jeudi 2 juillet 2020
Les vins du Chili, quelle réussite!

Les vins du Chili, quelle réussite!

photo11Une étrange géographie!
Le Chili est le pays le plus long d’Amérique du Sud avec 4 300 kilomètres du Nord au Sud, c’est aussi le pays le plus étroit du continent avec entre 90 et 400 kilomètres de largeur. D'un côté, il est bordé par l’océan Pacifique de l’autre par la Cordillère des Andes perdue dans les nuages. Au nord il y a le désert d’Atacama qui couvre un quart du pays, au sud les terres froides de l’Antarctique chilien qui se terminent à la Patagonie laquelle regarde le pôle. Coincé entre ces quatre destins se trouve le Valle Central, au climat méditerranéen qui a des jours ensoleillés et des nuits froides. Le terrain parfois pauvre est idéal pour la vigne, car 117000 hectares de vignobles de grande qualité s’y épanouissent. Le succès du vin chilien est tel, qu’on gruge maintenant des terres improbables pour planter plus de vignes, pour produire des vins différents, et c’est ainsi qu’on monte sur la Cordillère des Andes, on avance sur le désert d’Atacama on descend dans les froides terres du Sud et par miracle on réussit encore à y faire du bon vin.

Le vignoble chilien est cultivé dans des vallées qui ont des noms très jolis, tout au nord il y a Elqui, Limari, Choapa, au centre Aconcaggua, Maipo, Casablanca San Antonio, Cachapoal, Colchagua, Currico, Maule, plus au sud Itata, Bio Bio, Malleco. 

L’aventure du vin a commencé au Chili il y a quatre siècles, lorsque les conquistadors espagnols ne sachant que faire de ces terres assez pauvres où il n’y avait ni or ni argent, se mettent à planter la vigne.  Quelle formidable intuition !

Le vignoble moderne tel que nous le connaissons aujourd’hui commence néanmoins au Dix-neuvième siècle. Le Chili comme tous les autres pays sud-américains proclame son indépendance de l’Espagne en 1810. La bourgeoisie chilienne est très francophile. Les familles aisées envoient leurs fils étudier à Paris, elles adoptent les modes françaises, et boivent du Bordeaux. Les vins sont chers, le transport long et incertain. Vers le milieu du Dix-neuvième Silvestre Ochagavia,  Luis Cousiño  et quelques autres aristocrates chiliens décident de mettre en valeur leurs grandes propriétés, importent des cépages bordelais de Cabernet Sauvignon, de Sémillon et de Merlot et font venir des experts français pour faire du vin.  La vigne prospère, les vins sont bons.

Quelques années plus tard le vignoble mondial est dévasté par le phylloxera, mais le Chili est le seul pays à être épargné. On pense à son isolement géographique, au système d’irrigation intensive, à la présence de cuivre dans les rivières chiliennes, à cause des mines.  Partout les producteurs sont obligés de cultiver en greffant sur pieds. Seul au Chili les vignes sont cultivées sans greffe et le pays devient le conservatoire des plants d’origine.  En Europe, les plants greffés ont une espérance de vie de 20 ans, parfois de quarante. Au Chili il y a des pieds qui ont 150 ans et qui donnent des vins complexes et uniques.  Certains cépages comme le Carmenère, qui étaient disparus du vignoble bordelais, se sont perpétués au Chili. Les Vignobles de Saint-Emilion essaient de le réintroduire avec le problème que ce cépage une fois greffé n’est pas très productif, tandis qu’au Chili cultivé sur pieds-de-vigne il l’est.  Aujourd’hui les principales variétés cultivées au Chili pour les vins blancs sont le Chardonnay, le Sauvignon blanc, le Riesling, le Gewürztraminer, le Viognier et le Sémillon. Pour les rouges le Cabernet Sauvignon, le Carmenère, le Merlot, le Malbec, le Pinot noir et le Syrah.
Avec 6 millions d’hectolitres, le Chili est le dixième pays producteur mondial et le cinquième pays exportateur de vin au monde.

