jeudi 6 octobre 2022
La MRC de Vaudreuil-Soulanges craint une contamination de la nappe phréatique et veut protéger « un pôle touristique majeur » La MRC de Vaudreuil-Soulanges craint une contamination de la nappe phréatique et veut protéger « un pôle touristique majeur »

Les lois minières sont-elles trop rigides pour notre environnement et l'eau de source?

Le gouvernement du Québec refuse de protéger le mont Rigaud, en Montérégie, du développement minier. Il refuse également de protéger l’eau souterraine de la région de ces activités, au grand désarroi des responsables locaux.

« Dans un monde idéal, on interdirait carrément l’activité minière sur notre territoire », dit Patrick Bousez, préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. Mais Québec voit les choses autrement.

La MRC souhaite protéger le mont Rigaud, qu’elle décrit comme « un joyau naturel exceptionnel et un pôle touristique majeur », de l’activité minière. Elle exige la même chose pour les zones de recharge de l’aquifère, soit les zones où l’eau s’infiltre dans le sol pour alimenter la nappe phréatique. Celles-ci sont critiques, puisque 18 des 23 municipalités de la MRC dépendent des eaux souterraines.

Et jusqu’à aujourd’hui, « on a un refus, ce n’est pas compliqué », dit en soupirant M. Bousez.

La MRC a formulé sa demande initiale en novembre 2019, dans le cadre de l’élaboration de son schéma d’aménagement et de développement présenté au ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN) et au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH). On peut y lire que la MRC entend « identifier l’ensemble du territoire à titre de territoire incompatible [avec] l’activité minière », et qu’il n’y a « actuellement aucun titre minier actif ou en traitement ».

La Loi sur l’aménagement et l’urbanisme prévoit que les MRC peuvent « délimiter tout territoire incompatible avec l’activité minière ». Un document d’orientation du MAMH énumère les activités qui peuvent justifier cette désignation, y compris des activités de conservation ou de prélèvement d’eau pour la consommation humaine.

Lire la suite: La Presse du 25 août 2022