samedi 23 juin 2018
Chroniques d'Olivier de Maisonneuve
Olivier de Maisonneuve

Olivier de Maisonneuve

Diplômé sommelier-conseil de l’Université du vin de Suze-La Rousse, en France, j’ai commencé mon apprentissage du monde vinicole en suivant les cours Les Connaisseurs de la SAQ. Aujourd’hui, j’en suis devenu un animateur! Chroniqueur vins et alcools dans diverses publications, dont le magazine Fugues, je parcoure la planète pour mettre images et visages sur ces produits qui me font vivre tant d’émotions.

!Les vins Philippe Dandurand inc. nous ont invités à rencontrer M. Francisco Baettig d'Errazuriz, lors de
dégustations privées afin de mieux connaître la gamme de produits de cette fameuse société chilienne. On peut voir d’emblée la passion de cette dernière et son dynamisme, juste dans la quantité de vins élaborés, et ce à plusieurs niveaux qualitatifs. De même, on peut constater facilement leur vocation d’ambassadeurs du vin chilien, puisqu’ils nous offrent la possibilité de goûter aux produits issus des différents cépages cultivés par la maison, à partir de prix très alléchants. Leur rapport qualité/prix n’est plus un secret pour personne au Québec. J’ai eu l’occasion de découvrir leurs vins haut de gamme,dont la qualité fut reconnue internationalement lors du Jugement de Berlin de 2004,alors qu’ils compétitionnaient contre des maisons de prestige de France (les châteaux Margaux,Lafite,Latour) et d’Italie (Sassicaia,Guado al Tasso,Tignanello,Solaia). Les deux premières places revinrent aux vins chiliens! 
 
Je ne pus m’empêcher de demander à M.Baettig la raison de ce désir de reconnaissance vis-à-vis de l’Europe en particulier...Il m’affirma que c’était une démarche tout à fait naturelle du fait que le Chili avait une relativement longue histoire de partenariat avec la France et l’Espagne entre autre, au niveau vinicole. Je me demandais quand même s’il n’était pas tout aussi logique,de par leur situation géographique,de se développer en collaboration avec la Californie,ou l’Australie,qui briguaient elles aussi, les honneurs et la reconnaissance internationale. Tout comme celle du Chili, leur ère moderne vinicole avait commencé plutôt récemment. Il faut aussi relever que l’un des vins primés étaient une collaboration avec Robert Mondavi.Mais d’après ce que je pus comprendre, même si M, Baettig et M.Eduardo Chadwick (le patron d’Errazuriz) se rendirent à plusieurs reprises dans ces puissances du Nouveau Monde afin d’en étudier le modèle,le choix du marché européen s’imposa rapidement,que ce soit au niveau commercial (la Grande-Bretagne étant leur plus gros marché) ou viticole,avec la culture très majoritaire des cépages français.

Un fait très intéressant m’a été raconté par mon hôte: Si la viticulture existe depuis le 16e siècle,il faut attendre le 19e siècle avant qu’un effort qualitatif soit entrepris. On est alors allé chercher des plants et de l’expertise en France, surtout à Bordeaux. Force est d’admettre toutefois que les vins produits alors étaient plus destinés à une élite. Le peuple malgré une forte consommation per capita,buvaient plutôt des vins issus surtout de pays Évidemment,la période sombre au 20e siècle entraîna une importante chute de la consommation.Encore aujourd’hui,le Chilien ne boit que peu de vin,on parle d’une moyenne annuelle de 17 litres par habitant,et il s’agit surtout de vins disons d’entrée de gamme.La quasi-totalité de la production de qualité est exportée.La consommation de Champagne y est presque nulle : c’est un luxe pratiquement inaccessible à la majorité des Chiliens.

Il s’avère aussi que le niveau de vie plutôt bas tend à favoriser l’industrie vinicole lui donnant accès à une main d’oeuvre bon marché qui,avouons-le lui permet d’être ainsi très compétitive au niveau international.Évidemment,cet atout serait sans conséquence si le Chili ne bénéficiait pas aussi d’un climat et de terres particulièrement propices à la viticulture.

Il y règne présentement une effervescence tangible, selon M. Baettig . Il y aurait une sérieuse collaboration entre les acteurs du monde du vin afin de trouver et définir les meilleurs emplacements pour chaque cépage, et des essais de culture des cépages à la mode,tel ceux de la vallée du Rhône et le pinot noir.,sans oublier la mise en valeur du carmenère dans des vins de qualité, en mono-cépage. Il remarque que les maisons et les producteurs collaborent étroitement ensemble plutôt que chacun de son côté et c’est ce qui permet ce grand dynamisme dans l’industrie. Il nous promet donc encore bien des années de découvertes et de plaisir grâce aux vins chiliens et en particulier ceux de la maison Errazuriz.

En entrée de gamme,on retrouve la série Estate,qui permet de boire en jeunesse des vins qui mettent en valeur les caractéristiques d’un cépage en particulier. En blanc, M.Baettig choisit le Fumé blanc,pour ses notes minérales qui nous rappellent le style des sauvignons blancs de la Loire. En rouge,il me proposa le Carmenere Estate pour ses arômes de fruits noirs et d’épices de même que sa rondeur en bouche.

Ensuite nous avons goûtés à la gamme Max Reserva, dont le Canada est un des principaux marchés. Les rouges se veulent l’expression de ce que la vallée de l’Aconcagua peut faire de mieux. Ils vieillissent tous en fûts de chêne, dans une proportion de fûts neufs allant de 30 à 50%., en moyenne pendant un an.

Finalement nous avons dégustés la série Icon, qui est le fleuron de la maison. On y retrouve la Shiraz, La Cumbre, qui a la particularité d’avoir une partie de ses moûts fermentés naturellement à partir de levures indigènes (en anglais : wild ferment), et de se voir ajouter 3% de petit verdot à l’assemblage pour en augmenter la complexité. Il en résulte un vin très aromatique et expressif.

Ensuite,il y a le Don Maximiliano Founder’s Reserve,un vin à majorité de cabernet sauvignon,additionné d’un peu de cabernet franc,de syrah et de petit verdot,qui passe 18 mois en fûts de chêne francais,neufs à 94%. Vous ne serez sûrement pas surpris si je vous dis que ça donne un vin boisé aux tannins bien fermes, aux arômes de cassis, d’épices et de chocolat. Le carafer lui permet de s’ouvrir davantage et le met en valeur dans son jeune âge

Finalement, j’ai pu découvrir le Vinedo Chadwick, dont le millésime 2000 avait remporté la 1ere place lors du Jugement de Berlin. Fait à 100% de cabernet sauvignon de la sous -région de Alto Maipo, considérée comme le meilleur terroir pour les rouges de style bordelais.Chaque parcelle du vignoble est vendangée séparément selon son degré précis de maturité, établi selon une technique particulière au domaine, impliquant des photos aériennes. Chaque lot est vinifié dans des barriques de chêne françaises neuves pendant 18 mois et ne sera assemblé qu’à l’embouteillage.Ca donne un vin complexe et fin à la fois, qui demande à être oublié en cave quelques années afin de révéler pleinement toute sa richesse.Robert Parker suggère de l’attendre jusqu’en 2020 au moins, voire 2040, mais M. Baettig nous assure, en souriant lorsque je le lui raconte, qu’il sera sûrement à son apogée d’ici 6 à 8 ans. Pendant ce temps, souvenez-vous:l’attente fait durer le plaisir!