Le 30 septembre se tenait à Montréal un Salon des vins du Chili,  avec la participation de  vingt-sept producteurs qui allaient nous proposer plus de 190 vins. L’événement était organisé par Marie-Josée Allaire et Benoit Allaire
(Exacto Communications) dans la toute nouvelle salle de réception Les Entrepôts Dominion, sur la rue St-Ambroise, non loin du Marché Atwater.

degustation

De gauche à droite:
- Benoit Allaire, Président de Exacto Communications
- Vivian Alaluf Bacal, Responsable, Amérique du Nord et Amérique Latine pour Wines of Chile
- Juan Somavia, Directeur Général de Wines of Chile
- Marie-Josée Allaire, Vice-Présidente, Exacto Communications

Pour avoir visité le Chili, à plusieurs reprises, j’étais intéressé de rencontrer quelques producteurs bien connus et aussi à découvrir d’autres joueurs. Comme il est impossible de tester 190 produits, je me suis concentré sur les deux meilleurs vins de chaque producteur ou presque.

En premier lieu, j’ai rencontré M. Andrés Tauber directeur export des vins d’Anakena qui m’a proposé un Ona blanc 2008 fait de Riesling, Viognier et Chardonnay, partiellement fermenté en futs de chêne.  Arôme équilibré, fleuri, fruité, minéral ;  frais, élégant, bonne finale ($ 20,90 importation privée parCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

J’ai aussi goûté le Ona rouge 2007, 100% Syrah. Vin puissant, robe rouge foncée, arômes de fruits rouges, avec des touches de chocolat, d’épices et de tabac. Acidité bien contrôlée, tanins ronds. Un très bon vin. ($ 20,90 import privée par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

Je suis passé à la table de Concha y Toro, où j’ai bavardé avec M. Gonzalo Escudero l’export manager. Je lui ai raconté que je suis allé chasser à la Cordillère des Andes, il y a bien des années. Les journées étaient belles et ensoleillées, mais les nuits étaient froides, nous nous trouvions à 4300 mètres d’altitude. Le soir autour du feu nous buvions du Concha y Toro, dans des chopes en métal que nous approchions du feu pour faire chambrer. M. Escudero m’a proposé un Marqués de Casa Concha Blanc 2008, fait de Chardonnay. Robe dorée, brillante, bouquet assez intense de mangue, de pêches et de papaye, notes de vanille et de noisette grillée. Un très bon vin. ($ 19,95 import privée par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

Il m’a servi ensuite un Marqués Casa Concha Syrah 2007. Robe foncée, nez puissant, bonne structure, un vin qui tapisse vos papilles, agréablement fruité, des tanins fins. ($ 19,95 import privée par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ).

À la table de Cono Sur, M. José Luis Lavin,  m’a fait goûter leur CS Reserva Pinot Noir 2008 vieilli en barriques pendant 4 mois et  affiné pendant un autre mois en cuves inox. Robe très foncée, arômes de fruits rouges où ressort la prune, en même temps des touches de chocolat et de café. En bouche bonne acidité, des tanins bien présents avec des notes qui rappellent les petits fruits noirs, les roses rouges, et le champignon blanc.   (SAQ 16,50).

J’ai aussi goûté le CS Reserva Merlot 2007, fait d’un assemblage de 85% Merlot, 9% Cabernet Sauvignon, 4% de Syrah et 1% d’Alicante-bouchet, Robe rubis , arômes de fruits rouges, des touches de réglisse. Bonne bouche, tanins élégants. (SAQ 16,50)

À la table d’Errazuriz, j’ai été accueilli par M. Michel Mercier (Vins Philippe Dandurand). J’y ai goûté le Chardonnay Wild Ferment 2008, vin doré, arômes de noix, de fruits tropicaux, de pain grillé. Plutôt corsé, mais onctueux. (SAQ 19,95). On m’a servi ensuite le Cabernet Sauvignon, Max Reserva 2007. Vin très goûteux, avec des arômes de café de caramel, de chocolat, une bonne finale en bouche, avec beaucoup de fraîcheur.  (SAQ $ 18,45).

J’étais content de visiter la table de Santa Rita, c’est une des plus anciennes et respectées maisons du Chili. M. Felipe Smith m’a expliqué que l’œnologue chez eux c’est une dame : Cecilia Torres. Ils font la cueillette en avril et font deux sélections, vérifiant les grappes une à une.
Leur Cabernet Sauvignon 2005 est très intéressant. Un vin intense en couleur en corps, avec un bon bouquet, fruits rouges, épices, goyave, mandarine. Il se prolonge en bouche de façon élégante. ($ 35. Importation privée par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

J’ai été encore plus ravi par leur Cabernet Sauvignon Casa Real 2007. Un vin complexe, très équilibré avec une robe rouge sang. Fruité, généreux en tanins et en parfums. Long en bouche, à la fois frais et tellement élégant ! ($ 49,75. Importation privée par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ).

