jeudi 22 février 2024
Un statu quo inconcevable en 2023 fait rager les microbrasseries

Un statu quo inconcevable en 2023 fait rager les microbrasseries

Les microbrasseries du Québec ne lâchent pas le morceau. Impatientes, elles demandent une nouvelle fois la permission de vendre leurs produits dans les marchés publics.

Le Québec est la seule province à toujours empêcher les microbrasseries de vendre leurs produits pour emporter dans les marchés publics.

Un statu quo « inconcevable en 2023 » et qui « ne fait pas de sens », insistent Marie-Ève Myrand, directrice générale de l’Association des microbrasseries du Québec (AMBQ) et Jean-Nick Trudel, directeur général de l’Association des marchés publics du Québec (AMPQ).

Depuis plus de six ans, l’AMBQ tiraille le gouvernement afin d’obtenir une modernisation de la réglementation entourant la vente de produits brassicoles dans les marchés publics.

Actuellement, la directive de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) permet uniquement aux titulaires d’un permis de production artisanale de vendre leurs produits dans les marchés publics reconnus, excluant ainsi les bières de microbrasserie.

« Il faut à la fois détenir un permis délivré par le MAPAQ comme producteur agricole, mais aussi posséder un permis artisan au niveau de la production de boisson alcoolique », précise Mme Myrand.

Et les microbrasseurs font plutôt dans la transformation, contrairement aux entreprises œuvrant dans le vin, cidre, hydromel, mistelle, liqueur, boissons alcooliques à base de raisins, de petits fruits ou de rhubarbe, de sève ou de sirop d’érable, selon la liste du site de la RACJ.

Dans le cadre de la semaine québécoise des marchés publics, du 3 au 13 août, l’AMPQ joint sa voix à celle de l’AMBQ afin de faire une avancée dans ce dossier « immobile ».

Lire la suite: Le Quotidien du 31 juillet 2023

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