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vendredi, 27 novembre 2009 13:02

Torbreck : Une rencontre chaleureuse

Réserve & Sélection nous a conviés, par un beau matin d’octobre, à venir découvrir
une maison Australienne bien particulière. Représentée par Andrew Tierney, son sympathique directeur à l’export, nous avons fait connaissance avec son histoire et ses vins.

L’aventure commence avec David Powell officiellement en 1994.Ce fils de comptable agréé fut initié par un oncle au monde du vin, alors qu’il faisait ses études en sciences

Économiques. Il réalisa rapidement sa préférence pour les vignes et profita de ses temps libres pour aller travailler dans les vignobles de la Barossa d’abord puis, en Californie et en Europe. De retour au pays, il était convaincu que le style des vins de la vallée du Rhône serait particulièrement bien adapté à son coin de pays, puisqu’on y retrouvait de très vieilles vignes de syrah, de grenache et de mourvèdre. Manquant de fonds initiaux, il proposa le concept du share farming à certains propriétaires dont le domaine était en mauvais état. Il s’agit de leur payer un pourcentage de la valeur des raisins en échange de l’administration indépendante du domaine.

En 1995, il produisit son premier vin, appelé Torbreck, du nom d’une forêt en Écosse ou il travailla comme bûcheron! On verra très rapidement l’influence de cette région sur Mr Powell à travers son choix de noms pour ses cuvées. Une touche fort originale. En moins de 10 ans, il s’est retrouvé à la tête d’une entreprise ayant son propre vignoble, faisant partie des premiers de la vallée et possédant une réserve naturelle! Le cellier y est ouvert au public. Depuis 2008, tout se fait à la propriété, même l’embouteillage. C’est un reflet du souci de son fondateur de pouvoir contrôler la haute qualité de ses produits sur toute la ligne.

Une autre particularité de la maison, c’est le fait qu’ils ne participent pas aux salons des vins. La promotion se fait directement par Mr Powell et Mr Tierney, qui se déplacent à travers le monde pour se faire connaître. Leurs produits étant le fruit d’une vision particulière et personnelle, ils considèrent que les salons ne les mettraient pas assez en valeur, et qu’il y est plus difficile d’en parler, noyés dans le flot des autres producteurs.

C’est donné une idée de la conviction et de la passion qui les habitent!Evidemment cette vision a un prix, qui se reflète sur celui de la bouteille. Mais quand vous travaillez avec des vignes qui atteignent 140 ans, il est certain que vous avez affaires à des vins d’artisan, et non à des produits de masse.

Donc, l’amateur qui cherche à découvrir un produit d’exception se doit le plaisir de s’offrir le luxe du fruit de ce travail. Même si, de par leurs cépages et leur élaboration, certains de ses vins se comparent aux plus belles appellations de la vallée du Rhône telles que Côte Rôtie et Châteauneuf du pape, ils n’en demeurent pas moins totalement originaux.

 

 

Et bien que fiers représentants de la virile vallée de Barossa, un mot peut décrire les vins de Torbreck : Finesse! Mentionnez le à ses ambassadeurs et vous retrouverez dans leurs yeux toute la chaleur de l’Australie;vous serez maintenant de la maison..

 Voici la liste des vins dégustés. Vous en aurez une description détaillée sur le site de Réserve & Sélection. 

1-Sémillon Woodcutter 2006 10662999
Au nez, des notes fumées, d’amandes et d’agrumes. En bouche, on retrouve les même flaveurs. Assez long et avec une bonne acidité, c’est un vin qui se boit avec plaisir seul ou en mangeant.

2-Cuvée Juvénile 2008
10662930
Créé à la suite d’un défi lancé par un ami propriétaire de bar à Paris, c’est un assemblage de cépages du Rhône qui étrangement, au goût, fait penser à un cru du Beaujolais. Peu tannique et bien fruité, il est assez persistant.

3-The Steading 2006 10662921
Un des préférés de Mr Powell,c’est un vin non filtré élevé 2 ans en barrique de chêne française, dont 20% neuve. Au nez :framboises et herbes de provence.En bouche, cerises et boisé, mais sans excès. Les tannins sont souples.

4-The Struie 2005 10662972
Un vin de 100% shiraz,vieilli 18 mois en barrique française. Les raisins proviennent en partie de vignes de 40 ans de l’Éden Valley,et de vignes de 80 ans de la Barossa, ce qui permet de créer un vin à la fois intense, riche mais avec une bonne fraîcheur. En bouche, framboise et crème de cassis, une certaine minéralité. Moyennement long.

5-The Pict 2006 11062784
Ma révélation.100% mourvèdre, dans le style de Bandol. C’est un single vineyard.Passe 2 ans en barrique française neuve! Bouche intense et surprenante de goudron et de viande fumée, avec une bonne acidité. A faire vieillir, ou à carafe longuement. Masculin. Wow.

6-Descendant 2006 11062928
Un autre single vineyard,planté à partir de boutures de Run Rig.Il est fait de 92% shiraz,et 8% viognier,éleveé 18 mois en barriques de 2 ans de Run Rig.Nez intense
de syrah. En bouche, fuité (mûres) et assez astringent, mais les tannins sont souples.

7-The Factor 2006 11062995
Une shiraz typique de la Barossa.Masculine et un peu austère en jeunesse. Plus tannique et plus dense que les autres goutées. Assez longue finale, avec une amertume de café.

8-Run Rig 2005 11062952
Fait de 97% shiraz et 3% Viognier venant de vignes vieilles de 120 à 140 ans, donc pré phylloxera! Au nez on ne peut s’empêcher de penser au Rhône du nord. C’est magnifique. Élevé 30 mois en barrique. Non filtré. C’est long, charnu et très savoureux. A reçu 98 pts de Robert Parker.

9- Les Amis 2006 11062768
100% grenache. Issu de vieilles vignes de 1901,plein sud.18 mois en barrique française neuve. C’est un vin qui demeure malgré tout d’une grande élégance, et d’une certaine délicatesse. Un petit peu chaleureux pour le moment, mais doté d’une bonne acidité, il devrait pouvoir vieillir une bonne dizaine d’année. Ses tannins bien présents sont déjà très soyeux. C’est cher mais, d’une production limitée, ca devient un joyau de la maison Torbreck.Beau cadeau à faire.