Valdivieso est une autre grande et vénérable maison au Chili. Elle a été fondée en 1879 par Alberto Valdivieso, et pendant un siècle et demi c’était la seule maison qui produisait un mousseux respectable au Chili. Ils produisent aussi de très bons vins tranquilles, mais j’ai voulu me concentrer seulement sur leur Nature Sparkling Wine qui est un vin très pâle, avec de petites bulles joyeuses des arômes de pommes et de pain grillé mais un goût de lime confite. ($ 17,15 Importation privée par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). Monsieur Marcello Gutierrez s’amusait de me voir si joyeux en évoquant mes anciens voyages dans les terres du Chili, où entre amis et mort de rire, car les Chiliens sont un peuple très amusant, qui racontent des blagues incroyables, nous consommions le Valdivieso. C’était le bon vieux temps, comme disent les anciens ! Je n’ai donc pas voulu quitter sans goûter au Valdivieso Sparkling Blanc des Blancs. Robe Jaune pâle. Arômes de fruits mûrs et de pain grillé. Un agréable vin de fête ! ($ 17,15 Importation privée par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

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Je me suis arrêté à la table de Viña Caliterra et j’ai bavardé avec Marguerite Aghaby de LBV International qui m’a proposé le Caliterra Reserva Sauvignon Blanc 2009, un vin sympathique, aux arômes d’agrumes et de papaye et goyave, une acidité marquée mais agréable. ($ 11,95 SAQ).
Pour les rouges elle m’a donné à goûter le Caliterra Cenit 2006, un vin d’assemblage, 53% Cabernet Sauvignon, 27% Malbec et 20% Petit Verdot, ce cépage qui complète si bien les vins. Il est élevé 18 mois en barriques neuves : française et américaine. Belle couleur rouge. Notes de cerises et de chocolat, légèrement minéral, belle intensité, acidité bien balancée, très long en bouche.  ( $ 72. importation privée par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ).

Je me suis dit qu’une pause serait bienvenue à la table des bouchées, pour reposer mes papilles. C’est le moment de bavarder avec des amis. Christian Charest était là, et m’a filé des tuyaux sur des vins à déguster, j’ai aussi rencontré mon ami Claude Simoneau toujours si élégant et aimable. Il m’a aussi refilé des tuyaux sur des vins à ne pas manquer. Samy Rabbat, se promenait également, toujours aussi blagueur. J’ai bavardé avec Marie-Josée Allaire, qui est franchement fascinante, en même temps si efficace, veillant à chaque détail. Le Salon était plein de monde. Tous les professionnels, tous les médias, étaient là, et le soir, les amateurs, les gourmets sont venus en masse ! Il faut dire que Marie-Josée et son frère Benoit sont secondés par une équipe formidable.

J’ai repris ma dégustation et je me suis arrêté à la table de Viña Carmen où j’ai rencontré un œnologue chilien qui avait un nom à consonance québécoise, M. Sebastian Labbé qui m’a proposé un Winemaker’s Réserve Rouge 2005, vin d’assemblage 54% Cabernet Sauvignon, 21% Carménère, 7% Syrah, 11% Merlot et 7% Petite Sirah, un vin produit aux pieds des Andes, où chaque cépage est fermenté séparément. Un vin grenat intense, très structuré, beaucoup de corps, fruits rouges, cholocat, épices, une bonne finale ($ 45. Importation privée par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)
J’ai ensuite goûté à leur Syrah Winemaker’s Reserve 2005 qui est aussi un assemblage avec 87% de Syrah et 13% de Cabernet Sauvignon. Ils font d’abord une macération à froid pendant 12 jours, puis une deuxième macération avec les peaux pendant 21 jours. Le vin vieillit en futs de chêne français neufs, il est alors embouteillé et on le laisse encore vieillir pendant douze mois avant de le mettre sur le marché. Robe grenat intense, vin assez minéral avec des notes de tabac et d’épices. Rond en bouche, tanins persistants. (SAQ. $36)

