samedi 18 novembre 2017
Chroniques d'Olivier de Maisonneuve
Olivier de Maisonneuve

Olivier de Maisonneuve

Diplômé sommelier-conseil de l’Université du vin de Suze-La Rousse, en France, j’ai commencé mon apprentissage du monde vinicole en suivant les cours Les Connaisseurs de la SAQ. Aujourd’hui, j’en suis devenu un animateur! Chroniqueur vins et alcools dans diverses publications, dont le magazine Fugues, je parcoure la planète pour mettre images et visages sur ces produits qui me font vivre tant d’émotions.

Une suggestion d'Olivier le Sommelier pour célébrer l'arrivée du Vin Nouveau en ce 16 novembre! Un joli vin aux joues rouges issu d'une macération carbonique. ¡Salud! 

Care Nouveau 2017
Code SAQ : 13529093  

Olivier de Maisonneuve
Sommelier-conseil
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Cell.: 438 881-7276

Notre mode de vie est tellement mouvementé. Tout va vite. Demain arrive avant qu'on ait le temps d'assimiler aujourd'hui. Alors comment peut-on se donner la chance de prendre conscience de toutes ces petites beautés, de tous ces plaisirs sensoriels qui nous entourent? Facile! Mettez ça dans votre agenda!

L'Observatoire de la Place Ville Marie est un endroit qui vous offre une vue 360° sur la ville. C'est magnifique. On se prend vite au jeu de trouver des repères, d'admirer une course de nuages. Et l’un des rares avantages aux journées plus courtes, c'est bien de pouvoir admirer les lumières de la ville qui scintillent. Le pont Jacques-Cartier, la grande roue du Vieux-Port, les gratte-ciel, bref, Montréal balayée par l'emblématique faisceau lumineux de la tour, tout ça aussi loin que se porte le regard. Seulement ceci suffirait à redonner un autre rythme à votre journée. Mais on vous fait une proposition encore plus alléchante : les ateliers Dégustation au Sommet! Voici le compte-rendu de mon aventure.

olivier pvm vue

18h15. J'entre par la porte du 1 Place Ville Marie, d'où s'échappent encore quelques gens finissant leur journée au bureau. J'arrive à l'ascenseur menant aux Enfants Terribles, sachant qu'un autre ascenseur mène au 46e étage, où se trouve l'Observatoire. Pris d'un doute soudain, je vérifie mon courriel de confirmation. Oups! Il faut que je récupère mon invitation à la billetterie... au 3 Place Ville Marie! Vite, la course vers la galerie marchande, où les panneaux indicateurs m'entraînent à faire un grand détour le long des boutiques avant d'y arriver enfin. Le sourire de la préposée à l'accueil fait descendre ma pression.

Le couloir coloré et l'ascenseur réservé continuent la transition entre le stress quotidien et le moment de détente qui m'attend. Un palier, puis un autre ascenseur, me donnent le temps de changer mon état d'esprit. La curiosité et le plaisir de la nouveauté s'installent peu à peu. Les portes s'ouvrent et quelqu'un est là, qui me tend un verre de vin blanc en m'invitant à profiter du panorama. On va venir nous chercher sous peu. Nous, ce sont une dizaine de gens, surtout des couples, qui pointent ici et là des attraits à l'extérieur, en parlant doucement et en étant tout sourire. Une atmosphère aussi douce que joyeuse s'est installée.

olivier pvm vin

18h45. On nous propose de rejoindre notre conférencière, afin que l'atelier débute. Julie Pion est ambassadrice de la maison Laroche, et elle nous fera balader au travers du vignoble de Chablis.

olivier pvm julie

À l'aide de support visuel, de ses connaissances et de ses anecdotes, on se familiarisera avec les crus et les particularités de cette fameuse appellation. Tout ça en ayant en tête que vous venez vous détendre. C'est aussi instructif que facile à suivre et ne vous en faites pas, il n'y a pas d'examen à la fin de la présentation. Quatre vins et quatre tapas conçus par le chef de la brasserie Les Enfants Terribles nous sont offerts pour mettre en relief les personnalités des produits du vignoble. Très rapidement, des discussions animées ponctuent ces dégustations. Est ce qu'on apprécie les accords? Comment pourrait-on les adapter? C'est vraiment super de goûter tant de différences dans les vins d'une même région et d'un même domaine!

olivier pvm menu

20h40. Après les sincères applaudissements pour notre guide, les invités, peu à peu, partent vers une fin de soirée bien à eux. Des plans fort divers mais qui semblent tout aussi plaisants se dessinent dans le regard des convives...

