À Marseille, le Caravane Café et le McDonald’s de Saint-Barthélemy étaient sur le point de fermer leurs portes. La création d’une coopérative, par des clients ou des employés, a permis de préserver ces restaurants de quartier.
Dans le quartier touristique de l’Estaque, à Marseille, les restaurants authentiques se réduisent comme peau de chagrin. Lorsque la patronne du Caravane Café plie bagage, ses clients décident donc de sauver cette cantine de poche en montant, en juillet 2023, une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). “On voulait un statut d’entreprise et non associatif, une gestion collective, un format qui autorise le bénévolat et qui soit ouvert à ceux qui ne sont pas actionnaires”, résume Olivier Moreux, président de la coopérative. Les actionnaires (155 aujourd’hui, contre une quarantaine au début) se partagent les parts sociales dont le montant unitaire est fixé à 100 €. Avec un apport de 10 000 € de capital et un emprunt de 30 000 € auprès de l’Union régionale des Scop Paca (Urscop), la SCIC peut acheter le fonds de commerce, investir dans des équipements et verser les premiers salaires à l’ouverture, en janvier 2024.
Chaque coopérateur a une voix
Ici, les grandes décisions se prennent à la majorité lors de l’assemblée générale : “chaque coopérateur a une voix, peu importe le nombre de parts”, rappelle-t-il. Un comité de gestion de douze personnes est chargé des décisions du quotidien, et six groupes de travail planchent sur différentes thématiques (travaux, achats, administration…). Les serveurs sont bénévoles et les cuisiniers sont des prestataires extérieurs.


