mercredi 12 juin 2024
Le périple culinaire de Jeffrey Downs: passions, sacrifices et quêtes de liberté Photo: François Roy, La Presse

Le périple culinaire de Jeffrey Downs: passions, sacrifices et quêtes de liberté

Ma rencontre avec Jeffrey Downs a lieu dans un moment charnière pour le chef originaire de Colombie-Britannique. Il vient tout juste d’annoncer son départ du Holt, le restaurant qu’il a ouvert à Taipei avec des partenaires en pleine pandémie et pour lequel il a obtenu une étoile Michelin en 2022.

La récompense est le Saint-Graal de la gastronomie pour plusieurs, accordé à la crème de la crème des chefs dans les villes où le guide Michelin décide de s’investir. À noter que Montréal ne fait pas partie du lot. « J’ai toujours été en quête de quelque chose, mais ce n’était pas d’une étoile Michelin. C’est une belle marque de reconnaissance, ç’a été super pour moi, mais ce n’était pas mon objectif, dit-il. Ma quête, c’est de performer à un haut niveau et d’avoir la liberté de faire ce dont j’ai envie », dit-il. Aujourd’hui, il a des offres aux quatre coins du monde. L’embarras du choix.

Au moment de notre rencontre, il se demandait justement quel serait son prochain projet, son prochain point de chute, là où il pourrait dérouler son étui à couteaux après avoir repris son souffle.

«Je n’ai jamais eu de vie en dehors du travail. Je n’ai jamais eu de passe-temps. Je ne sais même pas par où commencer. Je ne me suis jamais posé de question sur l’équilibre entre ma vie et mon travail.» – Jeffrey Downs

Le chef de 39 ans ne prend pas de café pendant l’entrevue. Il a longtemps carburé à la caféine, mais se dit maintenant en sevrage.

J’ai la nette impression d’avoir devant moi un athlète olympique qui, maintenant qu’il a la médaille autour du cou, regarde l’avenir avec un certain vertige. Avec un certain recul.

Lire l'entrevue de Laura-Julie Perreault, dans La Presse