mardi 21 novembre 2017
Train Montréal-Sherbrooke: un projet de 90 M $

Train Montréal-Sherbrooke: un projet de 90 M $

Pour mener à terme son projet de train de passagers reliant Montréal et Sherbrooke, l'homme d'affaires François Rebello espère obtenir un engagement financier de 8 M $ des villes impliquées. Il estime que la contribution de Sherbrooke pourrait atteindre 3 M $ sur dix ans, alors que Bromont pourrait injecter environ 1 M $ pour la même période. Farnham, pour sa part, s'est déjà engagée par résolution.

L'ensemble du projet est évalué à 90 M $, incluant la mise à niveau de la voie ferrée. Selon les échéanciers les plus optimistes, les premiers passagers pourraient se déplacer sur les rails rénovés à l'automne 2019. Rappelons que selon une analyse de marché rendue publique en mai, un train roulant à 55 milles à l'heure pourrait générer jusqu'à 2050 déplacements quotidiennement dans l'axe Montréal-Sherbrooke.

M. Rebello établit ses projections à la lumière d'un avis professionnel sur l'impact du développement d'un train de passagers dans le corridor Montréal-Sherbrooke sur les valeurs résidentielles unifamiliales. L'avis a été rédigé par le professeur de l'Université Laval Jean Dubé, aussi membre du Centre de recherche en aménagement et développement.

En matière de financement, 38 M $ sont attendus du privé, dont 25 M $ du propriétaire du chemin de fer, alors que les gouvernements seraient appelés à fournir les 44 M $ manquants. « On va au maximum pour les villes en nous basant sur les prévisions de la valeur foncière. Nous n'avons pas encore envoyé nos demandes à Québec et Ottawa, mais nous leur demanderons de contribuer pour une petite partie de ce que les gens dépensent en roulant sur l'autoroute dans la taxe sur le carburant. La taxe sur l'essence doit aussi servir à offrir un choix autre que la voiture pour se déplacer », plaide-t-il.

François Rebello estime que l'initiative créerait 480 emplois, entre autres dans le monde du tourisme et en raison du gain de productivité provoqué par le train. Il prévoit atteindre le plein potentiel de 2050 déplacements quotidiennement en 2025. « En attendant, nous basons notre modèle sur 1660 passages par jour. »

Source: TourismExpress du 24 août 2017