dimanche 18 avril 2021
Santé publique ou Santé politique?

Santé publique ou Santé politique?

NOTE DE L'ÉDITEUR
Il serait si simple de débloquer des budgets pour munir chaque établissement de machines à ozone et à ultraviolets qui détruisent les virus et les champignons dans l'air, tout en donnant un air purifié! Encore l'argent qui prime au détriment de la santé des étudiants et du personnel.

 

C’est un scoop troublant qu’a sorti le journaliste Thomas Gerbet de Radio-Canada, cette semaine : non, la Santé publique n’a jamais « validé » la méthodologie du ministère de l’Éducation pour tester la ventilation dans les écoles, contrairement à ce qu’avait dit le ministre Jean-François Roberge.

L’enjeu de la ventilation dans les écoles est scientifiquement complexe et politiquement explosif. On sait que le coronavirus peut se transmettre par aérosols, dans des pièces mal ventilées. Beaucoup d’écoles au Québec sont justement mal ventilées.

Le ministère de l’Éducation a tenté de rassurer les parents inquiets en faisant des tests qui, selon le ministre, montraient qu’il n’y avait pas de problème grave de ventilation.

Ces tests mesurent le taux de CO2 dans une classe, canari dans la mine des infections au coronavirus : plus il y a de CO2, moins la classe est ventilée et plus elle peut contenir d’aérosols contaminés au coronavirus.

Je vais résumer le test grossièrement : on prend des mesures avant et après l’ouverture des fenêtres, on fait une moyenne des « parties par million » de CO2. Je cite le ministre Roberge, en janvier : « Les protocoles de tests de CO2 effectués dans nos écoles ont été établis conjointement avec la Santé publique et ils sont validés par celle-ci. Ils sont rigoureux. »

Sauf que c’est rigoureusement faux, nous apprenait cette semaine Radio-Canada.

Lire l'article complet: La Presse du 3 avril 2021