10-The Bothie 2008 10927521
Voici un vin doux, de muscat de Frontignac,dont la fermentation a été arrêtée par du brandy. Au nez, notes assez subtiles de mousse à la lime et florales. Une bouche plus intense de pâtisserie citronnée, pas très longue, avec une finale en douceur, puis un sursaut d’acidité. Avec nos vins et cidres de glace, et nos vendanges tardives de qualité, nous ne sommes probablement pas son meilleur marché, mais ça s’offre bien , pour être original.


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lundi, 08 novembre 2010 23:15

Dîner avec la maison Poderi Aldo Conterno


Dans le cadre très prestigieux de Montréal Passion Vin qui, cette année, visait à amasser des fonds pour le centre de médecine regénérative qui placerait l’hopital Maisonneuve-Rosemont à l’avant-garde du monde médical, nous avons été invités par madame Claudette Dumas Bergen à venir déguster un repas conçu par le triumvirat de chefs du Latini, accompagnant des vins de la maison Aldo Conterno.

Le vin fait partie de la famille Conterno depuis le 19e siècle. De père en fils, s’est transmis un savoir et un désir de mise en valeur du terroir, ainsi qu’un souci de communication avec la clientèle.

Aldo Conterno a lancé sa propre entreprise en 1969, après avoir passé quelque temps en Californie, où il a  tenté sa chance dans le domaine viticole avec un de ses oncles, puis quelques années à la tête de l’entreprise familiale au côté de son frère. Il a fondé Poderi Aldo Conterno à Monforte d’Alba, dans le cœur du Barolo, dans le Piémont. On y travaille trois crus, vitrines du terroir de ces collines des Langhe : Romirasco (exploité en monopole), Cicala et Colonnello. Le domaine de 25 hectares est principalement orienté sud, sud-est sur un sol de sable et de marnes calcaire. L’encépagement est de nebbiolo, qui est récolté manuellement.
 
Les vins, que j’ai eu le plaisir de découvrir, nous étaient présentés par M. Franco Conterno( un des trois fils d’Aldo Conterno), qui est aussi un des co-propriétaires actuels. Une des choses intéressantes dont il nous a parlé, c’est la similitude avec la Bourgogne dans le fait que les crus sont divisés en toutes petites parcelles appartenant à plusieurs propriétaires  Il nous confia que le millésime 2006 qu’il nous proposait, avait donné des vins de facture très classique, dont les meilleurs avaient un potentiel de garde de plus de 25 ans!

Voilà donc pour la petite histoire. Il était temps de se mettre à table et de passer aux choses sérieuses, c'est-à-dire : boire et manger. Étant allergique, je ne pourrai rien vous dire sur le petit morceau de morue charbonnière qui nous a été servi. Par contre, je n’allais pas me priver de tremper mes lèvres dans un verre de Bussiador, seul vin blanc de leur portfolio. Elaboré à 100% de chardonnay, il est élevé quelques mois en barrique de chêne neuve.Ca paraît. On retrouve assurément des arômes de vanille et de noix de coco, mais aussi de pomme et de fruits tropicaux, de miel, assez typiques du cépage lorsque le vin est de style boisé. On y retrouve aussi une certaine minéralité, sûrement un reflet du sol. Je l’ai trouvé relativement léger et fin en bouche. On lui donne un bon potentiel de garde.

Ensuite, on nous a servi un risotto aux truffes blanches d’Alba, servi avec tout le décorum classique, c'est-à-dire avec des serveurs gantés de blanc, qui râpaient la truffe sur le risotto directement dans notre assiette. De quoi nous faire sentir comme des invités de marque. Merci à la brigade pour ce geste fort apprécié. On nous a servi pour accompagner le plat, le Il Favot, du nom du premier domaine acheté par Aldo Conterno.
Il s’agit en fait d’un vin issu de vignes de moins de 20 ans. Il passe 18 mois en barrique neuve! Ça donne un vin pas mal aromatique et charmeur, plutôt fruité à l’attaque.
Peut-être un peu d’un bloc, je l’aurais volontiers carafé car il me semblait un peu discret en bouche par rapport au nez. Il accompagnait vraiment bien la truffe.

Ensuite on nous a offert deux autres vins pour accompagner le plat principal : le Barolo, classique, selon M. Franco, et le cru Romirasco.
Le premier m’a semblé lui aussi un brin fermé à prime abord, et aurait gagné à être carafé. Il s’ouvre peu à peu, finement, avec des notes de noisette, de bleuet et de rhubarbe ainsi que de cèdre. Ici, le raisin issu de vignes de plus de 20 ans, est macéré 2 semaines, puis le vin est d’abord élevé en cuves d’inox pendant 4 ou 5 mois,avant d’être mis en tonneau de chêne de Slavonie (en Croatie) pour environ 26 mois! Oui, c’est un vin boisé et passablement tannique, mais non sans élégance. Encore une fois, peut-être parce qu’il était fraîchement sorti de la bouteille, il me semblait un peu austère. Rien à voir avec le Romirasco, qui lui, dès que mon nez s’est plongé dans mon verre, sut me faire frissonner de plaisir. Lui aussi a passé quelques mois en cuves d’inox avant de s’installer près de 30 moins dans ces tonneaux de chêne de Slavonie. Les vignes de Romirasco ont plus de 50 ans. C’est vraiment un vin très aromatique, aux charmantes notes de cerises noires, de réglisse, et de torréfaction. C’est indiscutablement un vin boisé, mais vraiment fin et accrocheur, ample et long en bouche. On n’en produit qu’environ 4000 bouteilles.

On nous a servi ces deux vins avec de la joue de veau, accompagnée de fenouil au gratin de parmesan et j’espère qu’on me pardonnera cette opinion de néophyte, mais je n’ai pas trouvé que l’accord était évident. Avec le Barolo, le fenouil semblait faire sortir un côté un peu rustique au vin, et le Romirasco volait effrontément la vedette à côté de la délicate chair du plat, quoique ça se tenait quand même au niveau des textures. Mais, ce n’est que mon goût après tout.

C’est avec des mignardises et un café que, repu et enchanté, j’ai terminé ma première rencontre avec cette maison riche d’héritage mais bien orientée vers l’avenir.

Bussiador. 11008585    $44.75
Il favot:  pas trouvé
Barolo: 11061669     $89.00
Romirasco: 11064552    $161.00


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vendredi, 26 novembre 2010 16:38

Un beau midi avec Yellow Tail

Le 1er novembre dernier, un beau lundi de novembre, j’ai eu le plaisir de participer à une rencontre avec Mr John Casella, PDG de Casella Wines et célèbre animateur Nick Hamilton, organisée par Martine Geoffrion de la firme DDMG. Mr Casella venait nous présenter la gamme Reserve de la marque Australienne Yellow Tail. Des vins qui se veulent plus fins et plus appropriés pour les occasions spéciales. Au prix de $16.80, ils se déclinent en 3 cépages : chardonnay, cabernet sauvignon et shiraz.

J’ai été agréablement accueilli au restaurant Vauvert de l’hôtel St-Paul avec un verre de sauvignon blanc, au nez charmeur et très sur le fruit. D’une belle fraîcheur, il me ramenait d’un coup sur une terrasse, caressé par un chaud soleil estival. Ça commençait bien.

