dimanche 19 septembre 2021
Une flore bénéfique pousse dans le désert de l'Égypte

Une flore bénéfique pousse dans le désert de l'Égypte

Pays arabe le plus peuplé, l’Égypte concentre sa population sur les bords du Nil : le reste du pays est désertique. Dans ce paysage aride, des scientifiques cherchent à faire reculer le désert en essayant d’y développer une flore bénéfique. Il semblerait que certains d’entre eux y soient parvenus, en ayant notamment recours à des eaux usées semi-traitées. À deux heures du Caire, une révolution verte est en marche.

Dans une région marquée par la sécheresse et la désertification, endiguer l’avancement des dunes reste un problème bien réel. L’un des meilleurs moyens de faire reculer le désert reste encore de planter des arbres. Mais dans une région où l’eau se fait rare, il est difficile d’imaginer utiliser des quantités d’eau faramineuses pour reverdir une zone au détriment des populations et des cultures. En réponse à ce dilemme, des scientifiques semblent avoir trouvé une solution, qui bénéficie de façon spectaculaire aux arbres sans puiser dans les réserves d’eau potable. L’idée est la suivante : mettre à profit les eaux usées, chargées en phosphates et en azote, deux composants que l’on retrouve également dans les engrais.

Ainsi, à deux heures du Caire, c’est une forêt entière qui est apparue au milieu d’un paysage aride et hostile. La forêt de Sérapium est le fruit du travail de recherche et d’implantation engrangé par un programme de reforestation lancé dans les années 90 par le gouvernement égyptien. À cette époque, l’ambition de celui-ci était de replanter des arbres et de la végétation dans 36 zones du pays touchées par la désertification. De nombreuses variétés d’arbres furent plantées, dont certaines au départ absentes du sol égyptien mais au fort potentiel commercial, comme l’eucalyptus ou l’acajou.

Aujourd’hui, la forêt de Sérapium s’étend sur près de 200 hectares, et ses arbres jouissent de conditions exceptionnelles de développement, à tel point qu’ils poussent jusqu’à quatre fois plus rapidement qu’ils ne le feraient dans le climat tempéré d’un pays comme l’Allemagne.

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