vendredi 27 mai 2022
Les haltes routières du Québec, la honte de nos routes nationales

Les haltes routières du Québec, la honte de nos routes nationales

NOTE DE L'ÉDITEUR
Plus de six mentions sur mon site, et d'autres mentions sur les réseaux sociaux, pour dénoncer l'incurie devant cette situation lamentable que nous, les automobilistes, avons à subir depuis des années. Sans compter l'image que nous projettons aux touristes locaux et internationaux, alors que l'on dépense allègrement des millions pour chercher les visiteurs.
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Le soleil était à son zénith sur la 20, rien à voir avec la gadoue tombée la veille, les kilomètres passaient au rythme du bon vieux heavy métal, rien de mieux quand je fais de la route.

Mon regard a été attiré vers la droite par une de ces institutions des allers-retours Montréal-Québec, nos haltes routières rococo, vétustes, ces constructions datant des années 70, mariant avec un succès mitigé les tons de bruns.

Une question : qu’est-il advenu du projet de les moderniser?

C’était la folle époque des PPP, la belle affaire, le gouvernement libéral de Jean Charest devait laisser le privé remplacer ces cabanes passées par des haltes «nouvelle génération», il ne manquait plus qu’à lancer des appels d’offres et l’affaire allait être dans le sac. 

Ça devait être réglé en 2015.

Qui a dit : «il est grand temps d’offrir mieux à nos touristes. La clientèle est insatisfaite des services. Vingt-cinq pour cent des aires ont des problèmes d’eau potable et 25 % n’ont pas d’eau du tout»?

C’était Julie Boulet, en 2004.

Ça fait 17 ans. 

En fait, l’idée a été lancée deux ans plus tôt par le Parti Québécois en 2002, au grand bonheur d’Hugues Morissette, un lecteur du Soleil qui s’en était réjoui dans nos pages. «Bravo, M. Ménard! Il était temps de moderniser nos haltes routières! Malgré beaucoup de bonne volonté, nos haltes routières étaient devenues désuètes, peu invitantes et parfois carrément répugnantes.»