Peu après, j’ai rencontré Mr Casella, un homme sympathique et heureux de rencontrer les journalistes et chroniqueur(e)s venu(e)s découvrir ses vins en première canadienne. Puis, Nick Hamilton nous fit un petit exposé avant de laisser la parole à notre hôte. Vous serez peut être surpris d’apprendre que malgré sa taille et son succès commercial, Yellow Tail est toujours une entreprise familiale. Il nous a aussi révélé que grâce à ses liens tissés depuis plus de 40 ans avec les producteurs de raisins, il a accès à des fruits de qualité supérieure à bon prix, ce qui permet de donner ce style fruité et généreux, qui fait la réputation de Yellow Tail. 

Pour nous convaincre de la qualité de sa gamme Reserve, il nous a proposé une dégustation à l’aveugle de trois vins réputés, et on devait dire par la suite lequel on préférait, Il faisait le pari que ses vins ressortiraient en tête de façon majoritaire. 

On nous a d’abord servi 3 chardonnays. Il y en avait deux au nez assez beurré et boisé qui me mirent sur la piste du nouveau monde, et un autre plus discret mais plus végétal aussi. Les votes se départagèrent entre les deux premiers. Il s’agissait de deux australiens : Le Marchand-Burch 2008, (que j’ai préféré) et le Yellow Tail Reserve 2009.  Le dernier était un Chablis Fourchaumes 2008, du château de Maligny. Considérant la différance de prix, (on parle de $16.80 versus $55.00 et 35.00) le Yellow Tail, bien que plus simple, tenait bien la route.

Le second volet nous proposait des shiraz. La première était assez aromatique mais avec une certaine retenue, la seconde nous révélait ses origines avec son fruité et sa note d’eucalyptus, et la dernière était plutôt confiture de fruits. Encore une fois, les votes se partagèrent surtout entre ces deux choix. Nous n’étions que trois à avoir préféré le 1er vin, qui s’avéra être une Côte Rôtie 2004 de Guigal! Donc, une fois de plus, le Yellow Tail tenait tête à un autre australien, soit The dead Arm 2006 de la maison D’Arenberg, qui se détaille à près de $50.00.

Finalement, nous avons répété l’exercice avec les cabernet sauvignons. Le premier vin offrait un nez assez typé de cassis et d’épices, confituré mais sans excès. Le second était bien moins attirant, un peu fermé; le 3e lui, était aussi pas mal typé, avec un nez de tabac blond et de caramel. Entre le premier et le troisième, mon cœur hésitait. Grâce à un corps un peu plus rond et sa structure, j’ai choisi le premier, qui se révéla être le T. Highland, de Penfolds. Mon 2e choix était le Yellow Tail 2009. L’intrus était un Domaine de l’Ile Margaux 2006. De la gamme Reserve, c’est le cabernet sauvignon qui m’a le plus enthousiasmé. J’ai noté que pour mes collègues, la shiraz lui faisait concurrence.

Notre rencontre s’est conclue par un délicieux repas, où nous avons pu mettre en valeur les vins de Yellow Tail, que nous venions de découvrir. Je tiens à remercier notre hôte Mr Casella, Nick Hamilton et l’équipe de l’agence DDMG, pour cette très agréable et intéressante expérience.

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lundi, 07 février 2011 20:09

Malbec : à pile ou face

C’est drôle mais si vous demandez autours de vous à quoi les gens pensent quand on dit malbec, la plupart vont répondre : à l’Argentine. J’avoue humblement que c’était mon cas. Peut-être est ce à cause de l’effet qu’a produit sur moi un voyage à Mendoza. L’énergie un peu bohême de cette ville d’étudiants aux rues bordées de canaux d’irrigation, la vue des Andes aux sommets enneigés, et l’exubérance latine du cépage dans ces vins dégustés avec les fameuses grillades, ont laissé une empreinte sur ma mémoire, qui allume mes yeux quand j’en parle..

Et pourtant, mon premier coup de cœur  avec ce cépage survint sur sa terre d’origine : en France, dans la vallée du Lot. Découvrir ce département, au fil de sa nature, de sa gastronomie et de ses villes et villages, c’est se retrouver soudain au moyen-âge, au détour d’une courbe de route. Ce sont les villages perchés de Rocamadour ou de St-Cirq-Lapopie, ou le mystère des grottes préhistoriques comme Pech-Merle. Et Cahors avec son pont Valentré et sa légende sulfureuse…Que d’images qui m’ont séduit et marqué!

C’est dans ce paysage remontant à la nuit des temps que ce cépage a connu la gloire. Le vin noir aux parfums de fruits sombres, de réglisse et de truffe fut un des vins les plus recherchés de France jusqu’à ce que l’infâme phylloxéra ne vienne l’occire. C’est dans son ancienne rivale de Bordeaux, qu’on retrouva un plant de malbec, qui est à l’origine de la renaissance du vignoble, à la fin des années 40! Cahors aura son AOC en 1971.

Les vins Philippe Dandurand m’ont invité à rencontrer M. Domingo Esteban, le directeur commercial de la maison Georges Vigouroux, ce pionnier de la nouvelle notoriété du vignoble. Pendant deux ans, il fera renaître le château de Haute-Serre, qui avait sombré dans l’oubli depuis 1880. A l’époque c’était un fleuron du terroir! Il fallut enlever chaque pierre, et replanter le malbec sur 60 hectares, sur un plateau à 300 mètres d’altitude. Aujourd’hui, c’est aussi un haut lieu gastronomique, où vous pourrez vous régaler des autres merveilles de la région que sont les truffes et le safran, préparées par le chef Thierry Pszonka, qui a passé 14 ans en Argentine!

 Puis en 1983, la piqûre reprend M. Vigouroux, et il rachète le château de Mercues, l’ancienne demeure des comtes-éveques de Cahors, devenue un Relais et Châteaux dans les années 50. Sous le jardin à la française, il fait construire un chai techniquement moderne mais aux allures de cathédrale romane! 

