vendredi 4 décembre 2020
Ingrédients pour la recette : DEUX carottes...

Ingrédients pour la recette : DEUX carottes...

Le cuisinier est chez lui, dans sa cuisine. Il est en train de faire une recette venant d'un livre de cuisine qui vient de paraitre. D'abord par curiosité, mais aussi parce que c'est le livre d'un auteur bien connu et que d'habitude, ce sont de très bonnes recettes. Il commence à rassembler les ingrédients nécessaires pour la recette. Puis tout à coup, il soupire en lisant plus en détails la recette dans le livre. La recette en question demande 2 carottes pelées en tronçons et 1 demi-oignon en quartier... Il ne peut s'empêcher de pousser un sacre, lequel il a voulu empêcher de sortir de sa bouche, mais c'était trop tard.

Encore des recettes qui demande UNE carotte (ou UN oignon), mais sans préciser si c'est une carotte normale, une grosse carotte ou une petite carotte. Car on le sait bien que la taille des carottes (ou tout autre ingrédient) n'est pas la même dans le frigo de chaque lecteur du livre de recettes. Alors si on met dans la recette une carotte venant d'un maraicher de St-Eustache et que la recette a vraiment besoin d'une carotte OGM, il est bien entendu que la recette sera toute débalancée et que sa réussite sera compromise... C'est une précision que les auteurs de livres de recettes devraient considérer davantage et avec plus de rigueur. Au lieu de mettre UNE carotte, il est bien préférable de préciser le poids de cet ingrédient. Une carotte de 125 g ou une carotte de 275 g?

Le cuisinier, après sa montée de lait, prend alors une respiration et redécortique la recette et avec son expérience, il détermine la grosseur et la quantité appropriée de carottes nécessaires pour la recette... Il reconnaît qu'il s'est emporté, mais il n y a que lui qui comprenne la raison pour laquelle il a réagi fortement de la sorte.

C'est que dans son passé, il a eu des conjointes avec qui il a passé des années de sa vie, mais à cause des «imprécisions», il a vécu des expériences plus ou moins heureuses. Avec une en particulier: il a souhaité passer sa vie avec une personne attentionnée au couple, ou encore mieux à son égard, comme lui, par sa nature d'être, était bien attentionné à elle. Pour lui, être attentionné, c'est de se dire les deux, des «Je t'aime» régulièrement. Même plusieurs fois par jour, ou au moins une fois par jour. Ou de se demander: «Es-tu heureux/heureuse avec moi? » de temps à autre, etc. Tandis que la définition d'être attentionnée de sa blonde était de lui dire «Je t'aime» une fois de temps en temps, ou bien de ne jamais se poser la question à savoir s'il était  heureux. Comme si c'est acquis, qu'il était heureux! Du point de vue de l'un ou de l'autre, on ne peut pas dire que les attentions d'amour sont absentes. Elles sont là, mais ne sont pas précisées par une certaine fréquence.

Comme la recette ayant besoin de 2 carottes... C'est une imprécision qui risque de mettre en danger une recette du bonheur. Ainsi, au début d'une relation, définissez-vous ce que veut dire vraiment ce qu'est pour vous d'être «attentionné(e)», avec des précisions noir sur blanc du nombre de fois par jour vous avez besoin de vous dire (ou d'entendre) des «Je t'aime» et ensuite, respectez cette convention mutuelle. Il n'y aura ainsi plus de risques de rater quoi que ce soit. Vous aurez une belle vie d'amour bien heureuse par la suite et pour longtemps.

 

Cong-Bon Huynh
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#seulaubaravecunebière

À propos de l' auteur

Il a été chef exécutif, chef corporatif, et maintenant chef enseignant. Mais il préfère se présenter tout simplement comme un cuisinier. Car pour lui, c'est le vrai titre pour quelqu'un qui vit avec la passion de la cuisine, dans son sens le plus large qui allie l'action de se nourrir avec les dimensions culturelles et sociologiques. Maîtrisant la cuisine occidentale aussi bien que la cuisine orientale, il est depuis les 15 dernières années, enseignant dans différentes grandes écoles hôtelières à Montréal, s'occupant minutieusement de la relève pour la cuisine au Québec. Lire la suite...

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