Dans cette course effrénée de notre vie, ces ateliers qui vont de la découverte de régions vinicoles, de producteurs passionnés, mais aussi d'élaboration de cocktails délicieux, sont un moyen infaillible de se ressourcer en plaisirs variés. Et quelle façon géniale de profiter vraiment du but ultime de ces liquides aux vertus sociales: partager! Que ce soit pour bien débuter une nouvelle aventure sentimentale ou pour en nourrir la flamme, pour entretenir une amitié chère ou pour personnaliser une relation d'affaires, le décor enchanteur et la passion des hôtes sont garants de moments de petits bonheurs en bonne compagnie.

Il reste encore deux ateliers d'ici la fin de l'année, mais de nouveaux rendez-vous seront proposés pour l'an prochain sur le site Web de la Place Ville Marie. Vous pouvez en savoir plus sur le site Web de l’Observatoire Place Ville-Marie. Un cadeau de rêve pour les Fêtes qui s'en viennent!

Olivier de Maisonneuve
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Une super production de Jean-Fred Bédard. En hommage aux pubs des années 80 de Palmolive Vaisselle,avec Marie la manucuriste et a la Poune. Merci à Mado, ma comparse de folies depuis près de 30 ans. Merci à Gonzo et Suzon. Salutations à Jacques Orhon et à ma chum chroniqueuse l'Apprentie-Sommelière (Marie-Hélène Boisvert). Merci à vous qui riez et apprenez en ma compagnie depuis 10 capsules déjà. À la prochaine!

Olivier Le Sommelier présente sa capsule de Noël devant un beau feu de foyer.

Olivier Le Sommelier étant en vacances, voici Germain le crapaud végétarien.

dimanche, 05 novembre 2017 13:14

Olivier Le Sommelier Capsule #7 - 50 Shades

50 shades 19.95$, avec des saucisses relevées, des charcuteries ou du magret de canard.

Diantrement simplifiée, je vous propose ma vision de la biodynamie. :)

Une coréalisation avec Jean-Fred Bédard.

Merci à Michel Lapointe pour le décor féerique entièrement naturel des Studios Living.

Je pourrais user d'un tas de superlatifs pour décrire ma 2e expérience au Festival des Vins de Saguenay: « superbe, amusant, généreux, délicieux, surprenant » me viennent spontanément en tête.

J'ai dû attendre jusqu'en mai avant de recevoir l'invitation de Sophie Blackburn, la si sympathique responsable des communications. Je peux vous dire que je l'espérais, cette invitation; j'avais vécu une aventure mémorable en 2016, donc l'idée de la revivre me faisait frétiller d'impatience, alors que la date de l’événement approchait peu à peu.

olivier fvs sophie blackburnMe voici, avec Sophie Blackburn

Le 13 juillet au matin, me voici dans l'autobus bondé pour Québec, coincé entre un verbomoteur aux propos plus insignifiants les uns que les autres et une dame de mauvaise humeur qui chialait sur tout, même sur le fait qu'on soit finalement arrivé à destination en avance, et que le monde parlait trop au lieu de sortir de l'autobus... mais moi, j'avais le sourire collé aux lèvres. Un petit lunch et hop!, on part pour Saguenay, alias Chicout.

Devant moi, une dame qui raconte l'historique médical de sa famille presqu'au complet, et derrière, des bébés qui braillent. Mais j'ai toujours mon sourire! Une couple d'heures et je lèverai mon verre, et le coude, au cocktail de lancement de cette 11e édition. J'ai tellement hâte de retrouver mes comparses de l'an dernier, et de faire de nouvelles rencontres. Allez, j'épuise mes vies à Candy Crush et à Cascades, un p'tit somme et hop! me voilà enfin rendu.

