samedi 23 janvier 2021
Pour les épiciers, le couvre-feu s’ajoute à l’aventure cauchemardesque qu’ils vivent depuis le printemps 2020

Pour les épiciers, le couvre-feu s’ajoute à l’aventure cauchemardesque qu’ils vivent depuis le printemps 2020

C’est fait; un couvre-feu à l’européenne entrera en vigueur ce week-end au Québec pour une période de quatre semaines, en plein hiver. Il est tout à fait secondaire de savoir s’il fonctionnera puisque la science n’est pas claire là-dessus. Les gouvernements ont beau limiter la liberté de leurs citoyens, il y en aura toujours quelques-uns qui se sentiront au-dessus de la mêlée. Et avec ce foutu virus, il n’en faut que quelques-uns pour ruiner la vie de plusieurs. C’est comme cela. Mais l’intention du gouvernement québécois est d’envoyer un message clair à sa population. Le virus est l’affaire de tous, point. Peu importe la suite des choses, le Canada en entier surveillera le Québec de près.

Mais dans sa lancée, le gouvernement a imposé des restrictions pour les épiceries et les dépanneurs, des services essentiels. Les épiceries et plusieurs dépanneurs devront fermer à 19 h 30, dès le 9 janvier. Puisque l’on veut limiter les raisons de déplacement après 20h, la décision est logique, et le secteur comprend pourquoi il fallait procéder ainsi. Mais disons que les détaillants auraient pu s’en passer, car les répercussions pour le secteur sont considérables.

Les heures d’ouverture limitées entraîneront sûrement des files d’attente plus longues. Certains attendront dehors dans le froid du mois de janvier. Les détaillants devront donc s’assurer que les clients peuvent patienter en toute quiétude sans se geler le bout du nez. Autrement dit, attendez-vous à voir plus d’abris dans les entrées de magasins. Ce n’est rien pour rendre l’expérience plus agréable.

Lire l'article complet: Le Journal de Québec du 7 janvier 2021