jeudi 19 septembre 2019
Problèmes de main-d'œuvre touristique au Bas-Saint-Laurent

Problèmes de main-d'œuvre touristique au Bas-Saint-Laurent

L'industrie touristique est un moteur économique important au Bas-Saint-Laurent. La saison estivale est particulièrement achalandée pour les commerces. Recruter de la main-d’œuvre pour la haute saison est un défi annuel.

Jules Lemieux est propriétaire d’un complexe à Rimouski comprenant une poissonnerie, une cantine, un restaurant et un motel. Il lui manque de sept à huit personnes pour bien répondre à la demande. Un phénomène qui s’est amplifié dans les dernières années.

«Depuis les changements de M. Harper pour le chômage, où les travailleurs saisonniers doivent rechercher une "job" pour travailler après la saison, car ils coupent du chômage, c’est un défi. Plusieurs [...] se trouvent un emploi et ne reviennent pas le printemps d’ensuite», a soulevé M. Lemieux.

La situation est similaire dans l’hébergement. Au Motel de la mer, on remarque que la saison touristique se prolonge.

«On engage beaucoup d’étudiants, sauf que les étudiants commencent l’école à la fin août. On aurait besoin encore de les avoir. Faudrait presque que l’école commence plus tard, les avoir au moins pour la fête du Travail, ça serait très intéressant», a estimé la propriétaire des lieux, Christiane Lemieux.

Le phénomène semble répandu dans la région, selon Tourisme Bas-Saint-Laurent.

«La saison touristique est de plus en plus longue et se prolonge bien souvent en septembre. Les gens qui ont de la misère à trouver des employés doivent fermer plus tôt. Les heures d’ouverture raccourcissent. Les employés sont surchargés et font donc de gros horaires. On a de la misère à les garder aussi», a dit la responsable des communications, Karine Lebel.

Au Musée régional de Rimouski, le recrutement de main-d’œuvre estivale est également un défi. Comme les emplois étudiants sont subventionnés par un programme fédéral, les candidats doivent répondre à des critères spécifiques.

«Nous, au musée, on a trois volets: art contemporain, science et histoire. Le problème que l’on a, c’est qu’à Rimouski il n’y a pas de programme universitaire en art contemporain. On est souvent obligé de recruter à Montréal ou à Québec. Chaque année, c’est un défi», a lancé Brigitte Lacasse, médiatrice culturelle au Musée.

Plusieurs commerçants s’entendent pour dire que le bouche-à-oreille semble encore le meilleur moyen de recruter dans le monde touristique.

Source: TVA Nouvelles du 5 juillet 2017

NOTE DE L'ÉDITEUR

À quand une reconnaissance OFFICIELLE de ces métiers et professions par le gouvernement du Québec?