Un soleil radieux et une brise estivale m'accueillent à ma sortie de l'autobus. Un petit arrêt à l'hôtel du Fjord, où l'affable  monsieur à la réception me reconnaît, un coup de fer à repasser, et je me précipite à la Place du Citoyen, pour ce cocktail offert par les Vins du Sud-Ouest, et où M. Pachon, de la Villa Pachon, nous propose de découvrir son fameux cassoulet. En quelques minutes, je retrouve l'équipe de SamyRabbat.com, Diane Senez, toujours aussi resplendissante, et la joie sur deux pattes, le porte-parole du Festival: Philippe Lapeyrie. Ça y est: que la fête commence!

On se retrouve bientôt à l'Inter, le restaurant de l'hôtel Chicoutimi, où j'ai le plaisir de me retrouver à la table de l'agence Vins fins (Salut, Renaud et Vanessa!), et d'y faire la connaissance de Mathilde Bazin de Caix, de la célèbre maison Lurton! Puis, après le dessert, voilà enfin le moment de retrouver mes idoles de l'an dernier: Julie «la Dame de Coeur» Montreuil, de Vinum Québec, Alexandre «Le King» St-Pierre de l'agence Vinicolor, et bien sûr, Jean François Perron, des celliers La Vieille Garde, la Tempête de St-Honoré, que dis-je, le Loup du Saguenay! Quelques minutes, et la complicité et le rire nous relient de nouveau. Trop vite, il est l'heure de se dire à demain!

Vendredi, le même soleil radieux est complice de l'installation des kiosques sur la célèbre rue

Racine, fermée en partie à la circulation pour l'occasion. Je croise ma collègue chroniqueuse Susana Ochoa Vega (une vraie carte de mode!), la présidente passionnée de l'ACSP, Aline Migneault, et celle de l'Association canadienne des Œnologues, la passionnante Barbara Jimenez Herrero. Le temps file et enfin à 16 heures, le Festival s'ouvre au public, après les éloges et les remerciements d'usage prononcés par la ministre du Tourisme, Mme Julie Boulet.

olivier fvs aline migneaultJe pose ici en compagnie d'Aline Migneault

Dans un moment de folie passagère (peut-être une insolation?), je décide de revêtir mon costume d'Olivier le Sommelier en Bacchus (version familiale, bien sûr!) et de faire mon premier Facebook en direct, en interviewant la généreuse Sophie Blackburn, qui m'avait part de son souhait de m'y voir ainsi habillé cette année. Comment  refuser quoi que ce soit à ce radieux sourire? Avec le conseil de Peter Wille (directeur des ventes de Stewart Family Estates) en tête (Go big or go home!), je déambule sous le regard un peu ébahi des festivaliers et des agents dans leur kiosque. Puis, la magie opère et allez, rires et photos se multiplient. Je retrouve aussi avec joie ma chum Marie-Hélène Boisvert, l'Apprentie-Sommelière, la magicienne des réseaux sociaux. Peu à peu, le nombre et l'enthousiasme des festivaliers ne cessent de croître, si bien qu'on débordera allégrement l'heure de clôture, prévue à 21 heures! Finalement, on se retrouve au Souper des Vignerons, puis, la langue à terre, on se retire dans nos chambres.

Samedi matin, quelques chanceux profiteront du temps superbe pour faire une excursion magnifique en zodiaque, de La Baie à Ste-Rose-du Nord, où on se sustentera de poutine et de crème glacée à l'érable. Ça fait un bien immense de se retrouver dans la majestueuse nature du Saguenay, s’échappant un moment de la frénésie du Festival. Puis vite!, c'est le ballet des rencontres, des dégustations et des présentations de vignerons qui reprend jusqu'à 21 heures. Alain Rochard (Vignoble du Loup Blanc) Alexandre Chaudière (Chateau Pasquié), Armin Grassa (Domaine du Tariquet), Jean Marc Amez Droz (Les Vins Suisses), et celle qui ravi le cœur des Québécois avec son accent gorgé de soleil, Brigitte Jeanjean (Vignobles Jeanjean), et plusieurs autres vedettes du terroir mondial, se succèdent et contribuent à rendre ce Festival si chaleureux et inoubliable. Sur le terrain, mes rencontres avec Alain  et Rosy Bellemare, de Villa d'Orta, ce domaine bio du Somontano en Espagne, avec Pascal Desjardins de Bella Vita Grands Crus, avec ses cocktails et son gin Wendigo, Peter Wille, qui me présente sa gamme de Quail's Gate et de leur aventure californienne (Lake Sonoma et Valley of the Moon), les bouteilles de luxe du kiosque de la SAQ, la blanquette de Limoux Louis Roche (Vinconseil) et tellement d'autres, me comblent de bonheur.