J’avais de la curiosité pour les vins de Viña Casa Tamaya, dont les vignobles sont dans le Nord du Chili, à la frontière avec le désert d’Atacama, dans la vallée de Limari.  C’est une vallée fertile, car le sol est labouré avec passion pour ne pas le céder à l’emprise du désert. La vallée se trouve tout près de l’Océan Pacifique. Comme il n’y pleut pas beaucoup, et que la vigne n’y connaît pas le problème du gel en hiver comme dans d’autres régions chiliennes, on laisse le raisin mûrir lentement.
J’ai parlé avec M. Claudio Soporta, leur directeur export chilien qui m’a fait goûter tout d’abord leur Viognier-Chardonnay Reserva 2008 qui est un vin étonnant, il n’est pas très fleuri, mais a  une acidité très bien contrôlée, il est assez minéral mais il est doux en bouche, avec une finale longue et élégante. ($ 17,25 importation privée parCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

J’ai ensuite dégusté le Carmenère Reserva 2008, un vin tout en équilibre : thym, coriandre, fruits mûrs, tanins très persistants, mais à la fois onctueux. ($17,25 importation privée par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

Je suis passé à la table de Viña Chocalan où j’ai bavardé avec Monsieur Javier Cortés, leur Directeur de ventes. Ils ont un excellent Grand Reserva Blend 2006 rouge: 31% Cabernet  Sauvignon,   27% Carmenère, 18% Syrah, 12% Malbec, 9% Cabernet Franc y 3%  Petit Vedot.  Vin intense et complexe, mais belle harmonie entre les cépages. Nez de fruits rouges, touches de chocolat, de tabac et de cuir, boisé, puissant, assez forte acidité et concentration de tanins, mais à la fois élégant et avec une belle longueur. ($27,75 SAQ)

Sur ma route vers la table de Viña La Rosa, j’ai croisé M. Michel Morin qui est le créateur de bien de gadgets pour le vin. Il m’a montré ses sacs de jute pour le vin qui sont très charmants, et m’en a même offert un. Il paraît qu’ils sont déjà disponibles dans les succursales de la SAQ. À y penser lorsqu’on offre une bonne bouteille.

À la table de de Viña La Rosa j’ai été reçu par M. Ricardo Ullrich, directeur commercial pour l’Amérique du Nord qui m’a fait goûter le Don Reca cuvée 2007, un vin d’assemblage Merlot, Carbernet Sauvignon, Syrah et Carmenère. Belle couleur rouge, arômes de menthe et de fruits rouges. Saveurs de prune, de chocolat, de menthe, de cassis. ($ 20,50 Importation privée par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). Il m’a servi ensuite un Ossa Sixth Genereation 2004. La Grande Cuvée de la maison et aussi un très bon vin, 30% Cabernet Sauvignon, 30% Merlot, 20% Cabernet Franc, 15% Syrah et 5% Carmenère. Arômes intenses de menthe, d’épices, de réglisse, de petits fruits rouges, de tabac, de chocolat, du cuir, et de cassis mûr. Riche et moelleux en bouche, élégant avec des tanins fins. ($ 95. Importation privée par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ).

Je me suis arrêté avec beaucoup d’intérêt à la table de Viña Luis Felipe Edwards où j’ai bavardé avec Ignacio Edwards, le directeur de ventes.  En Général les directeurs à l’exportation de ces vignobles chiliens sont des hommes très jeunes, parfois à peine vingt-cinq ans, mais tellement efficaces. C’était le cas de M. Edwards. J’en déduis que l’éducation au Chili est encore sous la férule d’une grande discipline,  marquée par des valeurs aujourd’hui perdues dans les pays du Nord : le respect, l’honneur du travail bien fait, la vertu. Je lui ai demandé combien de bouteilles ils produisaient par an et il m’a répondu que douze millions. C’est superbe pour une jeune entreprise qui a été fondée en 1976.

