lundi 8 mars 2021
Pénurie de pommes de terre: les Fermes Cavendish forcées de fermer une usine

Pénurie de pommes de terre: les Fermes Cavendish forcées de fermer une usine

La pénurie de pommes de terre oblige Les Fermes Cavendish à fermer l’usine d’emballage des produits frais d’O’Leary, à l’Île-du-Prince-Édouard. Cette fermeture touchera 40 employés.

Dans un communiqué publié lundi, Les Fermes Cavendish ont précisé qu’elles mettront dorénavant l’accent sur les activités de transformation et de congélation à l’Île-du-Prince-Édouard, en raison de la disponibilité limitée des pommes de terre fraîches.

La fermeture de ses installations d’emballage d’O’Leary est prévue à la fin de l’année 2018. 

Une «difficile décision d’affaires», a confié Ron Clow, directeur général de l’entreprise.

«Les Fermes Cavendish ont dû remédier au manque de 150 millions de livres de pommes de terre en 2017. Nous avons alors dû trouver d’autres sources d’approvisionnement sur l’île et importer des pommes de terre du Nouveau-Brunswick, du Manitoba, de l’Alberta et du Maine. Nous prévoyons déjà importer 65 millions de livres de pommes de terre cette année», a indiqué M. Clow.

«Cette façon de faire n’est pas durable. Il n’y a tout simplement pas suffisamment de pommes de terre sur l’Île-du-Prince-Édouard pour nos deux secteurs d’activités», a-t-il déploré.

L’entreprise familiale s’est engagée à soutenir les employés touchés par cette fermeture, en les aidant à trouver de nouveaux postes et affectations ou en les accompagnant dans leurs démarches pour trouver un autre emploi.

Les Fermes Cavendish tirent la sonnette d’alarme: «Si les agriculteurs ne sont pas en mesure de faire pousser plus de pommes de terre (en augmentant le rendement et non la superficie cultivée), l'industrie de l'Île-du-Prince-Édouard pourrait ne pas être viable face à l'intensification de la concurrence sur le marché d'exportation des produits surgelés de la pomme de terre».

Si une partie de la solution réside dans de meilleurs systèmes d'irrigation, l'Île-du-Prince-Édouard ne peut toutefois «pas se permettre que son plus important produit d'exportation soit entièrement tributaire des précipitations», s’inquiète l’entreprise.

Source: Lou White, via TVA Nouvelles du 31 juillet 2018