dimanche 20 janvier 2019
Chronique d'un entrepreneur: Nicolas Duvernois - Merci mon beau Roméo

Chronique d'un entrepreneur: Nicolas Duvernois - Merci mon beau Roméo

J’essaie, dans chacune de mes chroniques, de vous amener dans les coulisses du monde des affaires. Je partage avec vous mes intérêts, mes bons coups, mes mauvais coups, mais surtout tout ce qui me permet, ou m’a permis, de bâtir mon entreprise.

Jamais je n’aurais cru avoir autant de difficulté à écrire une chronique et pourtant, c’est avec le sourire aux lèvres que j’écris celle-ci. Peut-être parce que je n’ai plus de larmes, certainement parce que je viens de vivre les 11 plus belles années de ma vie.

C’est le 31 décembre 2018 à 15h15 que mon beau Roméo a rendu l’âme dans mes bras, comme je l’avais toujours espéré. Bien que je craignais ce jour depuis son adoption, j’espérais que ça se fasse avec moi en toute tranquilité.

Ceux qui me connaissent ou me suivent sur les réseaux sociaux savent à quel point mon Roméo était pour Karolyne et moi l’amour de notre vie. Je me rappelle précisément du jour où on a eu un coup de foudre pour cette petite boule de poil qui avait à peine quelques mois.

Ce qu’il ne savait pas, nous non plus d’ailleurs, c’est qu’il allait être une des pièces maîtresses de notre succès. Nous l’avons adopté quelques mois après avoir fondé Pur Vodka. Je sortais tout juste de l’enfer de mon expérience en restauration et j’avais le rêve et l’ambition de bâtir une grande entreprise à succès.

Ignorant ce qui nous attendait, on fonçait tête baissée dans l’inconnu avec Roméo à nos côtés. Quand je dis à nos côtés, je veux plutôt dire sur nous. Il était une véritable mouche qui nous suivait absolument partout.

Demande de mariage, mariage, voyages, baptêmes et j’en passe, Roméo faisait partie intégrante de notre famille et son absence crée un vide abyssal dans notre quotidien. Plus de marches à faire, plus de ronflement sur le sofa du salon, plus de poils partout, plus de passager arrière avec les filles.

Cependant, avec quelques jours de recul et de deuil, je peux dire que je suis aujourd’hui heureux et surtout privilégié de l’avoir eu dans ma vie. Au fil des années, peu importe la complexité dans laquelle nous nous retrouvions, et Dieu sait que ça n’a pas toujours été facile, nous savions qu’on pouvait compter sur lui pour nous redonner le sourire.

La vie d’entrepreneur n’est pas toujours facile et avoir la chance d’avoir un partenaire aussi fidèle est un don du ciel. Riche ou pauvre, malade ou en santé, notre Roméo était présent avec énergie, sourire et surtout avec la balle pas très loin pour être sûr qu’on la voie.

Je me rappelle avoir été seul avec lui lors de cet appel du premier mardi de décembre 2009 où je le promenais dans la ruelle en arrière de chez nous et où j’ai reçu l’appel qui m’annoncait, quelques semaines après avoir été refusé par la SAQ, que nous venions de remporter notre premier titre de meilleure vodka au monde. Je me rappelle du moment ou, lors d’une session de remue-méninges pour trouver le nom de notre nouveau produit (romeo’s gin), Karolyne avait tout simplement dit: «Pourquoi on ne l’appelerait pas Roméo». Je me rappelle aujourd’hui avec bonheur de tous ces moments où il était présent à nos côtés sans aucun jugement, sans aucune arrière pensée, tout simplement par amour inconditionnel.

Je vous souhaite à tous un partenaire comme Roméo qui, en affaires comme dans la vie, vous innondera d’amour, vous rendra heureux et vous sera fidèle jusqu’au dernier jour.

Source: Lou Wwhite, via Les Affaires du 8 janvier 2019