mercredi 22 janvier 2020
Du n’importe quoi sur les travaux en cours à Montréal

Du n’importe quoi sur les travaux en cours à Montréal

Les détours occasionnés par la fermeture de bretelles de l’échangeur Turcot ont fait pester bien des automobilistes durant le week-end. Et ce n’est qu’un début, puisque certaines de ces entraves se prolongeront pour les deux prochaines années.

«Ça se complique de plus en plus, parce qu’on perd une bretelle et une entrée vers l’autoroute 15 sud. Il risque d’y avoir pas mal de trafic lundi après-midi à cause de ça», prédit Pierre Shapiro, chroniqueur à Radio circulation 730.

Si le casse-tête engendré par les travaux de l’échangeur Turcot n’a rien de nouveau, la congestion routière dans ce secteur était particulièrement importante cette fin de semaine. Et elle risque de l’être encore au cours des mois à venir.

Depuis vendredi soir, la bretelle menant de l’autoroute Ville-Marie (720 ouest) vers la 15 sud est complètement fermée. Elle le demeurera jusqu’en 2019, tout comme l’entrée du boulevard de La Vérendrye pour l’autoroute 15 sud.

Il est donc impossible de se rendre au pont Champlain si l’on arrive du centre-ville par l’autoroute Ville-Marie. Il faut plutôt continuer son chemin sur l’autoroute 20, sortir à Angrignon, puis faire demi-tour pour reprendre l’A-15 sud.

«Avec toutes les pancartes, on vient qu’on ne sait même plus quel détour prendre ! Tantôt, j’ai pris le mauvais, et ça m’a pris au moins 25 minutes pour retrouver mon chemin», pestait Marie-Claude Blais dimanche après-midi alors qu’elle tentait de compléter ce nouvel itinéraire.

Bordel

D’autres entraves majeures étaient aussi en place seulement pour la durée du week-end. L’autoroute 15 sud était notamment inaccessible entre l’échangeur Turcot et l’entrée du boulevard Gaétan-Laberge.

«C’est le bordel, a lancé le chauffeur de taxi Geropas Dimitrios dimanche. Ça rend notre travail vraiment difficile.»

De son côté, le chauffeur de taxi Farid Baz a raconté que le trafic dans le secteur de l’échangeur Turcot fait souvent grimper la facture de ses clients, même s’il fait tout ce qu’il peut pour éviter cet inconvénient.

«Et ce n’est vraiment pas facile pour les touristes qui sont en voiture, a-t-il fait remarquer. Eux, ils suivent leur GPS, mais ça les ramène toujours aux mêmes impasses !»

Le ministère des Transports et son partenaire privé, KPH Turcot, déconseillent d’ailleurs d’utiliser un GPS aux abords du chantier. Ils recommandent plutôt de suivre les indications sur place.

Source: TVA Nouvelles du 19 novembre 2017