vendredi 12 août 2022
La valeur de l’eau en Californie atteint des sommets sur les marchés boursiers

La valeur de l’eau en Californie atteint des sommets sur les marchés boursiers

La valeur de l’eau de la Californie, négociée sur les places boursières américaines depuis décembre 2020, atteint de nouveaux sommets en raison des incendies et des sécheresses qui accablent le Golden State, laissant entre autres présager une hausse des prix des fruits et légumes que le Québec importe de cette région.

En deux mois, le prix des contrats à terme sur l’eau négociés à la Bourse de Chicago et au Nasdaq a bondi de 30 %, passant de 792 $ à 1144 $ l’acre-pied, une mesure équivalant à 1,2 million de litres.

En Californie, lorsque les grands consommateurs — les municipalités, les agriculteurs et les industriels — ont utilisé leurs droits de première appropriation (la quantité d’eau qui leur est attribuée au départ), ces derniers peuvent ensuite se tourner vers les marchés boursiers. Depuis décembre 2020, des contrats à terme sur l’eau destinée à ces grands consommateurs s’échangent ainsi à la Bourse de Chicago et au Nasdaq. Les contrats à terme sont des instruments financiers qui visent à fixer à l’avance le prix des livraisons d’une ressource ; ils sont notamment utilisés pour le pétrole, les métaux et les grains.

« Cette hausse des prix des contrats sur l’eau s’inscrit dans une conjoncture estivale et dans un contexte de fin de sécheresse, voire de sa poursuite, avec des aquifères endommagés », explique Frédéric Lasserre, expert en géopolitique de l’eau et directeur du Conseil québécois d’études géopolitiques de l’Université Laval.

Lire la suite: Le Devoir du 29 juillet 2022