dimanche 22 mai 2022
Les employés de la SAQ ne veulent pas travailler pour un Amazon québécois de l'alcool

Les employés de la SAQ ne veulent pas travailler pour un Amazon québécois de l'alcool

 NOTE DE L'ÉDITEUR
On comprend la comparaison, mais le jour où la SAQ arrivera à concurrencer Amazon sur le service en ligne n'est pas encore arrivé.

 

La Société des alcools du Québec marche sur les traces d’Amazon en voulant centraliser et automatiser son service d’assemblage de commandes en ligne, déplore le syndicat des employés de la SAQ.com.

« On est contre l’idée de transformer la SAQ en machine distributrice de bouteilles », lance au bout du fil Lisa Courtemanche, présidente du syndicat SEMB-SAQ-CSN, qui représente les quelque 200 travailleurs (53 permanents et 150 à temps partiel) de SAQ.com.

Retour en arrière. En février 2021, la société d’État avait annoncé qu’elle investirait 48,5 millions de dollars pour agrandir de 200 000 pi2 son centre de distribution situé à Montréal et pour se doter d’un système automatisé de préparation des commandes. L’objectif : offrir en ligne une variété de 20 000 produits – on en compte actuellement 3000 – et permettre aux clients de recevoir leur livraison en 24 heures. Actuellement, une commande passée en ligne met environ trois à cinq jours avant d’arriver sur le pas de la porte des amateurs de vins et de spiritueux. Pour ce faire, les employés de SAQ.com ont appris le 5 mai qu’ils seraient rapatriés au centre de distribution dès septembre et qu’ils changeraient d’accréditation syndicale. Une méthode « centralisatrice » dénoncée par le SEMB-SAQ-CSN, par voie de communiqué vendredi.

« Il n’y a pas de garantie qu’avec l’automatisation, les emplois seront préservés », a soutenu Mme Courtemanche en entrevue.

Lire l'article complet: La Presse du 13 mai 2022

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