vendredi 20 mai 2022
Charles Rabbat, de Sherlock, confirme à La Presse qu'il y a une légère augmentation des vols de véhicules

Charles Rabbat, de Sherlock, confirme à La Presse qu'il y a une légère augmentation des vols de véhicules

Après une période d’accalmie l’hiver passé, les vols de véhicules ont repris de plus belle dans la province. La tendance n’est pas près de s’essouffler, car le marché international est vorace et les voleurs doivent rattraper le temps perdu, selon des experts.

En 2020, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a recensé 4510 vols de véhicules récréatifs sur son territoire, soit 560 de plus qu’en 2019. Cette année, entre le 1er janvier et le 1er juin, 1759 voitures ont déjà été volées à Montréal.

Ces données sont inquiétantes si on les compare à celles du Bureau d’assurance du Canada (BAC). En effet, le BAC a enregistré une forte baisse des réclamations pour vols de véhicules complets pendant le premier trimestre de 2021, soit de janvier à mars. Rappelons que durant cette période, un couvre-feu était établi dans une bonne partie de la province.

Dès avril, cependant, les vols sont repartis à la hausse. Le deuxième trimestre de 2021 a enregistré le plus haut nombre de véhicules volés au Québec depuis 2018, soit 1616, selon les données du BAC. Il s’agit d’une hausse étonnante de 51 % par rapport au trimestre précédent. C’est aussi 26 véhicules de plus qu’au dernier trimestre de 2020, où l’on avait enregistré le triste record (depuis 2018) de 1590 véhicules volés.

« Nous pensons que la pandémie et la pénurie ont un effet sur cette hausse-là. Pourquoi ? Parce que les voleurs ont été tranquilles pendant une couple de mois et que le marché mondial a besoin de pièces », indique Charles Rabbat, responsable des relations avec les services de police et les assureurs pour Sherlock, entreprise de sécurité automobile. Selon lui, cette hausse est prévisible. « Il faut que les voleurs rattrapent le temps perdu », résume-t-il.

Lire l'article complet: La Presse du 14 août 2021