mardi 23 avril 2024
La réalité sur les aliments ultratransformés

La réalité sur les aliments ultratransformés

«J’ai entendu récemment à la radio qu’une vaste étude portant sur près de 10 millions d’individus a trouvé que les aliments ultra-transformés sont nocifs pour la santé. Pouvez-vous m’en dire plus ?» demande Linda Boulanger, de Québec.

Le British Medical Journal (BMJ) a effectivement publié à la fin de février une «revue parapluie» qui rassemblait les données de 45 «méta-analyses», qui elles-mêmes regroupaient les données de plusieurs études sur une même question. 

L’article a conclu que la consommation d’aliments ultra-transformés (grosso modo des aliments issus de procédés industriels, mais je reviens tout de suite sur les questions de définition...) était associée à toutes sortes de risques sanitaires : plus de mortalité cardiovasculaire (+ 50 %), de mortalité totale (+ 20 %), d’obésité (+ 55 %) et même de problèmes d’ordre plus psychologique comme les troubles du sommeil (+ 41 %), l’anxiété (+ 48 %) et les troubles mentaux en général (+ 53 %). Et j’en passe.

Compte tenu de l’importance qu’ont les repas surgelés, les desserts glacés, les sodas, les margarines, les yogourts sucrés, etc. — tous des aliments ultra-transformés, selon la définition utilisée par l’étude — dans la diète occidentale, ces conclusions avaient vraiment de quoi inquiéter. Pas étonnant, donc, que l’étude ait eu un retentissement médiatique international.

Lire l'article du Soleil