jeudi 5 août 2021
Des milliers d'emplois en péril dans le transport aérien canadien

Des milliers d'emplois en péril dans le transport aérien canadien

Lorsque la pandémie de COVID-19 a atteint nos frontières l’année dernière, l’Association des pilotes de ligne du Canada (ALPA) a agi. Nous nous sommes coordonnés sans relâche avec les dirigeants de nos compagnies aériennes et les représentants du gouvernement pour assurer non seulement la santé, la sécurité et le bien-être de nos équipages de vol, mais aussi de nos passagers et des Canadiens dans les communautés d’un océan à l’autre.

Un an plus tard, la pandémie de COVID-19 a placé l’industrie canadienne du transport aérien devant une crise existentielle sans précédent, et notre gouvernement nous a laissé tomber.

Le secteur de l’aviation est un élément essentiel de l’économie canadienne qui facilite le commerce local et international, joue un rôle déterminant dans le tourisme et assure la libre circulation des personnes et des marchandises dans notre pays vaste et diversifié et dans le monde entier. Avant l’adoption de la loi COVID-19, l’industrie employait plus de 141 000 Canadiens et avait une empreinte économique de 50 milliards de dollars, ce qui soutenait des millions d’autres bons emplois – et de familles – dans tout le pays.

Malheureusement, le gouvernement n’a pas réagi adéquatement face aux effets de la crise de la COVID-19 sur le secteur de l’aviation au Canada.

Alors que le gouvernement continue de tergiverser, l’industrie devient plus vulnérable et des emplois continuent de disparaître.

Chez Air Transat, le statut d’emploi de près de 5000 travailleurs hautement qualifiés demeure inconnu. En plus de ne pas avoir réussi à atténuer les retombées de la pandémie, notre gouvernement a passé 18 mois à délibérer sur la vente imminente de cette compagnie aérienne à un autre concurrent de l’industrie, ce qui n’a fait qu’ajouter à l’incertitude.

Près de 10 000 carrières chez WestJet demeurent également dans l’incertitude, avec seulement 4800 employés encore en poste, comparativement aux 14 000 employés d’il y a à peine 12 mois. Des centaines de mises à pied supplémentaires ont été annoncées pour le 1er avril.

Lire l'article complet: La Presse du 27 mars 2021