jeudi 18 juillet 2024
RECYC-QUÉBEC dévoile son étude sur les sacs de plastique

RECYC-QUÉBEC dévoile son étude sur les sacs de plastique

Après des longs mois d’attente, RECYC-QUÉBEC a dévoilé le 12 janvier l’analyse de cycle de vie environnementale et économique des sacs d’emplettes, faisant suite à la résolution adoptée le 10 décembre 2015 par la Communauté métropolitaine de Montréal d’interdire les sacs de plastique d’une épaisseur inférieure à 50 microns et oxodégradables, oxo-fragmentables, oxobiodégradables et biodégradables en 2018. Le 23 août 2016, la Ville de Montréal a entériné le règlement 16-051 interdisant la distribution de certains sacs d’emplettes dans les commerces de détail à partir du 1er janvier 2018. Les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant atteindre jusqu’à 4000 $.

Selon RECYC-QUÉBEC, «les résultats de cette étude apportent une assise scientifique, objective et globale sur laquelle les municipalités envisageant le bannissement du sac en plastique conventionnel peuvent se baser pour prendre une décision éclairée.»  Cinq types de sacs à usage unique et 4 types de sacs dits réutilisables ont été évalués. Il en ressort que le sac en plastique conventionnel est celui dont l’empreinte environnementale est la plus faible, à condition qu’il ne soit pas abandonné dans l’environnement. En effet, fabriqué au Québec ou en Ontario, sa production nécessite peu de matière et d’énergie et bénéficie d’un haut taux de réutilisation comme sac à ordures. Les autres sacs à usage unique ne se démarquent pas favorablement, y compris le sac plus épais (+ de 50 microns) qui devrait être au minimum réutilisé 3 à 6 fois, ou encore le sac en papier qui ne fait pas bonne figure. Quant à eux, les sacs réutilisables ont l’avantage d’être plus grands et plus robustes que les sacs jetables, mais doivent être utilisés minimalement entre 35 et 75 fois pour atteindre les résultats des sacs de plastique conventionnels. Allant à l’encontre des clichés, le sac en coton est une option non recommandée en raison de son impact important sur la santé humaine et sur l’environnement puisqu’il faudrait près de 3000 utilisations pour un bilan comparable au sac de plastique traditionnel!

L’ADA se réjouit de l’effort de transparence de RECYC-QUÉBEC, qui arrive toutefois un peu tard puisque la Ville de Montréal n’a pas attendu les résultats pour interdire les sacs de plastique légers. Certes, les détaillants ont une période de grâce jusqu’au 5 juin 2018, mais il est regrettable que la décision d’aller de l’avant n’ait pas été prise sur une base scientifique. Que feront les municipalités à la lecture de cette étude?

Les détaillants en alimentation ont à cœur d’offrir à leurs clients plusieurs options d’emballage correspondant à leurs besoins et convictions personnelles. Rappelons que les détaillants sont engagés depuis 10 ans dans la réduction des sacs de plastique. C’est pourquoi dès 2008, nos membres ont adopté le Code volontaire de bonnes pratiques sur l’utilisation des sacs d’emplettes, ce qui a permis de diminuer le nombre de 52 % en moins de 2 ans, au lieu des 4 prévus. 

Source: L'Association des détaillants en alimentation du Québec du 12 janvier 2018
 

NOTE DE L'ÉDITEUR

Je fais constamment des tournées dans les magasins de détail. D'un côté, on continue à nous donner les sacs pour l'épicerie et de l'autre, comme par exemple la chaîne Jean Coutu, qui applique la Loi à la lettre, s'empresse de nous vendre un sac à usage multiple à 0,79$ + taxes, mais avec leur logo en plus. En finale, on paye leur publicité!

Il aurait fallu faire une T R A N S I T I O N au lieu de couper net sur les sacs.

On va finir par avoir autant de sacs en tissu que de sacs en plastique, dans nos maisons, commerces et autos.