lundi 10 août 2020
Kuniko Fujita, « Madame Saké au Québec »

Kuniko Fujita, « Madame Saké au Québec »

La vie n’est pas un long fleuve tranquille, surtout si on se refuse à suivre le courant. Née au Japon d’un père fonctionnaire et d’une mère au foyer ayant à cœur l’éducation, Kuniko Fujita fréquente une école privée pour filles fondée par la mission française. Très tôt, elle s’intéresse à la culture étrangère en général et à la langue française en particulier, y consacrant même ses études universitaires.

Contrairement aux jeunes filles de son âge qui n’aspirent qu’à un bon mariage avec un salaryman, elle souhaite sortir du pays. « Il y avait une sorte de système à respecter, le chemin semblait tracé d’avance. Moi, je rêvais de liberté et je l’imaginais en dehors du Japon de l’époque. »

L’occasion se présente sans crier gare lorsqu’elle croise un de ses anciens enseignants dans la rue. La veille, celui-ci avait reçu une invitation à réaliser un mandat de deux ans à l’ambassade du Japon en France ; or, il avait décliné en raison de son âge. Il incite cependant son ancienne élève à postuler. Un CV, une lettre de motivation et une entrevue plus tard, la jeune femme décroche un contrat de diplomate provisoire comme attachée culturelle à l’ambassade du Japon.

Elle débarque à Paris pour prêter main-forte à la division qui organise l’Année du Japon en France. Attitrée plus précisément aux événements gastronomiques, Kuniko Fujita plonge à corps perdu dans le monde des arts de la table, de la bonne chère et du vin. « J’apprenais la culture française et européenne, mais je constatais doucement que j’en connaissais très peu sur le Japon, ma propre culture. »

Lire l'article complet: HRImag du 6 février 2020