mardi 18 juin 2024
2 poids, 2 mesures pour la perception des taxes

2 poids, 2 mesures pour la perception des taxes

Il n’y a pas que Netflix qui profite des largesses de l’État selon la coprésidente des hôtels Germain.

Christine Germain estime que des sites de réservations hôtelières étrangers ne verseraient aucune taxe de vente au gouvernement fédéral et aux provinces même si elles les exigent des consommateurs.

Mme Germain dénonce le fait que des sites comme Expedia, Booking, Hotels.com et Trivago mettent dans leur poche les taxes perçues pour le montant correspondant à leur commission dans les formules «payées d’avance».

«Ce sont des taxes qui sont perçues comme de la TPS et la TVQ qui ne seraient pas remises au gouvernement», a-t-elle dit en entrevue avec Mario Dumont à LCN, lundi matin.

«Cela représente énormément d’argent», a-t-elle souligné.

Par exemple, ces sites facturent une chambre 200 $ au client et ils exigent aussi les taxes pour ce montant. En déduisant leur commission de 40 $, ils versent ensuite 160 $ à l’hôtel où la chambre a été réservée, ainsi que la portion de taxe perçue pour le 160 $.

Taxe sur la commission

Par contre, la taxe perçue sur le 40 $ ne serait jamais versée à l’État, selon Mme Germain.

«Si vous regardez votre facture, vous allez avoir votre montant plus taxes et frais sans aucun numéro de TPS et TVA», a-t-elle dit à propos des chambres complètement payées d’avance.

«Il faut que les gouvernements prennent leurs responsabilités et prennent des outils pour récupérer ces sommes-là qui nous filent entre les mains», a-t-elle ajouté.

La coprésidente des hôtels Germain estime que les taxes en jeu sont faciles à tracer.

«SI les gouvernements voulaient avoir ces montants d’argent, ils n’auraient qu’à le demander aux hôteliers. C’est très facile, on le comptabilise de façon quotidienne, a-t-elle précisé. Moi je sais à la cenne près, exactement, les montants d’argent payés en commission.»

Christiane Germain ne se dit pas contre Expedia, Booking.com et les autres sites étrangers de réservation qui lui donnent accès à une clientèle qu’elle n’aurait pas autrement, mais elle estime que les sommes perdues affectent l’État qui doit payer pour les programmes sociaux. Elle affirme que d’autres pays ont pris des mesures pour s’assurer que ces géants de l’internet versent les taxes qu’ils engrangent.

Source: Lou White, via TVA Nouvelles du 11 décembre 2017

NOTE DE L'ÉDITEUR

Dire qu’une entreprise locale qui ne rembourse pas un seul mois ses taxes perçues se fait harceler à gogo.