jeudi 26 janvier 2023
Le sanitarisme de l'alcool frappe un grand coup

Le sanitarisme de l'alcool frappe un grand coup

NOTE DE L'ÉDITEUR
Dire que nos médecins nous recommandent depuis des années, de siroter un verre de vin le soir en se détendant, pour décompresser... Et voilà que des scientifiques inspirés par certains états américains prônent une intolérance totale sur l'alcool et le vin.
Serons-nous de retour à la prohibition?

 

Pour l’auteur et historien Marc Simard, les dangers de l’alcool sont beaucoup moins grands que les périls que fait courir à notre civilisation le sanitarisme, une idéologie qui réduit l’existence à une course à l’évitement de tous les risques. 

Selon une nouvelle étude du Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances (CCDUS), datée de janvier 2023 et fondée sur 150 études scientifiques récentes, il faudrait désormais se limiter à deux consommations d’alcool par semaine si on veut limiter au maximum les risques pour sa santé. 

Jusqu’à décembre dernier, Éduc’Alcool sommait les hommes de ne pas consommer plus de quinze verres par semaine et les femmes dix. Le CCDUS propose donc une réduction drastique de la consommation. 

Mais le rapport renferme une information encore bien plus troublante: à partir de sept verres ou plus par semaine, le risque d’ACV, de cancer ou de maladie cardiaque augmenterait de manière «radicale». 

Voilà donc un produit naturel (je ne parlerai ici que de vin et de bière, les seuls alcools que je bois), que les Humains consomment depuis quelque huit mille ans, qui vient d’être classé comme «drogue la plus dangereuse» qui existe selon Patrick Lagacé, et dont les chercheurs du CCDUS nous disent, au fond, qu’il est un grave facteur de maladies mortelles. 

Quand je pense à ces milliards de nos ancêtres qui ont consommé ce poison dans l’ignorance la plus complète, je ne sais pas si je dois me réjouir pour eux ou les plaindre.

Lire la suite: Coopérative Libre Média du 19 janvier 2023

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