vendredi 26 avril 2019
18 000 candidatures d'immigration rejetées, au grand désespoir des fonctionnaires et des demandeurs

18 000 candidatures d'immigration rejetées, au grand désespoir des fonctionnaires et des demandeurs

La semaine dernière, le nouveau ministre de l’immigration nous apprenait que plus de 18 000 dossiers d’immigration n’avaient tout simplement pas été traités, et certains dataient de 2005. Cette nouvelle a été un pavé dans la mare pour toutes celles et ceux dont la candidature avait été déposée au fil des dernières années et qui étaient en attente de nouvelles de la part du MIDI.

Depuis, plusieurs suppositions ont été faites pour essayer de comprendre comment le ministère va agir pour régler le problème. D’abord, Simon Jolin-Barrette s’est voulu rassurant en affirmant qu’il allait « éponger » ça dans les 6 prochains mois. Aujourd’hui, le gouvernement affirme que ces dossiers seront traités avec l’ancien barème, c’est à dire celui qui était en place avant son arrivée, et même avant l’implantation des plateformes d’inscriptions en ligne.

Cependant il se pose plusieurs problèmes. Premièrement, 18 139 dossiers représentent environ 54 400 personnes puisqu’il y a en moyenne 3 personnes par requérant principal (conjoint(e) de fait et enfants). Or, ce gouvernement s’est engagé à réduire les seuils d’immigration à 40 000 pour l’année 2019, et cela inclut tous les programmes, pas seulement celui des travailleurs qualifiés. Comment dans ce contexte peut-on penser résorber cette file d’attente ?

Évidemment, tous les dossiers en attente ne se qualifient pas, mais sans même parler du temps de traitement, comment vont-ils s’insérer dans cet objectif ?
L’autre solution consisterait à rembourser tous les candidats qui ont déposé un dossier sous l’ancien système et dont la candidature n’a pas encore été évaluée. en moyenne, on pourrait penser que le montant dépensé par dossier pourrait s’élever à presque 800$ ce qui représenterait une somme d’environ 14 millions de dollars à débourser pour se sortir de cette impasse.

Autre choix, augmenter très significativement les seuils d’immigration de façon temporaire pour permettre à tout le monde d’avoir sa chance de se qualifier, mais cela est diamétralement opposé à l’objectif initial d’en réduire le nombre.

Quelque soit la solution retenue, le gouvernement du Québec va devoir faire des choix déchirants qui ne plairont pas à tout le monde, mais ce serait très surprenant que tous ces dossiers soient traités en plus de ceux des réfugiés, des parrainages, etc. Le nouveau ministre a du pain sur la planche et va devoir prendre plusieurs décisions douloureuses.

Source: immigrer.com du 30 janvier 2019

NOTE DE L'ÉDITEUR

Quel gâchis de perte de temps, d'énergie et de frustrations, autant pour les fonctionnaires que pour les familles qui attendaient une réponse. Le Québec est constitué d'immigrants depuis 450 ans... on continuera à se plaindre du manque de main-d'oeuvre et de la baisse de la natalité pour notre belle province...