jeudi 18 juillet 2024
La restauration, une industrie en pleine transformation numérique

La restauration, une industrie en pleine transformation numérique

Particulièrement touchés par la pandémie, les restaurants, hôtels et bars du Québec ont dû faire preuve de beaucoup de créativité pour survivre. Mais ils ont aussi été contraints d’accélérer leur transition numérique. Excitante pour certains, douloureuse pour d’autres, cette transformation s’accompagne de problèmes comme de solutions qui détermineront nos expériences gourmandes futures. Portrait d’une industrie en pleine mutation. 

Dire que le milieu de la restauration part de loin en matière numérique serait un euphémisme. Beaucoup d’acteurs de ce domaine l’avoueront : ils prennent encore leurs commandes au crayon sur des calepins, passent des jours à faire leurs inventaires, sont maladroits sur les réseaux sociaux.

Au fil des ans, un fossé de plus en plus imposant s’est creusé entre cette industrie et une société qui s’est progressivement ouverte aux nouvelles technologies. Un fossé qui s’est transformé en abîme lorsque la crise sanitaire s’est abattue sur le Québec au mois de mars 2020. Reléguée aux services non essentiels, contrainte de fermer ses portes physiques pendant plus d’un an, la restauration québécoise, qui représentait en 2019 21 000 établissements, 230 000 personnes et des revenus de 14,9 milliards $, a perdu des milliers d’acteurs, plus de 73 000 employés et le tiers de ses recettes.

Cette épreuve a constitué un réveil douloureux pour beaucoup, déjà stressés par toutes les charges inhérentes à leur métier. « Il n’y a pas plus multitâches que la restauration. Et en plus de ça, il faut maintenant rédiger des posts, prendre de belles photos et vidéos, devenir des technos freaks. C’est l’enfer ! » s’exclame Gaëlle Cerf, qui a mis la clé sous la porte du restaurant Grumman 78 en septembre 2020.

Lire l'article complet: Le Devoir du 17 juillet 2021