lundi 12 janvier 2026
Dur coup pour les restauratrices et les restaurateurs du Québec employant des travailleurs étrangers temporaires

Dur coup pour les restauratrices et les restaurateurs du Québec employant des travailleurs étrangers temporaires

L’Association Restauration Québec (ARQ), qui représente plus de 5 200 membres, se dit extrêmement déçue des annonces faites ce matin par le ministre de l’Immigration de la Francisation et de l’Intégration du Québec (MIFI), M. Jean-François Roberge, en lien avec les seuils d’immigration, qui vont mettre à mal la survie de plusieurs établissements de restauration, particulièrement en région.

En effet, bien que l’ARQ ait manifesté à de nombreuses reprises les doléances des propriétaires d’établissements en matière de travailleurs étrangers temporaires (TET), y compris lors des consultations sur la planification de l’immigration qui se sont tenues en octobre dernier à l’Assemblée nationale, elle considère que les besoins de l’industrie n’ont pas été pris en considération dans les orientations présentées aujourd’hui. Le fait de prolonger la suspension de la réception de certaines demandes d'EIMT à Montréal et à Laval jusqu'au 31 décembre 2026 est une mauvaise nouvelle pour les exploitants de ces régions.

Elle tient tout de même à souligner de façon positive le fait que le ministre Roberge soit favorable à sa demande de mettre en place une clause grand-père pour les TET déjà sur le territoire, bien que le gouvernement fédéral n’ait pas répondu favorablement à la demande du ministre et des principaux représentants économiques du Québec.

À cette fin, l’ARQ interpelle le gouvernement de Marc Carney et l’invite à faire preuve de plus d’écoute et de considération par rapport aux difficultés vécues par les restauratrices et les restaurateurs du Québec reliés à la main-d’œuvre en instaurant une clause grand-père pour les TET se trouvant sur le territoire. La restauration est une industrie qui mérite d’être aidée au même titre que d’autres industries. Sans cela, certains établissements plus éloignés sont carrément menacés de fermeture actuellement, car ce sont leurs précieux TET, appréciés et intégrés, qui leur permettent de continuer d’offrir un service important à la population.

Fin du Programme de l’expérience québécoise (PEQ)

L’annonce de la fin du Programme de l'expérience québécoise (PEQ) n’est pas non plus une bonne nouvelle, puisque la solution proposée de passer plutôt par le Programme de sélection de travailleurs qualifiés (PSTQ) pour obtenir la résidence permanente n’est pas une option réaliste pour l’industrie de la restauration. La méthode de calcul pour la qualification désavantagera toujours les travailleurs en restauration, dont la majorité possède l’équivalent d’un diplôme d’étude professionnel et non un diplôme universitaire, qui donne un avantage prédominant sur la grille de pointage.

Depuis 1938, l’Association Restauration Québec agit comme le plus important regroupement de l’industrie. Elle a pour mission de soutenir l’essor et la prospérité de l’industrie de la restauration au Québec. Elle contribue au succès de ses 5 200 membres en défendant leurs intérêts auprès des différents paliers de gouvernement, en leur offrant des avantages économiques exclusifs et en leur fournissant de l’information pertinente et privilégiée.

Citation :

« Les annonces d’aujourd’hui ne sont définitivement pas un pas dans la bonne direction. Les élus des deux paliers de gouvernement doivent s’entendre et mettre en place rapidement une clause grand-père pour le renouvellement des TET, sans quoi la pérennité de plusieurs établissements et le maintien en poste de nombreux employés locaux est à risque », affirme Martin Vézina, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l’ARQ.