Depuis 1988, c’est son fils Bertrand-Gabriel, œnologue et gestionnaire de formation, qui poursuit l’œuvre de son père en tant que leader de la promotion du malbec et de l’agro-tourisme du Sud-Ouest. C’est aussi dans cette optique qu’il reprend le château Tournelles, en 1994, dans l’appellation Buzet  et qu’il conçoit Antisto Buzet, un assemblage de cabernet sauvignon et de malbec, Il y a aussi un Antisto Cahors,et un Antisto Mendoza, à 100% malbec. Le Buzet 2008 donne un joli vin bien fruité et peu boisé, mais avec une petite note toastée à l’aération.
(SAQ : 11315690)


J’ai aussi eu l’occasion de déguster :

 -le Domaine de Poujo 2008, un madiran 100% tannat, très souple, plutôt aromatique et aux tannins veloutés.   (SAQ : 00962621)

-le Château Haute-Serre 2005, aussi très souple, fin, avec un beau nez typique de malbec. En bouche, un brin de réglisse et des fruits noirs mûrs. Un accent de vanille mais tout en élégance. Élevé 18 mois en barriques neuves, son boisé est très bien intégré.                (SAQ : 00947184)

-le Château Mercues 2006, également élégant, était d’un soyeux, presque moelleux ! Élevé 12 mois en fût de chêne dans le chai sous le château. C’est un beau vin ne manquant pas de structure.               (SAQ : 00972471)

Élégance et finesse, telles sont les qualités qui se retrouvent tant chez l’homme aux rênes de la maison que dans ses vins, de conclure M. Esteban Quant à moi, pour le malbec, côté Argentine ou côté Cahors, ne seraient ils pas finalement les deux visages d’une même pièce d’or?


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Une chose est certaine :d’emblée les vins de l’état de Washington ont beaucoup plus de couleurs et de caractère que les personnages de Twilight! Au contraire de ce qu’on pourrait croire après avoir lu les romans ou vu les films, les raisins peuvent se gorger de soleil et de chaleur dans cet état aux paysages magnifiques.Si la côte est en effet très verte et humide, dès qu’on traverse les montagnes, on arrive sur le côté est dans un univers de vallons érodés par le vent et de rivière. Et un univers aux échos d’un passé francophone! Gamache, Delille, Boudreaux, l’École no 41, Pirouette, Jolie Bouche nous surprennent dans ce coin aux confins de l’Amérique, vestiges de l’établissement d’employés de la Baie d’Hudson et d’expatriés Acadiens.

washington state 008

Et les vins dans tout ça? Une chose est frappante en rencontrant les acteurs sur le terrain :
ils sont le fruit de gens passionnés, animés par un désir d’exprimer leurs personnalités et leur vision de ce que le terroir peut révéler.Ils adorent expérimenter et se remettent sans cesse, millésime après millésime, en question, cherchant le mariage du cépage et de LA parcelle.Des plus gros joueurs comme château Ste-Michelle ou Columbia Winery, au plus petit comme Hestia, ou aux plus expérimentaux comme K Vintners ou Cayuse, chacun a la conviction de la typicité et de la qualité du vin de Washington, et désire vous le démontrer.

Pour ma part, je suis bien en peine de vous en dresser un portrait adéquat. Comment résumer ou définir le travail de plus de 650 wineries, dans la seconde zone viticole des Etats-Unis? C’est d’autant plus difficile qu’on peut difficilement associer un cépage phare à la région; selon l’AVA, on y cultive plus de 21 cépages!

Les principaux  sont le chardonnay et le riesling en blanc, et le cabernet sauvignon, le merlot et le syrah en rouge.Le cabernet franc et le malbec tirent très bien leur épingle du jeu, et le viognier est l’objet d’un grand engouement.

Si certains vins visent une clientèle friande de haut de gamme, comme c’est le cas de ceux de DeLille, (qui va jusqu’à choisir les chênes en France qui serviront à faire les tonneaux) ou de Hedges (avec son château sur la Red mountain), et compétitionnent la tête haute avec les grands de Californie, d’autres savent proposer des petits vins fort sympathiques.

C’est le cas entre autre du charmant et débrouillard Shannon Jones, chez Hestia, de Snoqualmie, et de Desert Wind, qui offrent aussi des chambres follement romantiques sur leur site.Et on ne peut passer sous silence les vins aux noms et au design si originaux du coloré Charles Smith, à Walla Walla : Kung fu Girl, Old bones, et El Jefe. Bref, je vous incite à découvrir des vins souvent chaleureux et épicés, parfois frais et suaves, fruités et
empreints de personnalité.

Si vous êtes amateurs de routes des vins,et que avez envie de sortir un peu des sentiers battus,je ne peux que vous recommander très chaudement la découverte de l’état de Washington.Non seulement vous serez surpris par la gastronomie, et par la variété des vins proposés,mais vous serez agréablement exposés à l’effervescence et à la vitalité des gens qui les produisent.Je vous invite donc à découvrir ces vins au carrefour de la vieille Europe avec ses cépages nobles,et de l’Amérique,avec ses techniques de pointe et ses vignes franc de pied. Chaleur, beauté et plaisirs hédonistes : n’est ce pas une recette gagnante?

vue de pacific rim
vue de Pacific Rim
 

Ce circuit découverte était une invitation de la Washington State Wine Experience, de Madame Claudette Dumas-Bergen, et a été rendu mémorable par la participation de mes compagnons de voyage : Nadia Fournier, Marie-Claude Lortie, Samuel Chevalier-Savaria et Monsieur Jacques Orhon, de même que par la dextérité dans les virages en U de Ms Lily Huynh.


Nous avons été formidablement accueillis par:

 
1-Andrew Will Winery
2-Boudreaux Cellars
3-Taste Washington
4-DeLille Cellars
5-Chateau Ste-Michelle
6-Columbia Winery
7-Efeste
8-Januik et Novelty Hill Wineries
9-Hestia Cellars
10-Pacific Rim Winemakers
11-Desert Wind Winery
12-Hedges family Estate
13-Gamache Vintners
14-Milbrandt Vineyards
15-Cougar Crest Winery
16-Long Shadows Vintners
17-K Vintners and Charles Smith Wines
18-Waterbrook Winery
19-Woodward Canyon
20-L’Ecole no 41
21-Pepper bridge Winery
22-Cayuse Vineyards
23-Northstar Winery
24-Badger Mountain, Powers Wineries et Gordon Brothers Family Vineyards

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lundi, 05 avril 2010 11:04

Dégustation Sauternes et Barsac

DANS L'INTEGRALITÉ DE L'AUTEUR

Dégustation Sauternes et Barsac

Le 24 mars dernier, nous avons eu le plaisir de faire plus ample connaissance avec cinq domaines de cette région quasi mythique du Bordelais. Nous avons pu déguster les nectars des châteaux Climens,Suduiraut,Guiraud,Coutet,ainsi que du clos Haut Peyraguey,dans les millésimes 2005 et 2006.Cette dégustation était présentée en marge du Combat des chefs :une invitation de Denis Marsan de la SAQ,visant à promouvoir les usages plus polyvalents qu’avec le foie gras et les desserts, de ces remarquables vins. Je dis remarquable sans hésitation,après avoir appris qu’une récente étude a démontré que la réaction du botrytis avec le raisin ajoutait une cinquantaine de précurseurs d’arômes! On comprend mieux maintenant toute la richesse et la complexité de ces vins.
 
Voici quelques informations en vrac retenues lors de cette rencontre :

On retrouve une seule commune de Barsac, alors qu’il y en a quatre pour Sauternes.
Le sol de Barsac est calcaire et sa surface d’argile rougeâtre .Ces vins sont en général un peu plus frais que ceux de Sauternes. Le sol de Sauternes est de calcaire aussi mais plus profond, et sa surface est de graves et d’argile ou de sable argileux. Les vins y ont habituellement plus de couleur que ceux de Barsac.

