jeudi 17 octobre 2019
Où se cachent les radars photo?

Où se cachent les radars photo?

En pleine saison des vacances, les automobilistes auront intérêt à lever le pied sur les routes du Québec: 15 nouveaux radars photo entreront en fonction dès demain.

Ces radars photo sont déjà installés depuis quelque temps aux endroits visés. Aujourd’hui, ils seront démasqués et à partir de demain matin, ces nouveaux appareils seront en mesure de coincer les automobilistes fautifs. Au total, on compte ainsi 48 radars photo dans la province (20 mobiles et 28 fixes).

C’est surtout aux intersections que les conducteurs devront être vigilants. En effet, 9 des 15 nouveaux cinémomètres seront installés à des feux de circulation.

Jusqu’à présent, ces appareils ne visaient qu’à pincer ceux qui grillaient un feu rouge. Mais dès demain, six d’entre eux pourront aussi capter sur le vif ceux qui roulent au-delà de la vitesse permise.

«C’est certain que c’est stratégique d’installer des radars aux intersections, mais ça amène surtout une double sécurité. Ce sont des endroits où l’on retrouve des usagers vulnérables, comme des piétons», a indiqué Nomba Danielle, porte-parole du ministère des Transports (MTQ).

Six autres radars photo fixes seront aussi actifs à Montréal, sur la Rive-Nord ainsi qu’à Québec. Et d’ici la fin de l’année, deux autres seront activés, dont un à Québec.

Présents sur les routes

L’annonce de l’ajout de radars photo sur les routes du Québec concorde avec le début de l’opération Orange, qui vise à sensibiliser les conducteurs à l’importance du respect de la limite de vitesse dans les zones de construction. Les automobilistes risquent ainsi de croiser plusieurs photos radar mobiles près des chantiers, a averti la Sûreté du Québec.

«Le but n’est pas de piéger les automobilistes, mais bien de les amener à relâcher la pédale, afin qu’ils modulent leur comportement sur les routes», a dit le lieutenant Jason Allard, de la SQ.

Depuis l’implantation des radars photo en 2009, plusieurs experts en sécurité routière ont comparé ces appareils à des «trappes à ticket». L’an dernier seulement, ces appareils ont rapporté plus de 81 M$. Pourtant, tant la SQ que le MTQ assurent que le motif principal est la sécurité routière.

«S’il s’agissait de trappes à faire des sous, on ne se serait pas débarrassé du radar le plus lucratif [celui près d’Atwater]», a dit Mme Danielle.

«Les zones où se trouvent les radars photo sont toutes bien identifiées. Les gens sont ainsi bien avertis qu’ils doivent être vigilants», a ajouté le lieutenant Allard.

--> L’an dernier, 10 213 constats d’infraction ont été remis par des appareils radar dans les zones de chantier.

COMMENT LES AUTOMOBILISTES SE FONT COINCER

Pour une rare fois depuis l’implantation de cinémomètres au Québec, le ministère des Transports a ouvert les portes de son centre de traitement de la preuve, là où les photos d’automobilistes fautifs sont analysées. Voici comment les conducteurs se font coincer, de l’infraction jusqu’à la réception d’une contravention:

  • La présence de radars photo doit obligatoirement être annoncée.
  • Avec les 15 appareils qui s’ajoutent demain, on compte 28 radars photo fixes et 20 mobiles.

LES APPAREILS MOBILES SONT SOIT INSTALLÉS...

  • Sur des remorques, qui ont une autonomie de 48h
  • Dans un véhicule policier de style camionnette ou sur un trépied. Dans ces deux cas, un policier supervise l’opération

Si un automobiliste roule au-delà de la limite de vitesse permise devant un cinémomètre, ce dernier s’active et prend une photo. L’appareil fournit plusieurs informations relatives à l’infraction, dont l’heure, la date, la vitesse captée et la voie dans laquelle se trouvait le conducteur fautif.

Les données sont acheminées au centre de traitement de la preuve. Pour les radars photo fixes, les photos sont transférées via un serveur protégé. Pour les cinémomètres mobiles, c’est un policier responsable de l’appareil qui transfère les données sur une clé USB.

Des agents de la paix analysent les photos au centre de traitement de la preuve, qui se trouve dans la grande région de Montréal.

Lors de l’analyse des photos, les fenêtres du véhicule fautif sont immédiatement caviardées, pour des raisons de confidentialité. Un constat doit être envoyé dans les 30 jours suivant l’infraction via le Bureau des infractions et des amendes.

Source: Le Journal de Montréal du 13 juillet 2016