dimanche 15 septembre 2019
Chroniques de Patrick Coulibeuf
Patrick Coulibeuf

Patrick Coulibeuf

Après avoir terminé sa scolarité en Charente, plus précisément à JARNAC, au Royaume du Cognac (avec François MITTERAND comme voisin), il débute à Paris des études dentaires tout en assumant durant les vacances scolaires des activités de guide accompagnateur international qui lui ont donné la chance de parcourir le monde. Lire la suite...

mardi, 30 juillet 2019 09:56

Un rappel au bon sens dans le Bordelais

Suite à un article (fastidieux à lire) de Nicolas de Rabaudy paru hier sur le net, je vous en adresse les grandes lignes avec ma considération personnelle issues de ma propre plume.

«Sauternes on the rocks»

Accusés par les propriétaires de Sauternes de ne pas assez dynamiser la vente de ces vins d'exception, les négociants de Bordeaux n'ont rien inventé de plus subtil que la création de cocktails.

Opération intitulée «Sauternes on the rocks»: Quarante crus des plus connus de Sauternes, exception faite du Château d'Yquem, vont bénéficier de promotions et de remises de prix pour soit-disant "redécouvrir" le Sauternes lors d'un apéritif ou d'un dessert (cinq bouteilles achetées, la sixième offerte), comme une simple promo de supermarché.

Ainsi peut-on découvrir le Sauternes/Mojito au citron vert et feuilles de menthe écrasées au pilon. Ou encore le Sauternes pétillant à l'eau gazeuse! Et pire encore, et là tenez-vous bien, la soupe de Sauternes et Cointreau au citron vert et glaçons. Ou même le "Cosmopolitan" (Grand Cru de Sauternes au jus de canneberges et Cointreau agrémenté de glaçons).

Un cadre "responsable" d'un cru de Sauternes justifie ces mélanges détonants en déclarant haut et fort: «On ne va pas à l'encontre du terroir, on offre de nouvelles possibilités de consommation.»

On croit rêver lorsqu'on connait les sensations gustatives que procure ce vin fabuleux, y compris pour Alexandre de Lur Saluces, héritier de la gestion du Château d'Yquem, considérant, lui, cette démarche purement mercantile, comme une ignominie.

Cette démarche du négoce girondin est à mon humble avis une insulte à ces viticulteurs méritants qui ravissent nos papilles en nous permettant de déguster ce vin hors du commun, en un mot, un vin UNIQUE.

Patrick F. Coulibeuf
Courtier/Expert en vins
Agréé près le tribunal de commerce de Paris

Pour cet acte 3 de ma chronique sur le CETA, je vous invite à visionner la vidéo explicative qui suit (ce document est à défense, bien sûr, des intérêts français, mais il faut avant tout y voir la résonance explicative et instructive du traité tel que décortiqué dans ce message).

Ce libre-échange franco-canadien n'est pas une mince décision lorsqu'on sait tout de même qu'il s'agit pour le Canada (36 millions d'habitants) de l'ouverture d'un marché privilégié de denrées alimentaires, et donc de pouvoir vendre sans entrave les produits canadiens et québécois à toute l'Europe (511 millions d'acheteurs potentiels).

Cette vidéo provient de l'article: CETA : les risques de cet accord expliqués en vidéo avant l’examen par le Sénat à l’automne

Lire aussi: Le CETA, acte 2

Patrick F. Coulibeuf
Courtier/Expert en vins
Agréé près le tribunal de commerce de Paris

mercredi, 24 juillet 2019 07:42

Le CETA, acte 2

L'Assemblée nationale française a voté, le mardi 23 juillet, le très controversé projet de loi autorisant la ratification du CETA, le traité de libre-échange avec le Canada. 266 députés ont voté OUI et 213 ont voté contre. Soit une courte majorité. 74 députés se sont abstenus.

À noter que chez les députés du gouvernement Macron en place, même si la majorité a voté pour, 52 députés se sont abstenus, tandis que 9 ont voté contre.

Comme à l'accoutumé pour l'adoption d'une décision législative en France, les votes de l'Assemblée nationale sont soumis pour approbation au Sénat, lequel à son tour votera une des trois options suivantes:

1 - Pour
2 - Pour, mais avec une notification positive ou négative.
3 - Contre

Ensuite, le traité reviendra à l'Assemblée nationale pour approbation finale.

