vendredi 20 mai 2022
Pénurie de main-d'oeuvre: certains groupes d’âge sont sous-utilisés

Pénurie de main-d'oeuvre: certains groupes d’âge sont sous-utilisés

Alors que plusieurs dirigeants d’entreprise ont affirmé, ces dernières semaines, que la pénurie de main-d’œuvre nuisait à leur croissance, certains continuent tout de même à lever le nez sur des talents disponibles prêts à travailler.

Parlez-en avec Eric Zaki, 48 ans, et Michel Lefebvre, 73 ans. Le premier, spécialiste en gestion d’entreprises, a envoyé 1500 CV depuis 2015 (voir autre texte). Il a reçu seulement une quinzaine de réponses, mais aucun emploi en prime. 

Pour Michel Lefebvre, un retraité qui a fait carrière dans le monde des communications et du marketing, ce sont près d’une centaine de CV qui sont restés lettre morte depuis 2018, dont une quinzaine transmis, depuis le 6 juillet, à différents hôteliers dans la région de Montréal.

Ces deux hommes ont accepté de témoigner de leurs embûches vécues dans le monde du travail. Ils digèrent mal le fait que plusieurs employeurs crient famine pour l’emploi, tout en ignorant certains candidats.

En 2016, à 69 ans, Michel Lefebvre a pris sa retraite du poste de directeur des événements à la Fédération des chambres de commerce du Québec. Comme plusieurs nouveaux retraités, il souhaitait voyager.

Ce qu’il a fait, tout en conservant son poste de chargé de cours à l’Université McGill. Il a aussi enseigné à l’Université de Sherbrooke durant sa carrière.

À la recherche d’un nouveau défi et désirant occuper davantage son temps de retraité, entre 2018 et mars 2020, soit avant la COVID-19, M. Lefebvre dit avoir envoyé 74 CV dans différents secteurs.

Il ne le cache pas, au début, il était plus sélectif dans les postes visés, ce qui a vite changé puisque le téléphone n’a jamais sonné.

Lire l'article complet: TVA Nouvelles du 7 août 2021