jeudi 20 septembre 2018
Le BREXIT et les exigences britanniques

Le BREXIT et les exigences britanniques

La Grande-Bretagne souhaitait restreindre ses devoirs vis-à-vis de l'Europe durant la période de transition. Refus net du négociateur en chef européen, en la personne de Michel Barnier, négociateur officiel européen. 

Monsieur Barnier a tout à fait raison de refuser. De tout temps, les Britanniques ont voulu les avantages sans les inconvénients. Maintenant ils continuent à vouloir le beurre, l'argent du beurre, la vache, le pré, et bientôt peut-être les vins français en spécial.

Leur comportement est inacceptable. Ils n'avaient qu'à réfléchir avant de voter pour le BREXIT, qui est d’ailleurs une chance pour les autres pays européens. Les Britanniques ont trop souvent constitué un frein à l'avancement de l'UE sur bien des sujets. Ils sont notamment à la source de l'expansion tous azimuts vers les pays de l'est, car ils ont toujours voulu contrebalancer le couple franco-allemand qui les empêchait d’imposer leurs exigences. Ils ont toujours joué double jeu, en étant notamment le « cheval de Troie » des Américains en Europe, et ont utilisé les pays du Commonwealth contre l'UE. L'Europe sociale et fiscale, pour ne parler que de cela, serait beaucoup plus avancée s'ils n'avaient pas freiné les avancées sur ces sujets. Quant aux agriculteurs anglais, ils commencent déjà à se mordre les « droigts » de ne plus pouvoir compter d'ici quelques années sur les subventions européennes. Les effets commencent déjà à se faire sentir, en termes de croissance, de niveau de vie, de main-d’œuvre et de chômage. L’activité économique en général s’en ressent, car nombreuses sont les sociétés internationales qui se préparent à alléger leur activité au Royaume-(Uni), y compris les milieux financiers.

De plus, l’attitude des Britanniques envers les citoyens de l'UE qui vivent et vivraient en Grande-Bretagne deviendraient des citoyens de second ordre. C’est tout simplement scandaleux mais toutefois fidèle à leur attitude depuis la création de la communauté européenne. La radicalisation de Mme May est bien le signe d'un gouvernement aux abois.

Toutefois, les produits du Royaume-Uni sont bien présents sur les tablettes des supermarchés sans une seule indication en français, tant pour leurs produits liquides que pour les chips, sans oublier les cakes, puddings et autres marmelades. En effet, j’en suis témoin au quotidien, la législation visant l’étiquetage n’est aucunement respectée concernant les produits du Royaume-Uni en général. Comme il se doit, les producteurs britanniques doivent être convaincus que la langue officielle des pays européens est la langue de Sa Majesté.

Suite au prochain épisode…

Patrick F. Coulibeuf
Courtier/Expert en vins
Agréé près le tribunal de commerce de Paris

À propos de l' auteur

Après avoir terminé sa scolarité en Charente, plus précisément à JARNAC, au Royaume du Cognac (avec François MITTERAND comme voisin), il débute à Paris des études dentaires tout en assumant durant les vacances scolaires des activités de guide accompagnateur international qui lui ont donné la chance de parcourir le monde. Lire la suite...