Que me proposez-vous lui ai-je dit : D’abord notre Sauvignon Blanc Gran Reserva 2009, 100% Sauvignon blanc.  Je l’ai dégusté, c’est un vin frais, aux arômes d’agrumes, un vin bien structuré. Une bonne acidité, beaucoup de fraicheur. ($ 16,95 Importation privée par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ) Ensuite j’ai goûté au Malbec Gran Reserva 2007. 100% Malbec. Robe rouge violet, des arômes intenses de violette et de framboise, un goût de vanille et de chocolat, des tanins doux, rond en bouche. ($ 16,95 Importation privée par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ). Lorsque je m’apprêtais à quitter, M. Edwards, m’a dit, ne partez pas sans avoir goûté à notre Doña Bernarda !  Un vin d’assemblage 50% Cabernet Sauvignon, 25% Syrah, 10% Carmenère et 15% Petit Verdot.  Robe rouge foncé, arômes de prunes sèches, de mûres et de violettes, boisé, puissant et à la fois long en bouche. Un vrai bon vin. ($ 33,75 SAQ).

À la table de Viña Santa Alicia, j’ai parlé avec Madame Tamara Vásquez, encore une belle et jeune personne qui assume des responsabilités dans l’exportation.  Elle a bien voulu me faire goûter le Gran Reserva de los Andes Carménère.  Belle robe cerise, arômes de fruits rouges et de coing, belle structure, des tanins fermes au palais, intense, bonne finale. ($ 21,54  importation privée par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ). J’ai goûté aussi au Millantu Premium Blend, fait de Cabernet Sauvignon, Cabernet franc et Carmenère. Belle robe rouge foncée, arômes puissants, bonne acidité, mais à la fois riche, crémeux, très profond. ($ 29,83 importation privée par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ).

Ma dernière visite je l’ai réservée à Viña Ventisquero appartenant au géant de l’alimentation chilien Agrosuper, qui a créé ce vignoble en 1999. En dix ans, Viña Ventisquero est devenue une des dix meilleures entreprises dans le domaine des Vins au Chili. Elle réunit une équipe de professionnels du tonnerre, achète des vignobles dans toutes les régions mais investit aussi dans des terres, qui n’ont jamais connu la vigne auparavant.  Le secret de son succès est dû à une équipe hors pair, dirigée par un œnologue de grande classe : Felipe Tosso qui travaille dans le respect de la nature, avec la meilleure technologie. Ils ont également une équipe de marketing de grande qualité.

Ventisquero est la preuve qu’il y a encore des possibilités d’affaires extraordinaires au Chili.  Pour la fête du vin chilien, ils ont délégué à Montréal leur directeur commercial pour l’Amérique du Nord et du Sud, M. Juan Ignacio Zuñiga et leur  directeur des ventes pour l’Amérique du Nord M. Jaime Merino, afin de bien montrer l’intérêt qu’ils portent au marché québécois. Ils m’ont invité à goûter le Ventisquero Grey Syrah 2007, robe rouge foncé, arômes complexes d’épices, de poivron rouge, de cannelle, d’anisette, baies rouges et pain grillé. En bouche une gamme riche de tanins ronds, presque chocolatés, et une finale longue et veloutée. ($ 30. importation privée parCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. )

Ensuite ils m’ont proposé le Ventisquero Vertice 2006  qui est le résultat d’une création conjointe de l’œnologue chilien Felipe Tosso, et son confrère australien John Duval. Il est fait à 51% de Carmenère et à 49% de Syrah. Robe très rouge, avec des reflets violets ; arômes de fruits rouges et bleus, poivre rouge, très boisé ; en bouche belle structure, avec des tanins soyeux et ronds, épices et baies noires, bonne acidité balancée, une longue finale. ($45. importation privée mais à la SAQ dès mars 2010).

Il y a une longue tradition dans la fabrication des vins au Chili et cela se remarque. Les vins que j’ai dégustés étaient toujours bien structurés, puissants, ronds en bouche et élégants, et leurs prix tellement intéressants !

Roger Huet
Chroniqueur
Président du Club des Joyeux
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À propos de l' auteur

Roger Huet - Chroniqueur vins et Président du Club des Joyeux
Québécois d’origine sud-américaine, Roger Huet apporte au monde du vin sa grande curiosité et son esprit de fête. Ancien avocat, diplômé en sciences politiques et en sociologie, amoureux d’histoire, auteur de nombreux ouvrages, diplomate, éditeur. Il considère la vie comme un voyage, de la naissance à la mort. Un voyage où chaque jour heureux est un gain, chaque jour malheureux un gâchis. Lire la suite...

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