En 1855, le sauvignon blanc était le cépage le plus utilisé pour ces vins. Le botrytis s’installe plus rapidement et plus tôt sur ce cépage et donne des arômes assez différents à ces vins par rapport à ceux de nos jours. Aujourd’hui le cépage le plus utilisé est le sémillon. La muscadelle est toujours permises mais moins fréquente, car elle est plus difficile à cultiver, étant nettement plus sensible aux maladies.

Après dix à quinze ans, on retrouve dans ces vins des arômes de fruits mûrs, voire confits.
Après vingt-cinq ans, ces arômes deviennent plus complexes encore. On y remarque
des fruits secs, de l’amande, du pain d’épices. Les vins semblent plus minéraux, plus secs aussi. On nous a aussi mentionné qu’une fois ouvert, le vin se conserve fort bien une bonne semaine au réfrigérateur.

En 2006, beaucoup de tri lors de la vendange a été nécessaire, car un été humide a provoqué d’autres pourritures non désirables, pouvant notamment ajouter un caractère aigre.
On remarque un nez particulièrement pur dans les vins de ce millésime.

En 2005, les vendanges ont débutées plus tard. On a dû attendre en octobre le bon développement du botrytis, alors que le raisin était déjà bien mûr. Le maintien de l’équilibre dans ces vins qui risquaient de paraître lourds était le plus grand défi.
On y est parvenu en utilisant une part de raisins dorés, avec ceux atteints de botrytis.
Le résultat a été des vins tout à fait impressionnants!

Et alors, ces différents accords mets-vins? On nous a invité à déguster ces vins avec des
coquilles St-Jacques et du homard, avec des volailles blanches et même, pour contraster, avec des mets épicés, notamment de poivre et de gingembre. On nous les suggère même avec des plats gratinés, avec des endives et des asperges!Et si vous vous sentez particulièrement décadents, ou que vous ayez un porte-monnaie frivole, on nous assure qu’ils sont délicieux avec les charcuteries, et qu’ils offrent une belle pause détente après les tâches ménagères et avant le retour des enfants… Avec les desserts, on nous recommande d’éviter la surenchère avec le chocolat et le trop sucré. Optons plutôt pour les arômes d’agrumes.

Mais peu importe la raison, force est d’admettre que ces vins sont une excellente façon de se faire plaisir. Comme dans n’importe quelle région,la touche personnelle de chaque maison va conférer un style particulier à ce produit,et je vous invite donc à la quête complexe mais combien fascinante de trouver celle qui saura vous charmer davantage.

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lundi, 12 juillet 2010 17:29

Suite de mon aventure Sud-Africaine

Si vous remontez la route 45 vers le nord, vous arriverez bientôt à Paarl, qui doit son nom au sommet arrondi d’une montagne  J’y ai visité quelques domaines importants. D’abord la maison Nederburg, qui remporte régulièrement des prix depuis plusieurs décennies. Elle se targue de faire des vins qui plaisent aux gens.

Elle a lancé Twenty 10, une série pour la coupe du monde qui, ma foi, se qualifie de facile à boire. Peu confituré mais pas mal boisé et vanillé, le cabernet sauvignon s’il est légèrement rafraîchi, devrait satisfaire les amateurs de vins plus corsés. J’ai bien apprécié l’honnêteté de notre hôte qui a admit sans gêne aucune, utiliser des planches de chêne français lors de son élaboration. Comme ce sera hélas le cas quelques fois, le vin qui m’a le plus impressionné n’est pas disponible ici; On nous a servi un Noble Late Harvest 2009, de la série de prestige Winemaster’s Reserve . Mémorable! Elaboré avec du sémillon, du chenin blanc, du muscat de Frontignan et d’un peu de riesling, c’est une explosion de fruits tropicaux et de miel, avec des petites notes florales et d’épices, le tout délicieusement achevé par une délicate fraîcheur.

Notre étape suivante fut aussi fort plaisante. Fairview est une amusante maison doublée d’une fromagerie et dotée d’un certain amour pour les chèvres! La tour des chèvres, (où ces dernières grimpent pour vous accueillir), devant la salle de dégustation et le restaurant se retrouve même sur Google street view! Elles se retrouvent aussi dans une collection de vins aux noms humoristiques comme le Goat Roti, Goats do Roam, et le Goatfather! Autre petit fait cocasse, le responsable du troupeau s’appelle Donald Mouton!

Plusieurs autres séries,comme La Capra, allant de l’entrée de gamme au prestige sont conçues par le prolifique et passionné Charles Back II, qui a pris le temps de venir me saluer malgré son emploi du temps très chargé. Un homme fort sympathique, qui innove toujours avec les cépages qu’il plante. On retrouve notamment du petit verdot, du tannat, du sangiovese, du viognier, et bien sûr du pinotage. Il y a aussi une gamme de vins de paille appelée La Beryl.

J’ai eu la chance de goûter au Malabar 2005, de la série Spice Route, qui n’est pas produit à chaque année. D’inspiration rhodanienne, élevé pendant deux ans, c’est un vin de plaisir, charnu et harmonieux, à boire dans les cinq ans. Une chose que j’ai pu constater c’est que plusieurs de ces vins font des harmonies très intéressantes avec divers mets, et ce, dans chaque gamme de prix. De bons vins, du fromage succulent, des chèvres rigolotes et des gens vraiment accueillants, voilà ce qui fait de Fairview, une étape à ne pas manquer!

On ne pouvait pas faire plus contraste avec l’étape suivante de mon périple. J’ai visité KWV, qui a fait la pluie et le beau temps dans l’industrie vinicole pendant de nombreuses décennies, alors que cette coopérative réglementait les prix, et les quotas de production ainsi que l’import-export! Du point de vue historique, c’est un incontournable.
Depuis 1997, elle est devenue une compagnie à part entière, avec une emphase résultats-performance que je n’avais pas rencontré encore pendant ce voyage. M. Piet Momberg, qui nous recevait, parlait avec fierté de l’objectif de la compagnie de tripler sa valeur marchande d’ici 2014.

Pour ce faire, elle offre plus de 7 gammes différentes de vins adaptés à certains types de consommateurs. Par exemple, Café Culture, un vin aux arômes de café (je pensais respirer une bouteille de Kalhua!) est destiné aux gens qui n’aiment pas le vin à prime abord. M. Momberg nous a amusé en nous racontant qu’il en avait donné à ces fils de 20 ans qui ne buvaient pas de vin, pour qu’ils partagent avec leurs amis et que depuis, ils sont devenus très populaires, et que Café Culture fait partie de leurs fêtes.

