mercredi 15 août 2018
Richesses régionales – 4e partie ©Victor Diaz-Lamich – Montréal en Lumière (Chez L’Épicier)

Richesses régionales – 4e partie

Cette présentation des richesses régionales est issue de collectes de données et d’un travail de collaboration avec les regroupements agroalimentaires de chacune des régions touristiques du Québec. 

* Extraits du livre «Histoires de gourmands / Culture culinaire» * 

Mauricie

À mi-chemin entre Montréal et Québec, au croisement de la rivière Saint-Maurice et du fleuve Saint-Laurent, couverte de forêts au nord et de plaines fertiles au sud, la région de la Mauricie est privilégiée par la nature. Une cuisine typique, chargée de souvenirs, notamment dans le secteur de Grandes-Piles où le Village du bûcheron fait revivre une époque colorée. C’est la région par excellence pour le sarrasin, le poulamon, le gibier d’élevage, le cerf, le bison et le sanglier. Cette région a beaucoup à offrir en tourisme gourmand : des tables renommées, des produits du terroir diversifiés, des sites agrotouristiques et culturels très intéressants, une cuisine qui sait mettre en valeur les richesses alimentaires et culinaires s’inspirant des traditions adaptées aux réalités contemporaines. Le secteur du Lac Saint-Pierre compte au rang des régions désignées par l’ONU à titre de Réserve mondiale de la Biosphère. 

Montérégie

Depuis le début de la colonisation par les Français, la Montérégie est une région bioalimentaire. Elle se distingue par la production de la pomme, de cidres de grande qualité et de cidres de glace dont la réputation dépasse maintenant nos frontières. La culture de la vigne y bénéficie d’un micro climat qui est très propice à la fabrication de bons vins. La cuisine s’inspire des productions locales tout en gardant le souvenir de traditions anciennes. La Montérégie est aussi le « jardin du Québec » avec ses terres noires et une production maraichère de près de 70% de la production de légumes du Québec. Les immigrants italiens et hollandais du 20e siècle font partie de ceux qui l’ont mis en valeur. On identifie cette région à titre de royaume du foie gras de canard et elle est reconnue pour la grande diversité de sa production animale. D’ailleurs une de ses villes principales, Saint-Hyacinthe, est identifiée à titre de capitale agroalimentaire du Québec. Partout on y retrouve des possibilités d’autocueillette, des évènements gourmands qui bénéficient de la présence de plusieurs sommités culinaires et plusieurs routes thématique dont le Circuit du paysan. 

Montréal

Au temps de la Nouvelle-France, des terres riches et fertiles couvraient l’île de Montréal et on y récoltait plusieurs variétés de légumes et de fruits. Des espèces indigènes s’ajoutaient au menu : le melon, la courge et la citrouille. On accompagnait les viandes et les poissons de légumes dits d’entrepôt, navets, carottes, oignons. Si Montréal est devenue une ville renommée pour sa gastronomie, c’est sans doute qu’elle a hérité d’un goût inné pour la bonne chère issue de l’apport des gens des régions venus s’y installer lors de la grande période de l’industrialisation. À travers le temps, l’arrivée d’immigrants de nombreux pays d’Europe, d’Asie, du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Amérique du Sud, ont amené avec eux leurs traditions culinaires venues enrichir la cuisine québécoise de nouvelles saveurs et de produits moins connus. Lorsque l’on parle de culture culinaire montréalaise on pense aux bagels, chocolats, bières artisanales et industrielles, produits ethniques et le fameux smoked meat. Le festival Montréal en lumière permet une belle tribune aux spécialités et au savoir-faire des artisans de la terre, de la mer et de la table. Cet évènement permet également de nous faire rayonner sur la scène internationale car à chaque année, les grandes tables montréalaises y reçoivent des chefs et des gens de pays étrangers.

- Dans nos écrits, nous choisissons la nomenclature des régions touristiques pour l’identification des régions car c’est la plus usuelle pour le public en général.  

Trilogie de la Collection «Culture & Patrimoine» aux Éditions GID
«Femmes engagées à nourrir le Québec», 2012
«Histoires de gourmands / Culture culinaire», 2014
«Hommes engagés à nourrir le Québec», 2017

Nous sommes fiers de contribuer à préserver et à faire rayonner
notre patrimoine agricole, alimentaire et culinaire et ses artisans !

Rose-Hélène Coulombe
Experte-conseil en agroalimentaire et en tourisme gourmand et co-auteure de la trilogie

Michel Jutras
Expert-conseil en gestion culturelle et touristique et co-auteur de la trilogie