olivier fvs large sainte roseAu large de Ste-Rose du Nord

Pouvez-vous croire que je me suis retrouvé à la fermeture du festival sans avoir eu le temps de tout faire? C'est fou comme ça passe vite! Vous croyez que ma journée s'est terminée ainsi? Que nenni! La magie s'est installée pour la nuit, avec les rythmes fous de François Chartier, transformé en DJ, puis un délicieux souper au resto Entre-côte Riverin, et la traditionnelle virée au karaoké du Magic Mike pour triompher avec mon interprétation de I hate myself for loving you (de Joan Jett), qui a rempli le plancher de danse.

Dimanche, sous quelques nuages qui sont très bienvenus pour mes yeux un peu collés, je dis au revoir à cette édition du Festival qui a jumelé avec tant de brio et de générosité, 52 exposants, 30 vignerons, et près de 50 000 amateurs! Un tonnerre d'applaudissements devrait être offert au comité organisateur (Merci M. Boudreault!), aux bénévoles et à ceux qui donnent les sous nécessaires. Il ne me reste plus qu'à souhaiter que le dicton qui dit «jamais deux sans trois» se réalise et que je sois invité une fois de plus l'an prochain à cet événement incontournable de la région, créateur de bonheurs, petits et grands.

Sophie, je te promets un costume encore plus beau, si tu m'invites à nouveau!  

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lundi, 10 juin 2013 10:03

Benoit Simard - Cuvée 2013

Je ne connaissais pas Benoit Simard, ce vétéran émérite de l’agence Le Marchand de Vin, mais dans les minutes suivant notre poignée de main, il était évident que le vous ne serait pas nécessaire entre nous. C’était un cas de sympathie naturelle et spontanée, à l’image de sa personnalité. A travers son sourire franc, on discerne l’homme extraverti mais sans esbroufe, parfois direct, qui ne cherche pas à embellir son propos pour épater.

Ce qui est intéressant de ce natif de Montréal-Nord, c’est la dualité qui semble caractériser son parcours de vie. Autant le domaine de la vente se manifeste très tôt dans son adolescence, alors qu’il travaillait à l’aréna, à la boutique de hockey, autant son côté créatif se développe en parallèle, alors qu’il suit des cours de musique au Conservatoire. Vous le voyez déjà au piano, ou à la guitare? Détrompez-vous : c’est aux percussions qu’il s’exerce, avec le 3e percussionniste de l’OSM! Peut-être pour faire quelques pas dans les souliers de son père, une vedette de la batterie qui brille auprès de stars telles que Ginette Reno, et qui a représenté le Canada lors du premier festival de jazz de Montreux.

C’est aussi vers cette époque qu’il fait ses premiers pas dans un domaine où il atteindra notoriété et un certain succès. Ceux qui le connaissent un tant soit peu  l’auront deviné, son autre passion : le golf. En montant les échelons des parcours, il apprendra deux atouts importants pour sa future vie professionnelle : la concentration, et l’analyse de son adversaire, afin d’ajuster son jeu en conséquence.
Deux atouts précieux quand vient le temps de conclure une transaction.

