dimanche 19 novembre 2017
Château Larose-Trintaudon

Château Larose-Trintaudon

Cette semaine, nous avons eu le plaisir d'une rencontre très intéressante et sympathique avec Franck Bijon, directeur général et technique de Chateau Larose Trintaudon, et des vins de leurs trois propriétés médocaine, trois crus bourgeois qui se définissent sous la bannière du développement durable.

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C'est un concept qui propose une série de mesures visant à maximiser le potentiel du terroir et des gens qui le mettent en valeur. Ça va de l'utilisation retreinte du souffre et des produits de traitements, à la biodiversité dans le vignoble, à des séances de culture physique ciblées sur les mouvements répétitifs que les ouvriers agricoles auront à faire. Il y a même des sondages de satisfaction auprès des employés! Et les vins, eux? Voici un portrait de ma dégustation.

olivier vins chateau larose trintaudon

Le Château Larose-Trintaudon est travaillé afin de mettre l'accent sur le fruit et la suavité des tannins. On favorise une surmaturation du merlot afin d’offrir une certaine opulence en bouche. C'est bien ce qu'on retrouve dans le 2009, qui est un nouvel arrivage Cellier. J'ai apprécié la finale légèrement amère et fraîche qui apaise cette rondeur et cette suavité. Je vais garder un œil sur la sortie du 2010, qui m'a ravi avec ses notes florales et sa structure un peu plus apparente, et une fort jolie longueur. (SAQ: 11835388, 26,65$)

Le Château Larose-Perganson est une vieille propriété ayant connu ses heures de gloire au 18e siècle. Il a déjà eu le même propriétaire que Gruau-Larose. Pour ce vin, on pratique une macération à froid, pendant une semaine, afin de bien extraire couleurs et arômes. J'ai goûté au 2008, et il y avait une prédominance de merlot dans l'assemblage. C'est un vin fruité, certes, mais il est complémenté de notes de sous-bois et de menthe poivrée. Les tannins étaient plus intégrés encore. (SAQ: 12116385, 33$)

Le Château Arnaud, quant à lui, est le grand vin de la Société. Le joyau produit en petites quantités n'est pas disponible à la SAQ. Issu de 17 ha de vignes cinquantenaires, ce vin est œuvré à la main et est élevé en barriques neuves, sans que cela maquille outrageusement ses parfums. Il valse, très classique, entre le bois, le fruit et les épices. J'ai bien aimé le 2012, mais 2016 s'annonce une année charnière, puisque Hubert de Bouard de Laforest (du Château Angélus), apporte son expertise du merlot à la propriété, ainsi que ses conseils d'œnologie. On ajoutera aussi dorénavant un peu de petit verdot dans l'assemblage. Ferez-vous partie des chanceux qui pourront goûter aux primeurs, lors d'une présentation au Château Angélus, du 3 au 6 avril prochain?

Grand merci à l'agence Marchand des Amériques, qui a organisé cette rencontre.

À propos de l' auteur

Diplômé sommelier-conseil de l’Université du vin de Suze-La Rousse, en France, j’ai commencé mon apprentissage du monde vinicole en suivant les cours Les Connaisseurs de la SAQ. Aujourd’hui, j’en suis devenu un animateur! Chroniqueur vins et alcools dans diverses publications, dont le magazine Fugues, je parcoure la planète pour mettre images et visages sur ces produits qui me font vivre tant d’émotions.