D’un autre côté, dans la série The Mentors, le petit verdot 2008, boisé, au nez de fines herbes et de fruits noirs, et doté d’une bonne acidité typique au cépage, a gagné une médaille d’or au Concours mondial de Bruxelles. The Canvas (d’inspiration rhodanienne), et Orchestra (d’inspiration bordelaise) ont quant à eux reçu des médailles d’argent. J’ai eu du plaisir en dégustant l’autre spécialité de la KWV : leur brandy. Offert en plusieurs âges, leur 20 ans, et le vsop Imoya, corsés certes, mais avec une longueur et une rondeur remarquables, furent toute une découverte.

Finalement, en sortant de Paarl, je me suis arrêté chez Glen Carlou, qui appartient à la célèbre famille Hess, bien connue en Californie et actionnaire de Peter Lehman en Australie. J’ai d’abord aimé la vue du vignoble, situé sur une petite butte, puis la luminosité de la salle de dégustation, et finalement certains de leurs vins. J’ai aussi apprécié leur contribution sous forme de repas et de bourses pour les écoliers de milieu défavorisé, de même que leur participation très active au respect de leur environnement.

Le chardonnay 2008 élevé 10 mois dans des barils de 2 et 3 vins, facile à boire seul ou en mangeant m’a charmé. Le cabernet sauvignon 2007 est très typé au nez et en bouche avec des notes de cassis. Non confituré, il est d’une bonne longueur et élégant. La Syrah 2006 est charmeuse au nez, plutôt fruitée et un brin viandée (on y a ajouté un peu de mourvèdre), moyennement longue, elle pourrait être un peu plus structurée. On retrouve ces 3 vins à la SAQ, contrairement à mon coup de cœur, The Welder, un vin doux naturel 100% chenin blanc au nez de trèfle, d’ananas mûr et de chèvrefeuille vraiment joli, tout en suavité et en délicatesse.

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La Concorde, KWV Paarl



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Glen Carlou, salle de dégustation


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Fairview, la tour aux chêvres

Ne manquez pas la conclusion de mon périple, à suivre très bientôt!

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Avec fébrilité et une bonne dose d’excitation, je me retrouve en cette fin d’après-midi à cirer mes chaussures de cuir, à repasser ma chemise habillée, choisir ma cravate, revêtir mon complet signé et brosser mon paletot. Ce soir, c’est gala! Je suis invité à la dernière prestation de Chef Olympe Versini, de Paris, au restaurant Nuances, du Casino de Montréal. C’est la fin du festival Montréal en lumières.

Une fois rendu au Casino et sitôt passé au vestiaire, je demande au préposé, d’une voix un peu fière (mais que j’espère raffinée) le chemin pour me rendre au Nuances. Misère, ce n’est pas à côté! Mais qu’à cela ne tienne, tel un Brad Pitt foulant le tapis rouge à Hollywood, ou un James Bond à une soirée mondaine à Monte-Carlo, je traverse les hordes de gens fascinés par les carillons et les flashs des machines à sous. Deux ascenseurs et deux aires de jeux plus tard, je débarque enfin à l’étage du restaurant. Encore un couloir et ça y est : j’y suis! Je m’identifie au maître d’hôtel et me voici aussitôt chaleureusement accueilli par Madame Desrochers, relationniste de presse de Loto Québec. Escorté vers la table, je jette un regard discrètement admiratif au décor sobre mais luxueux du lieu et je réalise que je vais sûrement vivre un moment spécial.

Si initialement, j’avais une légère crainte quant aux invités avec qui j’allais partager ce repas (manger c’est quand même un peu intime), elle s’est dissoute très rapidement grâce à leur qualité et à leur plaisir évident de se retrouver à cette table. Malgré leur renom de chroniqueurs gastronomiques, il s’est installé une convivialité fort agréable dès que les présentations furent faites. J’ai été charmé aussi par le caractère pas du tout empesé de l’équipe de service. J’ai aussi fait connaissance avec Jean-Pierre Curtat, le chef du Nuances. Je me demandais si j’allais rencontrer une émule de Gordon Ramsay, mais bien au contraire, c’est un homme charmant et affable qui nous a décrit un peu l’expérience qui nous attendait. La magie s’installait.

Pour faire allusion à ses origines corses, Mme Versini nous a offert en amuse-bouche, une petite galette de farine de châtaigne corse surmontée d’un œuf de caille poché. Ravissant et savoureux. Puis, une surprenante salade tiède de haricots blancs surmontés de délicates tranches de magret séché aux épices. Belle harmonie des textures et douceur des flaveurs. Puis nous avons eu droit à une variation d’un de ses plats signatures : des raviolis de crabe d’Alaska au gingembre et sauce homardine. D’une finesse, chers lecteurs! Accompagné d’un verre de Ménétou Salon, la Tour St-Martin 2009. Fort bel accord.

Vint ensuite un moment que j’appréhendais un peu car c’est un mets qui est généralement hors de ma zone de confort : des ris de veau…proposés ici croustillants, avec câpres de Pantelleria, servis sur une purée de salsifis. Eh bien, j’en suis encore renversé! Tendres, cuits parfaitement, raffinés et avec une harmonie de textures dans l’accompagnement; un moment de grâce. Et servi avec un Savigny-les-Beaune, Ez Connardises 2005, (un vignoble entre Beaune et Pernand Vergelesses ) du domaine Jean Féry et fils. M-a-g-n-i-f-i-q-u-e!

La bonne humeur et les conversations allaient bon train quand Mme Versini s’est jointe à nous. Très sympathique et sans prétention, celle qui renonça aux étoiles Michelin pour préserver sa liberté en cuisine, nous parla un peu de son parcours, et de l’importance primordiale de la qualité des ingrédients, mise en valeur avec simplicité. Bon, entre vous et moi, ses recettes n’en demeurent  pas moins de l’art gastronomique; il y a une connaissance et un goût très sûr derrière ses plats. Elle nous parla aussi de son plaisir à venir au Québec, et de l’esprit d’équipe qu’elle a rencontré dans les cuisines ici, et qui serait presque’ impensable en Europe, où la hiérarchie est encore souvent nettement établie.

Un autre moment de ravissement nous attendait encore; une superposition de cerf de Boileau aux épices grillées. Excusez moi pendant que j’essuie le petit filet de bave qui m’échappe pendant que j’y repense…Deux tendres morceaux de viande frottés d’épices et posés l’un sur l’autre, saupoudrés d’arachides concassées et accompagnés de champignons sauvages…Des frissons de bonheur!

Finalement, pour nous ramener en douceur sur terre, du pain perdu avec une boule de crème glacée nappée de caramel au beurre salé. Ai-je besoin de rajouter quoi que ce soit?

J’ai donc passé une soirée magnifique dans un décor certes luxueux, mais nullement ostentatoire, avec des gens charmants et profitant d’un repas raffiné mais ni intimidant ni trop cérébral. Si je me fie à mon expérience, le Nuances est un endroit rêvé pour vivre une aventure romantique. L’attention que porte le chef Curtat à votre assiette, et l’empressement de l’équipe de service vous permettra de partager des moments passionnés dans un petit univers hédoniste. C’est ressentir tout au long d’un repas, le frisson de l’instant où la bille va s’arrêter, à la table de roulette!