Côté études supérieures, on le retrouve encore dans un autre domaine aux antipodes de ce qu’il a fait jusqu’à maintenant : il étudie le dessin industriel! Après avoir gradué, il se retrouvera chez Hydro-Québec. Mais le soleil tapant au travers d’une vitre et un lunch copieux viendront mettre un terme à sa jeune carrière, alors qu’il sera surpris endormi sur sa table à dessin par un superviseur! Quand le destin semble vous prendre en main…

Entre en scène une personne qui aura un impact majeur sur son futur : sa tante, Raymonde Simard, directrice nationale chez Hiram Walker, qui avait la marque Cointreau. Certains d’entre vous se souviendront sûrement avec affection de cette personnalité du monde des cocktails, animatrice de cours et auteur du livre Cocktails et boissons tropicales, aux Éditions du Jour? Elle l’a initié en l’invitant à l’aider dans les tournées de promotion. Puis voyant son intérêt et son potentiel, elle l’a référé à l’agence de vins Charton-Hobbs, où son manque d’expérience viendra freiner son embauche.

En parallèle, un autre golfeur s’intéressera à lui : Luc Desroches, alors  directeur de la Maison Rémy Martin, qui l’enverra dans les bars faire la promotion des nouveaux Galliano Hot Shots.

Finalement, son cousin Serge Côté ouvrira la première grande porte vers son futur, en le faisant entrer chez Geloso, un importateur  de vins en vrac fraîchement sortis des pinardiers.
Sans beaucoup de connaissances, il se retrouve dans le circuit de la Société des Alcools du Québec, où il fait la promotion de vins qui répondent plus à un prix. Mais grâce à son humour et son honnêteté en n’essayant pas de vendre ses vins de table pour du Pétrus, il se fait rapidement apprécié par les conseillers qu’il rencontre. Il faut dire qu’il avait déjà une certaine connaissance du milieu en ayant travaillé 2 ans à temps partiel. Expérience peu concluante à cause de la rigidité de la structure, qui n’appréciait pas sa propension à sortir du cadre de ses fonctions pour aider le client…

Puis, au fil du temps, deux personnes sauront lui donner envie d’en apprendre un peu plus sur le vin, et ouvriront son horizon sur des produits de plus grande qualité : D’abord, Michel Tremblay, qui représentait les Bordeaux Louis Eschenhauer et le Clos Ste-Odile, et qui cherchait une équipe de vente qui avait ses entrées à la SAQ. Très vite, il le prit sous son aile, insistant à quelques reprises lors de moments plus délicats pour que Benoit soit son représentant officiel. Puis, Robert Gravel, de l’agence Désautel-Featherstone, qui représentait alors la bière Sapporo et certains vins de Bulgarie, et qui lui aussi, soutint sa jeune carrière.

Pouvez-vous imaginer que pendant les sept années suivantes, divisant son temps entre ses deux pôles d’intérêts, Benoit passera ses semaines à l’agence et ses fins de semaines à donner ateliers et conseils au Club de golf de St-Jean-sur-Richelieu?  Ah, l’énergie de la jeunesse! Vient pourtant un moment, où la vie nous demande de choisir. Les plaisirs de la table prendront le dessus sur les plaisirs sur les verts, quand il décidera qu’il préfère un avenir dans un domaine où il a un talent certain plutôt que celui où il a un certain talent, selon ses propres dires.

Pendant trois ans, il réussira à élever son niveau de jeu dans la vente, grâce à un autre sympathique et talentueux personnage, qui lui inculquera des notions supérieures de rigueur, d’organisation et d’efficacité: nul autre que Samy Rabbat. Ne manquez pas de lui demander de vous parler de Samy et du fameux bâton de baseball en plastique orange, atout déterminant pour conclure ses ventes! Cet exemple est le symbole d’un temps ou la personnalité primait autant que les connaissances du vin. Aujourd'hui,  la tâche du représentant étant considérablement allégée grâce à l'internet,  la personnalité pour se démarquer se doit d’être présente plus que jamais.

La SAQ jouera un rôle de premier plan dans sa vie. En plus d’être son client principal aujourd’hui, elle aura été le terrain où il rencontrera sa femme depuis 15 ans : Lucie Carmichael, responsable jadis de la succursale Monkland et du 360 (Parc du Canal, pour les nostalgiques). Benoit m’a raconté, avec un gros sourire dans la voix, qu’il s’était exclamé auprès de son assistant, en la voyant : C’est beau la vie! Ce à quoi ce dernier aurait répliqué : C’est beau rêver! Mais la vie allait lui donner raison.

