jeudi 22 octobre 2020
Fromagerie de l’Île-aux-grues - Des fromages d’exception

Fromagerie de l’Île-aux-grues - Des fromages d’exception

Pour faire un beau petit voyage, en cet été de confinement, il faut prendre le traversier de Montmagny qui traverse à l’Isle aux grues.

Traversier: vérifiez bien l’horaire, il n’y a pas beaucoup de voyages quotidiens, 4 par jours pour chaque trajet.

Mais pourquoi aller à cette île, me direz vous. Mais pour y goûter du fromage, bien sur. La fromagerie de l’Île-aux-grues, située à 2.3 kilomètres du débarcadère et à 1 kilomètre de l’aéroport (départ de Montmagny), produit 16 fromages dont le Riopelle de l’Isle qui a gagné, ces dernières années plusieurs distinctions locales aussi bien que mondiales. La fromagerie a commencé par produire des cheddars (eh non! Perron n’est par le seul producteur de cheddars) dès 1900 mais depuis 1977 produit des fromages fins dont trois au lait cru que j’ai eu le plaisir de déguster récemment.

Mon ami Roger nous recevait et mon ami Gérald, du vignoble l’orpailleur, nous avait fournis les vins. C’étaient : La part des anges, l’orpailleur Gris et le Vin de glace.

« Un repas sans fromage est une belle à qui il manque un œil. » (La Physiologie du goût, Brillat-Savarin)

Au Québec, on est gâté en fromages. On a rien à envier à quelqu’autre pays. D’ailleurs, on gagne régulièrement des prix à l’internationale. Et avec raison. La qualité des produits de nos producteurs est situé au premier rang mondial. On est vraiment chanceux ici.

On a dégusté :

AngeliqueMarcL’Angélique à Marc : 52% d’humidité, 22% de matière grasse, 60 jours d’affinage, lait cru de vache, croute fleurie et pâte molle.

Une sangle de bois qui entoure la meule pendant son affinage ajoute une touche légèrement boisée à son cœur coulant à souhait.

Un fromage plus fin que les deux autres avec un goût légèrement végétal qui s’accompagnait magnifiquement du Vin Gris.                                                                                                             

BeteSeguinLa bête à Seguin : 51% d’humidité, 26% de matière grasse, 60 jours d’affinage, lait cru de vache, c’est un fromage à pâte molle affiné en surface.

C’est le caprice des dieux du Québec.

Goût de noisette et de beurre et très fondant avec ses 51% d’humidité.

On se compare favorablement au Camembert ou au Brie.

Je l’ai adoré avec la Part des Anges. C’était mon préféré.

MacphersonLe Macpherson de l’Isle : 45% d’humidité, 28% de matière grasse, 45 jours d’affinage, lait cru de vache.

Taux d’humidité assez faible pour une pâte demi-ferme.

Le goût subtil de sa pâte moelleuse est semblable au Morbier (avec sa cendre au centre).

Je l’ai bien aimé avec le vin de glace. 

Pour tout dire, ces trois fromages sont sensationnels. C’est un ensemble que je recommenderais dans un plateau à fromage. J’y ajouterais le Cheddar de 2 ans pour compléter la dégustation. 

Ces fromages ont reçu des distinction provenant de: Sélection CASEUS, Concours des fromages fins canadiens, World Cheese Awards, Royal Agricultural Winter Fair, British Empire Cheese Competition, Intrnational cheese competition (SIAL) etc.

« L’Angélique à Marc » et « La bête à Seguin » se réfèrent à Marc Séguin qui a fait de l’Île-aux-Grues une terre d’inspiration depuis 20 ans. Ces fromages haut de gamme sont l’expression de son attachement et de son engagement dans la préservation et la pérennité de la production artisanale. Il est le résultat d’une association toute naturelle. Un autre peintre, Riopelle, qui était résident de l’Île, s’est lui aussi associé à la fromagerie pour produire un autre fromage de prestige, « Le Riopelle de l’Îsle ».

Fromagerie de l’Île-aux-grues

À propos de l' auteur

On n'est jamais si bien servis que par soi-même.

Alors je suis né d’un père et d’une mère qui sont restés mariés jusqu’à la mort. Moi je me suis marié 3 fois.  J’ai étudié et  obtenu un BAC qui m’a permis d’être bon à tout et propre à rien. Allez comprendre.

Ensuite des études en statistiques et en informatique. J’ai complété ces dernières et me suis lancé, au grand dam de mon père, à fond dans cette science qui, en 1970 était totalement inconnue. En même temps, j’ai fondé mon premier club gastronomique, les Chevaliers de la table ronde, un nom qui nous avait été suggéré par la très aimé et respectée Françoise Kayler. Lire la suite...