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Depuis une semaine, j’ai le grand plaisir de profiter des joies de la table :
De bons plats, des vins recherchés pour les accompagner, et le tout partagé avec des convives bien sympathiques.

Vendredi dernier, Austrade, la délégation commerciale d’Australie, a invité au célèbre restaurant Queue de Cheval des représentants, et des médias à venir déguster des plats faits à partir d’agneaux et de bœufs wagyu australiens, arrosés de vins présentés par deux vinificatrices présentes parmi nous : Jen Pfeiffer, de Pfeiffer wines, et Judi Cullam, de Frankland Estate. En plus de mon cosmopolite et charmant collègue Roger Huet, j’avais le plaisir d’avoir Mme Cullam à ma table. Elle me parla, avec une chaleur dans le regard, de son domaine cultivé organiquement, et de son coin de pays, la région de Frankland, au sud-ouest de l’Australie qui de par son côté isolé, offre une absence de pollution et un environnement pratiquement dépourvu des parasites et des maladies de la vigne! En cela, elle est aidée par Gladys, la pintade en chef du domaine qui, avec l’aide de ses consoeurs, est la responsable de l’extermination de la vermine. Malheureusement, le voyagement étant trop fatiguant, celle-ci n’a pu accompagner Mme Cullam.

J’ai pu savourer un riesling, ainsi que le shiraz et le cabernet sauvignon d’Isolation Ridge, produits à son domaine. Des produits loin de l’image habituelle qu’on peut avoir des vins australiens. De la finesse et de la saveur, voilà ce qu’elle nous propose comme témoins de son terroir, qui aurait des airs de famille avec certains coins du Bordelais!

De Mme Pfeiffer, une sympathique jeune vinificatrice de la région de Rutherglen, près de la frontière des états de Victoria et de New South Wales, j’ai savouré le Carlysle, un blanc rafraîchissant à base de marsanne et de chardonnay. On nous a aussi servi un merlot et une shiraz bien aromatiques mais encore une fois axés sur la fraîcheur et l’authenticité du cépage. Très agréables et surprenants, tout comme son vin de dessert, le Topaque, fait à base de muscat. Un délice pour ceux qui ont la dent sucrée. Je vous suggère de lire la chronique de ma collègue Hélène Dion sur son accord musique et Topaque!

Ces vins, reflets de la passion de ces deux artistes de la vigne, sont offerts au Québec par Benoît Lecavalier de l’agence Benedictus.


Mercredi, c’était au tour de LBV International de nous convier à une autre rencontre mémorable avec la Maison Henry et Jean Sébastien Marionnet. Dans le cadre chaleureux du Petit Resto, sur la rue Papineau, j’ai pu faire la connaissance de Jean Sébastien Marionnet qui nous a régalé d’une gamme de gamays de la Loire vraiment spéciale et d’autres vins de cépages non moins remarquables. Déjà célébré par la critique, je connaissais leur gamay du Domaine de la Charmoise 2009. Nous avons pu déguster leur 2010, qui malgré une météo très difficile, est un vin qui se révèle fin et net à la fois.

Nous avons commencé notre dégustation avec un verre de Provignage, à base de romorantin, un cépage apporté de Bourgogne par Francois 1er, en 1519. Déjà remarquable en soi, ce qui est inouï c’est que leurs vignes n’ont jamais été greffées! Elles sont parmi les fort rares en France à avoir échappé au phylloxéra! Avec son bouquet floral et de poires bien mûres, M. Marionnet évalue son potentiel de garde en décennies!

Puis nous avons eu la chance de comparer un sauvignon blanc provenant de vignes greffées mais d’un certain âge déjà, et un autre venant de vignes franches de pied mais plus jeunes. Incroyable! L’intensité et la précision aromatique du vin des vignes non greffées étaient presque deux fois plus importantes! Même les types d’arômes étaient passablement différents. On a fait la même constatation avec un gamay. Gouleyant et fruité, mais avec un corps d’adepte du gym. On est loin du Beaujolais nouveau, (sans vouloir le dénigrer, bien sûr). Cette gamme de vin de vignes non greffées appelée Vinifera, nous ferait croire que la Loire est soudainement allée prendre des vacances au bord de la Méditerranée! Sous un parasol, quand même; pour rester bien fraîche. Pour environ $25.00, en importation privée, quelle belle expérience! La maison fait aussi Première Vendange, un vin élaboré sans ajout de souffre, fruité, net, et bien frais.


Je voudrais profiter de cette tribune pour souligner la qualité de l’accueil de Guillaume Bernard, le proprio du Petit Resto, et le talent de sa chef Renée Boucher, qui ,avec son équipe nous a vraiment épatés!


Finalement, (mon tour de taille commence à gémir sérieusement!) Francois Lebrasseur, de l’agence Elixirs, nous convie à l’Europea pour une fabuleuse dégustation de la Maison Albert Bichot, de Beaune. J’ai fait connaissance avec le fort sympathique Albéric Bichot, qui fait partie de la 6e génération de cette famille aux rênes de cette entreprise si connue au Québec. Il m’a confié que la Maison avait décidé de prendre un virage vers le haut de gamme et d’aller montrer son savoir-faire dans la cour des grands. Présent de Chablis à Mercurey, ils ont un chai dans chacune des régions de Bourgogne avec une équipe de vinification spécifiquement dévolue à leurs terroirs. C’est toute une marque de dévotion au patrimoine de la Bourgogne, non?

Parmi les blancs proposés, un très beau Pouilly Fuissé 2008, (offert en produit régulier).un Chablis 1er cru Les Lys 2009, d’une exquise minéralité, et un satiné 1er cru Les Vaucopins 2008, puis une remarquable verticale de Chablis Grand Cru du monopole La Moutonne. Mon coup de cœur est toutefois sans contredit ce Meursault 1er cru Les Charmes 2009. Opulent comme il se doit, mais d’un contrôle et d’une élégance! De la grande classe.

Avec les rouges, je n’ai pu que comprendre encore une fois pourquoi la Bourgogne reste la référence dans l’expression du pinot noir. Êtes-vous prêts à rêver? Ma première émotion forte vient de ce Pommard Clos des Ursulines, domaine du Pavillon 2009, avec ces beaux tannins si soyeux. Puis, un Vosne-Romanée 1er cru Les Malconsorts ,domaine du Clos Frantin 2009, un peu fermé, mais laissant entrevoir derrière son voile de dentelle un fruité et une qualité de tannins veloutés à faire soupirer de bonheur. Puis pour atteindre l’apothéose, une verticale de Corton Grand Cru Monopole Clos des Maréchaudes,domaine du Pavillon. Je vous jure que rendu au 2009, je m’attendais à voir Saint Pierre! D’abord très accessible, savoureux, et fruité, ça devient une débauche de satin et de lingerie fine; un vrai danger pour les palpitations cardiaques, mais quel ravissement!  Merci M. Bichot!

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