Et Le Marchand de Vin? C’est feu Lise Dupont, directrice générale qui l’engagera. Elle recherchait une  personnalité précise, un style de présentation et de feeling, quelqu’un à son image, quoi, et il cherchait après dix ans, à progresser vers la représentation de vins de plus haute gamme  et une connaissance plus approfondie de cet univers qui l’intéressait toujours plus. Un accord parfait s’est révélé puisqu’aujourd’hui, Benoit est le seul représentant de l’agence à n’avoir jamais changé de territoire! On le retrouve toujours le long de la 15, de Laval à Mont-Tremblant, en débordant un peu sur Lanaudière.

C’est avec cette agence qu’il adoptera le fameux programme de planification sur 8 semaines, de M. Bernard Chevarie, qui lui permet d’être toujours organisé et super efficace avec son temps de travail. C’est aussi avec ses nouveaux collègues qu’il participera aux concours de dégustation pour les amateurs que la SAQ organisait au Collège LaSalle. A la dernière épreuve, l’équipe se classa 1ere à Montréal, puis 2e au niveau du Québec! C’est une de ses grandes fiertés. C’est un bon exemple de l’importance de la notion d’équipe qui règne à l’agence, et qui est essentielle pour lui. Il insiste sur le rôle que deux de ses collègues, Robert Hallé et Daniel Marineau, jouent dans sa réussite et sa satisfaction de vivre une vie professionnelle épanouie et enrichissante.

Comment arrive-t-on au succès après 24 ans dans le domaine? En misant sur la notion d’équilibre! C’est la clef tant dans le vin que dans la vie. De plus, il faut savoir planifier et surtout avoir une connaissance méticuleuse de son inventaire. Il faut aussi savoir cibler son client et le fidéliser en établissant un lien de confiance, en lui montrant que notre parole donnée saura lui sauver du temps et lui donner satisfaction. Le suivi est évidemment essentiel.

Et côté vins, où vont ses préférences? Assurément du côté de l’Europe, là où la tradition fait office de référence. Un Sangiovese raffiné, ou un noble Riesling, sauront le charmer et le faire réfléchir. Un Sancerre issu de vieilles vignes, alliant minéralité et fraîcheur, le comblera.

Si on scrute notre boule de crystal, qu’est ce qu’on voit dans l’avenir de Benoit Simard? Pas encore de retraite, en tout cas! Le travail sur la route lui procure bien trop de plaisir, plus qu’un éventuel travail de direction au bureau. Mais il est déjà décidé que lorsque sa femme Lucie prendra sa retraite, il partira en même temps afin de profiter ensemble de cette période de vie. Harmonie, équilibre et santé, voilà ce qui décrirait fort bien son futur quotidien idéal.

En terminant, Benoit aimerait souligner le rôle primordial joué par les restaurateurs, en tant qu’amis et partenaires, mais aussi en tant que source de clients privés qui rendent son travail encore plus intéressant. Certains sont avec lui depuis le début de sa carrière, comme M. Robert Décarie, du resto Les Menus Plaisirs. Fabien Poirier, du resto Chez Fabien (à Terrebonne), et le resto Calvi (à Laval) avec  son propriétaire Costa, entre autres.

Santé, Benoit! 

P.S. Pour joindre Benoit Simard: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Olivier de Maisonneuve
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www.vinsconseil.com
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Lancement du rhum Dictador 10 ans, de Colombie!

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Élevé avec langueur dans des fûts de chêne de Humbolt, avec le système de la solera, comme les Xérès. Des notes chaudes de noix de muscade, d'orange confite et de cacao.

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Chaleureux et presque suave, il sera une base à de décadents coktails, comme le El Pibe, créé par Alexandre Lambert, grand vainqueur de la compétition de création cocktail Dictador! Prix remis par Annie Desgroseillers, d'EVolo Consulting.

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Le rhum Dictador est disponible à la SAQ au coût de 54,75$, code 13190641.

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