lundi 20 mai 2024
Quelles sont les réelles intentions du gouvernement fédéral au sujet de notre agriculture, avec les besoins de travailleurs étrangers?

Quelles sont les réelles intentions du gouvernement fédéral au sujet de notre agriculture, avec les besoins de travailleurs étrangers?

Délais, lourdeurs, paperasse... l’arrivée des 20 000 travailleurs étrangers temporaires (TET) attendus cet été reste un casse-tête pour des agriculteurs pris pour se virer de bord à la dernière minute pour éviter de perdre leurs récoltes.

Au deuxième trimestre, il manquait toujours 6161 travailleurs sur les 11 099 attendus, soit 56% de la main-d'œuvre, selon l'Association des producteurs maraîchers du Québec (APMQ). «La situation demeure précaire», résume son directeur général Patrice Léger Bourgoin.

«Il y a tellement de gens d’impliqués, les gouvernements, les ambassades, les compagnies aériennes, que ça devient toujours un casse-tête», lance Jacques Notaro, propriétaire des Fermes E. Notaro et Fils, de troisième génération, à Saint-Patrice-de-Sherrington.

«En 1988, quand on avait besoin de main-d’œuvre étrangère, ça prenait deux papiers. Aujourd’hui, c'est une montagne énorme de paperasse», souffle-t-il.

À deux pas de lui, le Guatémaltèque Everildo Curruchich, qui l'aide depuis quatre saisons, est l'un de ceux qui ont pu se rendre ici sans anicroche.

«Je travaille ici de mai à fin octobre. Ça se passe bien. J’habite à la capitale du Guatemala avec mes trois enfants», partage l’homme de 27 ans.

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