Ce traité de libre-échange est, à mon avis, important dans le futur, tant pour les Québécois (dont je suis fier d'être l'un d'eux) que pour les Français, car en gastronomie, nos goûts (avec des variantes bien sûr), sont sensiblement les mêmes. D'un côté et de l'autre de l'Atlantique, nous savons déguster et apprécier la fine cuisine, les bons vins, les bons fromages, les pâtisseries.

En un mot, nos papilles semblent avoir été à la même école... Non?

À bientôt pour l'acte 3

Patrick F. Coulibeuf
Courtier/Expert en vins
Agréé près le tribunal de commerce de Paris

Aujourd'hui, 23 juillet 2019, les députés de l'Assemblée nationale française doivent entériner l'accord du CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement).

Cet accord est mis au vote de chaque pays de l'Union européenne pour échanger librement avec le CANADA dans le domaine agricole principalement.

Le gouvernement Macron, actuellement majoritaire au parlement, devrait voter massivement OUI à ce traité, mais ce serait ne pas tenir compte de l'appel de l'ancien ministre de l'Écologie démissionnaire dudit gouvernement, en la personne de Nicolas Hulot (dont la notoriété n'est plus à faire, tant au Québec qu'en France), qui a fait appel, hier, à ses anciens collègues de voter NON pour des raisons d'équilibre et autres considérations.

Suite au prochain épisode.

Patrick F. Coulibeuf
Courtier/Expert en vins
Agréé près le tribunal de commerce de Paris

Le Centre Vinicole-Champagne Nicolas Feuillatte (CV-CNF) a annoncé l’acquisition de la maison de Champagne séculaire Henri Abelé auprès du Groupe Freixenet, qui la détenait depuis 1985.

L’annonce de la reprise a été faite après plusieurs semaines de négociations exclusives, conclues par la signature d’un protocole d’accord à Paris.

Champagne Henri Abelé commercialise environ 300 000 bouteilles, exclusivement au travers des circuits spécialisés et traditionnels ainsi qu’en sa qualité de fournisseur officiel des cours royales d’Europe, de l’UNESCO notamment et des grandes institutions de la République (Elysée, Sénat, ambassades).

La Maison bénéficie encore de l’appui du réseau de distribution de Freixenet et d’Yvon Mau, filiales du Groupe Henkell-Freixenet. La Maison Henri Abelé ne détient pas de vignoble en propre et s’approvisionne sur le long terme auprès de viticulteurs de la Montagne de Reims et de la Côte des Blancs.

Dynamiser le modèle économique

Le Centre Vinicole – Champagne Nicolas Feuillatte rassemble, dans un modèle coopératif unique, 4,500 vignerons. Il se veut l’un des pôles d’excellence de la filière champenoise en maîtrisant les technologies de production d’avant-garde. Plus importante Union de coopératives, il a lancé en 1986 la marque Nicolas Feuillatte dont le succès est mondialement reconnu.

Le CV-CNF, dont la marque flagship Nicolas Feuillatte est n°1 en France et 3ème dans le monde, poursuit ainsi sa stratégie de valorisation dans un contexte de marché du Champagne qui tend à la premiumisation, et accélère son développement en intégrant une nouvelle pépite.
«En se portant acquéreur de cette pépite issue du patrimoine du négoce rémois, le Centre Vinicole – Champagne Nicolas Feuillatte acquiert une page d’histoire de notre Appellation.

Le CV-CNF intègre un modèle de développement complémentaire pour des réseaux de distribution à la recherche de produits exclusifs à forte valeur ajoutée» commente Christophe Juarez, Directeur Général du CV-CNF. «Pour ce faire, nous visons le temps long et prenons date avec cette croissance externe pour dynamiser notre modèle économique».

La Maison Henri Abelé, dont les archives remontent à 1757, est implantée en plein cœur de Reims avec un site historique bénéficiant d’immenses caves creusées dans la craie. Elle figure parmi les plus rares et anciennes maisons de Champagne.

Source: Agro-média, le 21 juin 2019

La note risque d'être salée! Pour les Britanniques, certes, mais aussi pour le reste de l'Europe et du monde...

