredi 28 octobre 2020
Dégustation de pinots noirs - Des pinots noirs qui surprennent

Dégustation de pinots noirs - Des pinots noirs qui surprennent

J’avais visité, en juillet 2020, le Vignoble du Ruisseau. J’y avais goûté, entre autres, leur Pinot noir 2015 (25$). Coup de foudre. J’avais déjà fait une dégustation avec ce vin et j’avais été impressionné. Alors.

J’achète, à la SAQ, 3 autres vins : Clos Henri Pinot Noir Petit Clos 2018, Nouvelle-Zélande, Ile du Sud, Marlborough, 25,25$, Hautes côtes de Beaune, Domaine Billard Père et Fils 2018, 25,35$, Reinisch Pinot noir (bio), 22,80$ un vin d’Autriche de la région de Niederösterreich.

On se retrouve à 4, à déguster à l’aveugle ces 4 vins. Celui qui est préféré de trois sur quatre est le vin de Nouvelle-Zélande, Clos Henri 2018, un vin typé très pinot et vraiment très agréable en bouche.

Les trois autres vins sont ensuite dégustés et, ce qui est vraiment intéressant, tous placent le pinot noir du vignoble du Ruisseau devant le Haute côte de Beaune.

Le Reinisch, qui est aussi le moins cher, est un vin bio, plus foncé que les autres, mais bien typé pinot noir, avec un tout petit peu de piquant et vraiment excellent. À boire maintenant ou même attendre un peu. Une star de cette dégustation. Et on pourrait penser que le prix est réduit parce-que le producteur veut faire goûter son vin. Mais pas du tout. L’importateur du vin l’a placé à la SAQ depuis 2017. Impressionnant.

Cette dégustation démontre, encore une fois, que les vins rouges du Québec s’améliorent sans arrêt, qu’ils sont bien équilibrés et aptes à se démarquer de beaucoup des autres vins de pays qui ont une expérience viticole considérablement plus longue que la nôtre. Ce qui annonce un futur vraiment remarquable pour nos vins. Il ne faut jamais oublier que la viticulture a vraiment commencé ici dans le début des années 80, donc il y a 40 ans. Comparer nos vins à ceux de pays comme la France qui a commencé à faire du vin véritablement dans les années 276 quand fut levée l’interdiction de planter des vignes, ordonnée par l’empereur Domitien en 92. Donc, grosso modo, 1700 ans.

À propos de l' auteur

On n'est jamais si bien servis que par soi-même.

Alors je suis né d’un père et d’une mère qui sont restés mariés jusqu’à la mort. Moi je me suis marié 3 fois.  J’ai étudié et  obtenu un BAC qui m’a permis d’être bon à tout et propre à rien. Allez comprendre.

Ensuite des études en statistiques et en informatique. J’ai complété ces dernières et me suis lancé, au grand dam de mon père, à fond dans cette science qui, en 1970 était totalement inconnue. En même temps, j’ai fondé mon premier club gastronomique, les Chevaliers de la table ronde, un nom qui nous avait été suggéré par la très aimé et respectée Françoise Kayler. Lire la suite...