vendredi 25 septembre 2020
L'art de tuer le tourisme en toute inscousciance et inconscience

L'art de tuer le tourisme en toute inscousciance et inconscience

NOTE DE L'ÉDITEUR
La plus grande marina du Québec située à Lachine est une pièce maîtresse dans le tourisme fluvial de la province. Tant qu'à y être, pourquoi ne pas fermer l'Oratoire Saint-Joseph?

 

La fermeture controversée du port de plaisance de Lachine a été décidée par la Ville de Montréal sans qu’elle ait fait les démarches légales nécessaires auprès de Transports Canada, qui doit en partie l’approuver. De plus, de son propre aveu, la Ville ne s’est basée sur aucune étude et n’a mené aucune consultation pour décider de transformer une marina centenaire en espace vert. Une démarche urgente pour sauver les berges, selon la Ville, plutôt perçue comme de l’improvisation par les opposants au projet.

Dans une lettre envoyée à la Ville de Montréal et à l’arrondissement de Lachine le 21 juillet dernier, Transports Canada signale avoir appris le projet d’abandon du port de plaisance de Lachine dans les médias, alors que la Ville de Montréal doit pourtant obtenir son autorisation pour aller de l’avant.

« Les travaux ne peuvent débuter qu’une fois que vous avez rempli vos obligations en vertu de la Loi sur les eaux navigables canadiennes (LENC), par le biais du processus de demande d’approbation pour les ouvrages situés sur des voies navigables », indique Transports Canada dans la lettre consultée par La Presse.

La fermeture de la marina – prévue en 2021 et annoncée à ses occupants le 8 juillet dernier – implique le retrait d’une rampe de mise à l’eau, de pontons flottants, d’ancrages et de brise-vagues flottants ; des équipements qui se trouvent sur une voie navigable assujettie à la Loi sur les eaux navigables canadiennes (LENC). En date du 9 septembre, Transports Canada n’avait toujours reçu aucune demande d’approbation du projet ni les renseignements du projet à verser au registre public du Programme de protection de la navigation.

Lire l'article complet: La Presse du 14 septembre 2020