Ce qui n'était pas envisageable il y a quelques mois, vient de se produire (voir Le BREXIT et les exigences britanniques). En effet, non seulement les députés britanniques ont rejeté, il y a quelques minutes à peine, l'accord de BREXIT négocié par la première ministre madame Theresa May, et ce, avec 432 voix contre, et 202 pour.

Mais celle-ci est donc probablement désavouée, puisqu'elle doit faire face à une motion de censure contre le gouvernement qu'elle dirige et qui ne peut aboutir qu'à sa destitution.

Plusieurs choix s'offrent maintenant au commerce à nous, et qui nous concernent aujourd'hui. Je ne peux vous en faire part ce soir, tant ces choix peuvent changer la physionomie du commerce entre l'UE et le Royaume-Uni, mais aussi avec celui du monde entier pour les raisons évoquées dans ma description précédente (Lire: Une partie de commerce mondial peut se jouer aujourd'hui à cette heure précise: 15 janvier 2019 - 15h, heure locale UK).

Attendons de voir....!

Je vous tiens au courant.

À bientôt.

Patrick F. Coulibeuf
Courtier/Expert en vins
Agréé près le tribunal de commerce de Paris

Dans une chronique du 24 juin 2016, j'évoquais les implications commerciales que le BREXIT "divorce" du Royaume-Uni et de l'Europe et aujourd'hui, nous passons devant le tribunal.

En effet, lorsque j'écris ces lignes, 66 millions d'habitants sauront, dans quelques minutes maintenant, si le 29 mars prochain, ils quitteront officiellement la communauté européenne. 

Cette situation est, à mon avis, préoccupante pour la stabilité commerciale mondiale en général, car ces deux piliers représentent à eux seuls presque la moitié du commerce mondial. Avec d'un côté l'Europe et ses 511 millions (moins 66 millions, bien sûr) de consommateurs et d'autre part le "Commonwealth" avec ses 2,328 milliards de citoyens de sa majesté Elisabeth II, les tractations commerciales risquent d'être quelque peu chamboulées, compte tenu des accords différents passés par les deux "conjoints" avec leurs familles respectives.

Et que dire du commerce des denrées alimentaires entre la France et Royaume-Uni, et principalement celui des vins, dont les Britanniques sont si friands.

Cette rubrique n'a pour but que d'activer une réflexion qui puisse nous permettre d'appréhender sereinement toues ces tribulations qui pourront certainement changer nos habitudes de consommation, puisque les prix vont suivre le mouvement.

Au prochain épisode, nous serons fixés si nous devrions festoyer avec du Champagne ou du mousseux premier prix.

À bientôt, dans quelques heures.

Patrick F. Coulibeuf
Courtier/Expert en vins
Agréé près le tribunal de commerce de Paris

« Les créateurs de ce merveilleux cidre de glace doivent garder confiance en leur futur et surtout être fiers d'avoir fait connaître un goût du Québec au monde entier, grâce à leur talent, et peu importe les décisions administratives prises.

Seule la mémoire gustative des adeptes de NEIGE, comme moi, les invitera à réitérer l'exploit avec ce même goût suave qui n'appartient qu'à eux, sous un nom évocateur tel que "FLOCONS" par exemple.

Une chose est sûre, je serai le premier client et bien d'autres suivront...! »

domaine neige cidre

domaine neige pommes

Patrick F. Coulibeuf
Courtier/Expert en vins
Agréé près le tribunal de commerce de Paris

SANTÉ PUBLIQUE - Une nouvelle étude tente de mesurer l'impact de la consommation d'alcool sur notre santé. Sans surprise : boire de l'alcool régulièrement, à partir de l'équivalent de 10 verres par semaine, diminue notre espérance de vie.

Cette nouvelle étude pourrait venir assombrir les débuts de soirée en terrasse qui se profilent avec le retour des beaux jours. Amateurs de rosé et autres alcools, vous devriez peut-être vous raviser si vous en êtes à votre neuvième verre d'alcool de la semaine. En effet, une nouvelle étude sur le sujet confirme, comme on le savait déjà, que l'alcool réduit l'espérance de vie. Mais les chercheurs ont cette fois tenté de quantifier la dose d'alcool à ne pas dépasser.

Selon cette étude publiée dans The Lancet, le niveau de consommation sans danger exagéré est de 100g d'alcool pur par semaine. Ramené à ce que nous connaissons en France, cela représente à peu près 10 verres standards (demi de bière, verre de vin ou shot d'alcool fort). En d'autres termes, si vous consommez dix verres de vin par semaine, vous vous exposez à certains risques.

Source:  LCI du 14 avril 2018

NOTE DE L'AUTEUR

En France, je crée des conférences sur le thème "Boire pour le goût, Non pour l'effet".

Depuis plusieurs années maintenant, je prône mon "obsession" que nous ne devrions jamais boire de vin ni d'alcool en dehors ou à défaut, à proche proximité des repas. En entamant l'échange sur cette base, 50% du travail sur l'alcoolisme serait, à mon humble avis, déjà, pour ainsi dire, assimilé, tout du moins pour les néophytes et plus précisément les adolescents. Le vin, dans mon for intérieur, est partie intégrante de l'alimentation parce je suis raisonnable, Français (né en France) et de surcroît "Catholique" tout du moins pour ce qui reste d'une éducation en harmonie avec l'esprit de cette religion chrétienne. Je pense qu'il n'est nul besoin d'en exprimer plus.

D'ailleurs, tout dégustateur professionnel est tenu de recracher lors des dégustations. Peut-on imaginer, une seconde, le GOÛT qu'il resterait dans la bouche de ce dernier après le 3e vin??? De surcroît, nous avons des paravents soit: l'eau et les bouchées de pain. Alors?............. Buvez pour le GOÛT - Non pour l'EFFET.

Je le pense, je le prône, J'ai dit...!

 

mercredi, 07 mars 2018 08:12

Le BREXIT et les exigences britanniques

La Grande-Bretagne souhaitait restreindre ses devoirs vis-à-vis de l'Europe durant la période de transition. Refus net du négociateur en chef européen, en la personne de Michel Barnier, négociateur officiel européen. 

Monsieur Barnier a tout à fait raison de refuser. De tout temps, les Britanniques ont voulu les avantages sans les inconvénients. Maintenant ils continuent à vouloir le beurre, l'argent du beurre, la vache, le pré, et bientôt peut-être les vins français en spécial.

Leur comportement est inacceptable. Ils n'avaient qu'à réfléchir avant de voter pour le BREXIT, qui est d’ailleurs une chance pour les autres pays européens. Les Britanniques ont trop souvent constitué un frein à l'avancement de l'UE sur bien des sujets. Ils sont notamment à la source de l'expansion tous azimuts vers les pays de l'est, car ils ont toujours voulu contrebalancer le couple franco-allemand qui les empêchait d’imposer leurs exigences. Ils ont toujours joué double jeu, en étant notamment le « cheval de Troie » des Américains en Europe, et ont utilisé les pays du Commonwealth contre l'UE. L'Europe sociale et fiscale, pour ne parler que de cela, serait beaucoup plus avancée s'ils n'avaient pas freiné les avancées sur ces sujets. Quant aux agriculteurs anglais, ils commencent déjà à se mordre les « droigts » de ne plus pouvoir compter d'ici quelques années sur les subventions européennes. Les effets commencent déjà à se faire sentir, en termes de croissance, de niveau de vie, de main-d’œuvre et de chômage. L’activité économique en général s’en ressent, car nombreuses sont les sociétés internationales qui se préparent à alléger leur activité au Royaume-(Uni), y compris les milieux financiers.

De plus, l’attitude des Britanniques envers les citoyens de l'UE qui vivent et vivraient en Grande-Bretagne deviendraient des citoyens de second ordre. C’est tout simplement scandaleux mais toutefois fidèle à leur attitude depuis la création de la communauté européenne. La radicalisation de Mme May est bien le signe d'un gouvernement aux abois.

Toutefois, les produits du Royaume-Uni sont bien présents sur les tablettes des supermarchés sans une seule indication en français, tant pour leurs produits liquides que pour les chips, sans oublier les cakes, puddings et autres marmelades. En effet, j’en suis témoin au quotidien, la législation visant l’étiquetage n’est aucunement respectée concernant les produits du Royaume-Uni en général. Comme il se doit, les producteurs britanniques doivent être convaincus que la langue officielle des pays européens est la langue de Sa Majesté.

Suite au prochain épisode…

Patrick F. Coulibeuf
Courtier/Expert en vins
Agréé près le tribunal de commerce de Paris

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